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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 18:42

Voyons comment l’homme peut modifier les différents niveaux qui composent son unicité.

 

Cette affirmation implique que tous les niveaux doivent demeurer en harmonie afin que l'ensemble puisse rester cohérent et contribuer ainsi à maintenir l'équilibre de l'homme.

Je rappelle que les couches travaillent toutes en interconnexion, une pensée, une action va enrichir ou défavoriser toutes les autres de par les conséquences qu’elle entraine, consciemment ou  non. Il existe une interaction permanente entre les différents étages qui composent l’individualité de chacun, entraînant des modifications possibles de l'un sur l'autre dés lors qu'une pensée ou action nouvelle se présente à quelque niveau que ce soit.

Cette mise à jour est parfois une abréaction, une nouvelle source de connaissance, une expérience etc, qui va donc modifier, faire évoluer,  jour après jour, la personnalité de chacun.  Nous nous apercevons que, lorsque nous faisons changer sa signature à une personne, son comportement peu à peu se modifie, à son insu. A contrario, lorsque l’on analyse une signature, celle-ci parle à l’observateur. Il en va ainsi de tous les niveaux qui composent l’individu. Chaque strate se dévoilant en se manifestant à l’observant attentif.

Si cette interaction entre les niveaux ne peut pas s'effectuer librement, l'homme perd son équilibre et devient "malade", cette maladie pouvant se traduire par des perturbations énergétiques, mentales ou physiques. Dans cet esprit, la "maladie" pourrait être la dernière tentative de la nature pour conserver la vie…… mais quelle vie, quelle qualité ? La vie, dans ce système humain, répond ainsi à une dysharmonie par une autre, par un processus de compensation.

En a-t-on conscience ? Certains oui, la majorité non. Nous avons tendance à suivre une route que « l’on » nous assigne – pour ne pas dire ordonne de suivre au nom de… -  ne pensant que rarement à remettre en question la direction donnée. Par amour, les parents éduquent leurs enfants. Qu’est-ce « éduquer » ? Le dictionnaire nous indique que le terme « éducation » est directement issu du latin educatio de même sens que ducere qui signifie conduire, guider, commander et « hors de ». L’éducation est, étymologiquement, l’action de tirer « hors de ». Je me pose cette question : tirer hors de quoi ? Tirer l’enfant hors de son innocence pour l’amener à l’âge adulte ? Se posent alors d’autres questions : l’adulte sait-il ce qui le « compose » ? Se connaît-il ? Enseigner est donc aussi éduquer mais éduquer n’est pas forcement enseigner. L’enseignement vient du latin « insignis », remarquable, marqué d’un signe, distingué, et est une pratique de l’éducation visant à développer les connaissances par le biais de la communication verbale et écrite et souvent non verbale. Nous nous apercevons que l’enseignement et l’ éducation demandent la connaissance de différentes notions que trop souvent les parents et leurs substituts ignorent, reproduisant et transmettant ce qu’ils ont appris et compris, plus ou moins bien. (Bourdieu dans la « reproduction » aborde le phénomène). Ces deux termes se distinguent de l’apprentissage qui permet à l’individu d’acquérir et de développer des savoir-faire particulièrement dans les domaines artistiques et techniques. Ce qui est dévolu aux parents est la connaissance de soi et de l’environnement dans un système « ouvert » alors que l’apprentissage est dévolu à une autre personne – l’apprenti, l’élève,  fait souvent un transfert parental sur ce maître d’apprentissage ou enseignant - dont les compétences dans un domaine particulier est reconnu et qu’il transmet dans un système « fermé ». Je rappelle que le système dit « fermé » est un système reproductible puisque les données sont immuables alors qu’un système ouvert est un système où les données fluctuent selon, par exemple, la catégorie socio-professionnelle des parents, les années, les coutumes en vogues. La sociologie distingue d’ailleurs l’habitus primaire, fixé par les parents, et l’habitus secondaire, dévolu à l’Education nationale. L’éducation inclut des compétences et des éléments culturels caractéristiques du lieu géographique et de la période historique. L’éducation n’est pas la même au XVIII Siècle qu’aujourd’hui ; de plus elle diffère selon les pays. Nous l’avons vu aussi, l’individu n’est pas pris dans son intégralité. Par exemple l’Education nationale n’utilise que 4 formes d’intelligence alors que tous en possédons 7, plus ou moins développées.

Nonobstant ces observations nous pouvons affirmer que l’enfer est pavé de bonnes intentions. Ce qui explique les névroses, les psychoses, un mal-être certain. Le savions-nous ?

 

Il est admis maintenant que tous avons également 4 niveaux de conscience :

 

a) LE NON SAVOIR INCONSCIENT

C’est l’ignorance totale de connaissances, dans un domaine spécifique, pour lesquelles nous avons peut-être un potentiel à valoriser et exploiter. Cette ignorance ne nous gênera donc en rien dans notre vie. Il existe des sciences, des techniques, que nous ignorons. La connaissance est tellement vaste, et ce dans tous les domaines de la vie de l’homme, qu’un seul être ne peut, et ne saurait, tout embrasser en une seule existence. Il suffit de réunir des conférences pluridisciplinaires pour s’en rendre compte et ainsi mieux appréhender une solution à un domaine particulier. Chacun ignorant la connaissance de son collègue, découvre l’étendue d’un savoir méconnu et néanmoins réel.

La solution à la résolution d’un problème touchant la vie est tellement vaste que, comme la vérité, elle a besoin de plusieurs angles de perception pour l’appréhender au mieux.

b) LE NON SAVOIR CONSCIENT

C’est se rendre compte des lacunes dans son savoir dans un domaine particulier et avoir le désir d’acquérir de plus amples connaissances pour les combler.

Ce désir d’acquérir ce savoir particulier va demander des efforts et surtout de la persévérance. L’individu, au fur et à mesure que cette connaissance se livre à lui, en découvre toute la richesse centrale aussi bien que périphérique. Cet apprentissage touche tous les niveaux de l’individu. Plus son désir sera ardent, plus l’individu fouillera. Là, cependant peut se trouver un risque : confondre le but avec le moyen. L’objectif étant la connaissance de ce domaine d’activité pour en jouir, le moyen étant l’apprentissage, un investissement dont le retour d’investissement doit être la maîtrise. La possession de… ne doit pas masquer la raison, le désir qui l’a fait naître au risque d’une frustration et d’un mal-être.

c) LE SAVOIR CONSCIENT

C’est l’acquisition, l’aboutissement, la reconnaissance, la découverte ou redécouverte d’un certain potentiel. C’est une action que je fais en me concentrant sur ce que je fais, c’est une réflexion, une recherche. Cette période peut être longue, durer plusieurs années : un enfant de 6° qui veut devenir docteur en… sait qu’il doit compter sur la durée sans relâcher l’attention. Son désir d’aboutir devant toujours être stimulé.

Si je fais un parallèle avec l’âge de l’individu, à cet étage, j’ai mon diplôme, ma connaissance reconnue, j’ai le droit d’en parler. Souvent l’individu à ce niveau dit : « moi-je » et est capable de critiquer (donner son avis en positif ou négatif) avec une certaine autorité.

d) LE SAVOIR INCONSCIENT

L’individu a acquis un maximum de connaissances dans le domaine choisi, il en a la maîtrise. Il a appris, intégré un savoir, il agit maintenant correctement dans son domaine, d’une manière naturelle, sans fatigue. Cette maîtrise lui autorise une créativité dans son domaine. Cette connaissance est devenue un autre lui-même. Ici le mental n’a plus d’action, il ne réfléchit plus, il sait que…. Nous sommes dans la puissance de l’intuition si bien décrite par Malcolm Gladwell. C’est souvent le savoir de « l’habitude » qui autorise la créativité, l’expression personnelle. Une sonate de Chopin est reconnaissable et pourtant, sous les doigts de l’artiste interprète, celle-ci va prendre une dimension différente de celle de l’artiste créateur ; Chopin a la dimension originelle et originale tandis que l’apprenti reproduit à sa façon, calquée sur son propre ressenti de l’œuvre.

Si j’illustre mon propos je peux dire :

à 2 ans, j’ai le non-savoir inconscient de la conduite d’une automobile (je ne sais pas définir ce qu’est une automobile pas plus que je ne sais dire qu’il faut un conducteur pour la faire bouger)

à 15 ans j’ai le non-savoir conscient de la conduite d’un véhicule (je me représente bien le véhicule mais je n’ai pas la technique de la conduite)

à 18 ans j’ai le savoir conscient de la conduite du véhicule (je passe mon permis pour valider mes connaissances nouvelles)

à 25 ans j’ai le savoir inconscient de la conduite automobile (conduire est devenu une série d’automatismes que je ne suis plus vraiment capable d’expliquer si ce n’est pas mon métier, je n’en ai plus que l’application mécanique non réfléchie)

Il est certain qu’un certain nombre d’individus vont d’un point A – la naissance – à un point B – la mort, sans rien avoir perçu de leur vie, parfois dans des douleurs tant physiques que psychologiques, on n’y peut rien. On ne peut que le constater, le regretter certainement, agir à leur place, nous savons que c’est impossible. Sommes-nous démunis ? Non, certainement pas. Nous avons des « outils » qui vont permettre de modifier à divers niveaux de l’inconscience la vision de l’individu qui, sans s’en rendre compte, va modifier l’ensemble. Nous avons pour cela un atout : « tout change, tout évolue ». Nous avons un autre atout qui est la conservation de bonne santé, d’absence de « mal a dit » que chacun recherche. Essayons de voir dans chacune des parties de son unicité comment il peut aborder ces changements internes de sa réalité. Ce que nous allons rechercher là, est l’action juste de son savoir inconscient. Ce que les tennismen appellent la « zone », les as du tatami le « do » et ce que chacun d’entre nous appelle l’efficience dans l’action, sans fatigue. C’est la qualité d’un rendement permettant de réaliser un objectif avec l’optimisation des moyens engagés qui composent notre individualité. C’est transformer le terme « travail » par plaisir de… Il faut se remémorer ce qu’est le travail dans le langage populaire. Travailler vient du latin populaire tripaliare, signifiant « tourmenter, torturer avec le trepalium qui est un instrument de torture formé de trois pieux. Le mot est utilisé au sens d’activité productive depuis le XV° Siècle. Ce qui en dit long sur notre vision de l’activité de l’homme encore aujourd’hui. 

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