Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 10:16

Les 7 caractéristiques qu’il faut connaître lors de l’entretien d’embauche.

Seconde partie

PRINCIPALES COMPETENCES

Une fois que l’on a repéré une compétence, l’entourer et donner un exemple vécu.

DECIDER

GERER

DIRIGER

ADMINISTRER

PRODUIRE

Arrêter

Acquérir

Animer

Classer

Appliquer

Choisir

Amortir

Commander

Compter

Effectuer

Conclure

Budgéter

Conduire

Enregistrer

Exécuter

Déterminer

Assainir

Confier

Etablir

Faire

Eliminer

Comptabiliser

Définir

Gérer

Réaliser

Fixer

Consolider

Déléguer

Inventorier

autres activités à

Juger

Economiser

Gouverner

Ranger

caractères

répétitif à base de technicité

Opter

Enrichir

Guider

Recenser

Régler

Equilibrer

Impulser

Régir

 

Résoudre

Exploiter

Inspirer

Répertorier

 

Trancher

Gagner

Instituer

 

 

 

Investir

Manager

 

 

 

Optimiser

Piloter

 

 

 

Rentabiliser

Présider

 

 

 

 

 

 

 

ORGANISER

COMMUNIQUER

DEVELOPPER

CHERCHER

FORMER

Aménager

Dialoguer

Accroître

Analyser

Animer

Anticiper

Discuter

Améliorer

Calculer

Apprendre

Arranger

Echanger

Augmenter

Consulter

Conduire

Coordonner

Ecouter

Commercialiser

Enquêter

Développer

Distribuer

Exprimer

Conquérir

Etudier

Eduquer

Etablir

Informer

Elargir

Examiner

Entraîner

Planifier

Interviewer

Etendre

Expérimenter

Eveiller

Préparer

Négocier

Déclencher

Observer

Instruire

Prévoir

Partager

Implanter

Prospecter

Sensibiliser

Programmer

Rédiger

Lancer

Rechercher

Transformer

Répartir

Renseigner

Progresser

Sonder

 

Structurer

Transmettre

Promouvoir

 

 

 

 

 

 

 

CONTROLER

CREER

NEGOCIER

CONSEILLER

AUTRES

Apprécier

Adapter

Acheter

Aider

préciser......

Enquêter

Améliorer

Arbitrer

Clarifier

 

Eprouver

Concevoir

Argumenter

Comprendre

 

Evaluer

Construire

Conclure

Diagnostiquer

 

Examiner

Découvrir

consulter

Eclairer

 

Expérimenter

Elaborer

Convaincre

Ecouter

 

Mesurer

Imaginer

Démontrer

Guider

 

Prouver

Innover

Discuter

Inciter

 

Superviser

Inventer

Influencer

Orienter

 

Surveiller

Renouveler

Persuader

Préconiser

 

Tester

Transformer

Placer

Proposer

 

Valider

Trouver

Proposer

Recommander

 

Vérifier

 

Sélectionner

 

 

 

1)           Les capacités ; Dans cette rubrique, nous allons retrouver certaines, sous forme d’aptitude ou de compétence. J’ajouterai ici certaines capacités d’ordre physique comme la force, l’endurance à la fatigue, au travail, à dormir peu… , être gaucher etc. J’ajouterai également à avoir plusieurs cordes à son arc avec le VAKO. Pour un musicien avoir l’oreille parfaite peut être un atout supplémentaire. Autres qualités comme savoir s’intégrer au sein d’un ballet, d’une chorale peut être une qualité recherchée. Sur le plan intellectuel, la concentration ou avoir le pouvoir suivre deux ou trois dossiers différents simultanément comme Napoléon capable de dicter plusieurs lettres différentes à autant de secrétaires différents….

 

2)         L’Expérience. Ici on peut répertorier toutes les expériences que la vie nous a fait connaître au cours de notre parcours professionnelle. Ce que nous en avons appris. Pour soi, l’on peut aussi indiquer les expériences acquises lors de notre vie associative par exemple. Par exemple : on est comptable dans une PME et aussi chef d’orchestre de la musique municipale …. et avoir son patron sous ses ordres….comme premier tambour.

 

3)           Les connaissances.

 

a)    Les connaissances techniques recensées lors de notre parcours professionnel, qu’elles soient directes ou périphériques.

b)  Les connaissances relationnelles. La connaissance relationnelle prend de plus en plus d’importance. Les réseaux sociaux en témoignent. Pas seulement.

Dans l’étude des phénomènes naturels où émergent, à partir d’un ensemble complexe – et le psychique en est un - cf la PNL – d’évènements nouveaux, de nouveaux concepts, une nouvelle logique s’impose, appelée « Logique de la Production Conditionnée que nous fait découvrir Pierre Basso. À la notion classique de règles de production la LPC substitue la production par un potentiel, conséquences possibles impliquées par la présence de chaque élément d’une solution donnée. Nous pouvons imaginer que pour l’individu, c’est la source de sa créativité. Nous le découvrons dans une étude marketing par exemple. Lorsque deux équipes sont chargées d’étudier les forces et faiblesses d’une implantation, ces deux études vont différer l’une de l’autre à cause de l’interprétation de chacun des individus qui composent l’équipe chargée du dossier. Chacune d’elle va émettre des possibilités différentes tout en étant convergentes.

Un individu est composé d’un savoir, d’un psychisme, de deux oreilles, de deux yeux et va exprimer, par la parole – une seule bouche -, un concept différent d’un autre individu ayant un savoir différent, ayant vu et entendu et donc compris autre chose, même si le sujet étudié est le même. Cette richesse potentielle est toujours en expansion.

Cette logique moderne, par rapport à la logique classique, permet donc de sortir des difficultés par le « haut » et d’admettre que 1+1 n’égale pas deux mais plus. La Vox Populi n’affirme-t-elle pas qu’il y a plus d’intelligence dans plusieurs têtes que dans une seule, fut-elle bien faite ? Je vous suggère de lire Pierre Basso, l’inventeur du LPC, jeune scientifique français, pour plus d’informations.

7 la personnalité. La personnalité est un ensemble de modalités stables d'interaction entre le corps-esprit d'un individu et son environnement physique, social et intellectuel.

On considère qu'une personnalité saine est capable de s'adapter à toutes les situations ainsi que de pouvoir se ramener rapidement dans un état d'équilibre entre les différents pôles des caractéristiques de la personnalité. Dans cette rubrique on notera la confiance en soi ou la peur et la manque d’assurance, esprit introverti ou extraverti, égoïste ou empathique, triste ou joyeux, consciencieux ou insouciant, ouvert ou fermé.. etc.

Une fois passé en revue tous ses talents, un individu extraverti aura plus de mal qu’un solitaire à trouver une place de comptable et un introverti sera certainement recalé pour un poste de commercial. Il faut des talents multiples pour faire un monde et certains seront plus efficient dans tel domaine et d’autres dans tel autre. Chacun doit trouver sa place afin d’avancer dans la vie avec confiance.

 

Repost 0
louis.peyé.over-blog.com - dans psychologie
commenter cet article
15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 09:59

Les 7 caractéristiques qu’il faut connaître lors de l’entretien d’embauche

1ère partie

Chacun d’entre nous avons 7 talents ou critères de qualité qui nous distinguent des uns des autres. Il est important de se connaitre si l’on veut être reconnu.

Ces talents se décomposent en :

1.     Les aptitudes

2.    Les compétences

3.    Les capacités

4.    L’expérience dans un domaine d’activité

5.    Les connaissances :

a.    Techniques

b.    Relationnelles

7.    La personnalité

 

1)    Les aptitudes. Généralement ce sont des qualités qui sont innées qui se développeront au cours de la vie.

QUALITES (caractère) et APTITUDES INTELLECTUELLES

Voici une liste de qualités et d’aptitudes intellectuelles

Noter 1 pour un peu, 2 pour vrai et 0 pour pas du tout.

QUALITES

actif

adaptable

agressif

aimable

ambitieux

attentif

autonome

autoritaire

calme

charismatique

chanceux

communicant

consciencieux

coopératif

courageux

débrouillard

dévoué

digne de confiance

direct

diplomate

économe

efficace

endurant

énergique

enthousiasme

équitable

esprit souple

 

exact

fait confiance

franc

fiable

goût du commandement

gai

imaginatif

indépendant

individualiste

influent

innovateur

intelligent

juste

loyal

meneur d’hommes

méthodique

négociateur

ordonné

ouvert

participatif

patient

perceptif

persévérant

pragmatique

précis

prend l’initiative

prend des risques calculés

professionnel

prudent

psychologue

rapide

réaliste

réceptif

réfléchi

régulier

réservé

résistant

résout les conflits

résout les problèmes

responsable

sait déléguer

sens de l’équipe

sens de l’urgence

sens des priorités

sérieux

se tient au courant

sociable

soucieux de la qualité

souple / s’adapte facilement

sûr de soi

sympathique

tenace

travailleur

voit loin

 

APTITUDES INTELLECTUELLES

analyse / synthèse

attention

capacité d’écoute

communication écrite

communication orale

conception

coordination / liaison

contrôle

déduction / induction

décision

habileté manuelle

imagination

intuition

impact

jugement

logique

mémoire

négociation

observation

ordre

organisation

orientation vers les résultats

originalité

planification

pédagogie

pouvoir

qualités de gestion

recherche

sens artistique

sens critique

sensibilité aux autres

relations humaines

 

2)   Les compétences sont généralement des qualités que l’on acquiert au cours de son parcours professionnel dans un ou plusieurs domaines.

S’il fut un temps, où une dactylo ne savait QUE taper à la machine, aujourd’hui elle a développé d’autres compétences qui correspondent à un poste dans l’entreprise.

Suite dans la seconde partie.

 

Repost 0
louis.peyé.over-blog.com - dans psychologie
commenter cet article
6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 08:56

Les émotions influencent fortement les décisions de chacun. Cela peut paraître une évidence mais aussi ne pas aller de soi. Ne dit-on pas que l’homme se fie à sa raison et que les sentiments sont le propre de la gente féminine ?

 

Arrêtons-nous un moment sur ce chapitre.

 

En 1848, Phinéas Gage, chef d’équipe des dynamiteurs chargés d’ouvrir la voie de chemin de fer « transcontinentale » américain était en train de creuser un trou dans la roche. Un moment d’inattention fut dramatique. Son pic transperça sa joue et ressortit au sommet du crane perforant le néocortex préfrontal entre les deux yeux. A la stupéfaction de tous, Phinéas se relève, parle, bouge, il est vivant, il est parfaitement lucide. Miracle ! Seul son comportement est différent : non-respect de tout et de tous allié à des prises de décisions ineptes et incompréhensibles. Les médecins chargés de le soigner ne peuvent que noter les différentes phases de ses attitudes et les comparer avec celles qu’il avait avant l’accident.

 

Dans les années 70, Monsieur Eliot est opéré d’une tumeur située sur le néocortex préfrontal. Son comportement est similaire à celui de Phinéas.

 

L’un et l’autre conservent l’intégralité de leurs facultés intellectuelles. Les différents tests effectués ne démontrent aucune perte du Q.I essentiellement porté sur les intelligences logico-mathématiques et léxico-sémantique. Les mémoires courtes et longues ne sont absolument pas perturbées, les capacités d’apprentissages sont intactes.

Pourtant, l’un et l’autre sont incapables de gérer leur emploi du temps journalier selon un plan logique et rationnel. S’il leur est demandé d’effectuer une tache particulière, celle-ci sera accomplie dans la mesure où celle-là ne demande pas de choix dans l’exécution. Dans le cas d’Eliot par exemple, si on lui demandait de faire le classement de documents, il était perdu. Fallait-il le faire dans un ordre chronologique ou d’une manière alphabétique ? Cette réflexion était perturbante, la prise de décision presque impossible.

Par ailleurs, les deux sujets montrent une absence totale d’émotions aussi bien devant leur drame personnel que devant l’exposition de photos dramatiques (incendies, crimes horribles, mutilations, etc….)

 

Le Professeur DAMASIO, Directeur du Département de neurologie de l’Etat de l’Iowa aux USA, explique ce phénomène après avoir mesuré, testé, comparé les humains et expérimenté des travaux sur des singes, pendant près de vingt ans,  que « la capacité d’exprimer et ressentir les émotions fait partie des rouages de la raison ».

 

 Il est admis aujourd’hui que les émotions peuvent perturber la décision, le passage à l’acte : le trac de parler en public par exemple. Est aussi troublant, d’une manière inconsciente, la non-expression de l’émotivité. Celle-ci se cristallise et agit à l’insu de l’individu. De ce fait, elle altère le jugement et l’aptitude au raisonnement. Raisonnement et émotivité sont liés comme le démontrent les expériences malheureuses de Phinéas Gage et d’Eliot.

 

En France, pays de Descartes et de la logique par excellence, l’Education Nationale base son instruction sur les intelligences qui permettent de mesurer le Q.I. et laisse de côté tout ce qui concerne le relationnel et les affects. C’est une erreur manifeste au vu du vécu des deux hommes précités. Encore aujourd’hui, l’élève ne peut exprimer loyalement son ressenti devant le Professeur. Il sait que s’il ne répond pas à l’attente personnelle et émotionnelle du professeur, il sera sanctionné par une mauvaise note. Il sait que l’Ecole dépend d’un Ministère intitulé Education Nationale mais qui n’est en réalité qu’un « dressage éducatif ». Fort de sa position « d’éducateur (?) » chargé d’une instruction déterminée en fonction de paramètres arbitraires d’une part et de sa position symbolique du « Père », le Professeur va énoncer des vérités qu’il sera impossible à l’élève de contredire. J’ai été témoin, en tant que « Parent d’élève » d’une cabale envers un élève, que je qualifierai de « rebelle », parce qu’il remettait en cause la chose énoncée et surtout révélait les manques pédagogiques et humains de certains professeurs. Ces derniers n’hésitèrent pas à demander son renvoi pour « ….faire de l’agressivité un principe de comportement…. Considérant qu’il cherche de façon répétée à provoquer les autres pour les conduire à un geste qui lui permettrait de se poser en victime… » Les parents de l’élève durent lui faire passer un examen psychiatrique pour le disculper et justifier la légitimité de son comportement. Devoir prouver que leur enfant était d’une agressivité normale et ne présentait pas de dysfonctionnement psychique. Quelle hérésie !

Que dire du nombre d’élèves qui, depuis le plus jeune âge, apprennent à prendre pour vrai ce que l’adulte leur enseigne comme étant vérité incontournable alors que ces élèves demandent à apprendre à réfléchir par eux-mêmes ? Quand on apprend à douter et à se méfier de ses sensations, de ses raisonnements, de ses intuitions peut-on construire la confiance en soi légitime et exigée par la Société ? Peut on se fier à son jugement propre ? Peut-on avoir envie de s’instruire après avoir quitté les bancs de l’Ecole ? Peut-on acquérir un sens critique, construire sa personnalité réelle ? Pourtant le corps professoral, dans sa majorité, sait qu’il faut une bonne assise émotionnelle pour qu’un élève puisse engrammer l’enseignement dispensé. La preuve, lorsqu’un élève baisse brutalement sa moyenne, l’enquête auprès de ses parents et ses condisciples met à jour une épreuve affective (décès, accident, divorce). Un Professeur de Sorbonne m’avoua que les jeunes qui sortent du cycle secondaire et entrent en Université sont incapables, pour la plupart, de faire travailler correctement la créativité ET la logique. La formation du néocortex préfrontal est inachevée. Un nombre, non divulgué, de professeurs du secondaire refusent de se remettre en question et donc de progresser. Pour la plupart, ils ont été des élèves soumis et attendent que leurs élèves le soient. Tant pis pour la qualité de l’enseignement, tant pis pour l’avenir de la jeunesse. Actuellement, la qualité du savoir acquis est en régression par rapport à celui dispensé au début du siècle.

 

Le travail intellectuel est souvent une représentation imaginaire, une construction virtuelle mentale. Dans nos prises de décisions présentes et futures, les sentiments (joie, tristesse, colère, peur), qui ont généré les émotions plus ou moins fortes et que nous avons enfoui dans notre subconscient mais dont l’inconscient conserve une mémoire positive ou négative, vont fortement influencer ces prises de décision, le plus souvent à notre insu. Combien de fois, le raisonneur, le « matheux », le pragmatique, le disciple de Descartes va décréter une action inconforme à sa seule logique. Que peut faire cette logique devant la complexité des rapports humains et de leurs incertitudes ? Les sources d’indécisions procurent une angoisse présente à chaque pas que nous faisons. Celle-ci nourrit l’intelligence de l’Homme, sa créativité et le motive à élaborer des solutions nouvelles pour y faire face et se procurer le plaisir de la vaincre.

 

Que se passe-t-il avant de prendre l’ultime décision ? Nous projetons mentalement la solution possible. Souvent une sensation physiologique nous renseigne sur notre état mental. Une bonne nouvelle programmée dilate les vaisseaux sanguins, une catastrophe annoncée peut provoquer des crampes d’estomac. L’émotion ressentie accroît l’efficacité de la décision – positive ou négative.

 

Peut-on définir le mot é-motion ? Motion à la même racine que motivation qui est un ensemble de critères, conscients ou non, déterminant une action future. « é »- , préfixe, indique un mouvement vers le dehors. L’é-motion est donc un ensemble de ressentis qui va de l’intérieur vers l’extérieur. Au cours d’une première rencontre entre deux êtres, l’émotion dégagée par les deux personnes en présence déterminera le futur. Elle commande la communication non-verbale. Elle est colorée par l’habitus primaire et l’Ethos de chacun des protagonistes en présence.

 

L’émotion sert à signaler l’événement signifiant pour l’individu et de motiver les comportements permettant leur gestion. Une émotion se déclenche consciemment et peut, aussi, apparaître à la suite d’une pensée subconsciente. Lorsque le cadre observe son subordonné lors d’entretiens professionnels, ce dernier – par rapport au fait évoqué – va avoir des réactions en relation avec son vécu, son imaginaire. Le fait est toujours rattaché à une émotion antérieure qui sera renforcée ou inhibée.

Quand il y a déphasage entre le fait et la réaction prévisible, on peut évoquer une cristallisation émotionnelle inconsciente dont l’individu n’a plus la maîtrise. Il est nécessaire d’agir soit en recherchant la cause première par évocation d’émotion et de sentiments, soit en modifiant le comportement ultérieur sur des critères se rapportant à cette cristallisation émotionnelle en effectuant un travail de désensibilisation consciente.

 

 

Repost 0
louis.peyé.over-blog.com - dans psychologie
commenter cet article
29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 10:23

Les progrès de son développement intellectuel.

  

A la fin du siécle dernier, je voulais comprendre comment se développait le cerveau d'un nouveau né. Et aussi, voir si je pouvais faire un parallèle avec l'adulte. Force est de constater que si le nouveau né ne se laisse pas abuser, l'adulte est sensible à la manipulation. C'est un constat.

  

 

Comment fonctionne le cerveau.

 

Les unités de base de l’activité cérébrale sont les neurones : minuscules corps cellulaires d’où partent de multiples prolongements : les dendrites qui reçoivent et analysent les messages, ainsi qu’une fibre nerveuse, appelée axone qui transmet ces messages aux neurones suivants. Les points de rencontre entre les neurones s’appellent les synapses. Qu’elles soient lumineuses, sonores, tactiles…. les sensations perçues sont traduites en activité électrique, seul langage que notre cerveau comprenne. Ces influx nerveux dirigés vers les zones qui les concernent sont traités pour déterminer s’il convient d’envoyer un influx en retour pour provoquer une réaction, de garder l’information en mémoire ou de la jeter. Les stimulations sensitives favorisent « la pousse » de dendrites et enrichissent donc le cerveau.

 

A sa naissance, il balaie dans sa tête.

La taille et le poids de son cerveau sont à la mesure de votre envie – vous les parents – de le voir le remplir de choses savantes. Il pèse, à sa naissance 300 à 350 g (à 6 mois il atteint 650 g et à 2 ans environ 900 g) et sa circonférence est d’environ de 34 cm (elle atteindra 55 à 60 à l’âge adulte)… Il va donc grossir de jour en jour. C’est pour cela que les os de son crâne ne sont pas soudés. Le premier travail du bébé va être d’éliminer ses cellules grises excédentaires : une tête bien faite valant mieux qu’une tête trop pleine. Ce qui ne l’empêche pas de tester du bout de ses petits-nerfs (composés de neurones) l’écoute des sons, le goût, le contact avec les choses, les contrastes de lumières, les chatouilles olfactives et de mettre quelques unes de ces sensations en relation… laborieusement. En effet, les différentes régions du cortex du tout petit bébé communiquent très lentement, car les prolongements de ses neurones proches les uns des autres. Or la zone spécifique de réception des informations visuelles est très éloignée de celle qui commande, par exemple, les neurones moteurs… ;

 

A quoi voit-on qu’un enfant est intelligent ?

 

A sa capacité de comprendre son environnement… et d’utiliser au mieux cette connaissance. A sa naissance, le petit enfant a tout à découvrir avant de bâtir le monde à la mesure de son intellect.

 

Fœtus : il teste son cerveau.

 

Dans l’utérus, la vie est plutôt pauvre en péripéties ! Certes, on sait que le fœtus est sensible aux sensations gustatives : à sa naissance, il préfère le lait de la maman qui a le même gout que son liquide amniotique, « épicé » par les aliments que sa maman aimait manger pendant qu’elle l’attendait au lait d’une autre maman. Il est également réceptif aux fortes intensités lumineuses qui traversent la paroi de son ventre. Mais si la maman déguste une salade de poireaux à la terrasse d’un café, en plein soleil, il y a peu de risque que le bébé se dise : «  Tiens voilà deux sensations surprenantes et curieusement concomitantes ! », élaborant ainsi une pensée cohérente…. Il faudrait que les fibres qui partent du thalamus (situé à la base de son cerveau destiné à stocker les informations sensorielles) puissent rejoindre le cortex supérieur (siège de l’intelligence)…Or, ce « câblage » n’est pas en place ! Pourtant les chercheurs sont catégoriques. A sa naissance, le nouveau-né est plus attentif aux sensations qu’il a éprouvées in utéro…. Notamment à la voix de ses parents plutôt qu’à celle des autres. Ainsi, ils ont pu constater que les bébés, âgés de quelques heures, à qui leur maman avait chanté pendant leur gestation la même berceuse à maintes reprises, suçaient leur tétine avec une vigueur remarquable (preuve scientifiquement établie de leur plaisir) dès qu’elle la leur fredonnait. Mais cette attention à la voix de sa maman est plus proche du réflexe que de la mémoire : les fréquences vocales étant déjà venues caresser son systèmes nerveux… elles retrouvent plus vite et plus facilement le chemin. C’est tout.

 

Premiers jours : il fait le plein d’informations.

 

De sensation en sensation, il accroche ses neurones comme les wagons d’un train… qui en rencontrera un autre…. et un autre encore et encore et encore créant tout un réseau « ferroviaire » ! Aujourd’hui, il stocke tous ces wagons-informations dans une région à l’arrière de son crâne : l’hyppocampe (qui tient plus de la gare de triage que de la grande bibliothèque) et en assimile partiellement quelques-uns pendant son sommeil. Une fois absorbés, il décortique ces stimuli pour en adresser par petits morceaux, mais assez grossièrement sélectionnés aux zones de son cerveau où ils semblent les mieux venus. Le nouveau-né pense donc déjà… à emmagasiner des informations pour l’avenir.

 

Bien avant 3 mois : il n’accepte pas qu’on le manipule.

   

Cette faculté de penser titille les « bébélogues » et certains se sont interrogés sur leurs aptitudes mathématiques, interviewant leur jeune sujet d’étude en faisant parler les yeux. Car quand quelque chose est nouveau pour lui ou l’étonne, le bébé lui prête une attention toute particulière en y accrochant son regard beaucoup plus longtemps. A l’inverse, une chose banale ne retient pas son attention.

Bien calés dans les bras de leur maman, on a présenté à des « grands » de 3 mois et plus – mais aussi à des nouveau-nés -, une image sur laquelle figuraient deux oursons. Les bébés ont pris plaisir à regarder ces deux ours… et puis s’en sont lassés. On a alors proposé à la moitié de ces bébés une image sur laquelle étaient représentés trois ours…. Ce qui a provoqué un fort regain de leur intérêt. A l’autre moitié, on a montré une image proposant deux chatons… eux ne se sont pas départis de leur indifférence ! « C.Q.F.D ».

 

Les bébés savent compter jusqu’à 3 ! Plus raisonnablement, on peut dire que les tout-petits font la différence entre une collection de deux objets et une autre de trois…

 

Plus affective - car leur quotient émotionnel, lui aussi, construit leur intelligence – cette autre expérience : des bébés de 8-10 semaines ont été placés face à un écran de télévision par le biais duquel ils communiquaient en direct avec leur maman. Chacune voyait parfaitement son tout-petit, lui parlait, lui souriait, le consolait, en fonction des sentiments qu’il exprimait. Et par cet écran interposé le bébé souriait, se rassurait. Tout à coup on cessait de filmer la maman et l’on repassait au bébé la séquence enregistrée précédemment, les réactions de la maman n’étaient plus alors en phase avec ses états d’âme ! Très vite, celui-ci manifestait son malaise : hoquet, crise de larmes, visage se détournant du téléviseur…Ces minuscules êtres humains avaient perçu le déphasage entre leur demande et la réponse maternelle et avaient perçu le déphasage entre leur demande et la réponse maternelle et avaient fait savoir qu’ils ne supportaient pas qu’on les abuse !

 

Autour de 4 mois : il comprend qu’il est une personne.

   

Longtemps les spécialistes du petit enfant ont cru que le bébé ne se percevait pas comme un être indépendant de son environnement, que le sein de sa maman ou le biberon, par exemple, était un prolongement de lui-même dont il usait lorsqu’il en avait besoin. C’était mal connaître la profondeur de la réflexion du nourrisson, comme l’ont prouvé par la suite d’autres chercheurs qui ont remarqué que, lorsqu’une maman stimulait le bord de la bouche de son nouveau-né, celui-ci orientait ses lèvres vers l’endroit de la stimulation et se mettait à téter (réflexe de survie de tous les bébés, humains ou animaux pour s’alimenter). Mais lorsque ce même bébé se heurtait à lui-même le visage –notamment la bouche, en cherchant à y introduire son pouce – jamais il ne se provoquait à lui-même ce réflexe. Donc, le tout petit bébé fait déjà la différence entre un mouvement de son corps et une stimulation venue de l’extérieur ! Cette conscience d’exister à part entière, indépendamment des objets qui l’entourent, lui fait percevoir la première abstraction : les choses continuent d’exister, même s’il ne les voit plus. Pour prouver que cette idée de permanence fait son chemin dans le cerveau des nourrissons, une expérience, utilisant un castelet, a été menée avec des bébés de 4-5mois. Une marionnette entrait en scène et allait se cacher derrière un rideau. Une deuxième, jumelle de la première, arrivait et rejoignait sa consoeur. Le rideau qui masquait les marionnettes était alors levé. Parfois, les petits découvraient deux marionnettes, d’autres fois : une seule (l’expérimentateur en ayant soustrait une à leur insu). Les bébés posaient leur regard beaucoup plus longtemps lorsqu’il n’y avait plus qu’une seule marionnette. Cette observation prouvant qu’ils s’étonnaient de l’absence d’un objet.

 

Entre 8 et 15 mois : il anticipe.

 

En « grandissant », il devient capable de dégager, parmi ses stimuli, un élément unique qui l’a marqué.

Un jour vous avez terminé votre séance de caresses par un guilli-guilli dans le cou qui l’a fait une drôle de sensation….. Depuis, après chaque pause tendresse, vous le voyez rentrer la tête dans les épaules et vous lancer un petit regard quémandeur : il redoute et il aimerait tout à la fois retenter l’expérience qui, sensoriellement n’est pas restée très vivace mais lui a laissé un souvenir marquant. Il faut dire que la vie de votre bébé, excessivement répétitive : manger, dormir, être changé, jouer…. lui laisse le loisir, à chaque fois qu’il y a répétition, d’identifier les éléments immuables….et de distinguer les variantes. Il parvient ainsi à établir « un tout » prenant en compte les éléments stables et les instables.

Pour mieux percevoir cette formidable faculté de compression des informations Daniel Stern, Professeur de psychologie à l’Université de Genève a tenté une expérience avec des enfants autour d’un an (capable de désigner du doigt, mais cette faculté existe chez les bébés beaucoup plus précocement). Le premier jour de la venue des enfants, on leur a présenté une série de dessins figurant le même visage, à quelques détails près : le premier avait un long nez, le deuxième un nez court, le troisième des grands yeux écartés, le quatrième une grosse et large bouche…. Ces mêmes enfants sont revenus le lendemain et on leur a présenté la même série d’images. Puis on leur a demandé quelle était l’image qu’ils « préféraient »… les bébés ont, quasi unanimement, point l’index vers le visage le plus « commun ». Le bébé, dont la maman avait plutôt un long nez, n’a pas choisi le visage au long nez et le celui dont le papa avait une grosse bouche n’a pas choisi le visage à grosse bouche. Les bébés ont élu « monsieur tout le monde » : le portrait réunissant les éléments standard. Prouvant qu’ils avaient analysé et mémorisé en observant les personnes de leur entourage, quelles étaient les normes de taille d’un nez, d’une bouche, d’un œil… Cette identification de personnages est l’une des manifestations qui révèlent que votre bébé a franchi une étape cruciale : la socialisation. Il s’intéresse aux personnes qu’il rencontre !

 

Autour de 18 mois : il déduit

 

Le bébé commence à maîtriser l’association d’idées : en voyant arriver votre voiture, avant même de vous avoir vue en descendre, il se dit « voilà maman ».

Rapprocher des informations pour leur donner un sens exige, bien sûr, de les mémoriser correctement. Sans mémoire, l’intelligence ne peut s’exprimer.

Dès sa naissance, le bébé apprend, jour après jour, une foule de chose qu’il retient dans la mesure où elles lui sont utiles. Ses possibilités de mémorisation ne sont pas infinies, mais elles sont conséquentes et on le trouvera de plus en plus malin dans ses déductions. Bien que certaines subtilités lui échappent encore….

Ainsi, il y a 3 mois, il posait, maladroitement, son doudou sur sa tête… et éclatait de rire, persuadé que vous aviez compris qu’il jouait à « coucou, le voilà ». Hier encore, il se couvrait les yeux avec les mains, convaincu d’être devenu invisible. Aujourd’hui, il est plus habile, il se trouve de vraies cachettes…particulièrement lorsque vous avez décidé de l’emmener se promener et que lui a décidé de rester à la maison. Sa naïveté a raison de votre mauvaise humeur : il ne sait pas que ses pieds dépassent sous les doubles-rideaux ou que ses cheveux sont bien visibles lorsqu’il se « planque » derrière son bureau. Autre ruse : il cache subrepticement un objet défendu dans sa main passée dans son dos… sans suspecter que son papa –assis sur le canapé derrière lui – a une vue imprenable sur son larcin. Puisque lui ne le voit plus… l’objet du délit a disparu !

 

Entre 2 et 3 ans : il ne semble guère progresser.

  

L’enfant développe en parallèle toutes les capacités : mémoire, motricité, sensibilité, intelligence…qui utilisent et se renforcent les unes les autres. L’évolution de son cerveau est continue, mais elle progresse selon son propre rythme, avec toutefois une rupture plus ou moins marquée – entre 2 et 3 ans – chez tous les enfants. On pourrait même croire qu’ils régressent ! Intrigués, les chercheurs ont proposé de recommencer l’expérience dans le castelet décrite précédemment (les marionnettes apparaissant avant d’aller se cacher derrière le rideau) aux enfants qui l’avaient passée à l’âge de 4 mois. A la différence qu’à 2 ans- 2 ans et demi, les enfants possèdent un vocabulaire de plusieurs mots dont « oui » et « non » et comprennent le sens de l’interrogation : « Ca va ? ». Ainsi, lorsque l’opérateur soulève le rideau, les enfants peuvent dire si « oui » ou « non » ils trouvent que ce qu’ils voient correspond à ce quoi ils s’attendent. Pendant le test, ayant vu deux figurines apparaître, ils prévoyaient d’en voir plus d’une au lever de rideau. Aussi lorsque ne se trouvait qu’une seule marionnette répondaient-ils « non ». Mais qu’il y ait deux, trois marionnettes… ou plus, ils annonçaient « oui, ça va ! ». Alors que l’excédent de marionnettes les avait choqués deux ans plus tôt ! Pourquoi avaient-ils perdu la capacité de logique qu’ils possédaient à 4 mois ?

 

L’explication apportée par les chercheurs n’est aujourd’hui qu’une hypothèse non validée scientifiquement. Dès la naissance, nos bébés posséderaient des aptitudes pour effectuer instinctivement différentes opérations mentales,  sans avoir besoin de développer une pensée : c’est ainsi qu’ils reconnaîtraient très tôt un visage, puis différencieraient différents visages entre eux, ensuite distingueraient les faciès d’animaux les uns des autres, mettant les chats persans, siamois et de gouttières dans la case « chat », les bergers allemands, boxers et caniches dans la case « chien »…et dans cette case « chien » parviendraient à différencier les caniches des teckels….opérations que nous adultes, ne savons plus faire sans un « long » raisonnement étayé par des mots « museau pointu + courtes pattes sous corps allongé = teckel ». Il se pourrait donc, qu’en grandissant, les enfants mettent en sommeil leurs aptitudes instinctives pour, d’une part, mieux se consacrer au développement d’autres acquis, plus immédiatement utiles…et d’autres part, en abandonnant les automatismes, appuyer leur façon de procéder sur les bases plus sûres de la pensée.

Ce qui expliquerait que cette apparente stagnation de leurs facultés intellectuelles se situe au moment de l’apprentissage du langage : nos bébés se spécialisant dans cette activité, y mettrait toute leur énergie, découvrant par la même occasion que les mots sont des outils pratiques. Ils prendraient alors progressivement l’habitude d’utiliser ses mots pour penser, oubliant leurs vieux circuits. En réorganisant leurs méthodes, ils perdent temporairement un peu de leur promptitude, mais ils vont de plus en plus loin dans la réflexion et la communication. Bientôt, ils vont pourvoir échanger des idées…

 

Au peu plus de 3 ans : il utilise des mots pour conduire sa réflexion.

  

Non seulement les enfants sont prêts à communiquer, mais également à « conceptualiser ».

Ils abordent la pensée symbolique ! Ils sont capables de jouer « à faire semblant » : se mettre une banane dans l’oreille, par exemple et l’utiliser comme s’il s’agissait d’un téléphone portable…téléphone portable qu’ils assimilent parfaitement lorsqu’il est représenté sur une image, à l’objet réel….ils reconnaissent même sur une photo, vieille de six mois ! Cette rencontre avec l’abstraction leur permet aujourd’hui un vrai raisonnement mathématique. Les chercheurs ont proposé ce test à des enfants de 2 ans et demi – 3 ans : l’expérimentateur dispose deux feuilles face à face et distribue un jeu de jetons à l’enfant et un jeu de couleur différente pour lui. Il aligne trois jetons sur sa feuille, les montre à l’enfant et les recouvre ensuite d’un cache. Il demande alors à l’enfant – qui ne voit plus les jetons – de mettre « pareil de jetons » sur sa propre feuille.

Un tiers des enfants réussissent ce test dès l’âge de 2 ans et demi et la moitié à 3 ans. L’expérimentateur complique ensuite les choses. Après avoir aligné deux jetons sur son tapis et les avoir cachés comme précédemment, il glisse la main sous le cache et enlève un jeton qu’il montre à l’enfant pour qu’il se rende bien compte qu’il a retiré un élément. Il demande à l’enfant de mettre « pareil de jeton » que ce qui se trouve sous le cache. A trois ans, plus de la moitié des enfants réussissent la « soustraction » 2-1=1. En revanche, lorsque l’expérimentateur aligne trois jetons, les caches et en retire deux, soit 3-2= 1, le taux de réussite est de 50% vers 3ans et demi.

 

Autour de 4 ans : il découvre la relativité de la réalité.

  

Il voit, il entend, il touche… En mettant ces informations en relation, il peut faire des déductions, il lui faut un peu de temps pour faire les bonnes, comme le prouve encore une expérience dite de « Sally et Ann », prénoms des deux marionnettes inventés par des chercheurs créateurs américains. Sally a un panier et Ann une boite. Sally trouve une jolie bille et la met dans son panier. Puis Sally quitte la « scène » abandonnant son panier. Ann en profite, s’empare de la bille et la met dans sa boite. Sally revient et le marionnettiste demande aux enfants : « Où Sally va-t-elle chercher sa bille ? » Avant 4 ans, les enfants crient : « dans la boite »

C’est la réalité, sous leurs yeux, Ann vient de la ranger là ! Après 4 ans, les enfants sont intégré que Sally n’a pas vu la scène et que sa réalité à elle est d’avoir laissé la bille dans son panier. Ils savent que la bille est dans la boite mais ils acceptent que la marionnette puisse penser différent d’eux.

C’est une formidable avancée pour l’enfant qui jusqu’alors croyait à la pensée unique : la sienne. Il n’imaginait pas que l’on puisse penser autrement que lui…que vous soyez heureuse de dormir, alors que lui avait envie de se lever, entre autres !

 

6 ans : il a l’âge de raisonner.

 

Il est temps pour lui de faire le point sur les compétences et les informations qu’il a accumulées et d’y mettre un certain ordre. Pour classer, et peut-être jeter, votre enfant va utiliser « l’inhibition », selon le terme utilisé par les spécialistes. Il va bloquer certaines de ses stratégies habituelles pour n’en mettre qu’une seule à l’œuvre : celle qui lui paraît la plus adaptée à la tâche qu’il se fixe. C’est cette faculté de choisir sa méthode qui va lui donner la capacité d’analyser, d’avancer des hypothèses, de trouver des solutions… de mener un véritable raisonnement. Y compris sur sa propre intelligence ! Il a atteint l’âge de raison.

 

 

 

 

Repost 0
louis.peyé.over-blog.com - dans psychologie
commenter cet article
23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 13:21

Jésus Christ. Mystère ou réalité ?

 

Personnage historique ?

Mythe ?

Moyen de communication, un messager universel avant l’heure ?

D’où vient Jésus ? De la Bible que nous prenons en référence... mais que contient-elle à son sujet ? Le personnage de Jésus nous prodigue-t-il un message ésotérique ? D’où vient donc le Nouveau Testament ?

Le Messie, Juif ou Christique, crucifié par Ponce-Pilate et divinisé comme fils de Dieu par l’Eglise, était l’ainé de sept fils de Juda le Gaulonite qui fomenta la Révolte juive connue sous la désignation de la Révolte du Recensement en l’an 760 de Rome. Dans les Evangiles, Juda de Gaulonite deviendra Joseph ou Zacharie ou Zébédée. Son fils – le Christ - est né en 738 ou 739 de Rome et non en l’an 754 choisi comme l’an 1 de notre Ere. Ce fils n’est pas né à Nazareth. Citée qui n’a jamais existé avant le VIII° Siècle ou le IX°. Ce fils serait né à Gamala près du lac de Tibériade. Cette Nativité à Bethléem n’a été imaginée que pour se conformer au droit mosaïque (relatif à Moïse), aux prophéties judaïques et surtout pour substituer son culte au culte de Mithra : sa naissance se confond avec le solstice d’hiver, la renaissance du Soleil – le Sol Invictus. Curieux...

Les Scribes le font descendre de David, qui est de lignée royale, pour contrer les Hérode usurpateurs et Romains. Ce Roi des Juifs – Bar-Abbas – est en perpétuelle rébellion avec l’autorité Romaine. Ce rebelle, ce brigand, pouvait-il devenir un Saint ? Ce n’est pas possible, c’est un trop mauvais exemple. Alors ?

A côté d’un brigand – Bar-Abbas – on crucifie « Iônnés », c'est-à-dire Jean. De quel Jean s’agit-il en réalité ? Les Scribes vont mélangés Jean, le Baptiste et Jean, le disciple bien-aimé – et peut-être d’autres encore. De plus pendant les II°, III°, IV° Siècles ils ont dépouillé ce « Iônnés » de son rôle historique pour l’attribuer à leur nouvel héros. Daniel Massé et Robert Ambelain vont décrypter avec succès ces manipulations. Bien entendu, ils seront fortement critiqués par les gens d’Eglise.

Ce Christ, fabriqué sous Tibère (et donc sous Ponce Pilate) est le dieu qu’avaient déjà imaginé les  Gnostiques…. Ces Sages plongent leurs connaissances dans des époques bien antérieures à l’ère chrétienne. Leurs connaissances plongent dans des écrits ou dans des transmissions orales  anciennes : orientales, égyptiennes, grecques, cabalistiques. Cette connaissance implique la connaissance intérieure – le V.I.T.R.I.O.L. des Maçons – par laquelle l’homme appréhende le divin. Elle se conçoit en dehors et indépendamment de tout dogme et de tout enseignement. Ils vont créer un mouvement religieux dans lequel se trouvent réunis – en partie seulement - les Savoirs cosmologiques et théosophiques entre autres.

Nous retrouvons cet immense savoir dans les Abbayes. Les copistes dupliquent, à longueur de vie, ces documents anciens. Ces moines sont les gardiens des savoirs contenus dans les arts libéraux qui sont au nombre de sept et désignent toute la matière de l’enseignement des écoles de l’Antiquité et aussi du Moyen Age. C’est le moine anglais Alcuin – précepteur de Charlemagne -  qui reprendra et organisera cette connaissance dispensée par l’Eglise. Ces 7 arts libéraux se divisent en deux degrés « le pouvoir de la langue » : grammaire, dialectique, rhétorique ; et le « pouvoir des nombres » - dont Saint Augustin disait : «  La raison des nombres ne doit pas être dédaignée puisqu’il suffit de lire avec soin les divines Ecritures pour en comprendre la grande importance. Ce n’est pas en vain qu’une des louanges données à Dieu est d’avoir disposé les choses avec mesure, avec NOMBRES, et avec poids. » - (De civ. Dei ad Marcellus - St Augustin) – l’arithmétique, la musique, la géométrie et l’astronomie.

En ces époques reculées, la Connaissance était détenue par une élite et ne se dispensait que dans le milieu des gens lettrés ayant « droit au Chapitre » où le profane ne devait et ne pouvait pas accéder, c'est-à-dire dans un milieu fermé et à l’abri des regards et surtout des oreilles. 

Une question préoccupait nos dissidents du Judaïsme de l’époque : comment transmettre un certain savoir sans édulcorer le message tout en gardant la main mise sur le bas-peuple inculte ? Le symbolisme est connu, mais pas suffisant. Ils eurent un coup de génie – dont les communicants d’aujourd’hui usent et abusent dans nos média tant écrits que télévisuels et principalement dans la publicité. On invente un personnage purement médiatique sous l’apparence d’un Dieu venu du ciel. Il sera appelé Jésus, - Christ selon les auteurs – un homme communique aux hommes et chacun peut se projeter en lui. « Il existe donc, ce n’est pas une voix, une vue de l’esprit, c’est un être vivant qui a une histoire. » Un parfait mimétisme organisé et mis en place pour l’inconscient collectif du tout venant !

Or ce personnage, tantôt historique, tantôt messager imaginaire à la solde des scribes, a mal à sa cohérence, est-il le « bon » (Jésus) ou le « brigand » (Bar-Abbas – fils de Joseph) ? Maints passages décrivant le comportement du héros présenté ferait passer celui-ci pour un aliéné à tout psychologue clinicien : - il entend des voix « voici mon fils bien aimé » -  lors du baptême. A cette époque, tout fut agréé par les autorités savantes et tout expliqué au bon peuple… Parole d’Evangile quand tu nous tiens...

Il suffit d’inculquer, d’imager pour que la croyance en ce personnage rende plus supportable la vie difficile au peuple. Tout est dans la croyance et le peuple a toujours eu besoin du merveilleux. La croyance permet de mieux vivre en imaginant la joie « envisageable » du lendemain tout en supportant l’inconfort d’aujourd’hui !  La croyance s’explique en la parole de ces savants que le bon peuple acceptait les erreurs entre Nazareth- Gamala, Bethléem, Juda le Gaulonite, Bar-Abbas et Jean… Comment et qui pouvait vérifier à cette époque ? Sa Nativité à Béthléem a été imaginée comme Thargoum, pour se conformer au droit mosaïque et aux prophéties judaïques tout comme pour substituer son culte en culte solaire - le Sol Invictus, (… l’apôtre Paul, tiré du prince hérodien Saül, la sépulture du Christ en Samarie, sur Simon-Pierre, les Jacques Jacob et autres disciples, frères du Christ… et sur l’âge apostolique... A cette époque, c’est impossible, l’école n’existait pas. Les lettrés étaient des ecclésiastiques ou des rabbins en dissidence. Comment démêler le vrai du faux ? Il y en a pour tous les goûts, on répond à toute interrogation et c’est parfait pour les Evêques de l’époque.

Tous dispensaient le savoir autorisé par les autorités des lettrés au Concile œcuménique de Nicée en 325. L'objet du Concile était de définir l'orthodoxie de la foi et donc de la Vérité révélée. Il fallait régler le différend entre le nouvel Evêque d’Alexandrie qui professait que « le fils est une incarnation du Dieu d’Israël » proche des Docètes. Le Docètisme, au terme d’une étape métaphysique, dit que Jésus n’a pas de corps physique, à l’instar d’un Esprit et que, de ce fait, la crucifixion est une illusion. En d’autres termes, l’aspect humain du Christ n’est que simple illusion et ne saurait être réalité objective.

C‘est l’empereur romain Constantin 1er qui convoque ce concile. En effet il constate un grand nombre de dissensions puisque chaque évêque détenait sa propre vérité du christianisme. Il faut impérativement rétablir la paix religieuse et construire l’unité de cette Eglise naissante. On le sait, pour que le peuple marche d’un même pas, il est impératif qu’il y ait alliance entre le glaive et le goupillon. L’Empereur réunit les représentants de toutes les tendances du Christianisme. Il faudra plusieurs mois pour parvenir à se mettre d’accord sur un texte décidant de la nature de la relation du Christ au Père.

On aura alors recours à l’excommunication. Chez les chrétiens, c’est une exclusion de la communauté. Cette sanction, que seul un évêque – ou celui qui préside la noble assemblée de cette communauté – peut prononcer, est la plus lourde des peines canoniques. Elles frappent entre autres les schismatiques et les hérétiques, enfin tous ceux qui divergent avec l’orthodoxie du Pouvoir. Nous en avons un exemple dans l’évangile selon St Jean 9:22 (« les Juifs étaient déjà convenus que, si quelqu'un reconnaissait Jésus pour le Christ, il serait exclu de la synagogue »), 12:42 (« ils n'en faisaient pas l'aveu, dans la crainte d'être exclus de la synagogue ») et 16:2 (« Ils vous excluront des synagogues ». Extraits de la traduction de Louis Segond, 1910.

Enfin, à la suite de ce Concile de Nicée, tous parlent d’une seule voix. Ils étaient à la manœuvre, ils faisaient sécession avec le judaïsme, sa tradition et aussi avec la philosophie grecque, en ce qui concerne le personnage de Jésus–Christ qu’il devait imposer.

Que nous disent les dates :

1° L’an 1er est l’an 754 de Rome, d’après les calculs du moine Denys le Petit et admis pour la chronologie, comme étant la date de naissance du Christ. Fausse !

Et l’on peut affirmer que, « en ce temps-là », c’est exactement l’an 15 de Tibère. La seule phrase qui nous reste de l’Évangile de Marcion, la première, dit que « l’an 15 de Tibère, Jésus descendit du ciel ». Dans la chair du Iôannès, évidemment. Ce simple rapprochement permet de comprendre comment on a pu dédoubler ce Iôannès en deux personnages biologiques bien distincts, Jésus et Jean, mais combien il devient difficile alors de faire de l’un le précurseur de l’autre.

3° Seulement, l’an 754, choisi comme date de la naissance du Christ, est erroné. Et cette date, le moine Denys-le-Petit ne l’a choisie que pour jeter une confusion de plus dans l’histoire. A l’époque où il a fait son beau travail (VIe siècle), les Évangiles sont, dans l’ensemble, achevés. Si on les retouche, ce sera seulement pour des variantes. Toujours d’actualité, les discussions sur les deux natures ou hypostase que Jésus-Christ représente en temps qu’ambiguïté, proviennent de ce qu’on a incarné dans le Messie-Juif Iôannès, le Logos ou Verbe, le dieu Jésus.

Il faudra toute la nuit du Moyen-Age pour faire sombrer définitivement cette vérité historique, à savoir que les scribes ont incarné le dieu Jésus en Iôannès, le Messie-Juif mort sur la croix. Au début du deuxième millénaire il apparaît en Gloire (cf « croyance tolérance » dans ce blog) alors qu’à partir du XIIIème siècle il est crucifié. Le christianisme a pour base voulue la nuit, la confusion préméditée, la volonté de ténèbres, le chaos ou tohu-bohu à dessein introduit dans l’ordre et la clarté de l’His­toire.

Il faut rappeler que jusqu’au V° Siècle, tous les Juifs, quelle que soit la secte – Pharisiens, Saducéens, Zélotes, Esséniens et cette nouvelle mouvance qui deviendra celle des Chrétiens, se rassemblent à la Synagogue la plus proche du domicile.

Revenons aux origines.

Justin et Marc Aurèle sont deux philosophes du II° Siècle, très proches des Stoïciens qui prônent la théoria – théorie –, signifiant contemplation, spéculation, examiner… qui préconise de toujours aller vérifier par soi-même ce que l’on dit ou  écrit d’une part et que le cosmos est beauté, harmonie et que l’humain y est à sa place d’autre part. Or les Chrétiens pensent qu’un Etre extérieur à l’Univers aurait existé avant lui et l’aurait créé. Pourtant, dans ses Pensées, Marc Aurèle écrit : « Tout ce qui arrive, arrive justement ; c’est ce que tu découvriras si tu observes les choses avec exactitude….. »  Il y a là ambigüité. Si un raz de marée, un tremblement de terre survient, chacun se met à prier – « mon Dieu pardonne-nous, pardonne mes pêchés », « épargne ma vie…. » Où est l’harmonie lorsque son enfant, est emporté dans la colère de Gaïa ? Pourtant, les avancées psychologiques, particulièrement dans la Programmation Neurolinguistique ou la psychologie cognitive, donnent raison à Marc Aurèle. Marc Aurèle formule au début du Livre XII de ses Pensées : « Tout ce que tu souhaites atteindre par un long détour, tu peux l’avoir dès maintenant, si tu ne te le refuse pas à toi-même. Il suffit de laisser là tout le passé, de confier l’avenir à la providence et de diriger l’action présente vers la piété et la justice…. Car la nature l’a produite pour toi et toi pour elle…. »

Etait-ce acceptable et explicable rationnellement au petit peuple du II° Siècle ? Non, bien sûr !

Pour Justin, la mort n’est pas à craindre, elle n’est qu’un passage car nous sommes un fragment éternel du Cosmos. Pour Justin et Marc Aurèle prédicateurs des Stoïciens, la mort n’est qu’un « passage », une « porte » d’un état à un autre au sein d’un univers. Epictète fait ce commentaire : « Alors je ne serai plus ? – Tu ne seras pas ce que tu es, mais autre chose dont le monde aura alors besoin »  

Mais voilà Justin devient apostat et rejoint la secte Christique montante… Il sera martyrisé en 177 de notre ère, sous Marc Aurèle (121 – 180), et bénit par les Chrétiens. Pour les Chrétiens de l’époque, il était impensable de se réincarner à la fin des temps sans retrouver ses proches, ses parents, ses enfants, alors que Marc Aurèle et les Stoïciens ne le garantissaient pas.

Saint Justin – puisque maintenant il a droit à ce titre -,  écrit deux "Apologies" sophistiquées par des scribes ecclésiastiques, notamment par l’introduction de passages évangélistes nombreux. Beaucoup d’écrits et d’évangiles sont apocryphes.

Dans ces "Apologies", écrites en 160 Anno Domini, il rappelle tous les prophètes annonçant le Christ… sans citer Jésus – on l’inventera seulement plus tard.

Eusèbe dit que Saint-Justin ne parle que des "Mémoires" des apôtres, et l'on ne sait ce qu’il faut entendre par là, car ces "Mémoires" sont des mensonges impudents, fabriqués par des faussaires, ce qui permet de supposer sans grand risque de se tromper, que ces mémoires visent les "commentaires" de Papias sur l’Apocalypse ou l’évangile de Cérinthe, ou Pistis Sophia de Valentin. St Justin ne cite jamais Jean le Baptiste. Or les Evangiles sont de son époque – II° Siècle, deux Siècles APRES la naissance du Christ. Je cite Daniel Masse : « Justin est du II° siècle, vers 160. Il a écrit, nous dit-on, deux Apologies, qui ont été sophistiquées avec une intempérance rare par des scribes ecclésiastiques, notamment par l’introduction de passages évangéliques nombreux. Dans ces Apologies, destinées à prouver Jésus-Christ, en 160, on ne l’inventera que plus tard, vers 180-200, Justin rappelle tous les prophètes qui ont annoncé le Christ (Messie). Il ne cite même pas Jean-Baptiste. Et s’il ne le cite pas, ne venez pas me dire que c’est par oubli. » Il y a trop d’invraisemblance dans les dates, sur les personnages. Le « selon St Luc » donne deux récits de la nativité… du moins de naissance. Jésus serait-il Jean ? Et lequel ?

Nous sommes en 784 de Rome, 30 de l'ère vulgaire. On découvre un Jésus-Christ, âgé d'environ trente ans, qui débute son sacerdoce. Or St Augustin et Lactance – pour l’église - avaient annoncé ce début de sacerdoce 2 ans plus tôt ; quant à Luc, dans son évangile, il le situe 6 ans plus tôt. Reprendre les écrits de Daniel Masse ou de Robert Ambelain pour la suite. La maladresse des scribes ecclésiastiques passe les bornes, le concile de Nicée est encore loin :

·      Si l'on retranche 30 de 784, on obtient 754. Seulement en 754, Hérode le Grand est mort depuis 4 ans, et St Mathieu fait naître le Christ aux jours d’Hérode.

·      Luc, lui, le fait naître au recensement de Quirinus, en 760. Il n'aurait eu en 784, que 24 ans... et non 30 au moment où il commence à être connu.

·      Fausse est donc la date de 754 comme la date de naissance de Jésus, donnée par Denys le petit.  Fausse la naissance à la date de 760 (recensement Quirinus)

·      Si la crucifixion d'un nazaréen en 782 est racontée, en 787, date où Jésus
aurait 33 ans, il est mort depuis cinq ans. donc fausse est la date de
782 (consulat des deux Gémirrus) comme date de crucifixion.

C’est donc une succession de faux que nous délivre l'Eglise. Les "Synoptisés", que les scribes religieux ont composés à leur gré, révèlent toute l'imposture.

Selon Daniel Massé, quand on étudie les œuvres des auteurs non chrétiens qui, contemporains des origines du christianisme, en ont parlé, on constate qu'aucun ne connaît les évangiles, du moins les "Synoptisés", ni la prétendue doctrine qu'ils exposent. Inconnus d'eux les "Actes des Apôtres", les "Lettres de Paul", et autres.

C'est l'évangile de Cérinthe, et  après 135, Pistis Sophia de Valentin qui prennent place chronologiquement dans l'histoire des écritures authentiques, après l'Apocalypse et les commentaires de Papias.

St Paul ecclésiastique, inventé à la fin de II° siècle, meurt à Rome vers 66. Cérinthe aurait donc attendu 80 à 100 ans pour le contredire. Antagoniste de Paul, il ne se serait pas servi des évangiles, que Paul ignore totalement, dont la doctrine est loin de la sienne. Cérinthe aurait contredit Paul, sans se servir des évangiles, et en inventant son "évangile de vérité" où le verbe descend en esprit dans le corps du crucifié de Ponce Pilate. Qui peut le croire?

Quand florissait Lucien de Samosate, mort en 192, ni Jésus Christ, ni les évangiles synoptisés, ne sont fabriqués. Lucien naquit à Samosate dans l’ancienne Syrie, parcourue l’Empire Romain et mourut en Egypte. Il se moquait de la naïveté des Chrétiens (cf la mort de Pérégrimus).

On est en train d'inventer St Paul, ainsi que les "épitres" ou "lettres", et les "actes des apôtres". Mais Lucien de Samosate, qui parait avoir passablement écrit sur le christianisme de son temps connaît, en plus de l'Apocalypse, l'Evangile de Cérinthe, les théories gnostiques et Valentin avec Pistis Sophia. Il ne connaît rien d'autre... surtout, il ne connaît pas les Evangiles, ni Jésus-Christ parce que les évangiles synoptisés n'existent pas encore.

Aucun historien, aucun écrivain quelconque des premier, deuxième et troisième siècles : Tacite, Suétone, Lucien de Samosate, Apulée, Minutus Félix, Justin lui-même, le Talmud (au quatrième), n'a entendu parler, n'a fait mention de deux personnages distincts Jean le prophète et Jésus-Christ, dont l'un aurait été décapité et l'autre crucifié.

L’Eglise a arrangé les évangiles. Si le Jésus Christ des évangiles était mort en 782, crucifié comme selon Luc le fait naître en 760, il serait donc mort à 20/22 ans. L’Eglise ne peut se dépêtrer du filet de mensonges qu'elle a tissé.

Quand il a fallu mettre le texte en harmonie avec le dogme de la Résurrection, l'aveu sur la crucifixion eut lieu un mercredi, 14 nisan 788, onzième jour de la lune, jour de la préparation de la Pâque, à la sixième heure (midi) et non pas le vendredi 16 nisan 788, treizième jour de la lune, de sorte que la prétendue résurrection (enlèvement du corps au Golgotha) tombe le vendredi 16 nisan 789 et non le dimanche 18, ainsi que le prétend l'Eglise, d'après les évangiles synoptisés.

Les scènes du jugement, de la crucifixion, de la résurrection dans les synoptisés, ont été manifestement composées dans l'intention de confondre le jour de la préparation de la Pâque, et la Pâque avec la préparation du Sabbat, et le Sabbat pour faire croire que le Christ, mué en Jésus Christ, a célébré et institué la Cène, (que n'a pas le IV° évangile) la veille de la crucifixion, peu avant son arrestation, alors qu'il s'est écoulé 40 jours, qu'il a passé en prison, entre l'arrestation et la crucifixion.

Il semble que c'est au concile de Nicée que fut adoptée la coutume romaine, et où il fut décidé que la Pâques serait fixée au jeudi, la crucifixion au vendredi et la Pâque de résurrection au dimanche. Il suffit de lire "selon St Jean" au chapitre XIX, versets 14 et 31, pour apercevoir comment l'Eglise saute du mercredi 14 nisan, jour de la préparation de la Pâques, au vendredi 16 nisan jour de la préparation du Sabbat, pour affirmer ensuite que la Pâques et le Sabbat tombaient cette année là le même jour...

C’est du travail de prestidigitation sans adresse, un mensonge effronté. Bref, une belle manipulation mentale.

Et l'inscription sur la croix me direz-vous ? Et bien, personne n'en parle... sauf dans l'évangile de Jean...  et lorsqu'on connaît sa valeur en authenticité historique, on peut supposer tout ce qu'on veut.... I.N.R.I. cet acrostiche eut plusieurs interprétations. Je citerai celui-ci : Igne Natura Renovatur Integra (Par le feu la nature se régénère toute entière) Symboliquement le feu est synonyme d’Amour.

 

Lorsque la Maçonnerie, d'inspiration d'inspiration chrétienne, a "inventé" ses rituels, en se servant de la Bible, elle a effectivement pioché dans les deux testaments,  et repris ce qui lui semblait le plus symbolique...., mais la Vérité historique est très certainement ailleurs que dans le nouveau testament, fabriqué de toutes pièces par l'Eglise pour asseoir son dogme. Par contre, certains chapitres sont à lire au second degré afin qu’ils livrent leurs secrets.

La Maçonnerie reprendra aussi « l’excommunication » à l’encontre d’un Frère en cas de désaccord avec le dogme pensé et orienté par le Conseil de l’Ordre de l’Obédience. Le Frère désavoué par le Vénérable Maitre en Chaire se retrouve alors hors de la communauté et devient de fait un paria. Refuser de se soumettre demande au Frère Maçon d’accepter de « re-naître ». Combien réussissent ?

 Alors, faut-il tout dénigrer ? Je ne le pense pas. Référerons-nous à Dante dans son Epitre XII (Episode - œuvre complète – pages 794 à 795)  nous enseigne que plusieurs niveaux de compréhension ou de lecture sont à prendre en compte au cours de la lecture d’un texte : le sens littéral, le sens allégorique, le sens moral et le sens ésotérique.

Alors c’est vrai, pour avoir une idée plus juste de notre divinité, il faudrait se référencer à nos Sages de l’Antiquité – Platon, Aristote etc. – et aussi à Justin avant son apostasie ou Marc Aurèle, sans oublier ce que nous a laissé la culture Egyptienne ou Judaïque… Notre Bible est une référence, à la condition expresse, je le souligne, de ne pas se contenter d’une lecture littérale et d’aller chercher ce qui se cache derrière les mots exprimés. Il ne faut pas perdre de vue que le terme est souvent polysémique et seule notre ouverture d’esprit peut nous en livrer, comme nous l’enseigne Dante, une autre lecture.

Pour exemple, je vais prendre le support de l’Oraison Dominicale : « Le Notre Père ». En préambule, je vais citer cette phrase pour mieux expliciter "Notre logique, née dans les solides, disait Bergson, est une logique de  solide".  Ce qui laisse supposer que les choses nous paraissent intelligibles dans la mesure où elles peuvent être analysées en fonction de nos références familières de valeurs, de poids, de grandeur. Ce qui explique pour les Chrétiens, lorsque nous implorons, prions Dieu, nous pensons qu’il se trouve là dans les Cieux si vaste et que semblable à nous, ayant les mêmes sens que nous, il nous entendra malgré la distance qui nous sépare… et dans sa miséricorde, nous exaucera ou pas…. 

N’oublions pas que c’est Jésus, le messager du Principe créateur, son fils, qui prit grand soin de l’établir (dixit les Pères de l’Eglise). Elle est tellement connue qu’elle est le dénominateur commun de toutes les églises qui se disent chrétiennes, car toutes l’ont reconnue et cette prière est donc commune à toutes.

 

Notre Père qui est aux cieux

Que ton nom soit sanctifié,

Que ton règne vienne,

Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel,

Donne-nous, aujourd’hui, notre pain quotidien,

Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés,

Ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre nous du mal,

Amen.

Relisons et analysons cette prière :

Notre Père

Ces deux mots sont cruciaux. Ils résument la Vérité de l’Etre. Par ces deux termes le personnage Jésus établit une fois pour toute notre relation du Divin Macrocosme au Divin microcosme, notre relation du Principe au VITRIOL. En fixant la nature du Principe, il détermine la nature de l’Homme. On ne peut créer que ce qui est conforme à soi. C’est une loi cosmique : un rosier peut-il donner du raisin ? Un vache un poulain ? La PNL (cf la PNL dans ce blog) explique ce phénomène. Dieu étant Principe, Esprit, l’Homme ne peut être qu’esprit lui-même.

Dieu n’est donc pas un tyran cruel qui habite je ne sais où et qui, à la première incartade, va nous tirer les oreilles. Quoique, si j’écoute Freud, ne voit-on pas ici le « Sur-moi » : l'intériorisation des interdits parentaux, sociaux, de tout ce qui a été identifié, au cours du développement de l'individu, comme répréhensible, immoral et donc interdit. Ce Dieu cruel est l'instance de la morale, comparable à une figure parentale psychique et inconsciente.

Notons qu’il ne dit pas « Mon Père » mais bien « notre Père ». Tous les hommes sont Frères par delà l’espace géographique et le temps. Tous nous comprenons ce que signifie le sourire et une main tendue et, ce, dans toutes les coutumes et toutes les cultures. Il faut donc aller chercher ailleurs la signification « du Peuple élu » cher à certains et que, souvent, certains Juifs pratiquants, que je connais, récusent. Là aussi il faut lire cette indication autrement que dans son sens littéral. Si les cultures sont différentes les unes des autres, car modelées selon l’habitat souvent, aucun homme ne peut se prévaloir d’une supériorité quelconque sur son Frère.

qui est aux cieux

Il est de la nature de Dieu d’être « aux Cieux », de la nature de l’homme d’être sur la Terre : Dieu est cause et l’homme la manifestation. Ici, le mot « cieux » désigne la présence de la Divinité. En termes métaphysiques Dieu est absolu car il est le règne de l’Etre en Soi, de l’Idée en Soi. Jung relie d’ailleurs l’inconscient individuel de chacun d’entre nous à l’inconscient collectif. Le mot « terre » est bien la manifestation de ce que l’homme a, au préalable, pensé… « Dieu » s’exprime par l’homme dans ses manifestations. Exprimer veut dire : faire sortir, mettre à jour, ce qui existe déjà implicitement. Nous retrouvons ce que suggère Marc Aurèle : chaque détail, chaque incident de notre vie est la manifestation ou l’expression de quelque pensée de notre âme. Croire à la manifestation sans la Cause est absurde mais croire à la Cause sans manifestation amène l’Homme à se prendre pour Dieu et que Jung nomme la personnalité « mana ».

Que ton nom soit sanctifié,

Un effet est toujours de même nature que la cause qui le produit : une fontaine ne peut donner à la fois de l’eau potable et une eau viciée. Si le Principe est Sain, sa manifestation – l’Homme – est sain par nature. Or, si nous avons des problèmes, ce qui se passe dans notre Crâne, n’est pas sain. Il ya conflit entre une manifestation divine et une manifestation humaine. « Dieu » étant par Principe Amour, ne peut donc nous envoyer des difficultés… Il faut en chercher la raison ailleurs. Là où habite notre Dieu, notre pensée  - le Crâne - ou le « Cœur » ; les images pieuses nous montrent le Christ en Gloire ou encore la statue de Saint Denis décapité ayant sa tête à la hauteur du Cœur. Il faut un équilibre entre le cœur et la raison, entre l’intelligence et le sentiment.

Que ton règne vienne,

Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel,

L’homme, en tant qu’expression de « Dieu », du « Principe », a pour tâche de manifester sous forme concrète, les idées abstraites qu’il a dans sa tête. Il doit manifester sa création. S’il ne pouvait créer, il serait identique à la machine. La conscience de chaque Etre est distincte de celle de « Dieu » et aussi des autres Hommes et sans, pourtant, en être séparée. Comment deux choses peuvent être UNE sans être identiques ? Parce que dans l’ordre de la matière, qui est limitée, elles ne peuvent être UNE, tandis que dans l’ordre de l’Esprit, qui est infini, elles le peuvent.

Que ton règne vienne  signifie que ce que l’on a dans la tête se manifeste le plus parfait possible. Comment ? Partageons l’homme en quatre principes de vie  plus l’Amour : l’Amour, le feu, l’air, l’eau, la terre que l’Homme va employer quotidiennement pour s’exprimer dans ses manifestations et ses créations. Mais derrière ces termes symboliques que se cache-t-il ? Imaginons un cercle que nous allons partager en 4 quartiers. Pour le profane, on va changer les termes, plutôt que d’Amour on va parler d’inconscience collective, d’intelligence cosmique. Pour asseoir mon propos, je vais donc transposer:

·  dans le 1er  quartier le terme de « feu » par volition, motivation, désir à faire…  enfin tout qui est de l’ordre de l’esprit - la spiritualité – ce « feu » relié à l’intelligence cosmique, celle de l’inconscient collectif, celle d’en haut – l’Amour. Certains verront ici le symbole de l’arbre dont les racines s’abreuvent dans les cieux, le feuillage en direction du sol, ou, comme à Marseille, dans la crypte St Victor, la vouivre qui descend des cieux …… en direction de la terre : l’Amour que le Frère doit puiser en esprit pour le matérialiser sur terre auprès de ses compagnons de Loge et dans son environnement social.

 ·  dans le 2ème quartier, le terme « air » par intelligence. En réalité il n’existe pas une intelligence mais sept. La logicomathématique, lexicale sémantique, la manuelle kinesthésique, la spatiale, l’audio musicale, l’interpersonnelle et l’intra personnelle .

·  dans le 3ème quartier le terme « eau » par sentiments (au nombre de 4) qui se déclinent et se mélangent telles les couleurs primaires et qui, tous, peuvent être positifs ou négatifs.  La peur, la tristesse, la colère, la joie.

·  et enfin, dans le 4ème quartier, le terme « terre » par notre matérialisation, notre production, notre manifestation sur l’environnement et que je perçois par l’intermédiaire de mes sens. La parcelle 4 est l’effet réalisé, abouti, matérialisé de la cause engendrée par le mariage du « feu » et de l’Amour, la naissance réelle parvenue sur le plan de la manifestation, celui de la vie actuelle. C’est dans celle-ci aussi que vont se manifester Eros et Thanatos.

Notre tâche doit d’harmoniser, autant que faire se peut, notre nature avec la « Volonté divine » ce pourquoi nous sommes incarnés. (cf Marc Aurèle, Epictète, Justin). « En Ta volonté est notre Paix » a dit Dante dans la Divine comédie.

Donne-nous, aujourd’hui, notre pain quotidien,

En principe, les enfants des hommes reçoivent de leurs parents ce qui leur est nécessaire. Il est donc naturel de recevoir du « Principe » ce qui nous est aussi nécessaire. Si nous demandons avec cet esprit de confiance, nous ne devrons jamais manquer à notre quotidien. Le terme pain ne doit pas signifier uniquement ce qui est bon matériellement, il contient aussi ce qui est favorable à  notre spiritualité, c'est-à-dire toutes les choses de l’esprit. Il est, aussi, la seule création humaine à marier les 4 éléments vitaux (l’eau amalgame la farine issue du blé né de la terre. L’air rend cette pâte initiale souple et le feu rend le pain parfait pour nous nourrir). Nous n’avons pas à demander, souhaiter ceci ou cela, mais demander ce qui est conforme, en bien et harmonie, à notre vie et à celle des autres. Si la Source de tout bien est infinie, nous n’avons pas à demander quelque chose en plus au détriment d’une chose pour notre Frère, c’est absurde. Il est aussi absurde de croire que l’abondance peut provenir de placements judicieux. Nous savons que les retournements économiques sont courants. Qu’un jour je subis une avanie et que quelque temps plus tard la chance me sourit à nouveau. La stagnation est la Mort, rien n’est statique, tout est mouvement : « il n’y a qu’une chose qui ne change jamais, c’est que tout change » dit la sagesse asiate. Si une source se tarit, une autre sourde immanquablement. Cependant si nous CROYONS que cette source s’est tarie et ce que nous croyons est vrai, nous serons exaucés car, sur le plan physique, les choses sont toujours ce que nous imaginons. La nature de la vie est de nous satisfaire pour créer et exprimer ce que nous sommes en devenir.

Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés,

Pêcher c’est être séparé de la connaissance ou du savoir. C’est cause de ressentiment, de malveillance, de jalousie, de remords, etc. Lorsque je fais une bêtise à 10 ans, est-ce que le je sais ? Est-ce que j’en mesure toute les conséquences ? NON ! Pourtant, certaines bêtises, certains regrets nous perturbent toute notre vie. Il est important que l’adulte, que nous sommes devenus, pardonne à l’enfant d’hier. Ok, une bêtise a été commise, peut-on la réparer ? la rectifier ? Parfois, oui, parfois non, ce n’est plus possible. Acceptons-le et ne recommençons plus. L’erreur est souvent formatrice. Cette bêtise là n’était-elle pas survenue pour justement nous faire comprendre quelque chose ? Sachons tirer un bien d’un mal. A un moment donné, un acte a été commis, soit par soi, soit par un autre. A ce moment donné, celui-là a donné le meilleur de lui-même avec les outils qu’il avait. Il faut pardonner afin d’être libéré de la peine que cet acte nous procure et nous rattachant à celui là tant que l’on n’a pas tourné la page. Ces vieilles blessures sont autant de souvenirs qui croupissent au fond de la mémoire comme des abcès suppurants. Cette « laisse » est un poison qui peut, un jour, nous submerger. Nous ne pouvons surement pas modifier le comportement de celui qui nous a « manqué », déçu, humilié, par contre nous pouvons, nous, modifier notre regard sur la vie devant nous. Cependant nous ne pourrons le faire en conscience que SI nous avons examiné les données du problème avec un recul suffisant. Alors là le pardon est possible, l’acte préjudiciable d’hier ne nous atteint plus, nous pouvons – en pensée – lui rendre sa liberté et acquérir ainsi la nôtre. Absoudre les autres, les libérer, c’est se libérer : le ressentiment n’est, en fait, qu’une forme d’esclavage. Avoir du ressentiment envers une personne c’est accepter d’être lié à celle-ci par une chaîne. On est spirituellement attaché à ce que l’on hait. En pardonnant – en pensée – on se libère de notre esclavage. Celui qui nous a offensé continue d’être ce qu’il est, ce n’est plus de notre ressort, l’important est d’être sorti de la prison du ressentiment. Pardonner n’est pas aimer, faire l’accolade ou « cirer les chaussures » de celui qui nous a éprouvé, c’est recouvrer son Etre, son « je suis », sa sérénité. 

Ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du mal,

Cette phrase est ambiguë. Comment le Principe créateur et parfait peut-il nous induire à la tentation et nous envoyer du mal ? A-t-on mal traduit le grec ancien ? ou lui fait-on dire autre chose. Traducteur égale traître (surtout dans le sens littéral) ? Il est écrit dans la version du roi James « ne nous induis pas en tentation et dans la version synodale par « ne nous abandonne pas à la tentation ». Ce qui est légèrement différent.

Mais comment, arrivé à ce degré suffisant de compréhension spirituelle, peut-on encore être tenté par un vol à la tire ou profiter du malheur d’un autre ou lui porter consciemment tort ? Comment être tenté à rechercher une distinction, l’honneur de… ou d’avantages matériels pour glorifier le « moi-je » ? Toute cette réflexion m’exhorte à l’humilité si j’ai bien compris la démarche. Alors m’abandonner à la tentation n’est-ce pas tomber dans le pêché d’orgueil : défaillance d’un noble cœur ? Un grand Savoir, avoir accès à la Connaissance, la prodiguer en Chaire entraîne une grande responsabilité. Trahir celle-ci c’est s’attirer de terribles conséquences. Plus grande est la compréhension du VITRIOL, plus grande est notre responsabilité envers nos Frères. 

En conclusion :

- Ne croyez pas, sur la foi des traditions, quoiqu’elles soient en honneur depuis de longues générations et en beaucoup d’endroits,

- ne croyez pas, sur la loi des sages des temps passés,

- ne croyez pas ce que vous vous être imaginé pensant qu’un dieu vous l’avait inspiré,

- ne croyez rien sur la seule autorité de tous ceux qui vous enseignent.

Après examen, croyez ce que vous-même aurez expérimenté et reconnu raisonnable, qui sera conforme à votre bien et à celui des autres (Alexandra David Neel)

 

 

Repost 0
louis.peyé.over-blog.com - dans psychologie
commenter cet article
16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 12:59

Croyance ? Qu’est ce que c'est ? C'est une intuition ? un pressentiment ? Enfin, c’est une idée à laquelle on se rattache en espérant n'avoir pas tort et ceci indépendamment des preuves éventuelles de son existence, réalité ou possibilité.

 

Or si l'homme a la connaissance, il n'a plus besoin d'avoir la foi ou la croyance, celle-ci est devenue Savoir ! Il sait. Hier, ce qui était superstition, incompréhension est devenue évidence…. Ainsi vont les découvertes.

 

En effet les découvertes du microcosme et du macrocosme sont-elles étroitement liées.

 

Normalement en tant que Maçon, scientifique, ou tout simplement adulte mature, cette quête devrait être son horizon........

 

L'essentiel est donc de commencer par la connaissance de soi puisque les autres sciences se fondent sur cette science de soi-même qui conduit à Dieu.... Chacun, ici, donnera sa propre définition. La mienne m'amène à la définition du V.I.T.R.I.O.L .... (Qui peut se traduire par « descends au plus profond de toi-même et trouve le noyau insécable sur lequel tu pourras bâtir une autre personnalité, un homme nouveau, c'est-à-dire mieux comprendre l’essence de l’homme.) La connaissance de soi-même comporte donc la science du corps ET celle de l'âme. Cette connaissance de soi est, de fait, par excellence la science de l'homme et, aussi, la science de l'homme par rapport à l'univers et donc à « Dieu ». Dans mon esprit, « Dieu » est dire que le monde est « UN » et l’homme est à l’image de ce monde. D’où, pour connaître l’univers, il lui est nécessaire de se connaître lui-même. Si l’homme est à l’image du monde par son corps, il est à l’image de Dieu par son esprit et son âme. Ce qui fait dire à Hildegarde de Bingen « Ô homme, regarde-toi ; tu as en toi le ciel et la terre ». La connaissance de soi comporte donc la science du corps et celle de l’esprit, comme nous le démontrent les découvertes en Programmation Neurolinguistique. (cf sur ce blog : la PNL comment cela fonctionne)

 

St Bernard, au XII° Siècle, ce siècle où le Christ est représenté en Gloire et non encore représenté assassiné sur la Croix ... (l'Inquisition n'était pas loin), ... écrivait ceci : "Commence .... par te considérer toi-même, bien plus, finis par là...... tu es le premier, tu es aussi le dernier". À cette époque, l’homme qui comprend le symbole, se sait cosmique, alors il se fait terre (il s’incarne) par humilité. Désigner saint Matthieu uniquement par une face d’homme serait l’amoindrir, puisque l’étymologie « homo » est lié au terme « humo » signifiant terre. Pensez à la glaise que l’on modèle.

 

N’oublions pas, qu’à cette époque, le bon peuple était inculte et peu savaient lire et écrire. Ce bon peuple ne connaissait de la vie des saints, des Evangiles, de la Bible que ce que l’Ecclésiastique lui racontait. Nous voyons là qu’à une époque, notre Christ est en Gloire et quelque temps plus tard – au moment des Croisades, au XIII siècle – l’église tue et supplicie le fils de l’homme en criant vengeance, excitant le malheur : la privation du Christ en Gloire. Mieux, en persuadant et culpabilisant le bon peuple de sa faute et de son ignorance (que l’église entretient pourtant…) et en réfléchissant l’immobilité populaire sur un leurre : le tombeau du Christ de Jérusalem qui devient un miroir culpabilisant. Que peut faire ce bon peuple sinon croire… croire celui qui, à l’époque, sait lire, écrire et donc arranger l’histoire et donc sait !  Le XIII° Siècle engendra naturellement la recherche d’une ascèse négative : « c’est ma faute, c’est ma très grande faute…. » Or cette souffrance ne saurait être recherchée pour elle-même sur terre  (afin de mériter la pleine jouissance du paradis dit l’église) ; c’est une grave erreur qui amène en réalité à un complexe de culpabilité. Complexe qui amène à l’asservissement du croyant qui va obéir aveuglément à l’ecclésiastique pour  tenter de se racheter.

 

Que nous apprennent les avancées de la psychologie ? que nous apprend la physique quantique ? Le monde profane, dans ces connaissances scientifiques tant physiques que psychologiques, corrobore les Penseurs et Alchimistes du début du second millénaire. C’est ce qu’a oublié le Vénérable Maître (du moins un nombre certain) qui  n’insuffle plus... les Respectables Loges… pourquoi, je l’ignore ? … On est toujours à débattre de la croyance ou de la non-croyance, de la Tolérance ou de l’intolérance. On tourne en rond au gré des modes politiques… On suppute sa vérité en fonction du nombre d’adeptes en cette croyance-là… et plus le groupe est important et plus les minoritaires sont considérés comme intolérants et montrés du doigt, jetés à la vindicte, c’est un air connu.

 

La croyance en....... doit être expérimentée quelle que soit celle-ci. Lorsqu’elle est positive, elle est un moteur de progression et espoir de liberté pour tous. Par syncrétisme, ce qui est valable en science - quantique - se retrouve aussi en psychologie......

 

Les hommes qui cultivent l’esprit, toutes origines confondues, se reconnaissent et se retrouvent entre eux. Leur vision est identique, les symboles qu’ils présentent sont semblables. Les mêmes contenants possèdent d’identiques contenus. C’est pourquoi les hommes de l’esprit ont un  même langage, à l’esprit unique et l’expression multiple. Ils décrivent les mêmes images, indépendamment des époques, des races, des religions. Dieu, Yahvé, Allah, ou d’autres termes pour le psychologue, le physicien, le mathématicien sont un seul et même concept. Qu’importe le terme employé, lorsqu’ils se rencontrent, ils savent qu’ils font référence au Principe UN. Le terme, symbolisant la puissance spirituelle, diffère selon la religion ou l’instruction ou de la culture de celui qui le prononce, et souvent le messager s’en sert pour tenter d’expliquer ce qu’est l’Unité à l’homme ordinaire. Entre eux, ils n’emploient jamais le terme de tolérance, ils le sont par nature. Le Cherchant, qu'il  soit juif, catholique, protestant ou musulman, se retrouve dans l'esprit de Bouddha.... du scientifique et du psychologue sans oublier, comme désigne mon Frère Guy, le gardien du troupeau dans les Alpages qu'il nomme un "Veilleur", mieux un Eveilleur. L'homme est lié au ciel et à la terre, il fait partie de la nature.

 

Le reste ?

 

Intolérance ou tolérance, nous ne sommes plus dans la croyance mais dans l'appartenance à un groupe et dans la psychologie sociale décrite par Maslow. (cf « Méfaits du groupe … » dans ce blog). L’homme ordinaire brûle celui qui ne pense comme lui, en cela même il tente de le détruire. Nous l’avons constaté lors de l’Inquisition, bras armé du pape qui part en croisade contre l’hérésie cathare, des Guerres des Religions, et avec d’autres exemples comme le terrorisme Islamique ou  l’hitlérisme qui amena à la Shoa. L’homme commun est la proie de la division, des contraires qui s’affrontent, du sectarisme, parce que l’un CROIT en quelque chose que l’autre récuse….

 

 

Sachons à nouveau rendre la croyance outil de communication positive et non moyen de soumission. Alors  croyons en l’homme et en son sens de la création. Puisque à partir du moment où il ose plonger en son for le plus intérieur il sait… il sait que la croyance n’est plus utile à cette création qui lui devient de par le fait parfaitement naturelle et conforme à l’esprit divin en harmonie avec la nature universelle et infinie.

 

 

 

Repost 0
louis.peyé.over-blog.com - dans psychologie
commenter cet article
24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 11:13

 

J’ai évoqué précédemment les messages (négatifs)- voir PNL gestion causal dans ce blog -  que nous psalmodions sans nous en rendre compte. D’où viennent-ils ? Ils font partis de notre intelligence : c’est l’action de communiquer avec soi-même, d’échanger des informations entre soi et soi. Qui n’a jamais soliloqué pour mieux résoudre un problème quelconque : raisonnement mathématique, réflexion sur une décision à prendre…. Chacun sait qu’il est plus facile de réfléchir à haute voix qu’en pensée. Le rêve est aussi un message intra-personnel qui peut être un message codé pour l’individu.

Comment allons-nous interpréter les messages personnels ? Nous avons vu précédemment que ceux-ci peuvent avoir une résonnance sur notre psyché et donc notre mode de vie.

La communication intra-personnelle n’est autre que le jugement que nous nous portons sur nous-mêmes, bien que ce jugement apparaisse comme indissociable de celui que les autres portent sur nous. On connaît tous, à un moment ou à un autre, « la tentation de Venise », ou son fameux carnaval, cette soudaine envie de disparaître de sa propre vie, quelques heures, quelques jours, plus peut être…... sans rien dire à personne pour échapper à ses obligations. Cette tentation est une soupape secrète de notre cocotte minute face à  notre vie sociale trop trépidante ou face à notre impossibilité à surmonter un défi. Il est de fait que le carnaval avait été créé pour permettre à tout individu, quelle que soit sa classe sociale, de pouvoir donner libre arbitre et libre cours à ses actions et à la satisfaction de plaisirs interdits en temps ordinaire.

Nous avons là diverses réactions à ce jugement. Souvent nous ne voulons pas que l’autre nous scrute, nous devine, nous perce à nu. Je veux dissimuler qui je suis. Voilà le danger. Avons-nous assez de courage pour nous regarder tel que nous sommes avec notre potentiel, nos qualités et celles qui sont à développer ? Préférons-nous conserver notre propre regard sur nous-mêmes, souvent bien inférieur à l’image que nous projetons ?

Ou bien mon tourment est la présence de l’Autre. Qui est l’Autre ? un vis-à-vis physique, comme mon chef hiérarchique ? mon Ange gardien qui m’exhorte à reculer mon seuil de Peter ? mon gentil Démon qui me jure que tout m’est dû ? Lequel des trois ? Bien souvent l’Autre est soit l’ange, soit le démon qui nous habite et nous juge, nous fait honte ou nous félicite. N’avons-nous pas entendu que le meilleur ennemi de l’homme n’est autre que lui-même ?

Bien vivre avec soi permet de bien vivre avec l’autre. Quels sont les messages que j’entretiens avec moi-même ? Quel est le regard que je porte à moi-même ?

  

 

1.    Il est essentiel de se tenir informé sur les situations et leurs contextes

2.   Soyez conscient de ce que vous aimez de vous même et en vous même

3.   Refusez toute dévalorisation que ce soit de votre part ou de celle d’autrui

4.   Faites attention que vos jugements ne concernent pas la personne, vous pouvez être critique que sur un comportement

5.   Cessez d’occuper votre esprit avec des idées noires ou des récriminations et des échecs

6.   Ne vous laissez pas emprisonner par tous ces jeux dangereux, éloignez vous de toutes ces sources anxiogènes

 

1.    Il existe des messages positifs et des messages négatifs

·        Les messages positifs sont des appels à l’efficacité par l’épanouissement personnel et la communication positive avec les autres. C’est un message qui paraît de bonne foi, une bonne aide.

·        Les messages négatifs sont de caractéristiques opposées : ils sont contraignants, peu motivants, non valables et désagréables. Pourtant ils sont attractifs.

 

2.   Les messages négatifs sont très attractifs parce qu’ils promettent une solution définitive aux problèmes humains de sa vie.

3.   Leur durée, leur fréquence et leur intensité sont variables.

4.   Les messages positifs ou négatifs se renforcent et trouvent souvent une grande résonance dans notre subconscient.

5.   Les messages que l’on envoie à soi-même sont souvent destinés aux autres et vis et versa. Il est donc important d’avoir de bonnes relations avec soi-même, c’est la clé des bonnes relations avec les autres.

6.   L’impact et le contenu des messages évoluent, au cours de la journée, d’une année, d’une vie. L’enfant, l’adolescent, l’adulte, le « pépé » face à une situation n’ont pas la même vision.

7.   L’influence du message négatif est variable suivant le degré d’adhésion de la personne à ce message.

8.   Les situations de stress sont les moments privilégiés d’apparition des messages négatifs

9.   Les messages positifs sont les antidotes des messages négatifs

10.Les façons de vivre un message sont très variables, elles dépendent de l’éducation, du sexe, de l’âge de celui qui l’émet ou  le reçoit.

11. La personne sous influence d’un message négatif ressent une excitation interne particulière. Reconnaître ces modifications c’est apprendre à ne plus être sous influence.

 

Etudes des principaux messages cognitifs anxiogènes

et leur contre poison

 

SOIS FORT

 

Message :              Il vaut toujours mieux de méfier, ne pas montrer ce que l’on pense et ressent (surtout les faiblesses et les incertitudes) et s’arranger pour s’en sortir tout seul.

 

Ce qu’il se dit :       Travaille dur, il n’y a que comme cela que tu arriveras

N’éprouve pas

Ne ressens rien, sers les dents

Ne sois pas proche, attention aux autres

N’agis pas comme un enfant, comme une femme.

 

Ce qui est recherché :

         Prouver que l’on est le plus fort

Prouver que l’on maîtrise et contrôle tout

Prouver que l’on est un dur, que l’on insensible et non émotif

 

Attitudes              rigidité physique et mentale

intolérance

n’admet pas s’être trompé

Froid ou blagueur

Impassible

Cache qu’il a peur et qu’il est très inquiet mais prétend que tout va bien, prend les événements à la blagues ou reste impassible.

 

Conséquences :       Se surmène

Accepte plus d’activités qu’il ne peut en faire

Vit en tension permanente

Ne veut pas accepter qu’il a des limites

Peur d’être dépassé et de ne plus pouvoir s’en tirer un jour

 

Effets sur les autres :

         Il inquiète parce que l’on ne sait pas ce qu’il pense

Difficile à cerner, distant

On ne peut ou difficilement communiquer avec lui.

Il se sent seul intérieurement

Il affiche une condescendance critique envers les autres

Pas ou peu d’humour

 

Antidote :             Message positif Sois ouvert

Il vaut mieux être ouvert et prendre le risque de se montrer tel que l’on est (même avec ses faiblesses et ses incertitudes) et dire ce que l’on pense et ce que l’on ressent.

Sous ce message, l’individu se montre communicatif, compréhensif et tolérant : elle admet ses erreurs et donne donc aux autres le droit à l’erreur. (Loi N°5 de l’affirmation de Soi)

Il apprend à avoir confiance en lui, donc dans les autres, et accepte donc les risques à l’erreur pour elle comme pour les autres.

 

 

FAIS PLAISIR

 

Le message :           « Fais plaisir aux autres » se retourne souvent en message « Fais moi plaisir - Sois gentil avec moi »

Il vaut mieux se mettre bien avec tout le monde et éviter les heurts, même à son détriment : pour cela, il faut toujours être gentil avec tout le monde.

 

 

Ce qu’il dit :           L’individu n’ose plus dire non pour ne pas déplaire et se trouve entraînée dans séries d’actions qui ne lui conviennent pas, pour lui, l’essentiel est que les autres soient satisfaits.

Je dois te faire plaisir, même à mon détriment

Je ne suis pas assez bon et gentil, je dois faire plaisir aux autres pour prouver que je suis le plus gentil.

 

Ce qui est recherché :

                            Je vais pouvoir toujours contenter tout le monde, être aimé de tous.

Recevoir des compliments et me sentir intéressant et être reconnu

 

Attitudes :            Hochement de la tête

Regard de côté ou en l’air

Mains étendues, bras ouverts

Sensibilité excessive

A peur de décevoir et de ne plus être bien vu

Souffre, ressent l’événement dans son corps, dévalorise les autres qu’il accuse de ne pas aimer assez.

Se masque impérativement son complexe d’infériorité face aux autres, ceux-ci ont tellement d’importance pour lui et, lui, est si peu sûr de lui.

 

Conséquences :       Pense de plus en plus du mal des autres qui l’aiment de moins en moins malgré tout ce qu’il fait pour eux et effectivement les gens l’apprécie de moins en moins parce qu’il asphyxie son entourage.

 

Effets sur les autres :

         S’occupe trop de vous à tord et à travers

Séducteur, il peut manipuler

Trop serviable

Veut toujours que l’on soit d’accord avec lui (c’est une marque d’amour)

On peut trop souvent l’exploiter (c’est le style de l’élève qui se fait racketter à l’école.

Il est d’une gentillesse énervante.

 

Antidote :             Message positif Pense à toi aussi

Il vaut mieux d’abord s’occuper de soi pour être en forme avant de vouloir s’occuper des autres, on ne donne que ce que l’on est et il impossible de plaire à tout le monde.

Sous se message, l’individu ose dire non car s’il est important d’être aimé, il aussi très important d’être respecté. L’individu peut donc avoir de bonnes relations avec tous.

Il apprend à se protéger, à dire des choses désagréables avec tact quand cela s’avère nécessaire.

Il agit en en fonction de ses propres critères et non en fonction des désirs des autres

 

FAIS EFFORT

 

Message :              Il vaut mieux recommencer et s’acharner, c’est comme cela que l’on peut arriver. Le mérite tient davantage au mal que l’on se donne qu’au résultat qu’on obtient.

 

Ce qu’il se dit :     Pour cet individu, une tâche difficile a plus de valeur qu’une tâche facile. Il se sent écraser mais s’accroche. Il fait tout pour qu’on le plaigne, au besoin complique les choses. Il pense que les autres n’en font pas assez et que c’est pour cela que tout va mal.

 

Ce qui est recherché :

         Masquer à tout prix son sentiment d’échec inconscient.

Masquer son incompétence par une  grande production

Quelqu’un qui s’acharne et se fatigue gagne toujours, croit-il.

A besoin que l’on le remarque son courage, son travail,  confond le contenant et le contenu.

 

Attitudes              Perplexe, front soucieux, points crispés

Assis en-avant, coudes sur les genoux

Apparence de « fatigué »

Souvent marginal et provocateur

Accuse, blâme, culpabilise et fait volontiers la moral.

Masquer à tout prix son manque de réussite

 

Conséquences :      Cherche toujours à tout améliorer et continue avec acharnement à vouloir tout réformer. Il normalise et blâme de plus en plus. Il se marginalise et tout le monde finit par le rejeter.

Se fatigue vite, c’est le candidat au surmenage chronique.

Complique et rend les choses difficiles

N’aboutit jamais parce que désorganisé

Manque de continuité.

A du mal à préciser sa pensée

A peur que les autres ne l’aiment plus s’il réussissait, et a peur d’exercer le pouvoir.

 

Effets sur les autres :

         Fatigue, énerve par son insistance, confus.

Blâme et critique trop.

Toujours sous pression.

 

Antidote :             Message positif :Réussis à ta mesure.

L’essentiel dans la vie n’est pas de se fatiguer mais d’obtenir des résultats. On réussit ce que l’aime et on travaille plus efficacement si on y prend plaisir.

Lorsqu’on lui donne la permission de réussir, l’individu acquiert une mentalité de gagnant, reprend plaisir à la vie : il réussit ce qui est à son niveau et dans ses possibilités. Il équilibre effort et résultat.

 

 

DEPECHE - TOI

 

 

Message :              Il vaut mieux agir rapidement que prendre son temps : vite fait, bien fait. Une action mener lentement est une action sans importance, les meilleurs résultats se font sous pression, toutes les synapses sont en action.

 

Ce qu’il se dit :       Je n’y arriverais si je ne me dépêche pas, dépêchons nous.....

Je dois être actif (et être agité)

Un adulte travaille, c’est ainsi qu’il est autonome

 

Ce qui est recherché :

         Prouver que l’on a la maîtrise du temps, donc de soi.

Eviter à tout prix de penser, de réfléchir

Investir toute son énergie dans l’action

 

Attitudes :            Regard vif, ouvre et ferme la bouche mais se retient de parler.

Pianote sans arrêt, se tortille sans arrêt, ne tient pas en place.

Comportement cyclothymique : en forme puis se fatigue, en forme puis....

S’agite pour faire face, puis se désespère puis recommence à s’agiter...

Veut ressentir un sentiment de supériorité sur les événements pour masquer un vide intérieure qui l’étouffe et lui fait peur.

Evite de se regarder en face et de prendre conscience de sa propre réalité.

 

Conséquences :       S’agite de plus en plus puis se referme.

Commet des erreurs de précipitation, décide trop vite, n’examine pas les problèmes, mais parfois, par réaction à son message, traîne et va très lentement dans son action mais sans pour cela réfléchir.

A l’extrême début de la maladie maniaco-dépressive.

 

Effets sur les autres :

         Apparaît agité, angoissé et survolté.

Rend les autres impatients.

Le contact ne se fait pas, coupe la parole et ne supporte pas les silences.

Les autres ont le sentiment de ne pas exister pour lui, comme s’il pensait à autre chose.

 

Antidote :             Message positif : Gère ton temps

Il vaut mieux gérer son temps et travailler au rythme optimum en utilisant le temps dont on dispose.

L’individu acquière le sentiment que la rapidité est utile mais non indispensable, qu’agir avec méthode peut être plus efficace.

L’individu apprend ainsi à marcher à son rythme, intensément mais tranquillement sans surmenage inutile.

Comprend l’adage « Qui veut voyager loin, ménage sa monture », il devient une force tranquille, efficace.

 

 

SOIS PARFAIT

 

 

Message :              Il vaut mieux tout bien faire parfaitement, ne rien laisser au hasard et tout voir dans le détail.

 

Ce qu’il se dit :       Je vais être parfait à 100%

Je donne l’exemple.

Je suis irréprochable, je suis mieux que les autres.

Je suis parfait, donc je maîtrise tout.

Je pousse les autres être parfait, il ne faut pas de laisser aller.

 

Ce qui est recherché :

La sécurité du masque de la perfection

Détourner l’attention du scruteur

Permet de se donner des alibis

 

Attitudes :            Sévère, sérieux, lèvres pincées.

Compte sur ses doigts, pointe l’index.

Snob.

La perfection du contenant cache la pauvreté du contenu trop souvent.

 

Conséquences         Cherche à contrôler et maîtriser toute les situations en développant une anxiété de plus en plus grande.

Devient tatillon avec l’entourage et finit par être rejeté tellement il est agaçant : contrôle tout et refait le travail, trop exigent sur les détails.

Au travail, il est trop lent et précis, trop scrupuleux, il n’a pas le sens des priorités, ne sais pas se décider, emploi du temps trop précis et rigide.

 

Effets sur les autres :

         Agace, tendu et crispé. Veut toujours avoir raison.

Paraît prétentieux, n’aime pas le travail de groupe.

Fatigue son entourage par son exigence excessive et son irréalisme utopique.

 

Antidote :             Message positif :Sois réaliste

Il vaut mieux tenir compte de la réalité, admettre que l’on ne peut tout maîtriser et ne pas s’inquiéter outre mesure, que le pire et au delà du normale, l’accepter avec sérénité.

Accepter d’être réaliste et accepter de faire le deuil des réalisations parfaites et utopiques

L’individu sait prévoir ce qui est possible, il tient compte des faits, des événements et devient objectif.

 

 

Repost 0
louis.peyé.over-blog.com - dans psychologie
commenter cet article
22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 13:41

C'est une attitude et une démarche constructive pour communiquer avec autrui lorsqu’il y a des buts et des intérêts bien spécifiques en jeu.

 

L’affirmation de soi encourage les comportements positifs dans le respect de soi-même et des autres ainsi que le contrôle général de son environnement personnel.

Il n’est pas possible d’utiliser l’affirmation de soi dans tous les cas, notamment lorsque les pouvoirs en présence sont trop déséquilibrés, en cas de psychose ou de névrose des individus impliqués.

 

En règle  générale, l’affirmation de soi est bien adaptée dans les contextes et situations de

·      négociation professionnelle

·      gestion des conflits d’intérêts

·      pour réduire les écarts des pouvoirs en présence.

·      en toutes circonstances de concertation.

 

Le contrôle de l’affirmation de soi demande à être pragmatique et tient en six préalables à respecter par celui qui la pratique : les 3 P

- Protection - Permission - Puissance

et

·      Fixer l’objectif        réduire les tensions dans un domaine précis

·      Admettre le moyen   la négociation

·     Bâtir un plan    définir les situations caractéristiques du type                                 d’insatisfaction éprouvée, sélectionner les outils

                                       de solutions adéquats, mettre la technique en

                                        pratique.

 

Le comportement assertif consiste à se donner des buts réalistes et oser être un tacticien agissant avec une intégrité optimale.

 

Dans les situations à antagonisme, nous avons 4 comportements possibles :

 

1.    Loin ou passivité          La fuite, l’évitement, sans réaction

2.   Avec                           Asservitivité accordement, coopération

3.   Contre ou agressivité   Attaque, imposition, compétition

4.   Manipulation               Se jouer des autres

 

1 . Loin

La fuite est une attitude d’évitement (actif ou passif) devant les gens ou les événements. (cf la PNL)

Le fuyard se soumet ou s’en va, même à son détriment.

 

Le signes physiologiques qui révèlent ou accompagnent cette attitude sont :

·      se ronger les ongles

·      faire bouger les muscles du visage inutilement

·      tapoter la table du bout des doigts

·      rire nerveusement

·      bouger les pieds

·      parler à demi-mots

·      d’une manière générale, toute gestuelle qui essaie de se rassurer face à un danger potentiel décelé.

Les phrases sont aussi révélatrices :

·      « je ne veux pas dramatiser »

·      « il faut laisser les gens libres »

·      « il faut savoir faire des concessions »

·      « je ne veux pas être le seul à me plaindre »

·      « je n’ai pas envie de passer pour un mauvais coucheur »

·      « je ne veux pas ralentir la discussion »

 

Conséquences

La personne qui adopte ces « alibis » va en éprouver

·      de la frustration et de la rancœur, une certaine perte de respect de soi-même,

·      un gaspillage d’énergie (cette personne l’utilisera pour lutter contre elle-même), elle développera une panoplie de messages internes de plus en plus fréquents que les résultats seront négatifs

·      une difficulté croissante de communication - isolement, repli sur soi même,

·      enfin une souffrance personnelle (angoisse, insomnie, tension interne - ulcère à l’estomac, tension artérielle en hausse et toute maladie psychosomatique lié à ce phénomène.)

·      Cette personne peut déployer une résistance, une force inertie au changement, elle fera preuve de passivité, aura tendance au laisser aller, viendra l’impuissance.

·      Nous rencontrerons ces individus qui sont souvent, à ce stade, dans une grande détresse, dans des attitudes figées, prostrés, dans une grande indifférence affective.

·      Notre individu peut alors se réfugier dans l’imaginaire, transformation magique de la réalité qui va se traduire par un comportement d’activisme, agitation sans efficacité ni réalisme .Ou il va présenter un éloignement des choses de la vie et du quotidien pour aller se réfugier dans sa bulle. Nous aurons un cas typique de phobie sociale « agoraphobie ».

 

Néanmoins,

Nous pouvons avoir aussi cette réaction tout en étant très positif :

·      évitement nécessaire d’un danger réel (physique ou psychologique)

·      réflexion et analyse des risques avant de s’engager et agir (cas typique du caractère dit « secondaire »)

·      garder son sang froid et pouvoir contrôler son stress

·      garder son calme, son attention, dédramatisé et remettre les choses et événement à leur juste place.

·      volonté de détendre et de libérer les tensions et émotions (peurs, colère, peine, agressivité)

 

2 Avec

Ce comportement se propose de mettre l’individu en mesure d’exprimer sa personnalité tout en continuant d’être accepté socialement, sans crainte de susciter l’hostilité de son environnement.

L’affirmation de soi c’est :

·      oser être soi-même tout en étant accepté par autrui

·      oser dire ce que l’on sent

l’on pense

l’on veut

·      accepter la possibilité d’un refus, d’une opposition, sans se sentir diminué ou atteint personnellement.

·      accepté l’adversité avec sobriété et netteté sans s’excuser ou se justifier comme pour prévenir un refus ou une attitude négative des autres.

·      accepter (et non adopter ou blâmer) le comportement des autres tels qu’il est (respect d’autrui) tout en restant lucide.

·      savoir que toute tentative de réforme des comportements des autres risques de devenir agressive ou manipulatrice (il est comme cela, mais cela ne m’empêche pas d’être moi).

·      avoir confiance en soi, mais sans vouloir être toujours plus fort que les autres.

·      rechercher une solution face à un problème

·      attitude de négociation, avec le respect des autres et des choses

·      volonté de compréhension et d’accord, ce n’est pas évident nous remarquerons principalement dans cette attitude le fait de :

Ø      créer un climat positif qui facilite l’interaction, l’échange

Ø      clarifier et simplifier les situations, ce qui favorise la progression d’une discussion

Ø      dégager quelque chose de tonique et d’authentique qui intéresse tout le monde

Ø      entraîner une modification positive du comportement des autres sans faire de pression sur eux négativement

Ø      augmenter sa lucidité vis à vis de soi même (l’autre a aussi quelque chose à m’apporter et je l’en remercie)

Ø      savoir se défendre (ne pas se laisser faire, voler ses idées, dire leur fait aux indiscrets.)

L’affirmation de soi est une attitude gagnant - gagnant, confiance en moi, confiance en l’autre.

 

Celui qui a confiance en lui, utilise plus souvent le « JE » au lieu du « Nous » pourtant convivial ou de l’impersonnel « On ». C’est là son premier devoir et c’est le plus simple à accomplir, il ne demande qu’un peu de courage et de persévérance dans l’entraînement. Mais quel résultat !

 

Celui-ci a une économie du geste et de la parole en adaptant le geste (ni trop immobile, ni trop gesticulatoire) à la parole (le bon mot, au bon moment).

 

Il  regarde son interlocuteur dans les yeux, paisiblement et sans se prendre trop au sérieux.

 

Néanmoins le comportement « Avec » peut cacher d’autres attitudes qu’il est intéressant de connaître :

1.    Conduite de détour par rapport à l’obstacle, c’est l’histoire du monsieur qui dit « oui » mais pense « non » et reste très ambiguë sur ses intentions et laisse l’autre penser l’affirmation.

 

2.   Solutions partielles et fausses sans tenir compte de la situation réelle et actuelle : c’est l’application de recettes toute faite en fonction des habitudes et des comportements routiniers. Pour plusieurs situations données, l’individu répond par un comportement stéréotypé. L’individu se donne l’illusion de solution, de recette, de tuyau qui réussissent toujours. C’est un  manque d’adaptabilité et de souplesse d’esprit face aux situations, c’est une paresse intellectuelle.

 

 

3 Contre

L’attaque est une attitude d’agressivité face aux gens et aux événements. Plutôt que de s’affirmer calmement, l’agressif attaque, préfère soumettre les autres et les faire plier.

C’est une attitude qui démontre

·            un manque de sûreté de soi,

·            un manque de savoir s’affirmer devant les autres,

·            un manque de confiance en soi

·            mais aussi, un constat inconscient d’avoir perdu ou de perdre la partie.

 

Les signes extérieurs de l’agressif se perçoivent

·      « dans ce monde, il faut s’imposer.... »

·      « Je préfère être loup plutôt qu’agneau »

·      « Les autres sont des imbéciles, alors moi..... »

·      « Seules ceux qui sont en tord, se sentent agressés »

·      « Mieux vaut frapper d’abord et discuter ensuite »

 

La gestuelle est saccadée, la parole forte, tout démontre une non maîtrise de soi dans une situation donnée.

L’individu fait preuve d’autoritarisme qu’il confond avec « avoir de l’autorité » et du charisme.

Il revendique tout sur tout, avec véhémence, est va jusqu’au « boutisme » pour devenir perdant-perdant.

L’agressivité entraîne la violence, la hargne et celui qui en est le jouet recherche un bouc émissaire : accusation des autres ou de soi « c’est toujours la faute d’autrui, c’est à cause de « lui », ou ce qui est aussi grave « c’est de ma faute, c’est toujours de ma faute »

Il y a peu pour qu’un manque de contrôle entraîne un passage à l’acte impulsif regrettable.

 

 C’est une peur inconsciente qui est la base de ce comportement.

 

Ce comportement induit une réaction négative :

·      «un retour de flamme » ou une revanche de l’adversaire le plus souvent d’une manière sournoise.

·      Si son attitude reste inefficace, il ressent du mépris pour l’autre ou pour lui (il perd la face)

Ce comportement a besoin d’être extériorisé, si ce n’est le cas, les dégâts seront silencieux mais réels au niveau de sa santé. Dans le cas extrême le coup de sang ou la crise cardiaque.

·      Souvent, l’agressif aimantera un comportement agressif, et trouvera encore plus agressif devant lui. On le remarque dans les groupes, voire dans les cas extrêmes d’une manière endémique, dans des lieux spécifiques - quartiers, régions ...

·      Ce comportement est semblable à l’absorption de l’alcool, il donne une victoire momentanée, un coup de fouet, un bon coup au cœur mais malheureusement éphémère. Cette impression de victoire est tellement euphorisante, qu’elle demande à être renouvelée et finit par agir comme une drogue, jusqu’au moment où l’individu perd tout contact avec la réalité en devenant un agressif chronique.

·      Au fil des jours, son entourage le fuit, arrive l’isolation psychologique d’abord puis concrète alors il retourne cette agressivité contre lui même.

·      Perception d’être mal aimé, de n’avoir aucune estime de la part de son entourage.

 

Néanmoins avoir un comportement « contre » est parfois positif :

Il est préférable

·      d’avoir devant soi, un caractère plutôt qu’un béni oui-oui.

·      devant certaines circonstances, il est préférable d’opposer un « non » efficace et positif et montrer que l’on ne veut pas se laisser faire.

·      d’éliminer des obstacles nécessaires et légitimes qui sont une source d’ennuis ou de limitation réelle et inutile à notre propre progression.

 

4 La manipulation.

Le manipulateur « joue » habile et machiavélique. Il ne craint pas de tenir des discours différents selon les interlocuteurs.

·      Il aime parler par sous-entendus ; il ne dit jamais oui ou  non formellement, il met toujours une réserve, parle avec beaucoup de non dit.

·      Il se présente souvent comme un opportuniste

·      Il informe et désinforme, ne joue sur des demi vérités

·      Il joue contre les autres, divise pour régner

 

La personne qui manipule prend souvent des airs ambigus. Elle joue un rôle. On ne peut jamais rien dire si elle est sincère ou non. Elle commence fréquemment ses phrases par :

·      « franchement..... »

·      « ne tournons pas autour du pot.... »

·      « on pourrait peut-être.... »

·      avec un grand luxe de détails

 

La manipulation reste relativement efficace quand les différences de pouvoir et de capacité d’influence entre interlocuteurs sont très grandes. Mais alors pourquoi utiliser la manipulation lorsque la personne a déjà le pouvoir d’imposer sa volonté ?

 

Les risques de la manipulation sont :

·      la passivité. Les manipulateurs sont entourés peu à peu de personnes qui manquent d’initiative et de sens des responsabilités.

·      La rébellion et la revanche. Après s’être fait « avoir », la personne développe du ressentiment et devient agressive contre le manipulateur, mais aussi les autres en général.

·      la méfiance. La confiance est rompue et tous les comportements du manipulateur seront désormais soupçonnés d’être des manipulations (surtout lorsqu’il est sincère)

 

 

Repost 0
louis.peyé.over-blog.com - dans psychologie
commenter cet article
20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 00:12

1° LES PIEGES DE LA DECISION

Prenons un exemple concret où nous sommes concernés directement dans la décision ou pas :

-   Sur la plage imaginons qu’un voleur s'approprier un objet appartenant à notre voisin, on déplore le fait mais on n’intervient pas.

-   Si au restaurant une personne inconnue, nous demande de veiller à ses affaires pendant qu'elle va aux toilettes, alors là oui nous allons réagir si un voleur veut s'approprier les affaires de l'inconnu.

Attention, nous avons, par habitude, tendance à nous baser sur une consistance comportementale et nous venons de nous apercevoir que cette consistance comportementale peut être modifiée par un fait extérieur.

Ce fait extérieur qui nous fait agir s'appelle l'engagement. Nous sommes engagés à faire…

Pour être engagé à, il suffit d'avoir dit "oui"  à une demande incidemment extorquée :

" Voudriez-vous jeter un coup d'œil sur ma valise s'il-vous-plaît ?"

L'homme, animal social, ne peut que répondre oui.

Ce « oui » nous engage à une soumission librement consentie vis-à-vis de l'autre.

Autre exemple, employé par les hommes du monde :

En occident, il est coutume de se saluer en se donnant une poignée de main. Lorsque l’on ne se connaît pas, lors d'une première visite, en prospection, l'autre ne va pas forcement tendre la main, même si nous avançons vers lui avec le sourire. Alors ....

-    avançons avec, dans la main droite un dossier, face à notre interlocuteur et à distance "sociale" changeons le document de main. (La distance sociale est environ la longueur de bras allongée de chacun, soit environ 1m50 à 2m)

Immanquablement, notre vis-à-vis tendra sa main droite répondant à notre sollicitation.

Implicitement il s'engage à.... une soumission librement consentie, même si ce geste se fait au niveau de l’inconscience : nous avons obtenu le premier "oui".

Pourquoi cette attitude ?

Les gens ont tendance à adhérer à ce qui leur parait être leurs décisions et donc à se comporter en conformité avec elles.

2° L'EFFET DE GEL

Essayons de changer l'attitude d'un groupe sur une habitude de faire :

a) par des réunions, des conférences.

b) par des meetings, un travail de groupe.

Les résultats seront plus probants dans le 2° cas parce que les individus, dans le groupe, ont été amenés à prendre la décision d'agir ainsi.

·   Dans des meetings, les gens sont souvent des sympathisants de l’orateur et celui-ci a disposé ici ou là, dispersés au sein du groupe, des collaborateurs qui vont applaudir à des moments choisis afin de renforcer l’adhésion des participants : chaque applaudissement correspond à un renforcement. Pensons aux émissions TV soi-disant en direct : des panneaux « Applaudissez » apparaissent pour le public à des moments stratégiques mais sont non filmés et donc non visibles pour le téléspectateur.

·   C'est ce que l'on appelle l'effet de gel, parce qu'il y a une idée d'adhérence à la décision: groupe, association, Parti Politique, Obédience maçonnique, groupe religieux, etc...

Et surtout lors de ventes organisées à domicile du type Tupperware, cette méthode est très redoutable. Tous les participants sont ouverts à la présentation des articles et chacun d’entre eux va renforcer l’envie d’acheter en jouant à celui qui achètera le plus.

3° UN CAS DE MANAGEMENT ABSURDE

Imaginons étudier un dossier en vue d'affecter un financement sur un projet :

Je veux étudier sa faisabilité, sa viabilité.

Je demande à une 1ère équipe d’étudier ce dossier. Elle me donne ses conclusions qui s’avèrent plus tard inconformes aux attentes initiales.

Je décharge cette équipe A du dossier pour le confier à une équipe B. Le responsable de l’équipe A explique et motive ses choix et décisions à l’équipe B. Les décisions de l’équipe B seront alors orientées. L’étude du dossier ne sera que légèrement modifiée pour arriver à une conclusion qui débouchera sur un résultat finalement similaire.

Il faut donc confier le dossier à une équipe C qui n’aura connaissance que du cahier des charges. C’est-à-dire qu’il ne connaitra pas les conclusions des équipes précédentes. Les conclusions de cette équipe C ne seront donc pas entachées de la subjectivité de l’équipe B. Les solutions qu’elle proposera seront  originales et théoriquement plus conformes pour atteindre les résultats escomptés.

C'est pour cela qu'en marketing, les dossiers sont contrôlés par différentes équipes. C’est pour cette même raison qu'il est important pour un responsable de déléguer, afin d'avoir un œil neuf et objectif sur un dossier. A lui ensuite de prendre la décision qui lui parait la plus optimum. J’avais coutume de dire à un membre de mon équipe qui contestait une décision de rechercher trois autres solutions. Puis nous en parlions et ensuite nous prenions la bonne décision. Parfois, la sienne, parfois nous revenions à la mienne.

4° SACHONS DIRE NON A TEMPS

Etudions l'escalade d'engagement

a) Imaginons, que par erreur, nous ayons versé 1000 € pour un week-end à Naples, à Pâques et aussi 500 € pour Djerba pour le même jour. Impossible de se faire rembourser. Entre temps, nous apprenons que tous nos amis vont se retrouver à Djerba.

Que constatons-nous:

-   que de toute façon nous avons dépensé 1500€, que nous allions à Naples ou Djerba, et de ce fait, nous devons choisir le projet qui nous apportera le plus de plaisir ? Il apparaît que l'individu reste sur une stratégie où sur une ligne de conduite dans laquelle il a le plus investi en argent, en temps, en énergie. Et ceci au détriment d'autres stratégies ou lignes de conduites plus avantageuses.

b) Imaginons que nous ayons un crédit de 1000 € pour jouer au Casino pour gagner le jack pot à raison de 10 € le jeton

- question : quand allons-nous nous arrêter ?

- constat : plus nous jouons, plus nous sommes appelés à jouer, persuadés que le prochain coup sera le bon.

c) Autre exemple d’engrenage : les collections distribuées au compte-goutte et en désordre telles que des maquettes  à construire soi-même que l’on achète une fois par semaine. Si l’on commence à acheter les 1ers numéros on est implicitement amené à acheter régulièrement tous les numéros de la collection sous peine de perdre l’argent déjà investi. Le prix des 1ers numéros est très attractif puis l’engrenage mis en route on se sent dans l’obligation d’aller jusqu’au terme des numéros publiés.

En prospection, un commercial commence par faire en sorte que le prospect lui tende la main (comme nous l’avons vu plus haut). Il va ensuite lui poser des questions d’ordre général afin d’obtenir un premier OUI puis, petit à petit, obtenir une succession de OUI qui est, en fait, une escalade d'engagement.

En prenant une première décision d'engagement, nous entrons dans le piège abscons qui nous pousse à poursuivre. Plus l'escalade dure, plus il sera difficile d'arrêter. Un commercial vous dira toujours que c’est la 1ère ligne de commande qui est la plus difficile à obtenir. « Une fois le robinet ouvert il n’y a plus qu’à laisser couler. »

d) Imaginons que vous souhaitez faire un investissement – voiture, gros meuble, immeuble (appartement ou villa) – vous entrez dans le bureau de vente approprié : vous avez déjà en tête fait le pré-choix de votre futur investissement. Très rapidement, un commercial va vous inviter à vous asseoir afin « de mieux vous conseiller » sur votre décision d’achat potentiel. Ce geste ne vous engage, à priori, à rien. Vous êtes là pour vous renseigner d’abord et peut-être (?) acheter. Or, si l’achat n’est pas décidé présentement, vous êtes dans le même cas du vendeur qui aborde son prospect en changeant son document de la main droite vers la main gauche : en vous asseyant, vous reconnaissez implicitement que l’Autre – le commercial – a l’ascendant sur vous.

Et là…. commence l’escalade d’engagement. Il vous sera beaucoup plus difficile de vous extraire de votre chaise. Vous n’êtes plus debout pour changer d’attitude et partir, si à ce moment là, vous souhaitez vous replier ou changer d’avis.

Pour ne pas tomber dans un piège abscons, il faut absolument décider, DÉS le départ, le seuil à ne pas dépasser : heure limite, coût maxi, les éléments qui pour vous sont essentiels, etc. Ce seuil doit être pour vous, la ligne blanche à ne pas déborder impérativement sous peine de rupture de négociation. Jusqu’où ne pas aller trop loin ? Il primordial de connaître sa ligne de rupture. Ne pas oubliez non plus que si l’on accepte de gagner, on accepte aussi de perdre de temps à autre.

Je ne cherche jamais à vaincre mon adversaire, mais à saper sa confiance. Un esprit envahi par le doute ne peut se concentrer sur le meilleur moyen de gagner. Deux hommes sont égaux tant qu'ils ont la même confiance en eux-mêmes. Amiral Yamamoto.

Le négociateur recherche votre signature sur l’acte d’achat et vous, vous recherchez l’objet de votre choix et ce dans les meilleures conditions. Soit, vous partez gagnant – gagnant, soit vous partez gagnant pour le négociateur et perdant pour vous si vous n’avez pas obtenu ce qui vous parait, à vous, essentiel.

Reprenons le scénario gagnant pour lui et perdant pour vous ;

Vous êtes assis, le vendeur a déjà obtenu un certain nombre de oui qui correspondent à votre désir. Peut-être a-t-il aussi répondu à des objections. MAIS voilà : bien que cet objet du désir soit, dans l’idéal, celui que l’on vous présente, il ne correspond pourtant pas exactement à celui qui est acceptable par vous à ce moment précis, pour les critères essentiels – prix supérieur à celui prévu, forme, confort, orientation etc, etc... attention à votre ligne blanche. Vous doutez de l’opportunité de passer à l’acte d’achat ; il vous faut pourtant trouver le courage de vous lever pour dire non sans PERDRE LA FACE, même si vous ne savez pas exprimer votre refus ou exprimer vos réticences.

Vous vous trouvez alors face  à deux éléments, alors que le négociateur poursuit sa démarche de signature finale :

1° Le négociateur vous a déjà répondu à des objections… pourtant il y a « le grain de sable », le détail, apparemment anodin, qui parasite l’idée de votre choix (clochette d’alarme inconsciente et difficile à cerner). Vous souhaitez donc mettre un terme à la négociation sans paraître ridicule. Vous êtes toujours assis à ce moment-là alors…

2° comment pouvoir se lever pour couper cours à cette négociation sans paraître impoli bien qu’exprimant un refus d’achat. Il faut trouver une raison acceptable justifiant ce refus.

Vous venez de perdre confiance en vous car vous n’êtes plus concentré sur l’essentiel de votre choix, il y a un nouveau parasite : se lever. Le fait de se lever vient en contradiction avec votre première acceptation de l’ascendance du négociateur : vous lui avez obéi et de ce fait, inconsciemment, vous le considérez comme un supérieur. Or le supérieur est semblable à l’archétype du père contre qui il est interdit de se rebeller. Souvent, dans ces cas là, nous trouvons des excuses à  notre abandon afin de ne pas perdre la face, surtout face à nous-même ! Ou alors, tout aussi grave, nous développons un complexe de culpabilité et essayons de vivre avec….

Le vendeur a gagné sa commission à votre détriment.

5°CONDITIONS DE LA REUSSITE DU PIEGE ABSCONS

1° l'individu décide de s'engager dans un processus de dépense (en argent, temps, énergie...) pour atteindre un but donné.

2° que l'individu en soit conscient ou pas, l'atteinte du but n'est pas certaine. La réussite est toujours probable, jamais certaine.

3° la situation est telle que l'individu peut avoir l'impression que chaque dépense le rapproche davantage de son but, sans pour autant l’atteindre.

4° le processus se poursuit sauf si l'individu décide de l'interrompre.

Quelques exemples

J’ai une voiture d’occasion et, bien entendu, son grand âge m’oblige à des réparations de plus en plus nombreuses. Soit, mais cette situation est néanmoins moins contraignante que l’achat d’une voiture neuve. Quand ferais-je le calcul du prix de revient des réparations comparé au prix de la voiture neuve achetée même  à crédit ?

- celui qui entreprend une analyse psychologique : celle-ci ne s’arrête que lorsque le patient le désire. Mais le désire-t-il ?  Pourquoi ne pas poursuivre puisqu’à chaque retour de séance s’il découvre une satisfaction. L’addiction n’est pas loin.

- celui qui, poussé par son orgueil, "moi quand j'entreprends quelque chose, je vais jusqu'au bout", et de ce fait, poursuit jusqu’au « mur » qui l’arrête brutalement.

- celui qui dit «j'ai trop investi pour abandonner » et qui se retrouve à gérer une faillite…prévisible.

- celui qui poursuit sa participation dans une association, un mariage… stériles au delà du raisonnable.

Il est important  d'être rationnel

                            de se remettre en cause

                            de se donner un laps de temps

                            de se fixer des limites

dans toutes décisions.

Si l’on reconnaît son erreur, si ayant étudié tous les aspects de la situation, on prend une décision déterminante, si pénible soit-elle, elle sera de moindre coût que la poursuite dans l’erreur. Toute erreur est d’ailleurs formatrice et donc bénéfique à terme. Il faut avoir le courage de savoir renoncer pour mieux rebondir plus tard.

Pourquoi ?

Tout simplement parce que lorsque l'individu a pris une décision il met en œuvre son implication, il y a adhérence, il y a auto-justification et il peut expliquer le caractère rationnel de sa prise de décision.

Effectivement l'individu est piégé par sa décision initiale.

-d'où l'importance d'influer sur cette première décision et au négociateur de maîtriser son déroulement

- chacun peut et doit être individuellement responsable de sa décision propre : «j'arrête ou poursuis mon action »… au jeu, à ma participation dans cette association, dans ce mariage, par exemple.

Or remettre en question notre premier engagement a un coût psychologique et parfois aussi financier et organisationnel. C’est souvent trop lourd à porter, pense-t-on. Or il est parfois plus profitable de perdre un bras que de perdre le corps. Tous ceux qui ont souffert de la gangrène vous le diront.

Nous approchons de ce qu'il faut bien admettre comme une manipulation. Que celle-ci soit le fait d’une tierce personne, d’un événement ou d’un manque de clairvoyance et/ou de courage de notre part. Une première décision en entraîne une suivante, et ainsi de suite. Qu’elle soit traduite par des actes, d'une manière implicite ou explicite est un engrenage dont l’origine est une manipulation.

Imaginons par exemple qu'on vous extorque un renseignement (avez-vous l'heure s’il vous plait ?) afin de vous détourner de votre inaction pour vous mettre en condition d'accepter de payer un café par exemple, si le bus n’arrive que d’ici une bonne demi-heure. C'est exactement ce que nous allons faire avec notre client : nous allons lui demander des renseignements sur son entreprise (par une enquête par exemple) afin de lui extorquer une commande.

Maintenant vous direz oui ou non en toute connaissance de cause.

 

Repost 0
louis.peyé.over-blog.com - dans psychologie
commenter cet article
5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 14:40

Le devenir de l’Homme.

Qui suis-je ? où vais-je ? (1)

 

Pour répondre à ces questions il nécessaire de remonter à la source de notre naissance. Car avant de naître, il y a eu la procréation, la méiose qui est l’apport des 50% du patrimoine génétique et psychologique de chaque parent. A partir du zygote (cellule-œuf) issu de la fécondation, de nombreuses mitoses vont former un embryon qui deviendra le fœtus. Après la naissance l'enfant passe par un stade jeune et ce n'est qu'après la puberté et pendant sa vie adulte qu'il y aura maturation de ses gonades (glandes sexuelles) qui produiront des gamètes (cellules reproductrices: spermatozoïdes ou ovocytes). Les gamètes transmettent le matériel génétique (chromosomes) d'une génération à la suivante : ce matériel peut être étudié en réalisant un caryotype. Celui-ci est constitué de l’ADN et l’ARN.

Il est important de savoir que l’ADN ne renferme pas uniquement notre bagage physique comme notre couleur de cheveux ou des yeux, notre amour pour les maths ou la philo, ou l’explication de notre QI qui nous vient du…. Ou de….. Anne Ancelin Schützenberger professeur à l’Université de Nice nous explique aussi que la mémoire de l’ADN renferme les petits - ou vilains - secrets de nos aïeux. Aïe, Aïe, Aïe !

Et nous voilà à  notre naissance avec notre inné.

Pour mieux comprendre, il nous faut admettre que l’individualité englobe, entre autre :

·       un subconscient biologique,

·       un subconscient culturel.

·       un subconscient individuel.

Ils se manifestent par l’intermédiaire du monde des rêves, les comportements, les symboles personnels et/ou universels, les Archétypes. Tout cela va exprimer notre personnalité.

 

Essayons d’y voir plus claire en prenant des exemples.

 

Notre héritage biologique, nos troubles chromosomiques sont des critères qui  agissent sans que nous en ayons conscience. Le subconscient biologique agira sur la personnalité par la nourriture ingérée. Les individus carnivores ont une optique de la vie différente des végétariens. Les esquimaux développent des résistances à des maladies dues au froid comme les peuples d’Afrique ont développé une pigmentation de la peau pour contrer les effets du soleil. Tous ces éléments - nourriture, sol, latitude de l’habitat influeront considérablement sur les coutumes et styles de vie d’un individu par rapport à un  autre qui vit dans un autre coin du monde.

 

On est sûr que les blessures physiques ou psychologiques laissent dans notre mémoire un traumatisme qui s’inscrit dans notre chair ou notre psyché : il faut certainement d’autres méthodes, en complément,  que la verbalisation du choc pour retrouver la santé psychologique. Cet ébranlement transparaît à chaque souvenir du traumatisme, c’est normal, cela peut être un signe de guérison. Souvent aussi, ce souvenir inconscient provoque chez l’individu un phénomène d’évitement lié à cette cause qui remonte parfois à l’enfance, ou choc subi.

 

On peut fouiller plus fondamentalement encore avec le « Thanatos » ou instinct de mort et l’« Eros » ou instinct de vie qui nous vient de notre héritage animal. Nous avons conservé, d’ailleurs, beaucoup de comportements similaires aux mammifères. Depuis notre apparition sur terre, nos cellules se sont transformées selon le hasard et les circonstances qui en végétaux, qui en animaux, s’adaptant et se spécialisant particulièrement bien au milieu dans lequel ils vivent. Seul l’homme a pris le parti de ne pas se spécialiser. Alors qu’à cause de la modification du milieu ambiant des animaux disparaissent, seul l’homme renforce sa population. Il est le seul animal à courir, escalader, nager, même sous l’eau. (de l’autre coté du Miroir de K. Lorenz) . Et il a, depuis, appris à voler grâce à l’invention de l’avion.

 

Depuis Jung, nous savons que chaque individu baigne dans un inconscient collectif.

 

Les instincts, bien qu’identiques chez tous les Hommes, se manifestent différemment selon l’« Ethos » qui prend racine dans le subconscient culturel auquel nous appartenons : nos langage, comportement, habillement nous différencient selon le groupe social d’appartenance. Au nord de la Méditerranée, les habitants appuient leur savoir sur l’écrit alors qu’au sud, le savoir se perpétue par l’oral : deux modes de fonctionnement qui ont du mal à se tolérer et à se « parler ».

 

Ainsi l’homme sexualise son environnement. Par exemple le monde germanique inverse les valeurs sexuelles par rapport à la vision de la culture française : la soleil, le lune, le forêt, le mort etc. Nous percevons mieux le monde romantique allemand qui se manifeste superbement au travers de la « chevauchée des Walkyries ».

 

George Durand donnera une approche structuraliste basée sur une classification tripartite commune à tous les Hommes :

·       le réflexe de la verticalisation (enfer-ciel, rituels d’élévation, les hiérarchies) un des symboles majeurs est le phallus, représenté par le glaive, le sceptre et l’épée figurant, elle, le symbole de la pensée active,  de la création « Verbe – Lumière - son ».

·       le réflexe digestif lié à la transformation, à l’élimination (contenant - contenu, la crypte, l’athanor) représenté par le symbole de la coupe. On pourra voir ici la symbolisation de la femme. Ces deux éléments sont dissemblables. Toutefois le premier ne saurait être considéré comme supérieur au second. Tous deux sont nécessaires et complémentaires pour la manifestation du troisième réflexe, à savoir :

·       le réflexe cyclique (les saisons, la rythmique, la sexualité) symbole d’action représenté par la roue.

Le symbole de la roue est particulièrement fort. Nous pouvons lui donner deux interprétations :

a) Généralement on pense à deux schèmes, ceux-ci ont la même explication : le chiffre 13 qui correspond dans l’un

 

a1) les 12 mois de l’année - représentés par les douze signes du zodiaque. La terre parcourt sa circonvolution autour du soleil (le 13°). Au cours de sa ronde la terre manifeste les saisons en fonction de sa position.

dans l’autre

a2) aux apôtres Le 13° est le Christ qui se substitue au Soleil symbolisant la « vie ». Chaque apôtre manifestant la philosophie de celui-ci.

 

b) La roue est une circonférence qui manifeste l’action du moyeu - le Centre.

Il est intéressant de visualiser une manifestation sur un point du cercle. Elle va suivre le mouvement circulaire du centre. La position du point subit l’action du centre : ascension - chute ; progression - décadence. Nous pouvons ainsi comprendre la vie, la mort d’un produit, d’une idée, d’une civilisation.

Si nous considérons que notre place est au centre, notre rayonnement exprime des manifestations. Nous sommes nous même, créatif, actif, identique, et avons une attitude linéaire et stable. « Nous sommes dans l’ETRE ».

Si nous nous plaçons sur le plan de la manifestation - sur la circonférence nous sommes le jouet de forces, en nous inconscientes, que nous subissons. Nous manifestons la loi d’ascension et de chute alternativement. « Nous sommes dans l’avidité et dans la course au paraître encore et dans l’avoir toujours plus »

 

Il appartient à chacun de se déterminer : manifester la circonférence en « courant » après l’avoir, le paraître ou manifester le centre, manifestant ce que l’homme est, lorsqu’il a vu son « V.I.T.R.I.O.L. ».

 

Enfin, celui que nous connaissons le mieux depuis Freud, l’inconscient individuel qui prend sa source dans notre habitus primaire (Mère - Père). C’est Konrad Lorenz qui a décrypté le phénomène de l’« empreinte » auquel tout humain est sensible. Cette première rencontre avec.....l’Autre, ...les objets...., les événements..., s’ils sont chargés d’émotion vont avoir, la vie durant, un retentissement qui peut, à un moment donné, susciter des réactions irrationnelles, du moins incompréhensibles si l’on n’en connaît pas la raison.

 

J’ai évoqué ci-dessus l’importance de la méiose. Sur le plan psychologique, pour l’enfant, ses parents sont et ont le pouvoir de Dieu et ainsi, dans l’inconscient, se formeraient l’archétype de Dieu le Père et de notre Mère Gaïa, qui le suivront partout. Ce faisant, il verra la représentation externe d’un symbole avant de le découvrir en lui. C’est grâce à cette particularité, entre autres, que la résilience est possible d’ailleurs. Généralement ses parents, pour des raisons d’ignorances, le maintiendront dans l’erreur, comme eux l’ont été, depuis la nuit des temps. Chaque parent apportera une note particulière selon la culture dans laquelle il baigne.

 

On comprend peut-être mieux que l’empreinte liée au langage fixe un lien symbolique avec la réalité qui détermine un « étiquetage » culturel (Habitus primaire et l’Ethos). Ce codage est à l’origine d’une logique comportementale qui est une logique d’émotion. Celle-ci assure sa cohérence et sa prévisibilité que l’on retrouvera sous différentes formes chez l’individu.

 

Nous pouvons dire que l’Archétype de référence culturelle inconscient lié à une forte charge émotionnelle explique sa puissance affective autonome, responsable de perceptions et réactions irrationnelles. L’énergie engrangée qui sera réactualisée et libérée à chaque rencontre avec un stimulus symbole semblable déclenchera une réponse culturelle adaptée à sa logique.

 

L’enfant sera impressionné par ces divers « agrégats –subconscient- », qui une fois adulte, s’en servira comme mode d’expression.

 

Mais comme le souligne heureusement Ruffié «l’être humain demeure étonnamment éducable sa vie durant ». Pour le comprendre, nous allons retrouver deux voies qui l’ont impressionné en écoutant ce qu’il dit (par l’écoute active) et découvrir l’empreinte émotionnelle pour saisir leur impact.

 

Heureusement, en Europe ou dans le monde Occidental du moins, les symboles ou signifiants sont communs à quelques nuances près. Ce qui facilite la communication mais n’interdit pas les nuances. Ce sont celles-ci qu’il nous appartient de comprendre au risque de situations cocasses ou dramatiques.

 

Il parait important de ne pas perdre de vue, à notre avis, que la communication commence à l’intérieur de nous-mêmes. Nous avons 7 formes d’intelligence. A l’école, nous n’en travaillons que 4. Parmi les oubliées, se trouve l’intelligence intra personnelle avec laquelle nous nous parlons comme à un ami ou à un ennemi. Nous ne pouvons exprimer que ce que nous sommes. Emerson disait « ce que tu es crie plus fort que ce que tu dis » Cette expression sera un mélange des trois niveaux de notre individualité subconsciente qui se traduiront sur le plan hiérarchique comportemental par :

·       l’inconscient biologique, siège des instincts, donnera naissance aux besoins

·       l’inconscient culturel, siège des modèles et autres schèmes, donnera naissance à l’intensité de la force du vouloir

·       l’inconscient individuel, siège des complexes, donnera naissance aux désirs.

Le sens de progression allant des besoins physiologiques à satisfaire aux désirs provoqués. C’est le domaine de l’inconscient. La censure (le « sur moi » de Freud) refoule les désirs dans l’inconscient des individus. Les souvenirs de la vie parfois s’interpénètrent, se mélangent, à ce niveau. A-t-on le souvenir d’un rêve ? Est-ce un rêve, ou le souvenir d’une réalité vécue ? Parfois la ligne de séparation est floue ou difficilement définissable.

 

C’est le monde de la préconscience, puis, toujours en s’élevant, nous arrivons dans le monde de la conscience.

 

Après le stade de la conscience nous allons entrer dans l’imaginaire : c’est le monde des projets dont l’on n’ose pas accoucher à cause des résistances (les interdits acquis, des inhibitions depuis notre enfance par exemple ou les évitements anxiogènes.)

 

B) A partir de la conscience, plus ou moins vive – de l’imaginaire -, l’individu projette des schémas comportementaux en vue d’une concrétisation :

·       l’imaginaire individuel projette l’image du « Moi »

·       l’imaginaire culturel projette les symboles, le langage, les modèles ou les schèmes.

·       l’imaginaire biologique projette les images d’archétypes de nature biologique qui sont particulièrement représentées par la sexualité entre autres.

A ce stade, nous pouvons dire que le langage exprimé ou le non-dit, comme la gestuelle, imprime l’inconscient et qu’il s’exprime ensuite selon ce processus : imaginaire, langage, action puis résultat et conséquence.

 

Nous sommes sans cesse en train de communiquer : par nos paroles, notre regard, notre tenue vestimentaire, nos comportements et attitudes, nos gestes et par bien autre chose. La rétroaction, si nous sommes attentifs, permet de jauger de notre impact sur l’autre.

 

Il apparaît que nous sommes la somme de l’inné qui nous vient de nos parents, d’une somme d’acquis par notre expérience personnelle et aussi d’une somme de réactions  conscientes ou pas au présent de notre vie à chaque instant. Notre perception du présent est modifiée par ces diverses « lunettes », qui sont nos forces d’habitudes à penser comme…, à agir comme…, sans avoir une seule seconde, à l’esprit, que nous sommes les premiers responsables de nos pensées, de nos agissements et de leurs conséquences. Combien de fois, nous agissons en toute bonne foi, oubliant, tout bêtement par habitude, et donc par manque de vigilance, un critère important dans notre analyse qui fera basculer un prévisible succès en échec retentissant ? La vie est constamment en mouvement, jamais identique, tout se renouvelle, tout change. La loi de la vie est loi de renouvellement, de créativité pure, de changement. Un bloc de pierre subit les modifications de température, de pression du milieu ambiant, rien ne résiste à celui-ci comme le démontre par exemple la rose des sables. Ce qui est vrai pour la matière l’est d’autant plus pour la végétation, l’animal et pour l’homme. Cependant si l’animal possède infiniment plus de liberté que les plantes, pour l’homme nous devons diriger notre regard vers un autre domaine, encore plus vaste. Un animal est conditionné par son héritage biologique. L’évolution chez l’homme est plus psychique que physique. C’est dans le domaine de l’esprit que l’homme ira vers plus d’autonomie et plus de liberté.  Si le règne de la force de l’habitude semble étendre sa puissance dans le domaine de la matière, tout autant que notre psychique, il  est pourtant possible à l’homme, d’échapper à son emprise. Nous savons médicalement que nos cellules naissent et meurent donc se renouvellent sans cesse. Pour preuve, je suis fumeur, et suis addicté, mes cellules sont celles d’un fumeur. J’arrête de fumer, tout le corps médical, vous dira qu’au bout d’un certain temps, vos cellules sont celles d’une personne saine. Le fait d’arrêter de fumer provient du psychisme et non du physique. C’est dire que l’esprit a le dessus sur la matière. En a-t-on conscience ?

 

Tout thérapeute vous confirmera du caractère soudain de la délivrance de forces d’habitudes. Cela s’appelle la catharsis. Nous voyons bien qu’ici et très, voire trop, souvent notre histoire d’homme est une lutte au cours de laquelle s’affrontent deux tendances : l’inertie des forces d’habitude et le dynamisme de la force de vie. D’où l’intérêt de nous remettre en question, de conscientiser nos peurs, nos désirs, ce que nous sommes réellement, de répondre à ces questions, d’où je viens, qui suis-je, où vais-je et pourquoi.

 

Il ne faut pas que les forces d’habitude polluent notre mental. Prenons l’exemple du biologiste Baker de l’Université de Londres. Si nous plongeons des cellules d’un tissu vivant dans une solution colorante, les tissus vivants résistent à la pénétration. Dès qu’une action électrique violente entraine la mort du tissu vivant, la solution colorée pénètre immédiatement dans les tissus. Par analogie, si nous voulons que la Vie s’exprime dans le domaine de la pensée, nous devons nous affranchir des contraintes psychologiques du milieu ambiant anxiogène ou dans lequel on se sent être agressé. Il y a nous et il y a l’environnement – et par environnement j’entends l’univers politique, religieux, économique, votre voisinage, notre parentèle, etc.,  dans lequel nous sommes. Ce sont deux choses bien différentes. Ce que veut l’environnement n’est pas forcément ce que nous voulons pour nous. Un mental réellement vivant ne se laisse pas envahir par les colorants mentaux qui l’entourent.

 

Les expressions de ces courants d’habitudes sont multiples et en constante évolution : ce sont mon église qui me fait croire que…, le marketing économique qui me fait croire que…, la vision de sa Respectable Loge et de l’Obédience à laquelle l’individu est affilié lorsqu’elle est mal dirigée, de son parti politique, etc. Les habitudes mentales, telles que les dogmes, systématisations de la pensée, les pensées uniques en usage ici ou là, les croyances, idées fixes, distorsions cognitives, etc., jouent le rôle de colorants mentaux dont il est indispensable que le psychisme s’affranchisse s’il veut être disponible et choisir en conscience ce qui est bon pour lui et pour les autres.

 

Maintenant, à la lumière de ce qui précède, nous allons résumer les particularités des trois phases de l’évolution psychologique de l’homme. La 1ère est la période de l’enfance où le « moi » se forme, la deuxième est la période où le moi, s’étant constitué, se développe jusqu’à son complet épanouissement que l’on peut identifier à l’adolescence et enfin la troisième où le moi cède la place devant l’individu parvenu à maturité. (Période où justement l’individu brise son moi comme nous le verrons afin qu’il accède à ce qu’il est.) Pour mieux préciser ma pensée, chacun a été parent ou a été entouré d’enfants pour comprendre.

 

Lors de la première période, c’est la naissance du « moi ». L’enfant, de quelques jours, ne fait pas encore la distinction entre lui et sa mère. Au bout de quelques semaines, pourtant sa personnalité s’ébauche et va se renforcer au fil des mois, des années. Les 36 premiers mois sont primordiaux disent les psychologues. Le petit de l’homme imite, copie, il ne pense pas encore par lui-même. C’est là que les « colorants mentaux du milieu ambiant : préjugés, croyances ou systématisation de pensées rigides » sont les plus absorbés puisque l’enfant n’est pas capable de savoir ce que son environnement lui donne, lui apprend et prend sans savoir si c’est bon ou mauvais pour lui. Pour lui, papa – maman sont les archétypes du dieu vivant qui veulent son bien. Inconsciemment, il sait qu’il leur doit la vie, sa nourriture, son existence et son devenir. A ce moment tout ce qui provient de ses parents est un acte d’amour qu’il n’est pas prêt à remettre en cause. Penser que ses parents peuvent être anxiogènes est un non-sens. Dés que le parent délègue son autorité à l’école, la garderie, au voisin, tel le mouton de Panurge, l’enfant suit. Il subit l’enseignement culturel ambiant, aucune liberté, aucune initiative ne lui est accordée, il doit adhérer aveuglement aux opinions prédominantes du moment et du lieu où il se trouve. Si cet environnement est ouvert, initiatique, ce manque de liberté apparent lui permet de structurer ses apprentissages comme l’acquisition de la grammaire permet par la suite à l’écrivain de manifester sa liberté d’écrire. Où se trouve la limite entre une structuration de la personnalité et une déviance psychologique dont la puissance oblitère le jugement individuel de l’enfant ou de l’apprenant ou en Maçonnerie l’Apprenti ?

 

Que se passe-t-il dans un Atelier ? La similitude est grande.

 

Pendant les premières années de la vie, l’adulte s’installe dans le mariage, « fait son trou » dans la société économique puis, parfois, il se dit qu’il lui manque quelque chose ? Quoi ? Il se bat dans le monde matériel avec plus ou moins de bonheur et, un déclic, un manque se précise au niveau de la psyché. Il prend conscience que le spirituel est présent dans sa vie mais non suffisamment mis en valeur et qu’il faut en tenir compte. Certains entrent dans les Ordres, d’autres vont livrer batailles dans un Parti Politique, enfin quelques-uns frappent à la porte du Temple. C’est un nouveau départ, une remise en question : l’initiation n’est pas anodine, elle marque à jamais l’individu : il y a une manière de pensée différente de celle dont il a l’habitude. C’est un choc émotionnel certain.

 

1° Comme pour l’enfant, c’est la naissance du « moi ».

 

La personnalité maçonnique s’ébauche. Cependant la force d’habitude qui est sienne exerce son emprise toute puissante. L’Apprenti se trémousse sur sa chaise au septentrion. Il doit se taire. Il écoute, observe et petit à petit son comportement se modifie. L’Apprenti imite, copie mais ne pense pas encore par lui-même. Que connaît-il de la spiritualité maçonnique ? du symbolisme opératif ? S’il a la volonté de poursuivre, il  n’a aucun savoir et le pouvoir est détenu par le Vénérable Maître sis à l’Orient. Il n’est pas encore « Maçon », même s’il a droit au titre de Frère. Il cogite sur les Planches des Orateurs, sur les observations des Frères lorsque la Parole circule…. L’apprenti comme l’enfant peut subir l’envahissement des colorants mentaux du milieu ambiant (surtout si la Respectable Loge dans laquelle il se trouve, les Frères sont restés, malgré leur déguisement, des profanes. Qui, au lieu de rechercher la Vérité, comme ils disent, se servent de leur Tablier pour rechercher ici ou là un devenir compensatoire à leur triste vie. Malheureusement, ce cas serait assez fréquent puisque les 0bédiences font la course à celle qui sera la plus importante en nombre afin de prévaloir d’une audience auprès du Pouvoir). C’est, alors, le « dressage » appliqué pour répondre au besoin d’appartenance à ce groupe, à cet Atelier, à ce Rite là. Aucune liberté, aucune initiative mais adhésion aveugle au Rite, à la Respectable Loge, à l’Obédience. Il n’a que le droit de se taire et écouter !

Si l’impétrant se trouve dans un Atelier d’Initiés, tout lui est permis : on lui expliquera ce qu’est une Porte, donc la raison du Rite, ce qu’il apporte à l’initié et ses devoirs envers ses Frères, ce qu’est la Fraternité, sa responsabilité dans le monde profane.

 

Sinon, il y aura désillusion ou addiction au Rite qui viendra le bercer à moins qu’il ne sacrifie au Rite comme d’un moyen pour aller ailleurs en pérorant : « Je suis Maçon (quand il ne s’affuble pas du rang de l’office qu’il sert –ou dont il se sert-)  de la Respectable Loge de…   à l’Orient de …. ». C’est la confrontation de l’individu face au groupe dans lequel il vient d’être accepté. Ce que je dénonce ici est une manifestation d’une philosophie de masse, un « Mac-Donald » prêt à l’emploi spirituel, et non ce que d’aucun pense y trouver, un endroit où l’homme va se confronter avec lui-même et comprendre d’où il vient, ce qu’il fait et où il va. L’enfumage de l’Obédience, du Rite a détourné l’individu de sa quête spirituelle. A moins qu’un incident ne lui révèle son erreur d’être aller là, dans cette Obédience, dans cet Atelier…

 

Ce n’est pas une secte, ce n’est pas une religion, l’individu adhère à un groupe où se mêlent des discours humanistes, des rites, des symboles et où la fraternité est moins réelle que dans la vie de tous les jours. En adhérant à l’Obédience, il ignore tout de son devenir, il fait un pari sur la Respectable Loge comme le joueur sur un cheval au PMU. Parfois, il gagne, parfois, s’il est sincère, il perd. Mais au moins, lui en tire une expérience.

 

2° Phase de maturité du « moi »  c’est la période de l’adolescence, celle où l’individu n’est plus un enfant et non encore un adulte.

 

Petit à petit, l’enfant va essayer ses propres mécanismes, seul, à l’abri des regards. Son attitude d’imitation tend à disparaître. Il se rebelle : l’obéissance aux impératifs mentaux, aux consignes, aux interdits et mots d’ordre lui apparait dans toute leur puérilité. Les rythmes de la répétition, de la routine relèvent graduellement ce qu’ils ont de négatif ou de superficiel à ses yeux. Les défenses de la force de l’habitude vont bientôt connaître les premières fissures. Cela peut être constructif si l’individu d’imitateur aveugle devient créateur en se servant correctement des outils – les arts libéraux modernisés - dont il a appris l’usage à bon escient. Il ne s’incline plus aveuglément devant le fait accompli des valeurs proposées ou imposées, il ose douter et commence à repenser les problèmes et toutes choses par lui-même. Il tente déjà de se soustraire à l’action des valeurs établies par les forces de l’habitude mentale. Nous sommes à la fin de l’apprentissage. Une virilité psychologique s’exprime en lui, exigeant plus d’autonomie, d’initiative, de créativité et de liberté. Celle-ci est d’abord recherchée dans la libre affirmation de sa nouvelle puissance d’autonomie. Il souhaite alors devenir le chef (de sa propre vie principalement)…, il observe et critique – pour lui - le comportement de celui qui a encore l’autorité.

Puis, connaissant le maniement de tous les outils, excellant dans son travail, un jour, ayant épuisé toutes les possibilités d’expression, il comprend qu’il est prisonnier de ses propres créations. Alors vient le moment d’aller plus loin, de découvrir autre chose. Souvent atteindre le seuil de Peter est un révélateur pour l’homme honnête. Le « moi » perçoit les limites, il tend alors vers une réalisation plus profonde… il faut qu’il se dépasse.

 

Le Compagnon va, à ce moment-là, réaliser le parcours de l’adolescent. Il connaît les outils, leur utilité, le Rite. A un moment, soit ce Compagnon va au-delà du Rite, de l’Outil et découvre que le symbole est semblable à une poupée russe, soit alors il reste dans la routine, la facilité. A nouveau il est confronté à lui-même : aller chercher autre chose qu’il n’a pas encore vu mais qui attend là d’être sorti des ténèbres, peu importe la raison ? ou alors poursuivre et faire comme les faux frères,  attendre le moment que l’ancienneté lui autorise une décoration, un grade, un Office qui lui permettra de briller ?

 

Quelle direction ce Maçon va-t-il prendre ? Autre question essentielle : l’Atelier dans lequel il se trouve apporte–t-il au Maçon l’eau désaltérante qu’il recherche ? ou apporte-t-il au Maçon le moyen de briller rapidement ? Il est semblable à la roue : va-t-il choisir d’être dans le moyeu ou paraître dans la course à la poursuite de l’avoir ascensionnel que la circonférence l’autorise d’espérer ? Aller, dépasser la hauteur du moyeu, avoir plus que d’Etre ? C’est l’heure de vérité : que vais-je faire ? aller au-delà ? ou rester dans l’étroit territoire que je connais ? L’individu s’aperçoit – en a-t-il conscience d’abord ? – que l’état de rêve dans lequel il est plongé par l’action de la force d’habitude l’emprisonne ?

 

3° Phase de dépassement du « moi ».

C’est aller au-delà du ronronnement de la vie, du fameux « boulot, métro, dodo » à longueur de semaines, de mois, d’années. C’est aller au-delà du dépassement de soi s’il en a conscience. Va-t-il avoir le courage de passer cette porte ? Que risque-t-il d’y trouver ? Il est devant l’inconnu. Se pose alors la question : qui est cet inconnu ? si ce n’est que lui-même ! Sait-il que cette découverte va l’affranchir ?

 

J’ai rarement trouvé dans le monde profane, des individus qui allaient jusqu’à ce questionnement. Souvent les gens sont des être d’habitudes dont l’objectif est d’apporter une paye à la maison, de vivre mieux que le voisin, d’avoir ceci, avoir cela et si possible de posséder ce que le voisin n’a pas. Le terme « liberté » ne signifie-il pas en France, de faire ou pouvoir faire ce qui est défendu au voisin ? Nous sommes dans le monde du marketing où l’individu est lui-même pris comme un objet d’acquisition de richesse matérielle, toujours plus, toujours plus d’autres choses, posséder le dernier cri, « J’ai ! » et toi tu n’as pas. Dans le monde profane, lorsque l’individu va au-delà du dépassement du moi, il ne le montre pas, il est discret et heureusement il existe. Il Est et cela lui suffit.

 

Dans le monde Maçonnique, nous devrions le voir en nombre. Lui le sait, n’est il pas un Cherchant ? n’a-t-il pas été dans la Chambre de Réflexion ? Ne lui a-t-on pas appris ce qu’était le VITRIOL ? Là, devant lui-même, face à lui-même ne redécouvre-t-il pas sa véritable essence ? Du moins cette réflexion lui fait pressentir ce qu’il est ? Il est dans la  position des Vierges Noires. Certains symboles comme les 4 éléments deviennent réalité, il leur donne vie. Si ce n’est le cas, il n’est qu’un piètre compagnon affublé d’un costume de Maître. L’illusion est parfaite puisque tous le reconnaissent comme tel. Maintenant l’habit fait le moine. A la différence que le Compagnon costumé en Maître ne sait ETRE et joue dans le paraître retournant dans la poursuite de l’AVOIR et le DEVENIR. Le piège s’est refermé. Ce maitre, cet officier à qui l’on a confié un poste se trouvant sur l’Etoile de David parjure l’Initiation qu’il l’a fait Maçon.

 

Le dépassement du « moi » exige une acuité de conscience ainsi qu’une qualité de vigilance et une grande humilité. Nous ne pouvons les atteindre que par une vie intense avec un don total de notre être. Il est nécessaire d’avoir une certaine maturité. N’est pas Initié qui veut, n’est pas Eveilleur – pour le grade de Maître tant revendiqué – qui veut. Ce n’est pas le port du Tablier bordé de ruban rouge et du bourgeron que le Maître  EST. Cet habit rassure le possesseur et trompe les Frères Maîtres, donne un mauvais exemple au mauvais compagnon, voire manipule les Apprentis.

 

Je vous fais partager cet extrait de la Citadelle de Saint-Exupéry qui explicitera mieux que je ne pourrais le faire ce qu’est un éveilleur en devenir :

 

"Et celui là qui se couche dans le sable aux alentours d'un puits tari et qui déjà s'évapore dans le soleil, comme il marche bien dans son rêve. Et combien lui deviennent faciles les grandes enjambées vers la délivrance....

 

Mais qui marche véritablement s'abîme les chevilles aux pierres, lutte contre les ronces et s'ensanglante les ongles dans les éboulis....  Et l'eau, il l'a crée lentement avec sa chair, avec ses muscles, avec les ampoules de ses paumes, avec les blessures de ses pieds. A brasser les réalités contradictoires, il tire l'eau de son désert de pierre à la force de ses poignets.

 

Tu la connais ta vocation à ce qu'elle pèse en toi. Et si tu la trahis, c'est toi que tu défigures, mais sache que ta vérité est non trouvaille d'une formule..... car l'être neuf qui est unité dégagée dans le disparate des choses ne s'impose point à toi comme une solution de rébus, mais comme un apaisement des litiges.....

 

De même il n'est point de progrès sans l'acceptation de ce qui est. Si quelque chose s'oppose à toi et te déchire laisse croître, c'est que tu prends racine et que tu mues. ....

 

Bien heureux ton déchirement qui te fait t'accoucher de toi même car aucune vérité ne se démontre et s'atteint dans l'évidence. Et celles qu'on te propose ne sont qu'arrangement commode et semblable aux drogues pour dormir.

 

Car sache que toute contradiction sans solution, tout irréparable litige, t'oblige de grandir pour l'absorber......

 

Et toi même, si tu veux grandir, use-toi contre les litiges, ils conduisent vers Dieu. C'est la seule route qui soit au monde. "

 

Les Maçons sont bien les héritiers des Alchimistes d’antan. Certains poursuivent l’or quitte à se fourvoyer comme les faux monnayeurs tel que Trouin de Lisle qui abusa des Grands de ce Monde pour mourir à la Bastille le 30 janvier 1712, et d’autres, tel Fucanelli qui nous fit découvrir l’Œuvre. A chacun sa voie et sa vie.  

 

Le 27 juin 2010.

Repost 0
louis.peyé.over-blog.com - dans psychologie
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de louis.peye.over-blog.com
  • : Réflexions qui suis-je ? où vais-je ? pourquoi ?
  • Contact

Recherche

Liens