Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 23:30

La Symbolique de la prière dominicale

 

Notre Père (idée du Cosmos, de la verticalité)

Déjà, dans ces deux premiers mots, un grand message. « Notre » dit explicitement que nous formons qu’une seule race, notre quintessence est identique à tous. Bien que nous ayons un corps de mammifère, nous avons ce quelque chose que les autres mammifères n’ont pas : un esprit développé, certains diront une étincelle spirituelle. La plupart des Maçons s’accordent à dire que ce quelque chose est le G.*. A.*. D.*. L.*. U.*. Ce que tous les paléontologues confirment d’une part et que Pythagore, 600 Av- JC enseignait déjà. Le père est donc cet esprit qui nous est commun à toute la race humaine.

Qui est aux cieux (on reprend ici le symbolisme de l’arbre et de l’ascension vers le ciel)

Pour Jung, il existe un inconscient collectif – qui serait dénommé ici par « cieux » - et nous baignons dedans. Ainsi que le poisson est constitué à 70% d’eau, baigne dans l’élément eau. Ainsi l’homme baigne dans l’élément « esprit » siège de nos pensées trop souvent inconscientes. Chaque détail, chaque incident heureux ou malheureux de notre vie est la manifestation, l’expression de nos pensées. Freud l’a démontré et ses suiveurs sur ce terrain ne l’ont jamais démenti. Il rejoint les grands mythes archétypaux que le Maçon apprend à décrypter par les symboles. Il faut donc être conscient que la manifestation provient de la Cause : la pensée.

Que ton nom soit sanctifié (notion de saint = énergie dont les valeurs nombre sont identiques)

Je ne reviens pas sur le long développement que j’ai donné sur le « nom ». Nous voyons néanmoins que le nom est sanctifié – saint - c'est-à-dire qu’il est énergie. Nous venons de voir que l’effet est toujours de même nature que la Cause qui le produit. Lorsque le potier, à partir de la glaise, façonne un plat ou un vase, il fait deux objets différents qui, pourtant, ont la même origine. Cette règle psychologique est immuable. Il nous est indispensable de connaître, de nous reconnaître, de savoir qui nous sommes.

A cet effet, le Franc-maçon apprend, par ses propres études, et à travers une exigence de soi exemplaire, qu’il doit pratiquer les 3 principaux principes qui sont des lois et des devoirs - de Tolérance, de Fraternité et d’Amour entre tous les humains, quelles que soient leurs croyances. Pour cela, il doit emprunter son chemin initiatique personnel qui lui ouvre la voie à l’Art Royal, celui de l’art de se bien construire en toute conscience de soi, que tout enseignement nous fait découvrir à partir de ces 3 principes de base :

 

-1. Principe de Causalité, en recherchant l’origine de toute chose ;

-2. Principe de Finalité, en recherchant le but ou le sens de toute chose ;

-3. Principe de Raison, en recherchant la raison d’exister de toute chose.

Or, l’avantage de cette Ecole de la Vie est justement d’offrir à l’Initié d’aborder ces questionnements philosophiques qui le poussent à rechercher le sens de sa vie sur Terre. Il commence par prendre conscience qu’« il est là » et que s’il est là, il doit chercher à comprendre « pour quoi faire ? ». Cela signifie bien que la vie est perdue pour celui qui ne cherche pas à comprendre le sens de sa vie : il vient sur Terre et il meurt sans avoir compris pour quoi il a vécu. Naître, paraître, disparaître. Et c’est le cas de la grande majorité des hommes…

Nous comprenons donc qu’ici, il est de la plus haute importance de comprendre ce que sont ces mythes archétypaux, ce qu’est ce langage symbolique, car, tout, chez l’homme est symbole. En ceci la naissance de la psychologie qui ne date que d’un siècle rejoint ce que les grandes Civilisations, dont la bibliothèque d’Alexandrie était le dépositaire où venaient s’abreuver tous les grands Initiés.

Que ton règne vienne : que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Il est fait référence au symbole d’Athéna issue du culte chthonien et qui s’élève à la place dominante du culte ouranien.

L’homme, en tant qu’esprit identique au G.*.A.*.D.*.L.*.U.*. , est donc capable de créativité, de manifester celle-ci et qu’il doit le faire. Ce qu’il pense, ce qu’il imagine, ce qu’il suppute, ce qu’il se représente dans sa tête (au ciel) il se doit de le manifester, de l’exprimer, de le concrétiser (sur la terre). C’est son rôle ici-bas. Athéna par le nombre 49 qui le symbolise,  indique que l’Homme vient avec l’esprit de vie – et aussi d’épreuves – qu’il s’en désunit en allant vers la spiritualité, la connaissance de soi et des choses. Nous entrevoyons le message d’Hermès, la Table d’émeraude, «  tout ce qui est en bas est comme tout ce qui est en haut », le symbolisme de l’arbre retourné les racines au ciel et le feuillage en terre. Ce symbole se trouve dans l’Abbaye Saint Victor à Marseille.

Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien.

 Le pain est le symbole de la créativité de l’homme. Il est surtout le symbole de vie issu des éléments terre, eau, air et feu donc des éléments créés par la volonté et l’énergie du créateur ici-bas : l’homme.

Nous connaissons les préceptes Maçonniques : demande et on te donnera, frappe et on t’ouvrira. Oui mais quoi ? Notre esprit est la source de notre créativité, il faut sans cesse le solliciter. C’est dans l’imaginaire, l’étude, la réflexion que l’homme s’affirme, que le « pain » se manifeste. Le pain étant pris ici en termes de production de l’Homme. Toute concrétisation de la créativité est « production ».

Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. (Pardon = amour – l’un et l’autre terme ont le même nombre symbole : 53)

Qui n’a jamais entendu parler des complexes d’infériorités, des complexes de culpabilités ? Qui n’a jamais ressenti un regret de n’avoir pas fait ici et maintenant ce qu’il devait faire ? Qui n’a pas pensé à des actes manqués ? Tout cela cause d’énormes dégâts que notre subconscient enregistre et qui nous manipulent tant que nous n’en sommes pas conscients. Qui n’a jamais entendu parler du lâché prise ? Qui n’a jamais entendu parler du «  tu n’y es pour rien », du « ce n’est pas de ta faute – à toi ». C’est une grande règle de la psychologie que les thérapeutes enseignent à leur patient. C’est souvent dans le pardon qu’à lieu la catharsis. Encore faut-il en prendre conscience.

Ne nous induis pas en tentation ; mais délivre-nous du mal.

Pour celui qui est croyant en la parole du Vatican, cette phrase est ambiguë et porte à la controverse. Si Dieu est saint, que nous sommes identiques à lui comment peut-on être tenté ? Il existe donc plusieurs versions à cette phrase. Là n’est pas son intérêt, comme nous l’avons vu. Le « véhicule », qu’est ce  Jésus, nous dit autre chose.

Oui, un grand savoir qui répond à « d’où nous venons » ou du moins « ce que nous sommes », une grande conscience de notre fonctionnement entraîne une grande responsabilité envers nous-même et envers notre environnement. Notre connaissance de la Vérité, si faible soit elle, est un dépôt sacré qu’il ne faut pas trahir. Les anciens mystiques étaient si conscients de ces dangers qu’avec leur don de l’allégorie, ils ont représenté l’impétrant sur sa route ascendante comme un voyageur arrêté à chaque étape du chemin et soumis à l’épreuve avant d’aller plus loin. Cette sagesse fut transmise sous le « couvert » avec les premières Loges appelées « Dar el Echm » (Maison de la Sagesse) qui comprenaient les trois degrés d’initiation. D’Egypte, ces quelques initiés devinrent un peuple - les Druses - en Syrie où se trouvaient déjà de nombreuses Commanderies du Temple. 

Il n’y a rien ici de révélation, seulement une antique sagesse comportementale que le Maçon perpétue par l’étude de lui-même à travers le symbolisme.

Comme nous venons de le voir, il est important de se Reconnaître – naître à nouveau en conscience -  afin de connaître l’Autre, un autre nous-même.

Un des moyens les plus usité est l’étude de la symbolique maçonnique qui a l’heur d’être opératrice. C’est à dire que leur compréhension amène à la compréhension du macrocosme et du microcosme : tout est lié. Comprendre le symbole EST se comprendre.

  C’est en étant « SOI » que l’individu œuvre dans et pour son environnement car il est conscient que par son action, l’induction sera bonne pour l’ensemble. N’est-ce pas là la mission du Maçon ?

 

 

 

Repost 0
louis.peyé.over-blog.com - dans Franc- maçonnerie
commenter cet article
12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 23:38

Voici un Morceau d’Architecture qui traite de ce sujet suivi de réflexions que m’a suggéré celui-ci.

Dès que l’homme, seul mammifère pensant ou supposé comme tel, s’est reconnu par une trace quelconque de lui-même, il se crée l’invisible et l’interroge.

C’est sans doute la fatalité de la mort qui a déclenché chez les primitifs cette interrogation et  qui a  suscité en eux, l’invention des dieux, des idoles, des totems, des amulettes, des mythes et des symboles :

- « Et c’est  dans ce nouvel univers qu’il s’est lentement créé ».

Mais il est assez bouleversant de reconnaître  que cette fatalité, ne les a pas conduits à profiter au maximum de leur temps de vie dans l’insouciance et la jouissance du quotidien.

La mort, cet aiguillon dans leur chair, a fait naître chez eux, une exigence incompréhensible. Ils ont prétendu à vaincre cette mort, alors qu’ils savaient bien, par expérience, que le corps ne résiste pas à la dissolution par la putréfaction. Ils tentèrent néanmoins tous les subterfuges pour y remédier : - Momification, immersion dans des liquides conservateurs et sûrement bien d’autres expériences dont l’anthropophagie.

Ils ne pouvaient concevoir cette folie, qu’est la vie éternelle, aussi ils ont nommé « pensée », cette part d’eux-mêmes qui les ont poussés à désirer l’impossible et Dieu (ou tout autre vocable), la nature incompréhensible de cet appel. La notion de « âme » est venue plus tardivement….

Dans le monde occidental, cette notion d’âme s’est constituée plus tard. L’Emergence du principe spirituel et sa justification philosophique a été construite lentement, par « Platon et Aristote » avec en surplus, l’interrogation.

- « L’âme survit-elle à l’individu ? »

Souvent remise en cause, par la suite, dans les écoles postérieures au profit des théories matérialistes, cette pensée a été reprise plus tard, avec éclats dans le Judéo-Christianisme.

Pour en revenir au préambule de cette planche, sous cet aspect, l’homme n’a pas changé depuis les premiers temps.

Il est un « être » inassouvi et ne sera heureux que s’il extirpe de son cœur cette épine en inventant un absolu et les moyens de s’y confondre.

L’homme,  créa pour s’aider à vivre, des divinités aux formes et aux images, des forces naturelles qui l’entouraient, tant célestes qu’animales, parfois même à l’image de l’homme. Et il se prit lui-même souvent pour un  Dieu.

L’homme s’inventa des mythes et des légendes et pour rentrer en osmose avec ses semblables ou pour asseoir sa supériorité créa des clans, des castes, des quartiers de noblesse, des classes, des hordes, des partis, des sectes, des religions, des confréries, plus tard, des coteries de compagnonnages  opératrices.

Et enfin, en ce qui nous concerne, une confraternité initiatique basée sur la symbolique de la construction avec l’aide des outils et la fraternité : « La franc- maçonnerie  spéculative »            

Il érigea des Cathédrales, des  églises, des sanctuaires, des mausolées, des mosquées, des synagogues, des églises et des chapelles et aussi, bien évidemment, des temples pour se réunir, pour prier, ou pour y invoquer ces puissances surnaturelles ou pour approfondir les connaissances par le travail intellectuel,  la recherche de la  vérité. 

Il élabora aussi, selon les continents, des totems, des statues des  idoles, des oratoires, des amulettes, des grigris, des médailles, s’initia à l’art pariétal, prémices de la peinture et du graphisme sacré dans les grottes et abris sous-roche. Ils allèrent jusqu'à des mutilations corporelles dont le tatouage et la scarification sans oublier les sacrifices humains. Tout était bon pour honorer les Dieux. Ils étaient polythéistes.

Ce soir, comme l’indique le titre de cette Planche, notre propos traitera  sur le fait de savoir si les symboles se présentent à nous, pour révéler ou pour cacher.

Avant de poursuivre plus en avant l’énoncé de ce texte, il convient pour la clarté du sujet, de définir de manière sémantique les deux moteurs de recherche que sont les verbes : « révéler » et « cacher » et de  préciser le sens du symbole.

La sémantique est le sens des mots.

Le symbolisme est le sens des non-dits. Le premier s’adresse à l’objet qu’elle désigne en son entier. Le second au sens caché des mots qu’il transcende.

Révéler : Faire connaître, dévoiler ce qui est inconnu et secret.

A ne pas confondre avec la démarche religieuse, qui est la révélation d’un mystère ou d’un dévoilement d’une vérité, par Dieu ou la révélation de l’amour charnel ou spirituel.

Le concept spirituel, métaphysique et confortable du principe créateur qu’est le  G.*.A.*.D.*.L.*.U.*., nous évite de tomber  dans ce genre de considération et nous permet de nous placer dans une toute autre dimension permettant ainsi  aux non croyants à une religion établie et à ceux dont la religion n’est pas celle usuellement pratiquée dans notre pays, de participer à la construction du temple idéal, qu’est la construction de l’homme par l’homme, guidé par la démarche maçonnique, que tout Franc maçon entreprend, dès le soir de son initiation. Car à son insu, un processus, qui lui échappe c’est mis en lui en mouvement. Ce processus est une alchimie cérébrale et  intellectuelle.

Il passe ainsi d’un état de conscience à un autre état de conscience et surtout d’un état d’être à un autre état d’être. La conception d’évolution métaphysique le place devant cette évidence, pour lui permettre d’avancer et d’évoluer.

Cacher : Mettre en un lieu secret pour le soustraire à la vue et à la connaissance, dissimuler et ne pas exprimer par des lectures ou connaissances au premier degré, mais à plusieurs niveaux. Ces niveaux de lecture augmentent avec l’accession aux degrés supérieurs.

Le symbole : De manière conventionnelle, le terme de symbole recouvre un ensemble de significations  distinctes.

Le sens le plus courant attribué à la notion de symbole est une notion proche de celle de l’analogie emblématique ou de l’idéogramme que l’on associe directement ou indirectement avec un animal, un objet ou une figure et aussi à une réalité abstraite comme la vertu, le pouvoir, la croyance, l'état. Cette pensée fermée ésotérique a pour véhicule le symbole, langage muet, s’il en est un, qui cependant parle à celui qui est initié et qui partage la même œuvre spirituelle.

Le symbole est éternel sans pour cela être figé.

Il est aussi Universel, puisqu’on le retrouve avec le même sens et la même fonction de par le monde comme les pierres levées (symboles phalliques favorisant la procréation), alors qu’en ces temps, il n’y avait aucune communication.

De même que l’utilisation du centre du cercle, comme centre de l’univers est le centre de l’homme.

-  Le symbolisme permet de découvrir le versant caché des choses.

- Armstrong, frère maçon astronaute Américain, a pu avoir le double bonheur celui de voir la face cachée de l’astre sélénite de manière symbolique et réelle.

Si l’on revient sur le sens étymologique du mot grec « subolum », dérivé du verbe « je joins », qui définit un objet partagé en deux, dont la possession d’une des deux parties par deux individus différents, permet de se reconnaître, à condition qu’elles se joignent parfaitement.

En principe, c’était des tablettes d’argile cuites qui servaient de moyen de reconnaissance. Ce subolum (symbole) peut être remplacé par un mot de passe : - « N’utilisons-nous pas un mot de semestre ? Qui doit revenir juste et parfait. »

A tous les degrés, n’y a t- il pas un mot de passe pour pénétrer dans l’atelier du degré auquel on travaille ? Le Maître Hiram a sacrifié sa vie pour ne pas divulguer aux mauvais compagnons le mot de passe des Maîtres. Et depuis, ne sommes-nous pas à la recherche de la parole perdue ? (Même si nous avons les mots substitués).

Si l’on part du principe que tout est symbole ou peut être en phase de le devenir, il ne nous reste plus qu’à démontrer qu’un symbole peut avoir plusieurs niveaux de lecture ou de compréhension. Je veux guider mon propos sur le déchiffrage des hiéroglyphes. Ou pour faire plus simple, le fil à plomb qui indique la verticalité et l’équerre quand il rencontre l’horizontalité parfaite. Ceci est la partie que le fil à plomb dévoile.

Symboliquement, il cache la descente en soi, le dépassement de soi. Il est aussi le symbole de la soumission à la loi, la recherche de la vérité ou elle se cache, ainsi que l’élévation des sentiments tant vers le haut que vers le bas. Il favorise  l’introspection voire même la rigueur. Plus près de l’actualité, aux dernières Olympiades, la couronne de laurier a été remplacée par des couronnes d’olivier. Ces deux symboles figurent de manière stylisée sur nos tabliers de maître secret. Le symbole de la victoire a été remplacé par celui de la paix. Faut-il croire que l’homme a, d’un coup, été visité par la sagesse en ces temps troubles ? Et qu’il a voulu envoyer un message à l’humanité toute entière ?

Mes Très Chers Frères, je me fais peu d’illusion et j’ai peur. La force et le poids des mots ne prennent force que dans le fanatisme. Comment nos murmures de loges, puissent-ils rayonner à l’extérieur quand la bête rugit.

Le hurlement du loup fait plus peur que le bellement de l’agneau.

Mais là je m’égare !

- Champollion, grâce au texte écrit en trois langues sur la pierre de Rosette, a découvert la traduction des hiéroglyphes, par la forme phonétique des signes. (On pensait jusqu’alors que les hiéroglyphes étaient muets).

C’est ce que l’on peut appeler la lecture au premier degré. Cependant cette lecture s’est révélée rapidement insuffisante. C’est ce qui a amené ce savant et bien d’autres, a faire des recherches, d’une part sur les idéogrammes ou images des hiéroglyphes et d’autres part sur leur significations symboliques. C’est la composante de ces trois niveaux de lecture qui permet une compréhension satisfaisante de l’écriture Egyptienne.  « Nous avons là encore, un exemple du symbole qui révèle tout en  cachant. Chaque signe dévoile et ne  traduit qu’une partie.

Quelques géologues et anthropologues s’intéressant à l’Egyptologie, prirent le problème à l’envers, (non pas de causes à effets, mais des effets, à la cause pour résoudre de grands mystères, comme celui  : De la méthode de construction des grandes pyramides du plateau de Gizeh en Egypte.

- La clef des vestiges se trouvait sur le terrain.

 - Les pyramides, mystère s’il en est un, a de tous temps intrigué. Posé des milliers de questions, qui sont demeurées sans réponse. Comment acheminer à des hauteurs vertigineuses des blocs pesant jusqu'à  70 tonnes alors qu’à cette époque il n’y avait aucun appareil de levage. (Malgré les supputations les plus fantaisistes qui ont étés émises). Selon toutes probabilités on ne dénombre pas moins de 2 Millions 500 milles blocs, par monolithe. Cette estimation est hypothétique, du fait que l’on ne connaît pas le volume du rocher d’assise sur lequel sont  édifiés les monuments.

- Et l’on ne connaît pas non plus, le volume des blocs de nivellement de ces assises qui sont au centre de l’édifice.

Je suppute chez certains Frères, qu’ils pensent que je m’écarte du sujet ?

La pyramide est le fil conducteur ! La suite va éclaircir mon propos, Car  les pyramides, selon les dernières découvertes, ne sont pas construites en pierres massives et taillées,  mais en pierres reconstituées « du béton moulé ». Que l’on a hissé par petites quantités et moulé sur place dans des coffrages (bois et cuivre). Sans doute, quelques Frères sont sceptiques.

Le but de ma planche n’étant pas de prouver la véracité, du dit  « béton », mais de démontrer, que les symboles sont là pour démontrer ou pour cacher.

- La pyramide, à elle seule, représente un symbole monolithique qui à son tour est représenté par des millions de blocs qu’ils soient de pierre, ou de toute autre matière minérale. A ce stade de mon travail, je peux éviter de  laisser mon propos, sans plus amples explications. L’invention du béton, ou de la pierre reconstituée remonte à près de 3000 ans avant J.C (Alors que l’Eglise situe le déluge vers 2400 avant J.C. Elles auraient donc résistées au cataclysme. « Blasphème » c’est écriée l’église de ce temps.)

En ces temps, les Egyptiens étaient des maîtres dans l’art de la chimie et de la construction. Ils avaient inventé, à base de natron (carbonate de sodium, sel minéral, que l’on trouve dans des gisements naturels  et qui servaient à la momification des cadavres). Ce natron, mélangé a des gypses et des chaux ainsi qu’a des agrégats, se solidifiait un bout d’un temps relativement court. La pierre de base était acheminée, puis pulvérisée, soit par concassage manuel, soit par désintégration dans de l’eau. « Les rochers utilisés, étaient de la roche sédimentaire. »

La première pyramide, rhomboïdale, dite pyramide à degrés a déjà bénéficié de ce type de procédé de construction et au fil des millénaires, la technique n’a cessé d’évoluer pour arriver à un support plus dur et plus solide que la vraie pierre, se substituant ainsi, à la nature.

- Ce savoir n’a pas perduré avec les siècles et les invasions barbares.

- L’élite intellectuelle a laissé mourir ces savoirs pour ne pas les communiquer

Il semblerait, que Rome ait bénéficié de cette technique, puisque nombreux monuments et arcs de triomphes sont en pierres agglomérées. Une étude indiquerait que les Incas connaissaient aussi le procédé. Les énormes murs cyclopéens, que l’on connaît  (et entre lesquels on ne peut pas  passer une lame, peuvent posséder pour certains, jusqu'à  trente cotés),

Ainsi que les pyramides d’Amérique centrale en seraient le résultat. (Echange de savoir ? transportés par voies maritimes ou pédestre par le détroit de Béring). Toujours est-il, que, Selon des dernières données, on aurait trouvé de la cocaïne avec des momies Egyptienne. Un mystère de plus à résoudre. (Exportation ou production locale ?) 

Donc, le monolithe, qu’est la pyramide, dont les symbolismes sont aussi nombreux que le gigantisme de l’ouvrage, cache en réalité une accumulation de blocs aux formes et dimensions diverses, dont eux-mêmes sont composés  de milliards de particules minérales indéfinies et de liants, formant, par agglomération, des unités. Ce béton primaire a rassemblé, ce qui était épars et le rassemblement de tous ces blocs  ont édifiés la pyramide et à nouveau rassemblé ce qui était épars organisant, le chaos des blocs et par analogie        «  ORDO AB CHAO ».

Avant de terminer ce travail, je ne peux éviter de vous citer un extrait de la Bible, ou il est dit dans l’Exode : « Si tu me fais un autel de pierre, tu ne le bâtiras point de pierre taillées, car en passant ton ciseau sur la pierre, tu la profanerais (La ou, ou Le). (Selon traduction)..

Le roi Salomon, sachant que les commandements de Moise, étaient une volonté divine, interdit formellement l’usage d’instruments de métal dans le temple qu’il fit construire. Dans un autre passage, (dans les Rois) il est dit que « La pierre se construisit toute seule ». Autre citation troublante : « Les pierres ont été brisées et préparées en carrières, elles ont volé et se sont déposées sur l’ouvrage ». Toutes les parties furent préparées et travaillées avant d’être amenées à Jérusalem ». On dit encore, que lors de la construction du temple de Salomon, les textes bibliques,  disent clairement qu’aucun instrument ne fut entendu : « Le temple fut construit avec des pierres assemblées de telle façon que l’on n’entendit rien chez les ouvriers que l’harmonie et la paix. Les joints entre elles ne purent êtres discernés ». Si l’on en croit ces textes les seuls outils utilisés pour ériger le bâtiment furent des instrument en bois ». Le bruit de la hache du marteau et des autres outils de métal fut réservé aux forêts du Liban qui fournissaient le bois pour les coffrages et aux carrières de « Zeredathah » (ou les pierres étaient extraites et réduites, avant d’être acheminées vers le chantier.

- Les roches utilisées pour construire les pyramides,  ainsi que les rochers d’assise sont des roches sédimentaires, dont j’ai parlé auparavant. (Il y a quelques centaines de milliers d’années l’Egypte était sous la mer.) Les dépôts sédimentaires se faisaient par accumulation  horizontale, alors que dans les agglomérats des pyramides, on a  constaté que  les molécules déposées sont indifférenciées et brisées c’est à dire dans tous les sens, éventuelles preuves. De manipulations  antérieures.

Mes Très Chers Frères, pour résumer et pour conclure, je dirais, que le symbole se révèle à l’initié et uniquement à l’initié, tous le sens caché, qu’il possède en lui. Qu’il induit, qu’il guide, qu’il est plus qu’un révélateur, qu’il est véritablement le ferment de toutes démarches initiatiques, qu’il est le dénominateur commun à tous les Francs-maçons du monde. « Qu’il est le fer de lance du lévite, puisqu’il travaille dans le symbolisme constructif et dans la métaphysique.

- le lévite est le gardien extérieur du temple. Rappelons-nous, que les symboles ne sont et ne seront jamais une réponse à une question. Ils n’expliquent pas. Ils font ressentir, ils éveillent. Ce qui fait comprendre que  l’on ne cesse jamais de s’interroger et que les réponses que nous leur apportons, sont l’image de notre état de conscience présent. De sorte qu’avec le temps un même symbole peut pour chacun, évoluer. Questionner un symbole c’est surtout être questionné par lui

Le symbole : Pour les profanes ! Pour les mécréants, va cacher et  dissimuler, ne rien révéler, rester fermé, comme une huître et ne rien livrer, pour la simple raison qu’ils n’auront, ni le code d’accès ni l’état d’esprit pour le traduire ou l’interpréter. Dans les évangiles, il est dit : « - pourquoi donner des perles aux pourceaux, puisqu’ils ne sont pas capables d’en apprécier la valeur.. »

Pour moi la pyramide concrétise l’ascension !  La recherche du plus haut. A partir d’une  fondation solide, on peut construire !

L’apprenti, bâtit les fondations de son avenir, paliers par paliers, pour atteindre la maîtrise,

Pour : En savoir plus : Interroger Internet : Google « sciences appliquée à l’archéologie et :

Le livre de Joël Bertho (La pyramide reconstituée).

La Sainte Bible : (exode 20- 21. .25 .26—les rois : 6 .7

. Flavius josephe   , 1ER siècle de notre ère

Quelques réflexions, empruntées, a point de vue initiatique

J’ai dit.

Jean-Claude D

Septembre 2006.

 

Mon Très Cher Frère Jean Claude,

Avant de commencer, laisse-moi te raconter une petite histoire.

Lorsque deux joueurs de dé se font face – toi et moi par exemple - et que l’un de nous lance le dé, chacun vois les deux faces de son côté, et nous deux voyons la face supérieure. Tu me diras ce que tu vois sur tes faces et bien entendu, je dirais que mes deux faces n’ont pas la même valeur. Alors, comment réagir ? 1° nous nous affrontons, car chacun d’entre nous avons la vérité visible à nos yeux, incontestable, ou 2° nous comprenons alors que ce dé doit avoir 6 faces, l’une visible à nous deux, 2 visibles par chacun et enfin une invisible à nous deux. Ainsi, d’un duel pour la vérité, nous allons faire un duo pour la compréhension du problème et trouver la valeur de la face cachée.

Aussi le fait de n’être plus sur les Colonnes, va me permettre d’intervenir sur ton Morceau d’Architecture plus souvent qu’autorisé. J’en suis heureux car à la lecture, au fil des paragraphes, de nombreux points évoquent des réflexions que je vais partager avec toi.

…Et il se prit lui-même souvent pour un  Dieu…..

Qui, faisant ses humanités, ne pense pas ici à Cronos ou à Zeus ? Cronos qui  symbolise aussi la peur d’un héritier, d’un successeur, d’un remplaçant : le Complexe de Cronos, inverse de celui d’Œdipe. Cronos est le souverain incapable d’adaptation à la société, à la vie, lui seul gouverne et rejette toute idée de succession, il ne comprend pas d’autres société que celle qu’il impose. Et lorsque le fils (Zeus) dépasse le père, Cronos panique. Jean Chevalier dans « Formation et structures évolutives, Synthèses 1964 » nous dit : « Le mythe de Zeus est celui du chef né de qui découlent tout pouvoir et la justification de tout autocratisme et qui revêt les formes variés du père, du propriétaire, du juge, du mari, l’être (je rajoute ici, le maître, le professeur, le curé, l’iman, le rabbin, le vénérable maître, enfin tous ceux qui usent maladroitement de leur autorité de fait) qui détient le secret et de qui dépend l’initiation de toute chose. Il est exact que l’autocratie est l’exacte antithèse de l’autonomie. Il est également vrai que rien n’est proprement humain qui ne soit autonome. Tout ce qui procède d’un principe qui aliène l’homme, au lieu de s’adresser à la source de son autonomie, ne peut donc provoquer qu’une adhésion de surface et provisoire au lieu d’un changement profond et durable. Or Zeus devient alors esclave de sa toute-puissance…… » Jung parle de l’homme Mana. Le mythe de Zeus, dans la mesure où il inspire encore les relations humaines, est pire qu’un anachronisme, c’est une mystification : il est l’antagonisme du futur.

Zeus symbolise l’ordre autoritaire qui est imposé de l’extérieur. Sûr de son bon droit et de son pouvoir de décision, il ne recherche ni le dialogue, ni la persuasion : il tonne ! Chacun de nous connais ou a fréquenté un individu ayant le complexe de Cronos ou de Zeus.

Le terme « grigri ».

Grigri ou amulette. Il ne faut pas se moquer de ces petits « porte-bonheurs », ils sont vraiment efficaces. Lorsque face à moi, j’ai un élève ou un demandeur d’emploi qui stresse, selon la personnalité du vis-à-vis, je vais lui donner un stylo, - c’est connu le stylo du prof ne fait jamais d’erreur – un objet quelconque, voire lui apprendre à avoir un geste comme par exemple croiser les doigts d’une manière qu’il jugera efficace, mettre ses mains sur sa cuisse etc… etc… C’est effectivement de la magie qui réussit. Il est vrai que notre République élevée au biberon de Descartes n’accepte pas. On ne peut être que rationnel pour mener les affaires et seule la science nous protège, n’est-ce pas. Les derniers travaux de la science de la personne, le département de la psychologie qui s’occupe de la PNL – Programmation Neuro Linguistique – prouve d’une manière scientifique que ce « grigri, cette amulette, ce porte-bonheur » joue un rôle efficace pour l’obtention de la réussite recherchée par le détenteur. A tel point qu’en médecine, il arrive au docteur de prescrire un simple placébo à un hypocondriaque pour le guérir. En ce qui me concerne, prestataire de l’ANPE au temps de sa gloire, j’ai eu recours à ce stratagème avec un succès non démenti et jalousé.

L’art pariétal.

Chacun de nous connait le mythe du Soleil, de Mithra, de Jésus Christ, donc des moissons. Il est calqué sur le Zodiaque. Au Moyen Age, l’étude de l’astrologie faisait partie des arts libéraux…. Peu connaissent le mythe du Chasseur. Il est vrai qu’il se pratiquait il y a quelque 15 000 ou 20 000 ans, c’est loin. On date à cette époque – pour moi bien avant - l’apparition du sacré chez l’homme. A cette époque, pas de Prophète ni de Révélation, « dieu » est partout, nous sommes en plein panthéisme – nature esprit – « dieu » est dans tout. Il suffit d’implorer le dieu de la biche, de l’ours, ou de… qu’importe l’animal, de guider cet animal près des hommes pour qu’il puisse nourrir la Tribu par son sacrifice. Encore aujourd’hui, certaines peuplades d’Orient sacrifient le buffle afin que le sang répandu abreuve la terre nourricière. Ce mythe a été remis au goût du jour avec le New-Age… et depuis il fait des vagues. Je reviens à la psychologie où il est mis encore en exergue dans la PNL avec des résultats certifiés. Nous savons aujourd’hui que ces deux mythes majeurs conduisent l’homme toute sa vie. En a-t-il conscience ? Les fêtes de Noël, de la Pâques, de la Saint Jean, du 15 août, par exemple, sont d’ordre zodiacal et non religieux comme on le croit habituellement…

 « ….. qu’est la construction de l’homme par l’homme…. »

L’homme EST, il n’est plus à construire. Par contre il doit se RE-connaître. J’ai traité ce sujet dans ce blog, « la vraie naissance de l’homme ou la seconde naissance de l’homme ». Si l’on demande au Toubib ce qu’il pense de la « machine » humaine, il répond qu’elle est géniale, extraordinaire et autres superlatifs et pourtant d’une incroyable complexité. Il faut lire « l’envers du miroir » de Konrad Lorenz pour en saisir l’évolution. Malheureusement le scientifique pur et dur n’observe que la partie visible et oublie l’esprit, la psyché. J’y reviendrai ultérieurement avec la réflexion sur la « Pierre ».

« Sémantique »

Il est intéressant de connaître la vision de Dante à ce sujet :

N’y-a-t-il pas comme le dit Dante dans l’Epitre XII (Episode - œuvre complète – pages 794 à 795) plusieurs niveaux de compréhension ou de lecture (le sens littéral, le sens allégorique, le sens moral et le sens ésotérique) ?

Si nous relisons les Evangiles, les Psaumes ou si nous revisitons la prière « notre Père qui êtes aux Cieux », par exemple, en appliquant la vision de Dante, notre sens de compréhension en sera changé. Selon qu’on le lise sous la forme littérale ou métaphorique, voire ésotérique, et voilà notre texte chamboulé. Certains interprètent la Bible au premier degré comme le curé de ma paroisse ou mon rabbin du coin et d’autres revisitent les textes à l’aune de leur compréhension et de leur vécu. D’autres débattent avec leurs FF.*. … et une autre vérité se dévoile.

Le « mot écrit » fige le texte.

Nous le constatons journellement lors d’un rendu de justice : il y a la loi et il y a l’esprit de la loi…. Souvent cette justice est rendue selon la lettre et trop peu souvent avec l’esprit de cette loi.

le symbole

Il y a le symbole opératif connu des tailleurs de pierre des Cathédrales. Celui-ci, nous le savons, toi et moi MTCF, qui travaillons au REAA comment ils transforment l’App.*., puis le C.*. Je passe donc.

Il y a le symbole spéculatif cher à notre ami Freud. Lorsque j’évoque la couleur rouge, celle-ci peut désigner le sang, la guerre, l’amour ; le blanc peut vouloir dire la naissance, la virginité ou la mort. (la couleur noire est couleur de la mort en France depuis la Renaissance. Ce fut décrété par une souveraine dont j’ai perdu le nom. Avant elle c’était aussi le blanc comme en Asie). Je te fais grâce de tous les symboles lisibles à plusieurs niveaux comme les représentants archétypaux des divinités de la mythologie grecque ou romaine qui agissent toujours en nous dans le secret de notre psyché.

Puis il y a depuis peu la sémiologie, petits logos que l’on retrouve sur les boîtes de médicaments, les lieux publics et, surtout, sur nos écrans informatiques ou de téléphone, petites images qui valent 1000 mots ou maux pour les béotiens.

Maître Hiram

Cette parole a-t-elle été perdue ? Maître Hiram n’était pas le seul Maître. Les mauvais Compagnons, tout comme Juda mirent en exergue Hiram et sa philosophie comme ce dernier mit en Lumière la Sagesse de Jésus-Christ qui, sans eux, n’aurait pas eu d’impact : ombre et lumière…. L’un ne peut rien sans l’autre, ils sont intimement liés, comme les deux faces d’une même pièce de monnaie.

 « …soumission à la loi »

Lorsqu’on dit que l’on se soumet à la loi, est-ce la loi du Bien et du Mal ? Cette loi qui dirige et soumet l’individu entre le Bien et le Mal ? Alors se pose cette question : le bien ou le mal par rapport à quoi ? à qui ? Le Bien ou le Mal se situent TOUJOURS par rapport à une culture, une vision. En occident, la famille est un homme + une femme accompagnés d’enfants, au Moyen Orient, la famille est un homme + une femme + une femme + X femmes selon la richesse de l’homme et son pouvoir, alors qu’au Tibet, la femme a le droit d’épouser plusieurs hommes.

Nous sommes bien dans un processus de soumission à la loi du bien et du mal selon une culture, une vérité géographique révélée. Etre soumis est bien une disposition à la docilité, il y a là connotation  de soumission et non d’autonomie et de responsabilité face à soi et face aux autres : d’un côté le « petit chefaillon, fut-il Vénérable Maître» et de l’autre l’esclave consentant.

Substituons les termes Bien par Bon et Mal par Mauvais. Nous entrons dans un processus d’élévation car on prend conscience de ce que nous sommes, nous nous Re-connaissons. Si une action est Bonne pour nous, nous SAVONS pourquoi elle l’est et, comme nous sommes tous Frères, il y a des chances qu’elle le soit aussi pour l’Autre. A contrario une chose peut être « Bonne » pour soi et « Mauvaise » pour toi, mon Frère. Si je mange des crevettes ou des fraises, ces denrées peuvent être Mauvaises pour toi si tu es allergique. La loi selon le « Bon » et le « Mauvais » signifie que cette loi intègre la notion du SAVOIR ou de la CONNAISSANCE, que cette notion soit médicale, scientifique, spirituelle. Ce qui n’est pas le cas du Bien et du Mal qui se base sur l’arbitraire : l’enfer est pavé de bonnes intentions. A vouloir le bien on offre parfois le mauvais...

Dans la Genèse il est dit qu’Adam et Eve mangèrent le fruit défendu de l’Arbre du bien et du mal. NON, Dieu leur interdit parce qu’il savait que ce fruit était MAUVAIS pour eux. La sentence ne se fit pas attendre. Par contre ils goûtèrent les joies de la chair : les anges n’ont pas de sexe. Pour se consoler, il suffit de lire le « Singe Nu » et « l’animal est-il une personne » pour comprendre que nous ne sommes pas seuls à avoir essuyé le courroux de Dieu…

 « agneau »

Le terme « agneau » est pris dans son sens littéral. Sous son sens ésotérique, notre loup qui, symboliquement, est un vilain coquin aurait à se faire des soucis face à l’agneau : agneau = Agni = feu = amour qui transforme. L’agneau est le symbole représenté sur l’écusson de l’Evêché de Grasse.

 « Champolion »

L’écriture Egyptienne, tout comme celles des Chinois, Japonais ou Mayas est représentations symboliques et codifiées. C’est le fruit de l’imagination créatrice et reproductrice et donc du cerveau dit « droit ». Nos écritures en occident sont faites de petits signes appelés lettres. L’assemblable de plusieurs lettres donnent des phonèmes. Ajoutés à d’autres ils forment des mots dont le sens est soumis à plusieurs interprétations comme je l’ai souligné plus haut. Cette conception est le fruit du cerveau dit « gauche – raisonnante et raisonnable (basée sur la Raison). » Il est dommage qu’actuellement nos enfants aient une préférence pour les émissions TV qui privilégient le cerveau dit « droit » à la lecture d’un livre. Lorsque le lecteur lit, il associe ces signes, ces phonèmes à des mots qui ont une signification particulière et auxquels il va associer une évocation secondaire à la lecture parce que plus personnelle. Il associe les deux hémisphères du cerveau à la compréhension du texte. Ce n’est pas le cas lorsqu’il regarde une émission de TV où le spectateur est « sous le charme (l’endormissement) » de ce qu’il voit, son sens critique est en sommeil.

Nous avons le même phénomène, lorsqu’assis sur les Colonnes, nous écoutons l’Orateur lire sa Planche. Le mot entendu ne fige pas le texte, tout comme dans la Kabbale, la Connaissance est passée de bouche à oreille et prend toute sa valeur sous ses différents aspects.

le terme Pierre

Si ce terme est pris au premier degré, c’est-à-dire comme un matériau parmi tant d’autres qui servent à la construction de l’édifice. Par contre pris dans son sens ésotérique, les Commandements du Roi Salomon prennent toute leur saveur.

Rappelons-nous ce qui est inscrit dans le Cabinet de Réflexions : l’acronyme de V.I.T.R.I.O.L. « Visita Intériora Terrae, Rectificando Invenies Ocultum Lapidem » qui se traduit en « françois » moderne par « Visite l’intérieur de la terre, et en rectifiant tu trouveras la pierre cachée ».

Lorsque l’on sait que l’homme est fait de pieds d’argile et de glaise… la pierre peut trouver aussi sa signification chez le 1er Apôtre du Christ et 1er Pape : Tu es pierre et sur cette Pierre je bâtirai…. Etc….etc…

L’homme n’a pas à se construire, il se suffit à lui-même à la condition, et c’est surement un de ses défis sur Terre, à se RE connaître : répondre à qui suis-je ?

le symbole

Le symbole est semblable à l’oignon. Lorsqu’on l’épluche, on découvre un secret qui se révèle à celui qui sait regarder. Puis, on retire une nouvelle couche et apparait alors quelque chose de nouveau. Mais d’où vient ce regard, cette perception ? J’ai traité ce sujet dans mon blog : « la vraie naissance de l’homme » où je fais un copier-coller d’un passage.

« ..Avant que la parole fût, il faut qu’il y ait eu la lumière. Avant, tout est noir et obscur. Puis arrive l’aurore, la lumière. Les formes et les couleurs réfléchissent cette lumière. Ce qui nous entoure prend alors consistance : nous voyons. Cette réflexion des formes et des couleurs nous fait réfléchir : notre regard sur l’objet de notre méditation réfléchit la lumière - la nôtre - portée sur lui. – ‘Si l’œil n’était « solaire », il ne pourrait pas apercevoir le soleil’ dit Goethe - En avons-nous conscience ? Alors maintenant je peux dire ce que je vois, ce que je pense, je m’exprime, le parle en connaissance de cause. Je viens de naître à nouveau. La substance et les attributs sont « la même chose ». Comme l’argile dans la main du potier devient vase ou plat, le fini découle de l’infini. Je concrétise par du visuel le subtil, l’impalpable de l’esprit, de l’idée. Je partage l’expression concrète de ma réflexion avec l’autre. La lumière cachée dans mon œil devient visible, perceptible par les autres. Lumière tout droit venue de mon esprit. Je projette concrètement ce que j’étais dans le noir et j’offre ce que je suis, avec mes couleurs, aux yeux des autres et à leur soleil… »

J’ai dit.

Louis – qui a quitté la FM parce qu’elle traite d’autres problèmes profanes sans rapport avec son objet : rendre conscient de ce qu’est l’homme afin qu’il puisse répondre à ces simples questions 1° qui suis-je ? 2° où vais-je ? 3°pourquoi donc agir ainsi.

Merci MTCF Jean-Claude de m’avoir donné à lire ce texte qui m’a permis de cogiter. J’ai gagné mon Salaire.

 

 

Repost 0
louis.peyé.over-blog.com - dans Franc- maçonnerie
commenter cet article
30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 12:52

Cet article fait suite à «la part d'ombre des Obédiences maçonniques » que j’ai écrit en mars dernier. (Voir sur ce Blog)

 

La Vérité sort, toujours, à un moment ou à un autre, du puits. 

 

Depuis le décès de Danielle Mitterrand, on ressasse à l'envi sur les
 ondes le mythe de "la jeune résistante qui rencontra François à Cluny
 (Saône et Loire), chez son père, et fut de tout temps habitée de
 convictions de gauche".

 
 Le mythe est beau, il fait pleurer les socialistes, mais ce n'est pas
 de l'Histoire.

 
 En 1941, Danielle était résistante c'est vrai, mais pas toute seule,
 bien sûr, avec et à cause d'Henri Fresnay, jeune militant de la droite
 nationaliste qui venait de créer le Mouvement de Libération Nationale.
 
 Les communistes collaboraient alors avec les nazis (pacte
 germano-soviétique), les socialistes étaient entrés en masse à Vichy
 avec l'extrême-droite.

 
Les Gouze-Renal habitaient Vichy.

 
 Christine Gouze-Renal, la soeur de Danielle travaillait à la
 Commission de censure cinématographique (dans le cinéma déjà...les
 Gouze-Renal).
 
 C'est à Vichy, et non pas à Cluny, que Christine présenta sa soeur
 Danielle à François Mitterrand, responsable de la protection du
 Maréchal avant de devenir Secrétaire d'Etat aux Anciens combattants.
 
 Il venait de recevoir des mains du Maréchal la Francisque n° 2202.
 Danielle devint sa maîtresse. ...

 
 Henri Fresnay avait lui aussi une maîtresse, arrêtée en 1942, puis
 évadée,qui s'était réfugiée chez les amis d'Henri, les Gouze-Renal,
 s'y croyant à l'abri puisqu'ils étaient vichystes. Mais elle fut
 "retrouvée" par la Gestapo chez les Gouze-Renal, le 28 mai 1943. Elle
 fut à nouveau arrêtée, les Gouze aussi, et tout le monde fut
 longuement interrogé par Klaus Barbie, sauf Danielle. Dans le
 procès-verbal de l'instruction de Barbie (retrouvé en février 1983
 après son arrestation), on a la stupeur de découvrir que ce dernier
 trouva Danielle charmante, parfaitement exquise et qu'il eut
 bizarrement envie de ne rien lui demander.

 
Puis il fit relâcher toute la famille Gouze.

 
 A quoi fut due cette subite bienveillance du bourreau nazi ?

 
 Mireille Albrecht a elle aussi raconté l'histoire de l'arrestation de
 sa fille (Ed. Lafont 1987).

 
Traumatisé par cette arrestation, le père Gouze partit avec femmes et
filles à Cluny, en Saône et Loire.

 
 C'est là que François les rejoignit en 1944 pour demander la main de Danielle.
 
Entre temps, ayant compris que les Allemands allaient perdre la
guerre, il avait rejoint la Résistance dans le groupe du "Petit
Charles", Charles Pasqua ! Qui lui confia la fabrication de faux
tampons allemands pour de faux papiers.

 
 Le surnom de Mitterrand était Marland, mais "capitaine", c'est lui qui
l'a rajouté pour se présenter au père de Danielle.

 
 Après la guerre, le couple Mitterrand fréquenta les milieux
 d'extrême-droite, et notamment maître Tixier-Vignancourt, dont le
 secrétaire était le jeune Jean-Marie Le Pen, et Bertrand Renouvin,
fondateur de La Nouvelle Action Française.

 
 Puis ils jugèrent qu'il y avait plus d'avenir dans le socialisme que
 dans l'extrême-droite pour des jeunes gens ambitieux, ils avaient
 raison. Ils y entraînèrent leurs amis Charles Hernu, ex-chef du Bureau
 de propagande ouvrière du Maréchal et Roland Dumas, ex-membre des
 Jeunesses Vichystes, section de la Forêt de Tronçais !

 
 On comprend mieux pourquoi Tixier et Renouvin encouragèrent les
 membres de leurs partis à voter Mitterrand plutôt que Giscard ou
 Chirac, pourquoi Mitterrand favorisa l'ascension du FN, pourquoi il
 faisait chaque année fleurir la tombe du Maréchal, pourquoi il
 recevait son vieil ami Bousquet à sa table.

 
 Danielle n'a donc pas toujours été la passionaria de gauche que l'on
 décrit maintenant.

 

Il est regrettable que Monsieur Hollande qui brigue la Présidence de la République se réfère à Mitterrand. Lorsque l’on connaît le parcours politique ambiguë de celui qui se fit élire comme homme de gauche mais qui fit une politique en défaveur des classes sociales les plus défavorisées, et, qu’aujourd’hui Monsieur Hollande loue la « grande dame » qui a toujours été habitée par ses convictions de gauche, je me pose la question : s’abuse-t-il ou veut-il tromper ses électeurs comme le fit son mentor ?

 

Tout humaniste de cœur – l’homme de conviction humaniste n’est pas forcément un homme de gauche - connaît les pérégrinations politiques de l’entourage de Mitterrand et sait qu’il ne faut pas être dupe de leurs tromperies.

Repost 0
louis.peyé.over-blog.com - dans Franc- maçonnerie
commenter cet article
21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 15:22

Initiation veut dire prendre connaissance et surtout conscience que……

Lorsque le Frère, la Sœur, entre en Loge, surtout au 3° degré, il prend conscience qu’il est microcosme identique au macrocosme.

Regardons le Temple.

Il est orienté Est Ouest,

Au dessus de l’Initié il y a la Voute Etoilée. L’Initié est traversé par des millions de particules, il beigne dans la pensée qu’il reçoit provenant de l’intelligence céleste.

Il est debout et donc récepteur, antenne, lorsqu’il entre dans le Temple.

Il prend place soit au Septentrion, soit au Midi.

Regardons les symboles qui décorent le Temple. Tous ont une signification parlante.

J’attire par contre votre regard sur l’emplacement, non des sept Lumières, mais de six. Leur emplacement est la figure de l’Etre, de l’Initié.

Représentons-nous l’Etoile à 6 branches :

img175

 

En parcourant les images de gauche à droite, on comprend que l’Initié, en entrant dans le Temple, entre en lui-même. Tout est symbole et le symbole révèle l’Homme.

Le premier dessin résume la PNL ou comment l’homme conscient fonctionne, comment les différents plans interagissent sur lui – inconsciemment ou consciemment.

Le deuxième dessin résume l’action de l’Etre.

Savoir- Vouloir- Pouvoir

Avoir- Etre - Faire

Savoir  comme       faire le point, analyser, synthétiser, engrammer, archiver…

c’est le cerveau : exposer, informer, mémoriser

Vouloir  comme     motivation, être motivé pour surpasser son seuil de Peter,  animer et créer un climat positif dans une équipe

c’est le coeur : l’émotion, l’expression

Pouvoir  comme    : moyens, ressources mises en oeuvre pour être efficace,

  efficient.

c’est le corps : l’entraînement, le concret, la Règle, le cadre

Avoir   comme       avoir des outils - l’inné ou les acquisitions

créativité mettre en forme des impressions, des idées, des sensations, conceptualiser son expérience pratique.

Etre  comme          provient du latin populaire « essere » exister, c’est l’état d’exister et du grec « bolos » qui désigne le contenu, l’action, c’est traduire, projeter le « Moi » avec le préfixe « sym » signifiant avec, cohésion, va donner le sens de rassembler ce qui est épars, synonyme de centripète MAIS avec le préfixe « dia » signifiant disjoindre, disperser, synonyme de centrifuge. diable vient du grec « diabolos » et du latin « diabolus » il a bien son siège en nous, c’est nous même qui sommes notre propre créateur du symbolos ou du diabolus. Il est ce que l’individu va projeter – l’image -  de lui-même ou de l’organisation dont dépend cet’individu. Il est le « chef » le « capet », celui qui donne le « la » dans un groupe.

Faire  comme         se servir de ses outils, donner forme aux désirs, concrétiser les intentions

Nous allons les mixer, les décliner ensemble

Pouvoir avec Avoir

                          permet la satisfaction

c’est une acquisition, faire un investissement

avec Etre

          c’est le « symbolos »

le pouvoir être dans le coup

être d’attaque, en forme, dynamiser, avoir du punch

c’est la maîtrise de soi, de ses émotions

évoque la puissance : si je peux, je suis, si je suis, je peux

si apparaît un dysfonctionnement, il y a éclatement : le « diabolos » ou névrose, peur, .... qui se traduit par une soumission....ou que l’on compense par un complexe de supériorité.

avec Faire  saisir les opportunités, saisir sa chance

c’est le pouvoir de décision

c’est tous les gestes, compétences, aptitudes à sa disposition

action du comportement, avec tout ce qui se fait sur ou avec l’environnement.

Vouloir avec Avoir

                   c’est le projet, l’objectif, les priorités, les buts

c’est le choix de ma stratégie

avec Etre

         c’est ma cohérence interne

c’est ma force interne

c’est mon capital de confiance en moi

ma certitude intérieure

ma conviction intime

c’est oser être

avec Faire

         c’est s’impliquer

s’engager, prendre ses responsabilités

Savoir avec Avoir

                   analyser, penser autrement, créativité

c’est la position d’Adulte en A.T

c’est savoir, voir autrement, élaguer, changer les croyances

c’est avoir des idées plutôt que des préjugés

avec Etre   on se libère du déjà vu

c’est être réceptif, disponible

avec Faire  c’est finaliser

c’est faire le point, le bilan

c’est conclure en connaissance de cause

Il est vrai qu’ici, je traite ce sujet du point de vue général. Chacun peut alors le décliner à sa propre vision qu’elle soit profane ou Maçonnique.

 img024

  

Je suis, je me réapproprie mon être, ma réalité, ma nature profonde

Je suis si j’agis, je suis acteur !  je ne subis plus !

Nous comprenons pourquoi l’Office du Vénérable est très importante, il est le modèle, la représentation de l’homme, de ce qu’il doit devenir.

La 3° image est la position de chaque Lumière dans le Temple. Nous pouvons faire une corrélation entre leur positionnement dans l’ensemble du Temple et leur correspondance.

Le Vénérable est le physique, il est l’expression de toutes les Lumières, de tous les plans de l’Etre.

L’Orateur est le Pouvoir. Il est le seul à ne pas demander d’autorisation pour s’exprimer au Vénérable. Il est placé en pleine Lumière. Il est le plan Causal, il est la cause. Son influence est grande.

Le Secrétaire, placé au septentrion, sait et garde le silence, comme Joseph dans la Bible.

Le 1er Surveillant « fait » le futur Maçon, il veille à ce que tout se déroule selon la Loi. Ce travail est d’éveiller l’inconscient, de le rendre conscient.

Le 2ème Surveillant « a » des Apprentis qu’il doit dégrossir, c’est lui l’Initiateur. Il doit y avoir un « feeling » entre l’Autre et la Loge.

Enfin le Couvreur qui a le vouloir de faire entrer ou pas ce qui est correct : Je suis le premier juge de mes pensées, de mes sentiments, de mes actes et le premier responsable de leurs conséquences.

Le Temple est le reflet de l’Etre. Il symbolise l’Etre. Il est la projection de l’Etre. Voilà comment il se voit. Il y a une correspondance entre l’objet, l’image, les mots, les sons, les déplacements dans l’espace du Temple et le Maçon dans le Temple.

Le Rite est indispensable, cependant il est double, soit il éveille, soit il endort le Frère.

L’homme est imprégné, parasité par ses soucis, ses préoccupations. Il a besoin pour se retrouver de faire silence et pour cela il a besoin d’un Rite qui nettoie de toute préoccupation venant du monde profane. Cette « mise en scène » n’est pas gratuite, il met l’Homme en état de réception. Chaque parole, musique, geste ont leur signification profonde sur l’Individu : c’est un désincrustateur de « crasse », de parasites afin qu’il se mette en phase avec l’Univers. C’est indispensable.

Cependant, aussi, ce même Rite peut endormir. Il berce et, dans ce cas-là, les forces de la vie profane opacifient toujours l’esprit et l’âme les rendant imperméables à la perception subtile du message symbolique du Maçon. Combien de FF.*. .*. et de SS.*. .*. attendent la fin de la Cérémonie pour exprimer le « moi-je » qui sommeille en eux, n’ayant pas fait le vide de leurs métaux, lors d’intervention ? Ces « maçons » ne sont que des « Singes nus » profanes déguisés en Maçons. Ils importent la vie civile profane polluant ainsi d’un vice pervers le Temple.

 

 

 

Repost 0
louis.peyé.over-blog.com - dans Franc- maçonnerie
commenter cet article
21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 14:26

Ou la poursuite de la recherche de la Connaissance

La création d’un atelier est une fondation, c’est à dire le départ d’une œuvre qui dépasse bien largement ses créateurs.

C’est le témoignage d’un groupe de frères et de sœurs qui choisissent de travailler ensemble mais qui s’adressent aussi à tous ceux et celles susceptibles de les rejoindre maintenant et bien plus tard lorsque eux-mêmes auront disparus. Ce témoignage est intemporel tout autant que l’est notre souffle intérieur.

Nous percevons l’être humain comme une totalité sans cesse en évolution ; reliée à toutes les composantes de l’univers ; participant à l’éveil de la conscience ; dotée des outils intellectuels, affectifs, psychiques et spirituels pour croire et comprendre.

La création d’un atelier, s’il est évident qu’elle porte de l’enthousiasme et de l’espérance ne va pas sans une prétention, cette forme du désir qui porte un être à prendre contact avec sa verticalité et son essence.

Cette prétention doit être la mieux définie possible.

Elle porte d’abord sur certains constats qui sont issus d’une pollution du monde profane dans notre société initiatique.

Il existe une contamination permanente du monde profane et les pressions auxquelles tout homme est soumis dans la société, l’écartent bien souvent de la perception de sa composante spirituelle.

-         le goût du grand nombre et ses incontournables conséquences : le pouvoir et l’apparition de groupes d’influences.

-         la mode de l’illusion démocratique : sous couvert de laisser s’exprimer toute personne humaine, il apparaît une confusion générale sur les valeurs, les places les fonctions et les rôles de chacun dans notre monde. Ainsi l’élève se veut l’égal et le juge du maître ; l’enfant discute l’autorité et la transmission parentale ; l’égalitarisme gêne l’expression et  les aspirations essentielles des personnes. La société est nivelée non par le bas mais par ce qui est commun. Dès lors tout discours sur la perfectibilité de l’être, sur sa relation avec le divin, et son élévation est ressenti comme une atteinte et une singularité dangereuse pour la société. Et nous ne pouvons plus parler de Dieu sans gêner ni même présenter une quête spirituelle sans se faire taxer d’illuminés ou de mystiques irréalistes.

-         Il advient un laisser aller, un comportement qui se manifestent jusque dans notre vêture, nos paroles et par l’influence de la dynamique des groupes, nous n’y prêtons plus attention. Alors l’endormissement, l’oubli, s’installent  menaçant la continuité de la mémoire, ce lien à notre histoire et aux legs que nous avons reçu et que l’initiation commande de transmettre.

-         Et ce qui peu être pire, c’est que dans un souci de transparence ou d’explication de l’image que nous voulons donner au monde extérieur nous utilisions un langage profane, profanant ainsi le cœur de nos symboles. Comme s’il fallait plaire à l’extérieur ou donner une image socialement correcte.

-         Et le pire des maux, avoir dans leur Atelier des Frères qui sont narcissiques ou qui veulent, au sein de leur Loge, compenser un complexe d’infériorité par l’occupation d’un Office, une responsabilité que le monde profane leur refuse pour leur incompétence intellectuelle ou morale. Nous savons tous, qu’un Frère ou une Sœur qui confond Pouvoir avec l’Office occupé, comme le Vénéralat par exemple, est semblable au personnage de l’Avare de Molière : tous les FF ou SS de l’Atelier vont transformer leur personnalité à l’instar de Valère, Cléante, Mariane ou Elise qui en perdent leur innocence. Le vice pervers de l’Avare s’est insinué dans leur désir de progresser et ce Frère y a installé le poison comme l’Avare le fait pour tous les personnages de son entourage proche.

En fait ce que nous prétendons n’est prétention qu’au regard de ces constats posés.

Nous posons comme principe organisateur de la fondation de la R.*.L. LES ENFANTS xxxx (mais ce peut être aussi dans le cours de notre vie), la triade : intention, attitude et attention.

Nous sommes ici car c’est notre intention.

Qu’est-ce que cette intention ?

Nous répondrons perpétuer un Ordre initiatique délivré des scories de la société profane et composé de FF.°. et de SS.°. attachés à la Tradition et à sa Transmission, afin que survive un idéal qui a été celui des Frères fondateurs de la Franc-Maçonnerie. Il ne faut pas oublier que cette Tradition nous vient de plusieurs siècles avant le Christianisme. Elle était présente en Egypte, en Terre d’Israël, en Grèce….. Elle migra sur tout le bassin méditerranéen à l’effondrement de l’Empire Byzantin en 1453 attaqué par les Ottomans, d’abord en Italie puis en France ensuite dans le reste de l’Europe. Pendant des Siècles le Savoir, la Connaissance, fut cachée en Europe Occidentale dans les Abbayes par l’Eglise toute puissante. A la Renaissance, le courant Humanisme fait son apparition. Ce courant se renforce en 1717 en Angleterre, puis pendant la Révolution Française avant de se répandre dans tout l’Occident. Mais n’oublions pas que cette Tradition se cache sous le symbolisme dans les Cathédrales, les monuments historiques…et qu’il nous appartient de décrypter derrière la forme la substance moelle afin que celle-ci nous abreuve.

Malheureusement nous constatons, avec amertume, que nous vivons une époque où trop d'éléments friands de cordonnite rêvant d'être politiquement reconnus, en sont devenus des parias fossoyeurs !

Notre nouvelle association est un tout qui se veut rendre la parole et le droit de cité à la Franc-maçonnerie de base, celle des petits, des oubliés, de vrais maçons libres dans des loges libres et obédiences à taille humaine.

Nous le savons, de plus en plus de Frères et de Sœurs, ne se reconnaissent plus en tant que tels dans nos Obédiences. Qu’importe ! La Franc-maçonnerie n’existait pas en tant que tel dans les temps anciens et nous le savons, cela n’a jamais empêcher la Connaissance de se transmettre. Nous savons donc, que le profane sincère, tout comme les Frères et Sœurs rejoindront ces nouvelles Loges guidés par leur instinct afin de poursuivre l’Oeuvre.

                                  

Repost 0
louis.peyé.over-blog.com - dans Franc- maçonnerie
commenter cet article
13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 14:38

Un conflit peut-il engendrer la Fraternité ?

 

La Bulle « IN EMINENTI » du Pape Clément XII, en 1738, excommunie les premiers Francs-maçons. «Condamnation de la Société appelée – Liberi Muratori – ou – Francs-Maçons – sous peine d’excommunication encourue par le seul fait dont l’absolution est réservée au Souverain Pontife, si ce n’est l’article de la mort.»

« En raison du secret de leurs assemblées et pour d’autres motifs justes et raisonnables de nous connus. »

Benoit XIV avec celle de « PROVIDAS » la complète, en 1751, tout comme Pie VI, en 1776, en raison de la philosophie des Lumières.

Léon XIII, en 1884, dans son Encyclique « HUMANUM GENUS » reproche à son tour, l’anticléricalisme, le positivisme et le rationalisme du G.*.O.*.D.*.F.*.

En 1915, Benoit XV réaffirme l’excommunication des Francs-Maçons par le fait même de leur adhésion à une « Secte Maçonnique ».

Un fait nouveau apparaît en 1961 avec la réception du Jésuite, le R.P. RIQUET qui provoque la démission de son V.*.M.*. Marius LEPAGE de sa R.*. L.*. du G.*.O.*.D.*.F.*.  En 1961 se prépare le concile œcuménique de Vatican II. Marius LEPAGE organise à Laval une conférence en Loge, une Tenue Blanche fermée, au cours de laquelle le Révérend Père Riquet vient présenter son point de vue en tant que catholique sur l’athéisme. Cette TBF reçoit l’accord de l’évêque de Laval ainsi que celui du G.*.O.*.D.*.F.*.  comme il se doit. Toutefois, l’Obédience n’avait pas anticipé l’émotion suscitée dans ses rangs et que la presse nationale de l’époque reprend. Or devant l’ampleur de l’écho, le G.*.O.*.D.*.F.*.  affirme que la conférence a pris la forme d’une simple réunion à caractère privé et qu’il n’y a eu aucun cérémonial maçonnique….  Ce qui soulèvera des réactions vives de nombreuses Loges de l’Obédience et en particulier dans le Sud-ouest. Cela aboutit à une suspension du Vénérable Maître organisateur, devant les instances disciplinaires de G.*.O.*.D.*.F.*.  Marius LEPAGE sera acquitté par ces mêmes instances le 23 septembre 1961 ; et malgré l’Appel interjeté par le Conseil de l’Ordre. Il sera définitivement blanchi le 18 décembre 1961.

Ainsi, l’opposition est consommée mais change de camp. En 1974, le Canon 2335, ne vise plus que les Chrétiens agissant contre l’Eglise, ce qui n’est pas le cas de la Maçonnerie anglaise ni de la G.*.L.*.N.*.F.*.  Dès lors les ecclésiastiques peuvent recevoir l’Initiation, après dispense de leur évêque dans les Loges dites Régulières où la croyance en un Dieu créateur est affirmée, en principe.

En 1983, le nouveau code 1184 ne mentionne plus les F.*.M.*. et ne maintient de ce fait plus leur excommunication ainsi :

« Seuls doivent être punis d’une juste peine, ceux qui donnent leurs noms à une association qui se livre à des complots contre l’Eglise. Les promoteurs ou dirigeants d’une telle association seront punis de l’interdit. »

Si le code de 1917 prévoyait 42 cas d’excommunication, le nouveau Code n’en reconnaît désormais plus que 7 :

  1. hérésie, apostasie, schisme
  2. avortement
  3. sacrilège contre l’Eucharistie
  4. violence physique contre le Pape
  5. Absolution du complice pour péché charnel et avortement
  6. consécration illicite d’un évêque
  7. violation du secret de la confession.

Chacun appréciera à sa juste valeur les nouveaux cas d’excommunication. Ces sept nouveaux cas mériteraient un large débat, j’en  suis conscient. Cependant il faut noter qu’il n’est plus fait mention des Francs-maçons. Pourtant les Pères – haut placés dans la hiérarchie du Vatican - par l’intermédiaire de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, rappellent que les catholiques qui s’inscrivent dans une Loge sont : « en état de péché grave et ne peuvent, de ce fait, accéder à la communion ». Ce qui explique les difficultés pour certaine Obédience d’ériger une Loge sur le territoire monégasque.

La conclusion, pour l’Ecossais reconnu comme tel par ses FF et SS, sera l’affaire de l’excommunication. Elle sera donc réglée dans le secret de son âme et conscience (que Rome lui reproche). Avec tolérance et fraternité. Le F.*. Ecossais demande au G.*.A.*.D.*.L.*.U.*. de pardonner ceux-là mêmes qui jettent des anathèmes parce qu’ils ne savent pas toujours ce qu’ils font. Cet Ecossais invite surtout les FF et les SS à participer aux Tenues – à la condition qu’ils se sentent des Hommes libres dans des Loges Libres. – Peut-on, aujourd’hui, l’affirmer lorsque certaine Obédience jette l’anathème sur des FF .*. dont la ligne de conduite n’est pas celle préconisée par le Grand Maître ? A certains, reste le choix entre se soumettre ou se démettre - Ceci afin d’asseoir leur propre opinion et ne point prendre les mots des représentants d’une foi, qu’ils soient enrubannés ou calottés, pour la Réalité révélée. Le premier devoir d’un homme adulte est le doute : soyons tolérant face à la croyance en… La vie n’est que perpétuels changement, transformation et la vérité d’hier n’éclaire plus le scientifique d’aujourd’hui. La vie n’est qu’une suite de catharsis, d’abréactions d’eurêka, de découvertes où la vérité se montre différente selon l’angle sous lequel on la découvre.

Que nous disent les Bulles papales ?  

Les Bulles d’exclusions contre la Franc-maçonnerie sont nombreuses. Le sujet est traité dans différents média écrits ou audio-visuels. Le sujet fait « vendre » et recueille toujours autant d’intérêt. Ce fameux secret reste secret malgré les Tenues Blanches Ouvertes, les actualités qui sourdent des Obédiences comme celles qui transpirent soit à la G.*.L.*.N.*.F.*. ou au G.*.O.*.D.*.F.*.….. et malgré que toutes les Obédiences aient traité ce sujet.

Combien de Francs-maçons, de Sœurs, de Frères qui appartiennent à un Rite, à un courant chrétien sont concernés par l’excommunication ?

Certains ne se sont jamais posé la question. En effet qu’est-ce que l’Excommunication ? C'est-à-dire « la privation des sacrements ». Autrement dit la suppression pour un F.*. ou une S.*., ou une Loge, une Obédience, ayant entre autres, la fonction de maintenir les Hommes, en bonne communication « les uns avec les autres ».

Ces groupes de FF.*. de toutes croyances autour de « Rites secrets », font référence à un Grand Architecte De l’Univers, entre autres. Chacun ici, mettant dans ces termes ce qu’il entend.

Respect Député.*. Maître.*. et mes B.*.A.*.F.*., je vous fais grâce d’une litanie longue et fastidieuse de ces autres dates et chiffres dont parfois les FF.*. sont si friands.

Permettez-moi de vous parler d’une période de référence où est née et s’est développée notre maçonnerie, dite «Ancienne et Moderne» : suite à la Maçonnerie   Opérative.

Sept Papes essentiellement de 1738 à 1984 se sont efforcés d’actualiser l’excommunication en argumentant les motifs et en ajoutant des accusations de plus en plus graves contre la Maçonnerie.

Le premier pape condamnant l’Ordre maçonnique est le Pape Clément XII avec sa bulle de 1738. Le premier grief invoqué concerne le serment sur la Bible. Cette dernière souvent ouverte (pas toujours), à la page de l’Evangile selon Saint Jean, dans les Loges travaillant au REAA.

Je vous rappelle que dans toutes les Obédiences ou presque, des FF.*. travaillent dans des Loges dites de St Jean. Or St Jean était compagnon du Christ. Ses écrits font partie du Nouveau Testament et l’ésotérisme selon St Jean ne pouvait être QUE chrétien, Alors, pourquoi cette vindicte papale ?

Il existe 7 millions de FF.*. et SS.*. Maçons dans le monde. Combien de FF.*. ne prêtent pas serment, sur la Bible ou autres livres sacrés ? On peut considérer que sur 7 millions de Maçons, environ 6 millions appartiennent à des Loges dites Régulières – ie reconnues par la Maçonnerie Anglaise au sein de l’U.G.L.E.

Si ces 6 millions appartiennent à des Loges Régulières, elles devraient être Théistes – qui admettent l’existence d’un Dieu – en dehors de toute révélation, et les Déistes, - qui croit en Dieu sans dépendre d’une religion révélée -, hors des organisations religieuses administrées - alors combien sont-ils ?

Dans les fondements les plus anciens en Occident, la Foi est d’incidence Chrétienne.

Les Constitutions d’Anderson en expriment pour la 1ère fois (en 1723) les grands principes. Nous trouverons des traces, en 1750, de la formulation géniale des R.*.E.*.R.*. qui apparaît comme une sorte de réaction chrétienne.

Gardons à l’esprit qu’il y a actuellement 1 milliard de chrétiens ou catholiques dans le monde.

C’est à la fin du Convent de Wilhelmsbad en 1782 que le Rite Ecossais Rectifié est constitué, que le Serment spirituel et chevaleresque de l’Ordre des Chevaliers bienfaisants de la Cité Sainte est solidement établi sur des bases renouvelées.

Resp.*. D.*.M.*., il existe plusieurs sortes d’actes pontificaux :

ó     les décrets, les lettres

ó     les Bulles (scellées avec du plomb), les Brefs (scellés avec de la cire)

Les Bulles sont des actes très importants :

ó     canonisation – élection

ó     convocation de concile

ó     suppression – condamnation

En fait Bulle, également appelée Bulla veut dire (sceau de plomb). Toutes ces Bulles sont notées dans le code du Droit Canon, enregistrées, numérotées, paraphées.

Dans le nouveau code du Droit Canon, il n’y a que 1752 articles. Cela veut dire que le Canon n° 2235, se trouve dans l’ancien Code du droit canon.

Stupéfiante Bulle !

Stupéfiant article que l’article 2235 de LEON XIII, promulgué en 1917. Publié officiellement et qui condamne toute la Maçonnerie en ces termes. Je cite :

« Ceux qui adhèrent à la Secte maçonnique ou autres associations du même genre, du même style qui complotent conte l’Eglise encourent l’excommunication».

Le Pape Benoit XIV successeur de Clément XII, confirme l’excommunication dans sa constitution apostolique sous forme de Bulle –« Providas romano-rum ponificum »- du 18 mai 1751.

Au moment où le Vatican condamne la F.*.M.*., n’oublions pas les Jésuites qui combattent les Protestants. Aujourd’hui il existe 360 millions de Protestants, dont environ 115 millions en Europe.

L’idéal Andersonnien est parfaitement vécu. Les Francs-maçons en général, les F.*.F.*. de différentes confessions et les FF.*..*. chrétiens ou autres fréquentent de plus en plus de Loges.

Ils s’appellent tous ‘Frère’ ou ‘Sœur’ entre eux !

Ce qui ne plait guère aux Papes et les condamnations pleuvent. Les Vénérables Maîtres donnent de plus en plus la lumière et chaque Pape en ajoute un peu plus.

Mes Très Chers Frères, combien de Papes nous condamnent et bien évidement je ne peux tous les énumérer. Il faut ajouter les lettres Encycliques, les lettres  apostoliques, le Dictionnaire d’Apolgétique, l’Allocution consistoriale, la Constitution du 12 août 1869, l’Instruction de la Congrégation du Saint office, etc.

Mes B.*. A.*. F.*., il ne faut pas s’illusionner. Ce Pape Clément XII qui jette l’interdit sur notre Ordre est bien renseigné et sait, connait le danger que nous représentons, nous les Francs Maçons, ces libres penseurs. Il est le « berger » du « troupeau » de catholiques de par le monde. Dans ces deux termes, tout est dit. Un  mouton, une vache, un cochon ont-ils une raison, une intelligence ? Heureusement, l’homme a un berger (le pape) qui le garde de ses ennemis et de lui-même.

Et dans le monde profane, les théistes, les déistes, les athées, les libres penseurs… ne sont pas tous d’accord entre eux. Cela fait beaucoup de monde et certains, parmi eux, sont influents.

Il est vrai que d’aucuns concourent merveilleusement bien à diviser et à entretenir cette division. Certains FF, certaines Obédiences, certains partis politiques, certaines « chapelles » y trouvent bon compte, évidement. Ils ont des Offices, des Charges, des Plateaux de respectabilité. Ils ont même des discussions hiérarchiques.

Comme si la hiérarchie ecclésiastique n’existait pas ?

« Savamment organisés, plusieurs types d’ordres, plusieurs degrés, plusieurs couleurs, avec des grades, ayant parfois une discipline sévère. Ces FF.*. seraient soumis à une JUSTICE maçonnique effroyable.

Lors de leurs cérémonies, ils permettent, ils doivent faire le serment de ne jamais révéler, à aucun moment, n’y d’aucune manière, le nom, le prénom de leurs « associés », de leur F.*. de leurs supérieurs. Voilà ce que disent les Papes. »

Société secrète et celle-ci s’appelle la F.*.M.*.

On projette ce que l’on est, vous dit le psychologue !

Mais ils ont des réunions clandestines… dans des Temples par exemple. Ne dit-on pas que certains ont droit au « Chapitre » - expression qui remonte au Moyen Age et fait allusion à la réunion des moines et chanoines. Celui qui avait droit au chapitre était celui qui participait à la prise de décisions et avait une voix de délibération comme les évêques-

ó     Qui sont-ils ?

ó     Que font-ils ?

ó     Que pensent-ils ?

ó     Que convoitent-ils ?

ó     Qu’est-ce qui est si important, de si secret que le commun des moines – ou des mortels - ne doit pas savoir ?  

Heureusement que nous sommes loin de la loi sur la contraception, de celle sur l’adoption de l’Interruption Volontaire de Grossesse qui est accordé à la Femme. Chacun d’entre nous connaît la place de la Femme dans l’Ordre Catholique. Je n’évoque pas la Vierge Marie, non, mais bien celle qui influence l’homme commun de si mauvaise manière… affirme le Clergé.

La tolérance maçonnique est l’admission du dialogue, l’acceptation de la vision de l’Autre.

Laissons au Pape, laissons aux religieux, laissons aux hommes politiques la notion d’intolérance, la notion d’apostasie, les méfaits du groupe.

Quel dommage que certains FF placent la notion de religion, ou celle de l’Obédience, au niveau que nous connaissons aujourd’hui. Par manque de connaissance ou peur. Par des propos maladroits. Peu importe leur obédience ou leur pratique du rituel. Peu importe leur degré dans leur loge ou leur croyance.

Religion : qui relie les hommes entre eux, nous informe le dictionnaire.

Pour les FF.*. pratiquant le RER… Maitre Ecossais de St André, je pense que la problématique, de la Foi ou de la religion chrétienne ne se situe pas au niveau de l’Institution mais bien à celui de l’Individu, ou de la personne ou du Frère. C’est bien à chacun de choisir sa manière de croire en…, d’en parler, s’il le souhaite, de choisir ses actions, de les mener comme il l’entend, mais avec beaucoup de prudence : le Maçon est un être qui doute par essence.

Le 4éme degré nous garantit la matûrité des F.*. qui le composent. Bien que je me demande parfois, si la Force qui l’anime est proportionnelle à la TEMPERANCE, qu’instituaient nos guides, peut-être puisaient-ils celles-ci – prudence et tempérance – dans la Foi

ó     Foi chrétienne pour les uns

ó     Foi maçonnique pour les autres

ó     Foi en l’Homme pour certains

Il me semble que j’ai employé le mot « GUIDE » tout à l’heure ?

Il est vrai que j’aurais pu le remplacer par le terme « ANCIEN » - ancien et Moderne – cela vous rappelle des souvenirs n’est-ce pas ! Aux Anciens de 1730, entre autres… d’avoir supprimé les prières… et bien d’autres reproches bien-sûr : l’Epée, et les vertus cardinales Tempérance/Force – Justice/Prudence.

Rappelez-vous également ces querelles d’Anciens et des Modernes :

ó     Pas sur le fait d’être Croyant, Déiste, Théiste ou Athée

mais seulement sur ce qu’ils n’avaient pas encore appris ou compris : la Justice, la Tolérance : ils n’avaient pas encore appris à se tolérer les uns et les autres.

Oui, mes B.*. A.*. F.*. notre Loge, dans son ensemble, est un Atelier, un laboratoire devrais-je dire, où les hommes apprennent à se connaître d’abord par la recherche de la compréhension du V.I.T.R.I.O.L. et, ensuite, à se reconnaître les uns les autres. Quel choc pour un montagnard de discuter avec un homme natif de Mimizan, d’un Lillois rencontrant un Marseillais. Nous avons tendance, par habitude, de traiter avec l’autre comme un autre soi-même, ayant vécu les mêmes aventures. Le psychologue parle de projection. Or, l’Autre est différent par nature. Nous avons, bien sûr des points communs par notre culture et chacun les interprète à sa façon. Un fait peut très bien être vécu négativement par l’un et positivement par son Frère. Cette constatation est importante. Ces diverses visions d’un fait sont l’expression d’une vérité multiple du Principe Un.

Rappelons-nous la naissance officielle de la Maçonnerie en Angleterre. Ces habitants sortaient d’une guerre où chaque parti défendait son point de vue. Que de dégâts. Des hommes de bonne volonté s’assirent autour d’une table et discutèrent, non de qui avait raison, mais du comment sortir de l’ornière et du pourquoi depuis des siècles, et du pourquoi des hommes se conduisaient uniquement à l’instar de l’instinct animal sans réflexion humaine. Certains allèrent plus loin. De notre civilisation chrétienne, ils allèrent rechercher dans la Bible les racines de notre humanité… de Jésus, ils remontèrent à Moïse, de Moïse à Joseph, de Joseph à la Civilisation Egyptienne… d’autres allant visiter la civilisation hellène, les Stoïciens. Tous avaient débordé des limites fixées par le curé de leur paroisse respective.

Un vrai Maçon ne recherche pas le Pouvoir, il l’a. Un vrai Maçon a le savoir qu’il cherche à renforcer et qu’il partage volontiers. Un vrai Maçon n’a de vouloir que d’inciter la volition chez l’autre à suivre son exemple : vivre sa vie, vivre son expérience et en tirer profit pour lui et ses semblables. Son but ultime est de rendre tout un chacun lumineux pour éclairer le chemin de l’autre en étant lui-même charismatique en toute humilité.

A la veille de la célébration du Cinquantenaire de notre Loge, tous les FF qui ont tous de la bonne volonté, qui sont toujours présents, soit sur les Colonnes soit présents parmi nous dans l’esprit, et toujours présents à l’appel, j’en suis convaincu, seront là… le moment venu.

En ce moment où quelques FF.*. semblent vaciller, chanceler, où quelques FF.*. doutent de toutes les valeurs, de l’esprit qui règne ici ou là, il est sage d’espérer.

Il faut que ces FF sachent que dans 50 ans encore, il y aura encore une fête chez nous. Ce qui est sûr c’est que ce sera grâce à

ó     Votre présence

ó     Votre participation

ó     Votre écoute

C’est notre F.*. A… qui disait : il faut que l’homme apprenne à écouter l’homme. C'est-à-dire s’ouvrir à l’Autre dans la générosité, la fraternité, la Bienfaisance.

Je crois qu’il est urgent, de faire passer un message d’AMOUR, de lancer un appel d’UNION à tous les FF pour que ces querelles, pour que les divisions ne soient qu’un souvenir, qu’un passage d’une ère à l’autre, d’une métamorphose, d’une compréhension pour l’acquisition de cette matûrité.

L’avenir n’appartient plus à l’excommunication,  encore moins à la démission, mais bien à l’acceptation de l’autre dans toute sa différence. C’est celle-ci qui nous enrichit tous.

L’avenir nous appartient. Mais, encore une fois, faut-il se baser sur le passé ? Ce passé encore proche où, semble-t-il, les FF ont connu les conflits,  les guerres. Guerres de religions, guerres mondiales, guerres civiles, conflits d’Obédiences, de Rites, avec des essaimages parfois douloureux. Oui si ce rappel nous assagit.

Quand les parents divorcent, même s’ils font semblant d’être consentants, il est indéniable que les enfants paient toujours un lourd tribut.

« Quand le corps souffre, l’esprit crie sa douleur ».

Rappelez-vous la dernière Bulle de Jean Paul II enregistré sur le nouveau code du Droit canon :

Canon 1184

« Qui s’inscrit à une association qui conspire contre l’église sera puni d’une juste peine, mais celui qui y joue un rôle actif ou qui la dirige sera puni d’interdit »

Les Religions telles qu’elles se présentent à nous, le conflit, la non acceptation de l’Autre, peuvent-elles engendrer la Fraternité et la compréhension entre les hommes ?

J’ai dit

1984 en E.*. V.*

Repost 0
louis.peyé.over-blog.com - dans Franc- maçonnerie
commenter cet article
10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 12:26

 

 

 

Garsende de Sabran

Abbesse de la Celle

Abbaye de la CelleLD1052pt-1-.jpg

83069 La Celle

                                  au                                                                                                                         Grand Maître du G.*.O.*.D.*.F.*.

                                        Représentant Zeus

                                        Le C.*. de l’0.*.

                                        Représentant la douce Sélène

                                        Rue Cadet

                                        75009 Paris

 

Messieurs,

Coucou ! Bonjour, c’est moi, GARSENDE DE SABRAN,

Abbesse de la Celle depuis le 13ème siècle,

Je tiens à vous remerciez de l’attitude que vous avez eu à mon égard.

En effet, dans cette Abbaye, lieu privilégié de par sa situation géographique, je suis isolée et quand des FF.*. me rendent visite j’en suis ravie, vous le savez bien.

Lors de votre tenue, j’ai écouté d’une oreille discrète mais avec beaucoup d’attention votre Morceau d’Architecture sur le « Dieu des Maçons ».

J’ai appris également qu’un jubilé maçonnique devait avoir lieu prochainement, vous féliciterez de ma part les recipendus.

Le 15 mai 5995, vous fêterez votre nième anniversaire d’«Hombre Picador». Vous serait-il possible de m’expédier une carte d’invitation et peut-être qu’à l’issue de cette Tenue, si vous le souhaitez, je formulerai ma demande dans votre Ordre.

Lors de la réunion du Conseil d’Administration de l’association Marseillaise, votre F.*. ORATEUR a eu une pensée particulière pour moi.

Vous trouverez ci-joint mon C.V. ainsi que ma press book. Vous noterez, en substance, le choix de mes décors dont les couleurs correspondent aux vôtres.

Dans l’attente d’une réponse favorable de votre part, je vous prie d’agréer Monsieur le Président du GODF, l’expression de ma considération distinguée.

 

Garsende de Sabran





GARSENDE de SABRAN LD1057pt-1-.jpg

Née le 25 mai 1358 à Cogolin

Abbaye de la Celle

e-mail : gdes.j.y.bese @yahoo.fr

 

 

Formation :

Maîtresse des Novices

Première Couvreuse

Deuxième portiere

Institut Technologique et Pratique de la Turlute

Sur l’A-T (ancien teste) et le N-T

 

Thèse sur le Triangle

Le Triangle formé avec le 69 et l’hypoté-nus

dans son petit cône, i.e la longueur de √(69²+529=698)

qui est la longueur approchée de la √….. la Voûte

mais cette hypoté-nus possède une autre propriété que je suis incapable d’analyser à ce jour, mais dont l’explication et la démonstration ne doivent pas être à la portée d’une novice.

 

Cette hypoté-nus pénètre le Triangle dans lequel s’inscrit

 

l’Etoile Flamboyante. La pointe supérieure de cette

étoile est le point qui est précisément un des points

 

 culminants du cintrage de la Voûte dont le centre de

l’arc du cercle forme la demi-lune opposée à celle-ci.

 

Ainsi l’Homme - l’Initié – en son essence se trouve incorporé

dans l’harmonie générale et dans la représentation

spirituelle que l’on donne à l’Abbese de la Celle.

 

LC7516pt-1-.jpg

 

 

On comprend pourquoi depuis l’époque vous parlez

 

de l’Abbaise comme moyen d’action

dans le sens d’une initiation directe, de la façon la plus

naturelle qui n’a de cesse d’être, en vain, un jargon

 

 

 

 

LD3076pt-1--copie-2.jpg

Expérience professionnelle :

Stage de langue à Co Go Lin

 

 

 

Etudes musicales

 

Solution du problème harmo-nique de la Langue

Ni majeur, ni mineur : langue du mode Grégorien

Basée sur le R.E.A.A. et les bonnes notes proviennent du R.E.R.

 

L’intervalle du RE-DO émis par la fondamentale RE

De l’OCTAVE, est couronné de sons sacrés, de telles sortes que si on aligne tous les rapports harmo-niques de cette gamme on obtient la série suivante :

1-2-3 + 4 = 18-22-28 = 33

SOL-LA FA SOL DO RE  LA DO RE FA 50845Rpt-1-.jpg

 

  

Certes la place du DO est assez inhabituelle

Et ne semble jamais être employée dans le chant, mais toutefois, cela pourrait donner ceci :

 

Quand moi j’avance, toi tu recule,

Comment veux-tu, comment veux-tu

Que je, que je…. T’ALLIGNE…

 

 

Avec mention « très bien »

 

 

Nos SS  venant frapper à la Porte du Temple du GODF, ainsi que nos TCFF trouveront tous les accessoires souhaités sur le site : www.charmefou.com

Au 14éme Siècle, Garsende de Sabran, Abbesse de la Celle , a œuvré pour la naissance des Etats de Provence, avec un grand sens de l’humain.

Dans son sarcophage, taillé dans un monolithe de marbre et sculpté sur deux de ses côtés, représentant la défunte accueillie par le Christ et les deux Apôtres Pierre et Jean et représentée par les Archanges Gabriel et Raphaël, Michel et Muriel, GARSENDE de Sabran se trouve à nouveau dans son lieu d’origine.

L’auteur aura donc une pensée particulière pour GARSENDE de SABRAN.

Mais qui est cette personnalité ?

J’ai évoqué le Rite Ecossais qui travaille avec le symbolisme.

Il existe aussi le Rite dit « Groussier » où nos FF .*. travaillent surtout sur des sujets sociétaux. On discute mais entre le dire et le faire il y a une marge. Par exemple on parle d’Humanisme que l’on confond avec socialisme. Il existe plusieurs sortes de socialisme, celui qui est pratiqué dans le nord de l’Europe, pragmatique et favorable au plus grand nombre où l’humain est pris en compte dans son individualité, est très peu commenté. Le socialisme qui a la « côte » des FF.*. est celui utilisé par Georgios Papandréou avant la Crise de 2010. Ah la belle époque ! Actuellement, depuis la crise du Dollar et de l’économie mondiale en pleine tempête, on entend que des bruits semblables à « réduction », «récessions», «rigueurs», hum il faut changer de registre. Alors, nos FF .*. qui travaillent au Rite Français préfèrent prendre modèle sur le culte de la personnalité tant vénéré dans les pays à culture musulmane –Tunisie, Egypte, Syrie etc, etc. ou encore à Cuba, voire en Corée du Nord qui met en avant le culte de la personnalité. Là aussi ces modèles passent de mode, soit, mais pas dans l'Obédience, il faut toujours un Véné, un Conseiller de l'Ordre, un Grand Maître qui donne le "la".

Et donc, lorsque l’on travaille sur le « moi-je » et le paraître, il faut être accompagné de beaux atours. Voilà enfin une bonne idée. Nos FF.*. connaissent bien GARSENDE de SABRAN, ils sont toujours à la recherche de faits historiques particulièrement lumineux dans les bibliothèques….  Notre Abbesse le sait aussi et trouve là le moyen de remettre au goût du jour les vénérations anciennes : chacun ayant sa chacune en toute Fraternité.

Ne resserre-t-on pas la communauté des FF.*. lorsque, enfin, tous boivent dans le Calice, ce Saint Graal accompagné de sa lance de Longin ? Cette lance symbolise-t-elle pas l’épée flamboyante, le sceptre, le phallus ? Non, on ne peut être complet en oubliant la moitié du monde, entendons-nous, sur les Parvis !

Et puis, entre-nous, n’est-ce-pas le meilleur moyen et le plus efficace d’augmenter le nombre de FF.*. sur nos Colonnes ?

 

 

 

 

 

Repost 0
louis.peyé.over-blog.com - dans Franc- maçonnerie
commenter cet article
8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 15:26

Suite de : La part d'ombre des Obédiences maçonniques 3

 

Le contre-pouvoir eût été pour elle la moindre des positions à prendre, conformément à la manière même dont se définit la Franc-maçonnerie :

  • « association essentiellement philosophique et philanthropique »,

comme un

  • « système de morale illustré par des symboles »

pour reprendre la formule de Wikipédia. Mais plutôt que le contre-pouvoir, c’est, pour le moins, la voie de la complicité active avec les instances gouvernementales que les Frères ont choisi, si ce n’est l’acte organisé du dépeçage du patrimoine public français.

Moralité maçonnique ? L’image et les symboles deviennent burlesques et font franchement rire, car, sans même parler des « affaires », il sera difficile d’expliquer qu’en dirigeant la haute finance, les banques, les compagnies d’assurances, les administrations, les appareils législatifs et judiciaires, la FM ait appuyé, ou, dans le meilleur des cas, laisser passer, sans même alerter quiconque, toutes les étapes qui depuis 40 ans mènent le pays au mur.

Comme par exemple, pour faire court et simple, la « loi Pompidou-Rotschild » du 3 janvier 1973, qui oblige la Banque de France à s’endetter sur les marchés privés, loi qui est responsable de l’endettement astronomique de la France, le contribuable ne remboursant que les intérêts (privés!). Comme la loi du 24 janvier 1984, votée sous Mitterrand par le Franc-maçon, membre de la trilatérale et fondateur du think tank

« Notre Europe » Jacques Delors (tant adulé par Attali), Jacques Delors père d’une certaine Martine Aubry (membre du groupe « Le Siècle »), une mesure de pointe en avance de 15 ans sur l’abrogation du Glass-Steagall américain en 1999, qui supprima la distinction entre banque de dépôt et banque d’investissement. Cette mesure, qui permit à n’importe quelle de nos banques « d’investir » (lire « jouer au casino »), commença par donner lieu à toute une série de scandales bancaires, comme celui du Crédit Lyonnais, 200 milliards de francs à lui seul aux frais du contribuable. Des amuse-gueules, ces petites affaires, un tour de chauffe des années 90, en comparaison de ce qui allait venir, les expositions bancaires des filiales en Europe et aux Etats-Unis, des centaines de milliards d’Euros « d’investissements » pyramidaux masqués en CDS et autres actifs toxiques, planqués dans des changements de norme comptable modifiés à la va-vite pour l’occasion, mais d’une radioactivité croissante même dissimulés sous le tapis ;

 « investissements » qui pour l’instant coûtent aux français la bagatelle de 40 milliards d’euros de capitalisation et 320 milliards de garantie, conformément au plan de sauvetage des banques de 2008, le pire restant à venir, que ce soit pour sauver les PIIGS – Portugal, Irlande, Italie, Gréce, Spain : la fameuse crise de l’Euro qui est néanmoins toujours d’actualité -  (en réalité les banques exposées dans ces pays), ou que ce soit les mesures d’austérités en cours et à venir destinées à «rassurer les marchés ?».
Tout ce hold-up organisé, le plus grand de tous les temps, la Franc-Maçonnerie, investie dans tous les postes clés financiers, législatifs, administratifs, ou très proche d’eux, parée des meilleures élites françaises, par appartenance ou par influence, ne pourra pas dire qu’elle ne savait pas, et ne pourra pas se cacher derrière la naïveté. Même si tous les francs-maçons ne sont pas à mettre dans le même sac, puisque bon nombre d’entre eux s’insurgèrent contre leur propre pratique – ou démissionnent -, et même si des légions de non-maçons participèrent aussi à cette orgie, il s’agit bel et bien d’un complot maçon contre le peuple français, les traces de sa préparation se retrouvant facilement, comme l’indique l’ébauche du précédent paragraphe. Que ce complot ne soit qu’une partie d’une internationale synarchique plus vaste encore, dont la naissance fut conjointe au CFR, et qui traîne un triste cursus depuis la seconde guerre mondiale, sans parler d’avant, comme cela a été montré dans les précédents chapitres, n’est pas l’objet de cet article, qui reste dans le cadre de la spécificité française.
Le lecteur commettrait une grave erreur en pensant que le présent exposé est un procès de la Franc-Maçonnerie. Loin s’en faut. Tout être humain a le droit, que dis-je, le devoir, d’accéder à la Connaissance, visible et invisible, par respect pour notre héritage grec, où Aristote professait la métaphysique, et par nécessité de compréhension de notre culture judéo-chrétienne. La source égyptienne est manifeste dans cette racine bicéphale, Moïse, Platon et Pythagore ayant été instruits au pays des pyramides. L’objet de cet article est de dénoncer, non pas la Franc-Maçonnerie traditionnelle et pourvue de ses valeurs humaines originales, mais la Franc-Maçonnerie particulière, représentée par tout un éventail de loges, qui a rompu avec ses principes fondateurs pour avoir créé une immense usine corporatiste à développer des intérêts personnels et matériels, au prix du vol massif et organisé des français, et de l’établissement d’une société totalitaire, dont la construction est déjà très avancée.

Dans le décret du 12 mai 5822 (1822), encore valable, on voit comme règle du Rite Ecossais en France : « La maçonnerie, connue sous la dénomination d’art royal, est une association d’hommes réunis dans la vue de se rendre utiles à leurs semblables considérés individuellement [...] Toute société secrète qui s’occupe de spéculations politiques ou religieuses est, par ce fait, étrangère à l’association maçonnique, et même en opposition avec ses principes » (5). Napoléon Bonaparte lui-même avait pris conscience de ne pas avoir été digne de son titre de maçon : « J’ai consumé ma vie en des mouvements continuels qui ne m’ont pas permis de remplir mes devoirs d’initiés à la secte des Egyptiens ». Napoléon fut initié au Caire à la « loge Isis », et sa filiation importera en France le rite Memphis (6). Il avait fini par faire amende honorable. On comprendra facilement pourquoi, au contraire, les dizaines de milliers de frères actuels, concernés par la mise à sac directe ou indirecte du pays, ne font pas de même : tous accrochés à des intérêts matériels, vénaux, à marcher sur les cadavres, prisonniers d’une fuite en avant qu’ils ont mis eux-mêmes en place, tous n’ont plus de maçonnique que le nom et la parure, dévalorisant au passage (aux yeux profanes qui n’ont plus guère envie de faire le discernement, on les comprend) la rare tradition ayant conservé ses objectifs authentiques, quelle qu’en soit sa forme ou sa dénomination, qu’elle soit franc-maçonne, rosicrucienne, hermétique, alchimique ou gnostique. Au contraire, cette franc-maçonnerie politique et matérialiste, qui participe à son profit à la décomposition de la société, est devenue néfaste tant sur le plan profane que sur le plan sacré.  
A défaut de finaliser la construction du temple interrompue par l’assassinat d’Hiram, la Franc-maçonnerie incriminée, telle que définie dans le présent article, est sur le point de finaliser la construction du plus grand système pyramidal de tous les temps, un ensemble de montages financiers justement nommé bulles, gonflées à partir d’une pompe à vide dans des proportions gargantuesques. Cette pyramide, qui n’est pas sans rappeler Babel, toujours plus haute aux fins de maintenir les assises matérielles d’une minorité qui entend représenter Dieu, est systématiquement facturée aux citoyens à un rythme où les échéances deviennent exponentielles, rendant la vie quotidienne irrespirable. L’illusion ne pouvant être maintenue plus longtemps, l’ensemble est amené à s’effondrer à brève échéance, apportant, dans le meilleur des cas, son lot de dictatures, comme l’annonce l’exploitation de la fable Al-Qaïda, sur laquelle le silence maçonnique est révélateur, et dans le pire, un chaos qui sera une première pour l’humanité … L’humanité, un concept bien oublié par les Frères.

Maintenant, Ma Très Chère Soeur, Mon Très Cher Frère, tu sais où tu mets les pieds, tu es prévenu.

 Références :
 http://www.mecanopolis.org/?p=20711
______________________
 Références et liens :

 
Introduction 
 
(1) Cité par Paul Naudon, la franc-maçonnerie et le divin

Les 120.000 francs-maçons qui dirigent la France

(1)    Capital Janvier 2010, voir aussi http://www.capital.fr/a-la-une/dossiers/ville-par-ville-les-francs-macons-dans-le-business-476406

(2)   http://www.lexpress.fr/region/les-francs-ma-ccedil-ons-en-clair obscur_480204.html

(1)    http://www.ladepeche.fr/article/2000/03/29/98199-Des-mois-de-turbulences-et-une-succession-d-affaires.html

(2)   Challenges, http://www.gadlu.info/franc-maconnerie-les-freres-du-businessselon-challenges.html

(3)   http://www.pressafrik.com/Enquete-Les-francs-macons-au-coeur-de-l-Etat_a1665.html

(4)   http://www.leprogres.fr/fr/region/le-rhone/rhone/article/1945590,184/Lyon-place-forte-de-la-maconnerie.html

(5)   http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/10/20/fichiers-de-police-l-executif-estime-pouvoir-decider-de-tout-tout-seul-en-ecrasant-le-parlement_1256187_3224.html

(6)   http://www.lepoint.fr/actualites-politique/les-francs-macons-de-sarkozy/917/0/324920

(7)   http://www.lepoint.fr/archives/article.php/324920

(8)   http://www.liberation.fr/societe/01012300788-journalistes-espionnes-gueant-et-squarcini-s-appretent-a-porter-plainte

(9)    http://www.gadlu.info/nicolas-sarkozy-est-il-franc-macon-sophie-coignard-y-repond.html

Des archives bien encombrantes

(1)   Science et Avenir, Février 2003

(2)  Sophie Coeuré, de l’ombre à la lumière, les archives françaises de retour de Moscou, D. Monier, 2003

(3)   http://www.contreculture.org/AGCombes.html

(4)  http://www.contreculture.org/AT_Franc-maconnerie.html

(5)  Jean-André Faucher, Histoire de la Grande Loge de France, Éditions Albatros, 1981

(6) http://www.come4news.com/index.php?option=com_content&task=view&id=27880

(7) http://www.contreculture.org/AT_bete_immonde.html

(8) Contribution à l’histoire des francs-maçons sous l’Occupation,

Duquesne Diffusion, voir

http://anti-mythes.blogspot.com/2008_03_01_archive.html

(9) http://www.monde-diplomatique.fr/2009/06/CHOLLET/17174

(10) http://www.jlturbet.net/article-21856167.html

La synarchie d’empire, un concept dévoyé

(1)   Annie Lacroix-Riz, Le Choix de la défaite : les élites françaises dans les années 30, éd. Armand Colin

(2)   http://fr.wikipedia.org/wiki/Synarchie

(3)   Ibid

(4)   http://en.wikipedia.org/wiki/Synarchism

(5)   Ibid

(6)   http://infoguerilla.fr/?p=2874

(7)  http://www.swissinfo.ch/fre/Dossiers/La_Suisse_et_la_crise_financiere_mondiale/Actualites/Bale_III,_de_nouvelles_regles_pour_renforcer_les_banques.html?cid=28321056

(8)   http://www.reformed-theology.org/html/books/wall_street/chapter_02.htm

(9)  André Ulmann & Henri Azeau, Synarchie et Pouvoir, Julliard

(10)         Marcel Déat, Mémoires politiques,

        http://www.voltairenet.org/article15364.html

(11) http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/11/15/quand-la-cia-protegeait-les-anciens-nazis_1439956_3222.html

 

(12) André Ulmann & Henri Azeau, ibid

(13) http://matisse.univ-paris1.fr/colloque-es/pdf/articles/fischman_lendjel.pdf

(14) Jean Saunier, Saint-Yves d’Alveydre, Dervy 1981

Le Martinisme mis en accusation, petits croche-pieds entre écoles d’initiés.
 (1) « C’est vers 1887 que le Dr Gérard d’Encausse, sous le nom de Papus, reprit cette dénomination [occultisme], en s’efforçant de grouper autour de lui tous ceux qui avaient des tendances analogues. elle est la genèse de l’occultisme français, dont on a dit parfois qu’il n’était en sorte que du papusisme, et cela est vrai à plus d’un égard, car une bonne partie de ses théories ne sont effectivement que ’oeuvre d’une fantaisie individuelle ; il en est même qui s’expliquent par le désir d’opposer à la fausse tradition orientale des théosophistes, une tradition occidentale non moins imaginaire » René Guénon, erreur spirite.

(2) Saint-Yves d’Alveydre, Mission des juifs, Dorbon Aîné

(3) Introduction anonyme (Un chevalier de la Rose Croissante) in Pasqually, traité de la réintégration des êtres, éd. traditionnelles, 1988

(4) Ibid.

(5) Ibid.

(6) Jean Chopitel & Christiane Gobry, René Guénon, Ed. Le mercure dauphinois, 2010

(7) René Guénon, Comptes rendus, éd. traditionnelles, Paris 1973

(8) René Guénon et l’archéomètre, Bruno Happel, Guy Trédaniel 1996

(9) Saint-Yves d’Alveydre, Missions des juifs, Dorbon Aîné

Responsabilités maçonniques majeures

(1) « (592) — Cette structure synarchique pyramidale implique la complète formation des cinq grandes fédérations impériales (ou Sociétés mineures de Nations) déjà constituées ou en voie de constitution dans le monde moderne :

― la Société mineure des Nations britanniques,

― la Société mineure des Nations pan-américaines,

― la Société mineure des Nations pan-eurasiennes de l’U. R.S.S.,

― la Société mineure des Nations pan-eurafricaines,

― et la Société mineure des Nations pan-asiatiques. (593)

      L’affermissement systématique de cette quintuple base impériale, définie sous nos yeux par un processus historique évident, pourra seule permettre : une réelle encore que relative stabilisation des forces politiques en présence dans le monde,

― la limitation des expansions violentes des impérialismes, ― la clarification, préalable à toute question d’ordre général, des problèmes intéressant la Société Universelle des Nations,

― enfin un rappel juridique plus efficace du respect mutuel des Peuples et du pacte de paix des États, alors librement conclu »

(2) http://matisse.univ-paris1.fr/colloque-es/pdf/articles/fischman_lendjel.pdf

(3) http://www.dailymotion.com/video/xflydn_paul-jorion-le-temps-qu-il-fait-le-12-novembre-2010_newsundefined

(4) http://www.lexpress.fr/actualite/societe/les-combines-des-francs-macons_488940.html

(5) Jean-Pierre Bayard, Symbolisme maçonnique traditionnel, édimat 1982, 4° éd. remaniée et augmentée.

(6) Robert Ambelain, franc-maçonnerie d’autrefois

 

 

 

 

 

 

Repost 0
louis.peyé.over-blog.com - dans Franc- maçonnerie
commenter cet article
8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 15:08

Suite de : la part d'ombre des Obédiences maçonniques 2

 

La mention des techniciens au sommet pyramidal dans le pacte synarchique doit être comprise comme une opération de séduction du patronat français opérée par les rédacteurs du pacte, ce pourquoi les polytechniciens du X-Crise ratissaient large - se reporter au début de l’article - organisait des réunions ouvertes aux non-polytechniciens, mais toujours « personnalités techniciennes ». L’expertise, par le biais du corporatisme, était appelée à remplacer le politique, jugé trop incompétent. L’appât est de taille, outre le pouvoir, ce sera le côté humaniste qui prendra les polytechniciens dans le sens du poil, une carotte idéaliste qui mettrait fin à des millénaires d’exploitation de l’homme par l’homme, comme le stipule le paragraphe 418 du pacte synarchique : Une démocratie économique n’est réelle que si elle satisfait synarchiquement aux conditions suivantes :

·         a) fonder l’économie sur la satisfaction des besoins de tous et non plus sur la recherche sordide du profit ;

·         b) supprimer en droit et rendre impossible en fait toute exploitation de l’homme par l’homme, de même que toute exploitation de l’homme par l’État ; 

·         c) faciliter l’accession à la propriété réelle de tous ceux qui la désirent, sous condition de gestion directe, soit sous forme personnelle, soit sous forme communautaire ;

·         d) aider à la disparition rapide de la condition prolétarienne considérée comme dégradante parce qu’esclavageante en tout état de cause ;

·         e) faire servir autant que possible au bien commun et au progrès social des privilèges de fait que constituent la richesse, même légitimement acquise, et le contrôle, même relatif, des moyens de produire. ».

Voilà comment il suffisait de présenter la synarchie d’empire, notamment aux polytechniciens, et encore aujourd’hui le discours fait mouche : « Comment pourrait-on qualifier cet « État ingénieur à la française » tel qu’il apparaît dans le projet d’X-Crise ? Opposé au libéralisme pur, c’est un État dont l’action dans la sphère économique doit

1.       se fonder sur des principes qui se veulent scientifiques, c’est-à-dire tirés des modèles de la physique maîtrisés par les Polytechniciens;

2.      être mue par des valeurs morales humanistes » (13).

Il n’en fallait pas moins à de nombreux analystes pour voir dans le pétainisme le tremplin idéal à imposer la droite capitaliste qui s’était déjà positionnée dans l’Allemagne d’avant-guerre : « Pour de nombreux auteurs, Georges Valois, Charles Dumas, Pierre Hervé, Roger Mennevée, plus près de nous, Ulmann et Azeau, et beaucoup d’autres, la synarchie n’est pas un sabotage de l’action de Pétain, au contraire, elle est l’explication du fait que Pétain ait pris le pouvoir au bénéfice d’une classe bourgeoise qui prend sa revanche sur le Front Populaire. C.a.d la Synarchie s’identifie à toute la période d’avant-guerre, et devient le synonyme des efforts de la droite capitaliste pour instaurer un fascisme à la française » (14). Restait à trouver le bouc émissaire sur le dos duquel on allait installer cette synarchie là.

Le martinisme mis en accusation, petit croche-pieds entre écoles d’initiés
Synarchie … Synarchie … Synarchie … d’empire, ou pas, peu importe, il fallait un coupable, tout le monde allait se rabattre sur Saint-Yves d’Alveydre et ses successeurs ! C’est lui qui avait inventé le mot ! Pourtant Saint-Yves était étranger à toute obédience maçonnique, tout mouvement mystique, et son association posthume au martinisme n’était que l’oeuvre de Papus qui allait réinventer le mouvement, sur lequel Guénon eut d’ailleurs des mots extrêmement sévères (1). L’action de Saint-Yves, concernant la synarchie, auprès des « souverains » de son époque, qui s’était d’ailleurs soldée par un retentissant échec, était officielle. Comme il le dit lui- même : « Je ne fais ni ne veut faire partie d’aucune société secrète ni d’aucune petite église que ce soit, car j’en crois le temps absolument passé, et la synarchie en elle-même est une oeuvre de plein soleil et d’intégralité cyclique » (2).

Le martinisme n’est pas une doctrine aisément identifiable, et ceux qui se lancèrent à la simplifier ne rencontrèrent que des déconvenues. Le martinisme est plutôt une sorte d’OVNI et correspond plus justement à une nébuleuse inconstante de courants très disparates, voire antagonistes, comme l’annonça le premier schisme dont il souffrit, la scission entre martininésisme et martinisme. Saint-Martin le reconnut lui même à la fin de sa vie, dans une lettre au Baron de Liebisdorf en 1796 : « Mr Pasqually avait la clef active de ce que notre cher Boehme expose dans ses théories, mais qu’il ne nous croyait pas en état de porter encore ces hautes vérités » (3). Le disciple renégat s’était en effet tourné vers la « clef de Boehme » que prétendait détenir Rodolphe de Salzmann, attaché à la mystique allemande, et en relation avec Eckarthausen et Lavater. Saint-Martin bouda copieusement les loges martinésistes depuis 1777, loges qui partirent à la dérive dans les décennies qui suivirent la mort de Pasqually pour finir par être absorbées par le Grand Orient en 1811, qui avait été jusque là le frère ennemi. Ainsi on peut dire, stricto sensu, que le martinisme n’existe pas : « Saint-Martin ne fonda jamais aucun ordre ; il n’eut jamais cette prétention, et le nom de martinistes désigne simplement ceux qui avaient adopté une manière de voir conforme à la sienne, tendant plutôt à s’affranchir du dogmatisme rituélique des loges et à le rejeter comme inutile » (4).

Le Grand Orient, que l’on a vu très impliqué dans l’émergence du synarchisme de Vichy, pouvait donc naturellement créer ce bouc émissaire naturel, d’une part parce que le martinisme, au sens originel, n’existait pas, et ensuite pour régler ses comptes avec le martinésisme qui avait osé le défier à la fin du XVIII° : « La propagande de Saint-Martin échoua près des loges de Paris et de Versailles, mais lorsqu’en 1778, ces loges eurent vu leurs frères de Lyon se tourner définitivement vers le rite templier allemand de la stricte observance, et le grand maître Willermoz prendre la succession du grand maître provincial Pierre d’Aumont, successeur de Jacques Molay, elles songèrent à fusionner avec les loges Philalèthes qui, depuis 1773, travaillaient d’après les données de Martinès et de Swedenborg, et dans les chapitres secrets desquels n’était admis aucun officier du Grand Orient » (5)

La manoeuvre de mise en accusation était encore plus facile depuis que le concept de Martinisme devint encore plus diffus, au début XX°, et depuis que celui-ci avait récupéré, par un malheureux concours de circonstances, le concept synarchique, qui n’est ni présent dans l’ouvre de Pasqually, ni dans celle de Saint-Martin. Willermoz, qui affirma à sa mort « qu’il n’existe plus de Rose-Croix,et que leur transmission s’est interrompue », et qui avait orienté le martinisme dans le rituel très chrétien du RER, y ayant adjoint quelques éléments mineurs des Elus-Coëns, n’était pas pour autant « un héritier de Martinès [...] qui était juif, et qui voulait restaurer le sacerdoce juif dans la maçonnerie intérieure, tout en étant foncièrement opposé au sacerdoce chrétien » (6). C’est Papus qui allait étoffer la nébuleuse en créant la composante que le Grand Orient allait, un demi-siècle plus tard, indirectement accuser. Après près d’un siècle de sommeil, l’ordre martiniste renaît de ses cendres par Papus, en publiant son premier manifeste en 1889, et rayonne jusqu’en Russie, avant de se disperser à nouveau trente ans plus tard, d’une part, vers une tendance plus maçonnique, avec Jean Bricaud, d’autre part plus papusienne, avec P.A. Chaboseau, et enfin plus Alveydrique, celle qui nous intéresse, créée en 1920 par Victor Blanchard, et nommée Ordre Martisniste Synarchique, deux ans avant la création du Mouvement Synarchique d’Empire, dont le créateur nous est inconnu. C’est ces deux ans de battement qui allaient tant faire souffrir le martinisme, tant ce terme devenait fourre-tout, et tant il se mariait bien avec l’oeuvre de Saint-Yves d’Alveydre que Papus avait arraché des limbes pour promouvoir aux premières loges.

C’est René Guénon qui mettra un terme à la polémique en 1949, dénonçant l’escroquerie grossière : « La Synarchie, selon ce dernier [Saint-Yves d'Alveydre], n’a assurément rien de commun avec ce qui a fait tant de bruit en ces dernières années et à quoi il semble bien que ses promoteurs aient donné le même nom, tout exprès pour créer certaines confusions, en quoi ils n’ont d’ailleurs que trop bien réussi, car les livres et les articles publiés à ce propos ont répandu dans le public toute sorte d’erreurs grossières sur Saint-Yves et sur son oeuvre« .(7) Le pauvre SaintYves, qui déjà n’avait pas trouvé écho en son temps, doit passer son temps à se retourner dans sa tombe.
Faut-il s’étendre sur les divergences structurelles entre la synarchie de Saint-Yves d’ Alveydre et le pacte synarchique révolutionnaire, qui n’ont, de commun, que l’appellation ? L’avis de Guénon sur ce point est très significatif. Dans une revue publiée par lui-même, « La Gnose » en 1911, où il publiait sous le pseudonyme de Palingénius, on peut lire : « le principe de l’institution des castes, sur laquelle repose toute société établie synarchiquement, est en accord avec les règles organiques et harmoniques de notre univers. La caste [au sens antique] est déterminée pour chaque individu par sa nature propre, c.a.d l’ensemble des qualités potentielles qu’il apporte en naissant, et qui passeront en acte dans le cours de son existence terrestre ». (8) La dynamique du PSR, si elle reprend l’idée de caste, passe avec légèreté d’une structure de castes érigées selon des prédispositions naturelles et innées à une structure de castes selon une division corporatiste sociale, selon le paragraphe 146 : « Les professions reconnues et organisées, seuls facteurs d’activité civique populaire, sont distribuées synarchiquement suivant leur principe basique et leur nature pour constituer :

·         L’Ordre économique,

·         l’Ordre politique,

·         l’Ordre culturel,

·         l’Ordre impérial »

Où se trouve la Démocratie ? Qu’est-il advenu notre Révolution puisque les Classes de l’Ancien Régime resurgissent sous d’autres appellations ?

Contrairement au PSR, la synarchie de Saint-Yves d’Alveydre est d’essence chrétienne, au sens initiatique, et cette notion lui est si fondamentale qu’il fait de la confession juive une obédience qui, s’il la voit subordonnée au christianisme, reste à ses yeux essentielle : « C’est ainsi que je leur démontre [aux juifs], appuyé sur l’histoire du monde et de la leur, que la Synarchie, le Gouvernement arbitral, trinitaire, tiré des profondeurs de l’initiation de Moïse et de Jésus, est la promesse même des Israélites, comme la nôtre, et le triomphe même d’Israël par la Chrétienté [...]

Je tiens à dire que je n’écris nullement pour ceux auxquels suffit la forme d’enseignement primaire qu’a revêtue le judéo-christianisme, grâce aux talmudistes et aux théologiens chrétiens [...] Mais Moïse comme Jésus nous a légué une promesse d’ordre social dont l’accomplissement prophétique vise nos temps [...] Ce qui importe, c’est que dans l’état social européen, dans cette universelle église laïque, non constituée encore, mais en avance de moralité et d’intellectualité sur ses directions politiques et sacerdotales, Israël, couvert par Jésus-Christ, son souverain pontife et le nôtre, est encore plus chez lui que chez nous, en Europe même, et cela de part les droits les plus sacrés. Il importe donc au premier chef, que le christianise s’accomplisse socialement, de haut en bas, par la reconnaissance des trois grands ordres sociaux institués par Moïse, par la synarchie ». (9) Il faudra être maître funambule pour réconcilier cette vision avec la technocratie du Pacte Synarchique Révolutionnaire qui, il faut bien le reconnaître, se situe à des années-lumière.

Le martinisme, quelle que soit la variante à laquelle on se réfère, n’a jamais rien eu à voir, de près ou de loin, avec tout ce panier de crabes de Vichy. Le martinisme fut victime de la malheureuse appellation de Victor Blanchard, l’ordre martiniste synarchique, qui, comble de tout, fut créé 2 ans avant le Mouvement Synarchique Révolutionnaire. Toutes les analyses, qui font remonter la Synarchie, au sens du MSR, à Blanchard, Papus, Saint-Martin ou Martinès de Pasqually se sont laissé piéger par la surface sémantique et n’ont probablement pas eu la moindre connaissance des doctrines correspondantes. Cette idée machiavélique, de reprendre le mot Synarchie dans le Pacte Synarchique Révolutionnaire, est plutôt à mettre sur le compte du Grand Orient britannique, qui tirait à l’époque toutes les ficelles par l’intermédiaire de Worms, et bien que cela soit particulièrement difficile à démontrer, l’association coule de source.

Responsabilités maçonniques majeures.

Le Pacte Synarchique Révolutionnaire, associé au projet polytechnicien X-Crise, jeta les principes de la mondialisation, en entendant promouvoir la Société Des Nations, créée 3 ans avant le Mouvement Synarchique d’Empire, et en définissant, par le biais des paragraphes 592 et 593, « Les cinq fédérations impériales du monde actuel, déjà formées ou en formation, comme base d’une Société Universelle des Nations » (1). Les bases de la mondialisation sont posées, et c’est, encore une fois, le Grand Orient que l’on retrouve en coulisses, par l’intermédiaire de Léon Bourgeois, premier Président de la Société des Nations , et récompensé par le prix Nobel de la paix, l’année suivante (où l’on voit que l’escroquerie du prix Nobel de la paix, criarde avec Obama, ne date pas d’hier). La SDN, ébauche de l’ONU, fut soutenue par Elihu Root (lui aussi prix Nobel de la paix), qui fut, de 1919 à 1921 le principal artisan de la fondation du CFR, dont on a vu le rôle actif dans ses collusions avec le régime nazi (John Foster Dulles, secrétaire d’état en 1953, Paul Walburg, artisan de la FED, Averell Harriman, à l’origine de la dynastie Bush, dont la Union Banking fut fermée - seulement en 1951 !- en tant qu’organisation nazie), et dont on a vu les protagonistes n’être même pas inquiétés par Nuremberg et plutôt promus à un brillant avenir.

S’est-on imaginé que le X-Crise n’est plus qu’une vieille relique historique ? Qu’on se détrompe, nos amis polytechniciens ont fait en 2005 de ce prototype une version revue et améliorée, rebaptisée X-Sursaut. Si l’analyse de X-Sursaut semble parfaitement louable – dénoncer l’incompétence de l’Etat – son objectif n’en demeure pas moins la mise en place d’un système décisionnaire fondé sur une technocratie (gérée par les polytechniciens eux-mêmes), et, qui plus est, d’une technocratie foncièrement libérale dont les règles seraient assimilables à la gestion d’une entreprise privée : « On retrouve là quelques éléments caractéristiques de l’approche à X-Crise. La conférence de Yann Duchesne (X77) s’appuie sur son ouvrage, France S.A., paru en 2002. L’idée de l’ex-directeur du cabinet de consultants McKinsey consiste à appliquer à la France le regard et les méthodes de management d’un dirigeant d’entreprise. Le diagnostic sur l’état de la France est conforme à celui annoncé par Lévy-Lambert dans la profession de foi d’X-Sursaut [...] « Comme première explication,

on peut incriminer des sur-réglementations sectorielles et une charge financière de l’État étouffante » [...] Pour réagir, il faut engager quatre grands chantiers, selon Duchesne, qui tous tournent autour d’une vision libérale de l’économie. Le premier est une véritable révolution culturelle, selon l’auteur, puisque « l’État doit être géré comme une entreprise privée, ce qui conduit à l’externalisation de nombreuses activités. L’évaluation des agents publics heurte une culture imprégnée depuis des décennies » [......] » (2). Cette démence du «tout-capitaliste» ferait bien d’écouter le sage Paul Jorion, qui dit à raison « L’état-providence est ce qui permet de rendre supportable le capitalisme », et qu’elle écoute son superbe historique des révolutions, liées à la divergence des 2 concepts (3). Certes l’état-providence est d’une telle incompétence qu’il est à refonder, mais de là à mettre le seul profit en maître d’oeuvre …

Une « révolution culturelle », Mr Duchesne n’aurait pas pu mieux choisir sa formule, n’est-on pas exactement dans l’esprit de X-Crise, dans la Synarchie d’Empire, colportée précisément par le Mouvement Synarchique Révolutionnaire, qui 70 ans plus tard, tente une nouvelle percée en ayant été soigneusement rebaptisé X-Sursaut, et dépouillé de toute connotation synarchiste ? On n’éveille pas l’attention, on évite soigneusement le mot Synarchie. Sauf qu’à la différence de la collaboration entre les polytechniciens de l’époque et le gouvernement de l’époque, la collaboration actuelle, ou, pour mieux dire, l’asservissement temporaire des polytechniciens aux politiques, caresse l’idée d’une privatisation générale des administrations, selon le modèle américain, privatisation qui matérialiserait ce vieux rêve de Synarchie d’Empire où ils se tailleraient la part du lion. La vassalisation de notre président français, Mr Sarkozy, aux Etats-Unis, qui en vénère le modèle, engage d’ailleurs déjà en ce sens. On pourrait dire que le projet de Synarchie actuel est bien plus avancé que son prototype de Vichy. A cet égard, on comprendra mieux la position d’un Attali, farouche partisan du traité de Lisbonne, imposé de manière dictatoriale, traité dont on sait qu’il est la charpente d’une dictature politique bien plus globale … Préfiguration d’une future société technicienne. Ou la position d’un Jancovici qui nous explique, du haut de sa technicité, tout comme Attali, que nous sommes tous coupables de réchauffer la planète et que le salut du citoyen réside dans l’acquittement d’une taxe Energie … Le propos ici n’étant pas de dénigrer le corps des polytechniciens, dont les compétences sont hors de doute, mais de regretter amèrement que tant de capacités soient mises au service d’une politique à orientation dictatoriale, comme le fait Attali, trahi par son admiration de Delors, depuis Mitterrand, et, bien pire, que le dessein dudit corps réside dans la mise en place d’une dictature privatisée, basé sur un terrorisme du rendement.

Les rapprochements entre les polytechniciens et la franc-maçonnerie ne sont un secret pour personne, -  cf la réflexion du 1er Ministre Raffarin en début d’étude -  une tradition qui date de l’empire, et qui commença par Gaspard Monge, fondateur de l’école polytechnique, et initié à la loge « L’Union Parfaite du Corps Royal du Génie ». Plus récemment, on trouve par exemple :

·         Christian Pinon, « soutenu par les réseaux maçonniques »,

·         Guy Worms, ancien collaborateur de Bérégovoy, auteur du fameux « rapport Worms »

dénonçant les magouilles de ses frères du Grand Orient, excédé par les pratiques du milieu. Des appartenances au milieu maçon très souvent ignorées d’ailleurs, secret fraternel oblige, et extensibles à l’ensemble des grandes écoles françaises, ces réputés corps d’élite. Une opacité maçonnique qui est telle, notamment au Grand Orient, que les Frères eux-mêmes la dénoncent, comme Thierry Primey, Hughes Forestier qui publie « Frères à abattre », des maçons intègres, on en trouve, comme Worms, qui, en ayant déposé une plainte maçonnique contre le trésorier, se virent infliger une  «Suspension à titre conservatoire » (4), Worms, un autre maçon intègre. Le propos n’étant pas ici de faire le procès des systèmes de croyances propres à la maçonnerie, ni de lui reprocher de faire main basse sur les élites françaises, mais de dénoncer sa participation active depuis plusieurs décennies à la faillite de la France tout en s’engraissant démesurément au passage.

  Suite dans : la part d'ombre des Obédiences maçonniques 4

Repost 0
louis.peyé.over-blog.com - dans Franc- maçonnerie
commenter cet article
8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 14:33
  • Suite de : la part d'ombre des Obédiences maçonniques 1

 

Des archives bien encombrantes. Mais les gamelles maçonnes ne datent pas d’hier. On peut remonter loin, très loin, à commencer par Vichy, pour commencer au plus près. C’est un dossier spécial de Science & Avenir (1) qui le révèle : Quand les russes récupérèrent en Allemagne, en 1945, les archives maçonniques et les dossiers noirs de l’occupation que les allemands avaient saisis en France et rapatriés chez eux, ils distillèrent la restitution pendant des décennies. Les premiers documents furent envoyés au général De Gaulle en 1966 sous forme de 193 cartons, le reste s’étalait sur les décennies suivantes :
 « Depuis 1994, une partie de ces documents sont revenus en France. Mais étrangement, « nous n’avons pas localisé la totalité des fonds publics » s’étonne Sophie Coeuré (2). Avec l’application du délai de protection de 60 ans, ils devraient pourtant être accessibles à partir de 2003. Soit 40.000 dossiers appartenant au 2° Bureau, les fonds de la sûreté générale du Ministère de l’Intérieur, qui se trouvent aux archives contemporaines de Fontainebleau, représentent 10.000 cartons, 600.000 dossiers individuels ! 2 millions de noms fichés, selon Sophie Coeuré, c’est une oeuvre considérable, qui n’a rien à envier, toute proportion gardée, aux écoutes que Mitterrand avait généralisées. Selon l’historienne Annie Lacroix-Riz, qui s’appuie sur la consultation d’archives récemment publiques (1), « … une partie des élites françaises a mis en application le slogan bien connu «plutôt Hitler que le Front populaire»" (2). On comprend mieux cette collaboration active, ce fichage démesuré, quand on sait que le front populaire devait être évité à tout prix.

Mais la maçonnerie d’époque inventa, ou prorogea, une troisième voie : fondée sur une groupe dissident de l’Action Française (qui compte dans ses rangs l’ennemi viscéral des maçons, Charles Maurras), se crée une officine plus radicale, « La Cagoule » (l’appellation fait référence à un cérémonial comparable au Klu Klux Klan), fondée par Eugène Deloncle, et à l’origine de la dynastie Bettencourt. Cette troisième voie prendra le nom de MSE (Mouvement Synarchique d’Empire) et sera popularisée par le Dr Henri Martin, et qui posa un rapport sur le bureau de Pétain indiquant que le MSE est le bras armé de « La Cagoule » : « Leurs buts auraient été de faire échec à la révolution nationale mise en place par Pétain, contrôler l’industrie par le biais de groupes financiers internationaux et protéger les intérêts juifs et anglo-saxons. La note va circuler non seulement à Vichy, mais également à Washington, Londres et Berlin. En juillet, le «Rapport Chavin » présente le complot synarchique comme une tentative du capitalisme international pour « assujettir les économies des différents pays à un contrôle unique exercé par certains groupes de la haute banque ». Selon A.G. Michel, le «Pacte synarchiste révolutionnaire pour l’empire français» fut rédigé en 1936 et est devenu un agenda politique réel à partir de 1945 à la conférence de Yalta. Ses mots d’ordres seraient ceux qu’ont propagés en France la Franc-maçonnerie laïciste et socialiste du Grand Orient de France, tels que l’on peut en faire la synthèse en prenant connaissance des textes publiés lors de leur Convents » (3)

Pour être fichés, les français l’étaient ! Cette surabondance d’information révèle les pratiques de l’administration française de l’époque [...] Les archives de la Préfecture de Police ont été directement restituées à celle-ci, contrairement à la loi de 1979 sur les devoirs de l’administration envers les archives publiques. Des dossiers de la gendarmerie figuraient parmi les listes d’inventaires, et on n’en trouverait plus trace. Revenus de Russie, ou perdus en route ? La DGSE aurait-elle fait son shopping avant les historiens ?

Le fichage fut-il une pratique maçonnique. Il faut remonter à la création de la laïcité pour mesurer les pratiques maçonnes. Quoi de plus naturel que de se créer du champ libre, de se dégager de l’ennemi héréditaire qu’était le catholicisme romain ? La république va donc servir de paravent, et la sempiternelle devise nationale « Liberté Egalité fraternité » deviendra l’étendard des libérateurs. La laïcité devient le bouillon de culture idéal dans lequel la Franc-maçonnerie entend évoluer. Le journal poursuit :
 « En ouvrant les cartons soviétiques, nous avons été surpris par le ton très virulent et lyrique employé par les maçons pour défendre cette valeur [la laïcité républicaine] … Citons notamment une lettre d’Anatole France : « Nous combattons enfin notre inique organisation sociale parce que, jeunes, nous sommes épris de liberté, de vérité, de fraternité, parce que notre société est bâtie sur la servitude, sur le mensonge, sur la haine ».

 C’est sur ce principe, qui fomentait depuis la fin du XIX° siècle, qu’Emile Combes (soutenu par Jean Jaurès) instaura le délit d’opinion par une circulaire du 20 juin 1902. L’affaire des fiches allait être lancée : les militaires pouvant être de connivence avec les réactionnaires voient leur nom apparaître sur des listes du gouvernement républicain : « Les purges et les discriminations combiennes affectent l’administration et l’éducation ; elles affectent aussi l’armée. Officiellement depuis mai 1904, mais sans doute depuis plus longtemps, le général Louis André, de l’état-major du ministre de la guerre, faisait établir des fiches sur les opinions et la vie privée des officiers [...] Vingt cinq mille fiches sont ainsi établies par les Francs-Maçons du Grand Orient de France, pour le compte du Ministère [...] 6 avril 1904 : « … Je vous envoie inclus la liste des officiers (capitaines et lieutenants) qui sont inscrits au tableau d’avancement et sur lesquels nous n’avons pas de renseignements. Le Ministre donnant un tour de faveur aux officiers républicains qui sont inscrits au tableau, il y a grand intérêt à ce que nous soyons fixés sur les sentiments politiques de chacun… ». L’histoire ne dit pas combien de soldats ont été inutilement sacrifiés dix ans plus tard, pendant la guerre 14-18, par des officiers incompétents qui tenaient leur grade de leurs amitiés politiques.» (3) Le capitaine Mollin, Franc-maçon et gendre d’Anatole France, avec la bénédiction du Grand Orient, collectera les informations à destination du ministère de la guerre (10). Membre de la Loge L’Avenir, connaissant le Sénateur Frédéric Desmons, Président du GODF, il devient rapidement l’intermédiaire obligé entre le Ministère de la Guerre et la rue Cadet.

Si la disparition de certaines archives sensibles venues de Russie, concernant la seconde guerre mondiale, laisse à penser qu’on pourrait retrouver le même type de pratiques de fichage systématique opérées par les Francs-maçons, on se heurtera à l’argument généralement développé par ces communautés à avoir souffert de l’exposition au génocide. Victimes de déportations, oui, certainement ils le furent, au titre de résistants, ou pour leur origine juive. Mais la résistance maçonne reste largement discutable. Si, effectivement, les Frères étaient soupçonnés par le régime allemand de collusion avec la résistance, voire de soutenir la communauté juive ainsi que la haute finance anglaise, comme le soulignait Céline dans ses 3 pamphlets interdits, il n’en demeure pas moins que bon nombre d’entres eux cédèrent à la tentation, par conviction ou instinct de survie, d’apporter leur contribution au pouvoir allemand :

« Pétain s’entoure de Francs-maçons connus :

·        Camille Chautemps, Diplômé de la Faculté de droit. Il est initié Franc-maçon le 8 décembre 1906 aux Démophiles –GODF Orient de Tours. Membre des Gouvernement Edouard Daladier, de Paul Reynaud, et de Philippe Pétain qu’il l’aurait envoyé en mission aux USA.

·        François Chasseigne, il se rallie en juillet 1940 au Maréchal Pétain. Il vote les pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet 40. Il accepte alors des fonctions significatives au sein du régime de Vichy. Ancien militant communiste.

·        Ludovic-Oscar Frossard. –le mot d’ordre, député socialiste

·        Le maire de Vichy est confirmé dans ses fonctions ; il est pourtant Franc-maçon. Est-ce que c’est pour cela que le Convent 2010 fut tenu à Vichy ?

Les Francs-maçons sont présents dans toute la presse collaborationniste et autres personnalités de Gauche:

  • Alexandre Zévaes–Socialiste, journaliste de l’Oeuvre –
  • Eugène Frot– Socialiste - accusé d’avoir fait tirer sur les ouvriers,
  • Raymond Froideval, syndicalistes CGT qui choisit la voie de la collaboration sous Vichy.
  • Armand Charpentierà l’Atelier  et Germinal (journal pro allemand de gauche)
  • Marcelle Capyidem Armand Charpentier
  • René Martelà Paris-Soir,
  • Guy Zucarelli, - les nouveaux temps - journal pro allemand de gauche
  • René Brunet, le 10 juillet vote les pleins pouvoirs à Pétain, il est membre du Conseil national.
  • Jean-Michel Renaitouraux Nouveaux Temps,
  • Jean de la Hireau Matin,
  • Georges Dumoulin, Charles Dhooghe, Paul Perrinà La France Socialiste.

Curieusement, la loi du 13 août 1940 interdisant les sociétés secrètes ne cite jamais explicitement les obédiences de la Franc-Maçonnerie. La loi du 10 novembre 1941 prévoyait de purger l’administration, mais elle fut rendue inefficace quelques mois plus tard. Quand Laval revint au pouvoir, en 1942, il mit à la tête de la commission spéciale un homme à lui, Maurice Reclus. Laval ne lui cacha pas son objectif. Il fallait faire régner dans la commission « un esprit systématiquement libéral, en accordant toutes les dérogations possibles, en essayant de faire rentrer en masse les Maçons éliminés dans l’administration, la magistrature, l’armée, l’université. Dans ce sens-là, allez fort, aussi fort que vous voudrez ; je vous couvre entièrement par des instructions formelles ». » (4)  

Si la participation au gouvernement de Vichy de la franc-maçonnerie française est établie, il restera certainement impossible de connaître le niveau de collaboration où elle s’est engagée.

Toutefois certaines personnalités maçonnes apportent des éclaircissements très suggestifs :

  • Alexandre Zévaès (Alexandre Bourson), auteur de « Jean Jaurès en apôtre du rapprochement franco-allemand » (7), collaborateur au journal « l’oeuvre », journal clairement antisémite sous l’occupation, dirigé par
  • Marcel Déat (fondateur du parti socialiste de France-Union Jean Jaurès), puis membre du Rassemblement National Populaire, un des 3 partis officiellement néo-nazis, nommé ministre du Travail et de la solidarité nationale du régime de Vichy en 44)
  • Georges Dumoulin, secrétaire CGT et de la SFIO (ancêtre du parti socialiste), également dirigeant du Rassemblement National Populaire, puis embauché en 44 par Déat au ministère du Travail et de la solidarité nationale du régime de Vichy
  • Jean Luchaire, placé par Abetz, directeur des « Nouveaux temps », journal à  grand tirage pro-nazi, avec
  • Guy Zucarelli comme rédacteur en chef, lui aussi maçon.
  • Eugène Schueller, franc-maçon, membre de la Cagoule et du MSR (Mouvement social Révolutionnaire, proche du RPN de Déat),
  • PDG de L’Oréal Monsavon, qui confia le magazine « Votre Beauté » à un certain François Mitterrand (8). Schueller sortira blanchi en dépit de son activisme collaborationniste en raison de puissants appuis politiques (dont André Bettencourt et François Mitterrand).  L’Oréal a ainsi « recyclé » plusieurs anciens cagoulards. Le passé resurgit : celui de Schueller et, plus tard, celui de son gendre, André Bettencourt, dont on exhumera en 1994 des écrits antisémites parus dans La Terre française, l’hebdomadaire de la Propaganda Staffel » (9).

40 ans après Emile Combes, la pratique du fichage n’avait pas disparu dans la franc-maçonnerie : L’Affaire des Fiches eut aussi des retombées tardives. Si Pétain demanda ardemment dès août 1940, bien avant le statut des juifs, la loi sur la dissolution des sociétés secrètes (c’est à dire l’interdiction de la Franc-Maçonnerie), c’est parce qu’il avait toujours pensé que son avancement avait été retardé à cause de sa fiche. Cet être mesquin et vindicatif portera toujours une haine inexpugnable à la Franc-Maçonnerie et aux Francs-maçons dont il supervisa personnellement les persécutions sous le régime collaborationniste de Vichy. La fiche du colonel Pétain, rédigé par le capitaine Pasquier alors que le futur Maréchal commandait le 104ème de ligne est ainsi rédigée: « Passé à l’école de Guerre. Inconnu, mais des renseignements nouveaux et sérieux le donnent comme professant des idées nationalistes et cléricales ». On ne pouvait voir plus clair que le Frère Pasquier » (10)

Naturellement, tous les Francs-maçons n’étaient pas collaborateurs, loin s’en faut. Le résistant Jean Zay, condamné par le gouvernement de Vichy comme Franc-maçon, juif, anti-hitlérien, finira, en héros de guerre, lâchement abattu en forêt par des conspirateurs à la solde de Laval … qui avait remis la franc-maçonnerie en place : petits meurtres dans la fraternité! Mais les différentes destinations que prirent les fragments divergents de la franc-maçonnerie après son éclatement en 1940 montrent que les Obédiences mènent à tout, et que, in fine, la philosophie maçonnique est une espèce de pâte à modeler protéiforme qui s’interprète comme bon semble, au gré du moral de ses pratiquants et selon leurs opportunités. Une subjectivité si large donnant lieu à des interprétations si extrêmes laisse songeur.

En ces temps de troubles apparaît la Synarchie d’empire, un concept dévoyé 2 millions de noms fichés, selon Sophie Coeuré. Cette troisième voie prendra le nom de MSE (Mouvement Synarchique d’Empire) et sera popularisée par le Dr Henri Martin, et qui posa un rapport sur le bureau de Pétain indiquant que le MSE est le bras armé de « La Cagoule » : « Leurs buts auraient été de faire échec à la révolution nationale mise en place par Pétain, contrôler l’industrie par le biais de groupes financiers internationaux et protéger les intérêts juifs et anglo-saxons. La note va circuler non seulement à Vichy, mais également à Washington, Londres et Berlin. En juillet, le « Rapport Chavin » présente le complot synarchique comme une tentative du capitalisme international pour « assujettir les économies des différents pays à un contrôle unique exercé par certains groupes de la haute banque ». Selon A.G. Michel, le «Pacte synarchiste révolutionnaire pour l’Empire français» fut rédigé en 1936 et est devenu un agenda politique réel à partir de 1945 à la conférence de Yalta. Ses mots d’ordres seraient ceux qu’ont propagés en France la franc-maçonnerie laïciste et socialiste du Grand Orient de France, tels que l’on peut en faire la synthèse en prenant connaissance des textes publiés lors de leur Convents » (3)

Selon le document intitulé « Pacte synarchique », après la mort de Jean Coutrot, membre du Groupe X-Crise, conclusion fut tirée que le MSE, fondé en 1922, fut le bras armé de La Cagoule sous Vichy (4). Ce qui présuppose que l’activisme du MSE, virulent bien avant la guerre, fit traîner la savate au gouvernement français durant cette période, aux fins de précipiter la défaite française. C’est le montage d’un vaste consortium industriel et financier qui était en gestation avec l’Allemagne, principalement dirigé par la banque Worms et le Groupe X-Crise, suivant l’idée sous-jacente qu’Hitler représentait une alternative solide au communisme, croquemitaine absolu depuis la révolution russe de 1917 (5). L’idée était, selon Ulmann et Azeau, « l’instauration en Europe d’un ordre nouveau, un ordre synarchique qui ne serait pas celui d’Hitler, ni de Mussolini, tombé au rang de faire valoir du Führer, mais l’ordre européen de von Papen et de Goering, celui de Lord Halifax, de Pierre-Etienne Flandin, de Ciano, de Franco ».
L’oligarchie financière craignait par dessus tout la mise en place du plan Lautenbach par Von Schleicher, juste nommé chancelier, en coordination avec le New Deal de Roosevelt. Une catastrophe en perspective, une relance de l’économie par l’investissement et le crédit, alors que Schacht prévoyait la planche à billets et la conquête militaire :  « L’oligarchie financière américaine, anglaise et allemande redoubla alors ses efforts pour obtenir la tête du chancelier [Von Schleicher] [...] Il fallait par conséquent agir rapidement. Une manoeuvre organisée par Schacht, impliquant le baron Schröder, von Papen et le fils du président von Hindenburg, Oskar, allait finir par convaincre le Président de congédier von Schleicher et de nommer Hitler à la chancellerie » (6). Schacht avait organisé le plan Young, après l’échec du plan Dawes (en raison de l’alourdissement de la dette allemande), que Lazard Brothers supervisait depuis l’Angleterre, en collaboration avec la J.P. Morgan, destiné à provoquer l’effondrement de l’Allemagne, plan sur le dos duquel s’engraissaient les banquiers. La Reichbank, constituée d’intérêts privés, vit sa direction prise par Schacht (jusque peu après la crise de 29, quand l’atmosphère devint chaude, puis après la prise de pouvoir d’Hitler), Schacht placé par Montagu Norman, qui dirigea la Banque d’Angleterre pendant un quart de siècle, Schacht approché depuis le traité de Versailles par un avocat américain de Wall Street, John Foster Dulles, émissaire du CFR (Council on Foreign Relations), qui fit l’intermédiaire avec la J.P. Morgan.

La City ayant placé son pion Schacht à la tête des finances nazies, elle s’employa à ériger l’opacité de la finance internationale. Le Mécène de Schacht, Montagu Norman, fut l’artisan de la création des banques centrales, et notamment de la BRI (Banque des règlements internationaux), oeuvre de la FED américaine, privée elle aussi, et de la Banque d’Angleterre, dans le but de faciliter les transactions financières que la J.P. Morgan avait monté sous le nom du plan Young (ndlr : on constatera qu’encore et surtout à ce jour, dans toute son opacité, la BRI reste fédératrice des politiques bancaires (elles-mêmes à l’origine des mesures d’austérité), la dernière décision effective étant   « Bâle III » (7) ). Schacht finira par imposer l’austérité populaire drastique qu’il défendait bec et ongle, au profit de la militarisation de l’Allemagne, et la BRI passera à travers Bretton Woods sans encombre, soutenue par les réseaux d’influence qui l’ont créée. Wall Street ne perdit pas une miette de ce chaos européen, après s’être gavé des montages financiers de la J.P. Morgan qui suivirent le traité de Versailles, divers scandales firent surface, comme la présence importante d’Henry Ford dans l’actionnariat d’IG Farben, ce géant de la chimie nazie, tristement célèbre pour sa production de Zyklon B, destiné aux camps d’exterminations. Henry Ford (décoré de la croix de l’aigle allemand par le régime nazi), qui avait déjà financé le national-socialisme à l’arrivée d’Hitler au pouvoir, s’était aussi illustré en finançant l’industrie automobile de Staline. D’autres figures importantes furent dénoncées dans cette participation au régime nazi via Farben : Paul Walburg, un banquier qui fut artisan actif dans la construction de la FED, également membre du CFR, Walter C. Teagle qui collabora, dans le domaine de la chimie, avec Farben, par l’intermédiaire de la Standard Oil dans des recherches de pointes. I.G. Farben & American I.G. étaient sous le contrôle de la FED (C.E. Mitchell, W. Teagle, P.M. Warburg), de Ford, de la Bank of Manhattan (Rockefeller), et de la Standard Oil (8).

L’oligarchie financière et industrielle avait déjà placé son emprise en Allemagne bien avant la prise de pouvoir d’Hitler, raison pour laquelle, d’ailleurs, elle ne pouvait laisser faire Von Schleicher, et raison pour laquelle elle fit tout pour propulser Hitler au pouvoir. Le financier Averell Harriman avait créé une filiale en Allemagne en 1922 (date de la création du MSE), puis un consortium à New York avec Fritz Thyssen, qui sera financier d’Hitler, la Union Banking. C’est à la tête du holding Harriman que sera nommé président un certain Prescott Bush, grand père de G.W. Bush. Harriman et Lazard travaillèrent étroitement avec Worms en France (Mines, finances, immobilier), qui possédait, selon Annie Lacroix-Riz, plus de la moitié de l’industrie française. La banque Worms étant « l’un des paniers où la Synarchie avait déposé quelques-uns de ses fruits mûrs » (9)

Si Vichy fut le creuset de l’oligarchie synarchique, elle fut également le creuset du frère ennemi, le planisme qui, s’il partait de l’idée de se détacher du marxisme, en appelait toutefois à l’économie mixte, matérialisée par une nationalisation des finances et de l’industrie, ce qui n’était pas pour séduire Worms et ses partenaires de Wall Street et de la City. Cette dissidence du SFIO, partagée par le syndicalisme dur et incarnée par Marcel Déat, sera largement collaborationniste. Sous l’impulsion d’une tentative d’unification des planistes (néo-socialistes) et des « planistes d’ingénieurs », incarnés initialement par le groupe X-Crise des polytechniciens, par le biais du plan du 9 juillet 1934, ce rassemblement inconciliable cède rapidement de part le caractère trop corporatiste du groupe X-Crise, jugé trop bourgeois par les ouvriers. L’artisan du plan du 9 juillet, Jean Coutrot, polytechnicien et membre du X-crise, est retrouvé mort en 1941. Déat crie au loup, il avait déjà dénoncé Darlan, à la tête de Vichy en 41, comme représentant attitré de Worms, il est vrai que Coutrot avait obtenu des appuis de Maud’hui de la banque Worms : «Son suicide provoque un vaste mouvement de dénonciation du « complot synarchique ». Coutrot est suspecté d’être le Grand maître d’une société secrète, le Mouvement synarchique de l’Empire. L’ »œuvre » martèle son message : les synarques contrôlent Darlan et sabotent la Révolution nationale » (10)  
 Les synarques avaient joué en maîtres : en s’associant avec les planistes, ils mettaient dans leur poche les néo-socialistes. Le plan du 9 juillet s’inscrivait dans une réforme constitutionnelle visant à affaiblir le parlement pour instaurer un régime corporatiste. Ce n’est pas pour rien que les polytechniciens étaient les instigateurs du X-Crise, car le pacte synarchique prévoyait précisément : « 429 — Le rang du capital, dans l’ordre de subordination et dans l’ordre des avantages compatibles avec l’entreprise synarchisée, ne peut être que le quatrième, après le technicien, le travailleur et la république (impériale, nationale, régionale, communale, syndicale et corporative). » (PSR, voir annexe) Le technicien comme sommet pyramidal, voilà la pierre angulaire du X-Crise, oeuvre polytechnique, et les raisons de sa lutte pour imposer l’ordre synarchique. Le travailleur, qu’ils avaient rallié un temps en fusionnant avec les planistes, était en second, mais en ratissant large, la réforme constitutionnelle devenait possible. Le retour de Laval au pouvoir contraria leur plan quelques temps, mais l’architecte Coutrot était de toute façon mort, et Laval n’était pas synarchiste. Même si Laval s’entoura précipitamment de francs-maçons, l’oligarchie ne lui pardonnera rien en 45, sa collaboration trop étroite avec Hitler et pas assez constructive avec la troisième voie fut sanctionnée sans égards. Fin 42, alors que Stalingrad marque un tournant dans la guerre, de nombreux analystes avaient déjà prévu la défaite d’Hitler. L’organisation des « ratlines », plans d’évacuation des nazis et collaborateurs trop virulents, les nombreux retournements de veste, ou tentatives, en faveur de la résistance, s’expliquent à partir de 1942 de cette manière. La nomination massive de francs-maçons en 1942 en est une conséquence. Les Etats-Unis iront ensuite recycler de nombreux nazis (11)


Worms et son Holding furent le terreau des services secrets britanniques en France ; selon Ulmann, le Grand Orient anglais a joué un rôle essentiel dans l’émergence du synarchisme de Vichy (12), ainsi que la Société Fabienne (installée depuis en France en 2007 avec la bénédiction de la classe politique française, sous l’appellation « Ecole d’économie de Paris » - La Société des Fabiens est un mouvement intellectuel socialiste britannique dont le but est de promouvoir la cause socialiste par des moyens réformistes et progressifs plutôt que révolutionnaires-) qui apparaît dans le plan du 9 juillet 1934, la plus belle concrétisation du mouvement synarchique durant l’avant-guerre. La Synarchie de Saint-Yves d’Alveydre se retrouve au ban des accusés.

Mais après examen approfondi, on a du mal à penser que le pacte synarchique trouve ses origines dans la synarchie de Saint Yves d’Alveydre, qui dit, dans l’archéomètre : « Il ne s’agit ni de détruire ni de conserver au-dessus des Etats et de leurs chefs un ordre social quelconque puisqu’il n’y en a pas : il faut le créer. Il faut former, au dessus de nos nations, de nos gouvernements, quelle que soit leur forme, un gouvernement général, purement initiatique, émané de nos nations mêmes, consacrant tout ce qui constitue leur vie intérieure ». « Purement initiatique », à entendre au sens théologique du terme. Saint Yves d’Alveydre, chrétien, profondément croyant, voyait une initiation théologique au sommet pyramidal, alors que le pacte synarchique y place le technicien, si l’on se réfère au paragraphe 429. Par quel tour de passe-passe la théocratie serait devenue technocratie, si ce n’est par l’intervention du Saint-Esprit maçon anglo-saxon, si l’hypothèse de Ulmann & Azeau concernant l’implication du GO britannique est exacte ? Une escroquerie purement sémantique, qui a conservé le mot « Synarchie », mais qui en a totalement dénaturé le contenu.

 

Suite dans : la part d'ombre des Obédiences maçonniques 3

 

Repost 0
louis.peyé.over-blog.com - dans Franc- maçonnerie
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de louis.peye.over-blog.com
  • : Réflexions qui suis-je ? où vais-je ? pourquoi ?
  • Contact

Recherche

Liens