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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 14:24

 

La psychologie comportementaliste et cognitiviste nous a appris que l’apprentissage est un phénomène complexe par la multicité des types d’apprentissage et de la complexité de l’individu

img541.jpg 

Dans l’apprentissage sportif on s’est attaché à ce qui se voyait à l’extérieur : les séquences gestuelles motrices les plus proches de la perfection pour obtenir le résultat optimum recherché.

On avait la règle suivant : 1 stimulus  = 1 réponse, ce qu’avait découvert déjà Pavlov et Watson.

Or l’approche cybernéticienne et des neurosciences permettent la mise en évidence l’importance des données informationnelles.

i.e : la cybernétique est l’ensemble des sciences

1)      vu sous l’angle de la commande et de la communication d’une part et des sciences

2)  lié à la compréhension du fonctionnement du cerveau.

Cela a pour conséquence que l’on va travailler et essayer de comprendre ce qui est en amont de ce geste optimum.

Soit la partie visible qui va aboutir à une série d’opérations qui ont précédé ce geste optimum. Le moniteur de sport ne s’attache plus uniquement, pour que l’apprentissage soit efficace, à la répétition du geste parfait, il va chercher à comprendre comment fonctionne l’individu.

Les conceptions actuelles : l’approche cybernéticienne, la théorie de l’information

D’abord Shannon (mathématicien) en 1948 et Weiner (physicien) en 1967 sont les inventeurs de cette nouvelle science du traitement de l’information appelée cybernétique. Elle est basée sur l’acquisition des connaissances et le pouvoir d’organisation. Dans un premier temps ces théories trouvent leurs applications dans l’industrie, puis dans la psychologie :

On met en place les notions de

     Schéma en boucle

     D’auto régulation

     De feed-back – de retour

La cybernétique élabore un modèle des interactions entre l’individu et son milieu. Les psychologues comportementalistes vont élaborer des schémas.

Comme nous sommes limités, par notre nature même, et nos sens très atrophiés, nous ne captons que des parties d’un tout. Cette spécificité amène des distorsions, entre ce que nous croyons et la réalité, qui se traduisent par des distorsions cognitives (ou de la pensée). Cette approche a d’énormes conséquences dans notre relation avec autrui.

Récapitulons :

Stimulus Þ Organisme (comment je perçois l’action) Þ Réponse(s) Þ Conséquence(s)

Lâchons une petite souris au milieu de la pièce, cet animal de 10 - 15 grammes peut-il nous faire du mal ? NON !

Pourtant notre réaction ne va pas être conforme à la raison......

Interviennent des variables émotionnelles et des pensées propres à chacun.

img867

 

qui explique le mécanisme et le schéma de Jean Cottraux. Ce dernier autorise une explication dynamiqueimg868 Nous pouvons comprendre, en regardant ces deux schémas, que si nous changeons un des critères, nous changeons la loi de causalité dans son ensemble puisque ces quatre éléments s’influencent entre eux. (cf la PNL dans ce blog)

Nos pensées sont négatives, nous ressentons une émotion pleine de tristesse, nos épaules s’affaissent et notre comportement induit chez l’autre du pessimisme. A contrario, nous avons une cognition réaliste et optimiste, notre émotion traduira une certaine confiance en l’avenir et de la joie, notre torse est bombé et chaleureux, nous aurons un comportement dynamique qui sensibilisera l’environnement à notre avantage.

Secondairement, on peut présenter une interaction entre l’individu et son environnement. Si l’individu peut agir sur son environnement, l’environnement agit sur lui.

Si l’on reprend les deux schèmes des deux papes de la psychologie comportementaliste européenne, nous avons :

  1. prise d’informations sur le milieu ou l’environnement,
  2. traitement des informations reçues qui vont être décodées puis comparées aux informations existantes stockées dans la mémoire. Elle aboutit à une prise de décision, à une élaboration d’un programme d’action, 
  3. exécution du programme sélectionné

Comme nous le constatons, chacun d’entre-nous est imprégné de connaissances apprises par notre entourage. Nous n’avalons pas ces connaissances telles quelles, nous les transformons.

Lorsque l’on regarde un modèle en vue de reproduire, on emmagasine une ou des informations et des conséquences induites chez l’autre, donc par conséquent, si l’on reproduit, on va envisager par anticipation des conséquences pour nous.

Si nous sommes capables, pour nous, de remettre en œuvre le comportement appris, d’en anticiper les conséquences, nous pouvons passer alors au stade de la performance qui nous apportera la satisfaction, c’est-à-dire la motivation à... refaire... ça.

On vient d’apprendre que l’environnement agit sur nous - apprentissage - que celui-ci contrôle un certain nombre de conduites humaines par le langage, la gestuelle, la symbolique, qui permet toute fantaisie et surtout de complètement modifier ce qui a été engrammé, de le transformer, de créer à nouveau.

Modifiant et créant, l’individu prend conscience de pouvoir s’autoréguler. C’est-à-dire de construire des concepts nouveaux, de nouvelles conduites, de contrôler le passage à l’acte par un feed-back. Il détruit la notion d’échec.img852

Avant : je prends l’information, je fais appel à la mémoire, je conçois, je prends une décision ;

Pendant : j’agis, exécution du programme, action sur le milieu, sur l’environnement ;

Après : conséquence de mon action sur le milieu : je compare avec ma conception et ensuite j’intègre les écarts après analyse.

L’après va devenir l’avant de l’avant de la prochaine action !

L’individu vient de corriger des critères existants et d’en insérer de nouveaux auxquels il n’avait pas pensé.

Ce processus introduit l’auto renforcement « à faire... », donc une auto motivation « à désirer ça..., à essayer ça....... »

J’attire votre attention sur le fait que nous agissons à travers nos anticipations à partir de ce que nous avons capté, c’est-à-dire ce qui nous intéresse. Nos intérêts à.... sont très personnalisés. On trouve ici les prémices de la motivation de chacun pour..... ça.

Comme nous sommes limités, par notre nature même, et nos sens très atrophiés nous ne captons que des parties d’un tout. Cette spécificité amène des distorsions entre ce que nous croyons et la réalité qui se traduisent par des distorsions cognitives (ou de la pensée).

Les neurosciences

L’apprentissage du « beau » geste fait partie des apprentissages moteurs qui dépendent des muscles, de la biologie, des nerfs.

Guy AZEMAR attire l’attention sur la nécessité de prendre en compte la réalité holistique du sportif et de proposer des pédagogies adaptées.

L’individu possède dès sa naissance des potentialités remarquables tant biologiques que musculaires, et surtout cervicales.

Le cerveau humain possède plusieurs étages fonctionnels qui permettent à l’individu, dès sa naissance, des possibilités d’ajustement au milieu physique et humain dans lequel il se trouve plongé.

Il possède un programme génétique (ADN et dans le dessin ci dessus « mémoire + système neuro-végétatif »).  Cependant ce programme ne lui permet que des ajustements limités. C’est la confrontation avec son environnement par l’action qui va lui permettre l’enrichissement progressif des programmes « câblés » et la création d’un répertoire comportemental plus étendu et diversifié.

Cette capacité à créer ces nouveaux programmes s’explique par les découvertes récentes – 1974 – dans le domaine des neurosciences :

La théorie de l’épigenèse : signale que les cellules du cerveau (neurones) peuvent entrer en contact lorsqu’elles sont stimulées suffisamment tôt afin d’éviter toute dégénérescence. D’où l’importance de toujours les stimuler. Et surtout comment fonctionnent les synapses (intervalles entre les cellules nerveuses ou neurones) qui créent les réseaux neuronaux : l’habitude (que je nomme dans mon blog par force d’habitudes) est un chemin neuronal, un changement d’habitude nécessite la création d’un nouveau chemin. Entre ces deux phases, le comportement de l’individu semble confus. Ce phénomène doit être intégré par le moniteur pour comprendre parfois les lenteurs de l’apprentissage de son élève qui a tendance à garder ses anciennes habitudes alors qu’intellectuellement celui-ci à compris le geste. Par contre ce processus va aussi lui permettre d’apprendre à apprendre. Ainsi les réponses que propose l’individu s’explique à partir d’une conception interactive entre son milieu ou environnement et lui même.

Cette approche interactive est toujours dans un premier temps une saisie d’information du milieu (environnemental) ou milieu intérieur (mémoire) qui va aboutir au déclenchement de l’action.

Cet aperçu va nous aider à comprendre :

Comment fonctionne l’individu en situation d’apprentissage ?

Il est important de signaler que l’apprentissage est un processus individuel, l’individu est au centre, l’enseignant dispense le savoir et fait partie de l’environnement de cet apprenti.

Apprendre relève d’un engagement individuel et volontaire qui sollicite des mécanismes cérébraux donc une suite d’opérations mentales organisées.

Il faut admettre aussi que la qualité, la forme de l’enseignement peuvent être favorisées chez tel élève ou au contraire défavorisées selon l’apprenti qui le reçoit. Parfois il y a un décalage entre ce qui est dispensé et ce qui est retenu par l’élève. Ces réflexions seront abordées ultérieurement – dans la communication.

Les différents stades du traitement de l’information

1er temps : celui  de la prise d’information ou STADE PERCEPTIF

Prenons pour la compréhension du processus, le cas d’un joueur de foot.

Le joueur qui remonte un terrain avec la balle au pied va

Ø      constamment s’adapter à la réalité extérieure. Cette réalité changeante offre des informations qu’il doit saisir pour lui permettre de s’organiser. Il  va faire appel aussi à sa mémoire, il a dû déjà se trouver dans une situation similaire ou proche.

Ces saisies d’informations lui parviennent par l’intermédiaire de ses cinq sens.

Des informations sur le terrain (espace, nature…), sur le ballon (trajectoire, vitesse….), sur ses partenaires (vitesse, positionnement, organisation…), lui seront communiquées par ses sens externes ou extéroceptifs – les 5 sens. A ces sensorialités externes, il faut ajouter les sensorialités internes : kinesthésique – toucher - (oreille interne pour l’équilibre du corps dans l’espace) et proprioceptive qui sont dans les muscles et les articulations qui lui permettent à chaque instant de connaître sa position – debout, accroupie, à terre, etc. – et de le renseigner sur lui même – fatigue, crampe ou fraîcheur par exemple.

Tous ces éléments vont déterminer l’organisation de sa conduite motrice. Il est certain que cette organisation motrice sera différente selon que le joueur est débutant ou confirmé. Un joueur confirmé ne retiendra que les informations les plus pertinentes dans l’afflux des informations recueillies. Un vieux renard est souvent plus efficace qu’un jeune loup…

Les capteurs sensoriels de l’individu sont capables de saisir plusieurs milliers d’info par seconde pourtant seules quelques-unes parviennent au cerveau pour y être traitées. Le nerf qui est le canal de transmission de l’info ne peut en transmettre qu’une quantité limitée. Exactement comme un tuyau d’eau ou de gaz d’échappement. Nous savons aussi que les infos sont transmises sous forme « d’images perceptives », quel que soit le sens sollicité.

Nous insistons sur la notion de transmission d’informations pertinentes que petit à petit le joueur néophyte va acquérir par le jeu de l’apprentissage et qui va développer ses capacités à anticiper.

C’est à dire que l’apprenti, grâce à son vécu, va apprendre à saisir les informations qui lui permettront une meilleure réalisation en fonction de l’objectif à atteindre. Tout se passe comme si les acquis antérieurs orientaient la saisie d’informations. Progressivement l’apprenti choisit les infos qui lui parviennent en fonction de ce que son expérience lui recommande de retenir.

Les informations qui parviennent au cerveau  subissent un traitement dont l’essentiel consiste en un stockage et une comparaison avec celles déjà existantes. La création consiste alors à combiner ses différentes informations stockées en mémoire.

2° temps : celui de la sélection de la réponse

Ø      Les info arrivent au cerveau,

Ø      Elles sont stockées puis sont comparées.

Ø      Ensuite, ce cheminement va permettre d’élaborer un programme d’actions qui paraîtra le plus approprié à effectuer. C’est la sélection de la réponse, le temps de la décision qui est prise en fonction d’une action globale envisagée, c’est à dire le but à atteindre.

Mais avant d’atteindre ce but, il y a des objectifs intermédiaires à atteindre que l’on appelle des mini-buts : remonter le terrain, passer la balle au coéquipier à gauche, courir pour me démarquer, reprendre le ballon, etc….

Cet ensemble d’actions intermédiaires aboutit à la mise en place d’un plan d’action.

On s’aperçoit que le traitement d’information dans ces phases de décision, de programmation, de l’action envisagée dépend largement des expériences antérieures de l’apprenti.

Au plan pédagogique, ceci aboutit pour l’individu de vivre des situations ouvertes, variées et spécifiques, les plus riches possibles, afin qu’il puisse apporter la meilleure réponse, la plus adaptée en fonction de la situation présente.

La richesse du vécu conditionne les possibilités d’adaptation ultérieures. On comprend mieux ainsi les maladresses du débutant qui dans un premier temps ne peut qu’être « momentanément désadapté ».

3° Le stade de l’exécution de la réponse

Nous avons vu tout à l’heure que, dans un premier stade, on élabore une stratégie en vue d’un but à atteindre. Nous mettons en application un plan d’action. Cependant, nous devons tenir compte sans arrêt, pendant l’action en cours, de toutes sortes d’informations qui pourraient venir contrarier notre action : modification de trajectoire, un adversaire qui vient à notre rencontre, etc. Nous mettons en place des mécanismes d’ajustements afin d’atteindre le but fixé au départ de l’action.

Cette possibilité, qu’a l’apprenti de s’ajuster en permanence aux conséquences de son action, se trouve expliquée par la théorie de la copie d’efférence ou de charge corollaire. [EFFERENCE = intellectualisation de la théorie]

Elle met en évidence l’importance de certains mécanismes de régulation qui agissent sous forme de boucles perceptivo-motrices.

Quelques mots d’explication : le moniteur montre le geste parfait à accomplir pour un résultat optimum. L’apprenti va donc s’exercer à copier ce geste d’efférence. Il va d’abord l’imaginer dans ces moindres détails dans sa tête, son  imagination puis l’exécuter.

Deux cas peuvent se présenter au cours de l’action :

Ø      1° si le geste accompli est conforme au geste envisagé (dans la tête - efférence) il est conforme à la copie d’efférence (le geste parfait du moniteur) ce geste est appelé une réafférence, aucune modification de l’action motrice en cours n’interviendra. [REAFFERENCE = concrétisation par mimétisme]

Ø      2° si le geste accompli mérite un ajustement pour des raisons d’adaptations multiples et inopinément, il va y avoir une différence entre efférence et réafférence. Autrement dit, ce qui était prévu n’est plus adapté à la réalité de la situation présente. Il y a une tentative de réajustement par action en retour (feed-back). On appelle exafférence la différence entre réafférence et efférence. [EXAFFERENCE = écart entre intellectualisation et concrétisation physique]

Ø      Autrement dit, il y a un geste modèle parfait - efférence - qu’il faut reproduire pour atteindre le but – copie d’efférence – qui est une image de référence. Si le geste est conforme à l’image de référence – efférence – on appelle ce geste réafférence. Si une différence entre la copie d’efférence et la réafférence existe, ce geste s’appelle exafférence.

 Il est important d’insister sur le fait que l’image de référence – qui est associée à l’élaboration du programme d’action ne se constitue que progressivement. Ce qui explique la maladresse du débutant qui ne possède pas encore de référence spécifique à l’action à envisager. Les programmes connus ne sont pas tous spécifiques (par rapport à l’action à mener). Il va donc se constituer au fil des entraînements des « fiches spécifiques » qui lui permettront de s’adapter aux actions futures envisagées en se référant aux conséquences de son geste même de son action sur la base d’informations sur son environnement (nous sommes dans l’après de notre schéma). L’entraînement va progressivement atténuer le contrôle du geste, ce qui libère l’individu et le laisse disponible pour d’autres éléments comme la tactique ou la stratégie.

 

Les informations externes, essentiellement visuelles chez le débutant, sont progressivement relayées par des informations internes qui contrôleront le bon déroulement des programmes moteurs chez le sportif accompli (sensorialités internes).

Ce phénomène que je viens d’expliquer se retrouve en PNL lorsque un sujet se retrouve devant un échec. On  lui donne un chemin –imaginaire- à construire jusqu’au succès et on lui demande de le répéter en utilisant, si possible, tous ces sens, en ressentant la joie de la réussite. Ce « cinéma » d’abord imaginé puis vécu intensément modifiera le comportement de l’individu s’il est répété matin et soir en s’endormant.

L’apprentissage suit un chemin qui correspond à quatre niveaux de conscience qui passe par :

LE NON SAVOIR INCONSCIENT

C’est l’ignorance totale de connaissances dans un domaine mais pour lequel, peut-être, nous avons le potentiel pour l’exploiter, bien qu’aujourd’hui, cette ignorance ne nous gêne en rien dans notre vie.

ex : la pratique de la physique quantique pour un excellent matheux qui ignore cette discipline dans sa vie de tous les jours.

LE NON SAVOIR CONSCIENT

C’est se rendre compte de lacunes dans son savoir qu’il nous faut acquérir si cela nous est possible. C’est une formation pour apprendre une nouvelle discipline tant sportive que professionnelle.

LE SAVOIR CONSCIENT

C’est l’acquisition, la reconnaissance, la découverte ou redécouverte d’un certain potentiel. C’est une action que je fais en me concentrant sur ce que je fais, c’est une réflexion, une recherche.

LE SAVOIR INCONSCIENT

J’ai appris, intégré un savoir, j’agis maintenant correctement dans un domaine, d’une manière naturelle, sans fatigue. C’est souvent le savoir de « l’habitude »

ex : je conduis en passant les vitesses sans m’en apercevoir.

Si j’illustre mon propos je peux dire :

à 2 ans, j’ai le non savoir inconscient de la conduite d’une automobile,

à 15 ans, j’ai le non savoir conscient de la conduite d’un véhicule,

à 18 ans, j’ai le savoir conscient de la conduite du véhicule,

à 25 ans, j’ai le savoir inconscient de la conduite automobile.

On comprend mieux dès lors que, pédagogiquement, il soit important de renseigner le débutant sur :

     Les buts à poursuivre,

     Les conséquences de son action afin que les programmes d’actions spécifiques (constitution de l’image de référence, des fiches spécifiques) s’élaborent.

Mais également :

     D’aménager des situations appropriées,

     De faire répéter l’exercice plusieurs fois,

     De faire réfléchir et se représenter les actions entreprises,

     De motiver et valoriser l’élève.

 

Suite dans le 9 b

 

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