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PNL : Plan causal ou celui des croyances.

Ce plan est celui qui se déduit des précédents au fur et à mesure de la vie de l'homme: il symbolise les limites, les interdits, les échelles de valeur, les lois que l'homme accepte de se donner à chaque instant de son existence, mais, en même temps, il potentialise toutes les extensions que l'homme peut être amené à effectuer sur sa vision de la réalité. Dans ce sens c'est une couche très paradoxale qui porte en elle ses propres limites et ses propres contradictions. C'est cette partie qui détermine l'univers propre de l’individu et, bien souvent, son niveau de conscience habituel.

Nous nous différencions de l’animal par la croyance. Quelle est-elle ? La croyance est le fait de tenir quelque chose pour vrai et ceci indépendamment des preuves éventuelles de son existence, réalité ou possibilité nous dit le dictionnaire. La croyance fait partie du monde de l’irrationnel et l’homme ne peut s’en passer. D’où vient-elle ? Par rapport à notre vie humaine, elle nous vient de notre enfance et du mythe du Père Noel. Aux yeux du petit enfant, ses parents sont l’égal des dieux, ils sont les Dieux qui apportent en récompense ou à la prière de l’enfant l’exaucement d’un vœu et cette croyance se perpétue à l’âge adulte.

Nous sommes les héritiers de la connaissance et de la compréhension de 2 grands mythes :

  • le mythe du chasseur
  • le mythe du cultivateur

Le premier nous le redécouvrons avec les peintures des grottes de la préhistoire.

Nous savons aujourd’hui que nos grands aïeux n’habitaient pas dans les grottes mais celles-ci servaient de lieux magiques. Ils dessinaient les animaux qu’ils voulaient s’approprier pour se nourrir et faisaient des incantations magiques ou des prières pour les attirer. Lorsqu’un animal, que les chasseurs avaient invoqué, se trouvait à leur portée pour qu’ils puissent l’abattre, ils le considéraient comme un animal qui se sacrifiait pour eux. Le sacré est très proche du sacrifice. Gloire au sacré dont le sacrifice est la face cachée. Où se trouve le sacrifice dans une Eglise ? Où se trouve le sacré dans un Temple Maçonnique ?

Nous avons retrouvé ses pratiques dans diverses contrées où elles existent encore. C’est le principe sacré où l’homme remercie l’animal pour son sacrifice afin de nourrir le village. Pour eux, tous les êtres vivants sont reliés. Cette croyance a perduré jusqu’au mythe solaire d’où est sorti le mythe du cultivateur. La principale caractéristique est de prendre une graine - à une certaine époque de l’année - pour l’enterrer. Cette graine pourrit. De cette pourriture naît une nouvelle plante, une nouvelle richesse.

Que nous le voulions ou pas, dans une certaine mesure, inconsciemment nous avons vécu avec ce mythe : chaque jour nous mourrons un peu, pour renaître différemment le lendemain entendons-nous souvent. Ce mythe nous enseigne que tout est possible.

Cependant, nous sommes persuadés qu’un cycle est immuable, perpétuel, que rien ne bouge, que l’évolution est imperceptible et que tout est pareil. Cela ressemble fort à la flamme de la bougie : elle est immuable, et pourtant. Le chômage qui touche toutes les catégories socioprofessionnelles (sauf les fonctionnaires et encore), dans cette civilisation en mutation rapide, l’idée que tout se transforme, se modifie, choque quelque peu nos idées reçues. Alors observons de plus près la flamme de la bougie, elle a quelque chose à nous apprendre.

Quelque part, nous sommes obligés de revoir nos conceptions. Actuellement nous voyons apparaître certaines formes du mythe du chasseur que les psychiatres redécouvrent et mettent en pratique dans la PNL.

Il faut surtout retenir le rôle de la créativité. Pour qu’elle puisse agir efficacement, il est nécessaire de connaître notre existant. À partir de cette souche - l’existant (ce que nous sommes) - nous allons pouvoir imaginer tous les scénarii permettant de nous sortir de notre désarroi comme le faisaient nos grands ancêtres les chasseurs qui se remettaient en cause chaque jour dans un univers qui nous apparait hostile. Mais l’est-il ?

Notre rôle est peut être aujourd’hui de concilier ces 2 mythes.

Après avoir senti, ressenti, réfléchi et cru comprendre, l'homme dit: "Je crois" mais aussi: "Il faut, on doit" et encore: "C'est bien, c'est mal". Et il truffe son intelligence de sens interdits, de passages obligatoires, de péages et en dessine des limites précises au-delà desquelles l’environnement devient dangereux, miné, aventureux. Ici, nous sommes dans la distorsion cognitive.

J’ai évoqué le désir d’avoir toujours plus et encore. Le fait que l’on court vers le mirage d’avoir mieux que l’autre, dans le fait que nous nous comparons à l’autre, ce « moi-je » qui motive, nous pousse à être le premier ou tout au moins d’être devant l’autre dans la possession de…. Quel en est le moteur ? Tout comme dans le mythe du chasseur, nous avons recours à l’incantation, la prière à « Dieu » notre dieu personnel. Depuis notre petite enfance, nous avons recours à celle-ci : « Papa Noël, je te promets que si tu m’apportes mon vélo, je travaillerai bien à l’école ». Et l’adulte de dire : « mon dieu, si tu me donnes telle ou telle réalisation, je te promets, j’irai à la messe ». Nous sommes dans l’incantatoire donnant-donnant. Nous mettons alors en place une effroyable croyance dans l’exaucement de nos prières si nous nous dépêchons, si nous sommes forts devant l’adversité, si nous faisons parfaitement notre devoir, si je fais des efforts. Et de plus en plus comme la récompense ne vient pas, nous nous employons à redoubler notre promesse afin que Dieu l’entende. Nous inventons des dogmes – religieux ou autres - que nous respectons à la lettre. Nous ne sommes pas très loin des Troubles Obsessionnels Compulsifs. L’objectif du résultat (la satisfaction) qui est à l’origine de notre action s’est évaporé dans l’action d’effectuer notre part du contrat. Ah, croyance qui nous rend fou, croyance diabolique qui nous sépare de notre unicité. Ainsi va l’homme déambulant de niveau en niveau il accède au plan du « Soi » qui l'amène à réfléchir sur sa raison d'être et sur sa mission dans l'incarnation présente – s’il en a conscience, bien entendu.

Ce plan est celui du supra-conscient qui incite l'homme à inventer le concept divin qui représente tout l'inconnu qui se trouve hors des limites de sa perception physique. Il passe au niveau des idéologies qu'il est bien en peine de démontrer. La seule solution est d'y croire et de faire un maximum d'adeptes pour se sécuriser à l'intérieur. Et, quand il y parvient, ces idéologies deviennent la vérité pour un temps. Etre seul à croire cela n'est pas possible, il nous faut l'adhésion du groupe pour que la croyance en.... devienne la vérité du moment présent.

L’homme est le seul qui ait inventé ces notions de bien et de mal (très fluctuantes, convenons-en au cours des âges, des cultures et des latitudes!) L’animal ne suit que son instinct : il a faim, il tue et mange. La vérité est loin d’être une, à bien y réfléchir, elle n’est que très relative. Pourtant ces vérités toutes relatives règlent momentanément nos lignes de vie en société et nous les baptisons Lois, Codes ou Règlements. Rien à voir ici avec des lois physiques ou mathématiques qui sont l'apanage du plan Mental et résultent de raisonnements "reproductibles" et rigoureux, il s'agit dans le cas présent d'appréciations, de présuppositions et de généralisations déduites d'un ensemble de conditionnements à partir desquelles l'homme décide de limiter sa liberté d'action et celle des autres pour se protéger ou assurer son pouvoir sur eux.

Nous avons ici, à notre disposition, dans la communication tout un vocabulaire pour rallier à notre panache la multitude. Alors, la communication va se diversifier tant en variétés qu’en qualités. C’est ainsi que tout en communiquant avec celui qui barbotte dans ses peurs et appréhensions, je vais avoir un langage particulier avec un coreligionnaire : les médecins emploient entre eux des « gros mots » incompréhensibles aux patients. Aux "jargons techniques" du mental s'ajoutent ici les "jargons de protection" qui permettent aux "initiés" d'un même système de se reconnaître entre eux. Les hiéroglyphes égyptiens étaient des dessins dont la lecture se faisait à trois niveaux nous dit Plotin.

Un exemple type du vocable de protection est donné par les "patois", "argots" de tous poils et jusqu'au "verlan", créé par les jeunes pour protéger leurs systèmes de croyances débutants ! Un autre est fourni par les ouvrages "initiatiques" dont le sens varie totalement selon le "degré d'initiation" ou de conscience des lecteurs... Rappelons-nous Dante : dans l’Epitre XII (Episode - œuvre complète – pages 794 à 795) qui dit : plusieurs niveaux de compréhension ou de lecture sont possibles (le sens littéral, le sens allégorique, le sens moral et le sens ésotérique).

À l'opposé, on trouve la richesse en vocabulaire des diatribes, des homélies et des discours destinés à convaincre "l'opinion publique" et aussi les flous artistiques volontaires des Codes qui semblent n'avoir été édictés que pour être contournés !

Si l’on pose comme hypothèse que l'homme se trouve au milieu de son environnement, on peut assimiler la notion d'univers propre : la symbolique cartographique devient ici très révélatrice selon que l'homme se centre au milieu d'une carte de son quartier, de sa ville, de son département, de sa région, de son pays, du monde ou de l'univers. Ici l’homme est confronté à : « Moi et l’Univers », « Moi et la Divinité » - ici se pose la question de quelle divinité ou de son absence, « L’Inuit (Moi) et le syndrome de l’Igloo ».

Peut-on démolir une croyance erronée ? En a-t-on le devoir ? Est-ce possible ? Si la vérité est relative, j’en conviens, il y a néanmoins des comportements qui manquent de cohérence, des individus qui trainent leur tristesse, leur mal de vivre, leurs échecs comme un oriflamme. Et il faut bien communiquer, il faut se parler, essayer néanmoins de se comprendre.

Nous constatons que plus l’homme a un environnement, une culture pauvres, plus il se cantonne à quelques bases indispensables à ses besoins archaïques, plus il sera limité dans ses comportements. Souvent ces individus accusent des névroses, des peurs imaginaires s’ils sortent de leurs prés carrés, que Platon évoque dans le Mythe de la Caverne. Plus l’individu est instruit, plus sa culture est étendue, plus l'homme prend du recul par rapport à la réalité qu'il perçoit, moins il se donne d'importance et plus il augmente son niveau de conscience des choses qui l'entourent En d'autres termes, plus l'homme accepte de connaître des perceptions différentes, plus il doit élargir ses croyances et plus il devient tolérant.

Il va sans dire que la communication d'une perception à l'autre, à ce niveau, est peu aisée. Mais, de plus, et comme par définition une croyance ne peut pas être démontrée. Il est inutile d’attaquer de front une croyance car, à ce moment-là, elle devient une fixation pour l’individu, identique à une bouée de sauvetage pour l’homme tombé à la mer bien que sachant nager. La croyance en une idée fausse est pour l’homme ce que la bouée est pour le naufragé, il y tient. Elle démontre qu’ici l’homme a perdu la foi.

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