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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 18:33

 Le Plan spirituel

 

Avec ce dernier plan nous sortons des limites de l'épure. L'homme s'ouvre enfin sur l'extérieur et acquiert une dimension universelle qui l'amène au niveau supra-humain, à celui de l’Energie créatrice universelle, de la Lumière, des ondes.

Il découvre la Foi, mais en même temps sa propre essence divine. Il s'élève spirituellement au niveau universel duquel il peut affirmer: "Je sais, je Suis" Mais cette profession de foi, ce "je Suis" est bien différent de celui de la première couche : le plan physique ! C'est la connaissance universelle qui habite l'homme qui parle ainsi et non plus la prise de conscience de son seul corps physique. C’est la recherche chez certains de la signification de V.I.T.R.I.O.L. «Visita Interiora Terrae, Rectificando Invenies Occultum Lapidem» : « Visite l’intérieur de la terre, et en rectifiant tu trouveras la pierre cachée ». Cette pierre que le profane doit trouver n’est autre que la pierre philosophale des alchimistes, et celle-ci se trouve au plus profond de chacun d’entre nous, elle ne se dévoile qu’à ceux qui, par un travail intérieur sincère, sont arrivés au parfait équilibre pour ne faire qu’un : « Omnia ab uno, omnia ad unum », « Tout procède de l’Unité, tout tend vers l’Unité ».

Ce plan représente symboliquement toute la partie en dehors de lui-même, de sa perception physique et surtout l'idée que l'homme s'en fait. Il suppose déjà que l'homme accepte qu'il puisse y avoir un "au dehors" illimité, mais, en même temps, il l'incite à l'imaginer, à le créer, en un mot à le limiter de nouveau malheureusement car il est lui-même limité par son physique. Le contraire est sur-humain.

Tout le problème est là car l'homme a un besoin fondamental de limites. La perception de l'illimité engendre de nouvelles croyances qui prennent, dans chaque vision des contours différents, résultat d'extrapolations de la perception présente, enjolivées par des idéaux, des rêves non réalisés ou des perfections utopiques. Pour mieux comprendre cet état de fait, imaginons 3 hommes vivant chacun, depuis toujours, dans un territoire différent: Le premier dans une ville, le second dans un désert et le troisième sur une île. Un jour, chacun acquiert la certitude que le monde qui l'entoure est illimité. Le 1er va l'imaginer comme une ville idéale, sans pollution, avec des espaces verts, des rues larges, des centres commerciaux attractifs et des salles de spectacles confortables. Le 2nd le verra comme un ensemble d'oasis fertiles au milieu des dunes, quant au dernier il imaginera des archipels giboyeux, couverts d'une végétation luxuriante, s'étalant jusqu'à l'infini sur un océan poissonneux.

En fait, chacun extrapolera son idée du monde en fonction de son idéal propre mais nous savons que la réalité du monde se présente comme un ensemble composite de toutes ces extrapolations (et de bien d'autres encore qu'aucun des 3 ne peut imaginer !).

Ceci nous permet de comprendre qu'une partie des hommes a extrapolé Dieu sur un modèle incarné par un Christ, une autre sur un modèle incarné par Mahomet, et une autre encore sur un modèle initialisé par un gourou de pacotille... Mais la réalité de Dieu englobe ces 3 modèles et bien d'autres encore ! Or chacun va, à partir de sa croyance, diviniser un individu qui représente ici un symbole, là une extrapolation. Cette façon de voir est facile. Pourtant le VITRIOL appelle à aller bien plus loin. Les Grecs avec les stoïciens, reprennent la philosophie bouddhiste et recommandent l’ataraxie – la paix, la sérénité.

Nous venons donc de déterminer comment, tout au long de sa vie, l'homme construit sa perception, sa vérité, sa vision de la réalité, mais alors une question se pose: Si chaque homme possède sa propre réalité,  la réalité existe-t-elle et si oui, quelle est-elle?

Nous pouvons facilement imaginer que cette réalité existe réellement mais qu'elle est déformée par l'observation que l'homme en fait. Les connaissances scientifiques actuelles semblent d'ailleurs confirmer ce postulat : l'observateur modifie, par la seule observation qu'il en fait, la chose observée. Il y a là, tout comme dans la mécanique quantique des causes identiques produisant des effets similaires : il y a des risques d’interférences se produisant entre « l’observateur » et « l’observé » tout comme il existe l’effet papillon. C’est ici qu’apparaît la manifestation, la dualité dans la compréhension de la « totalité-une », de la « globalité-tout » : l’objet est par le sujet et le sujet est par l’objet. Combien de fois avons-nous ressenti n’être qu’un, UNITE, avec un paysage, une symphonie, un tableau, l’être aimé ?

Les progrès de la science et de la psychologie nous montrent que loin de s’opposer, elles se complètent et se fécondent l’une l’autre. Les progrès actuels de la psychosomatique nous montrent l’importance des interactions entre le physique et le psychique. Souvent, le docteur auscultant son patient, découvre qu’un effet énergétique est intervenu en corrélation avec une expérience subjective de l’émotion ressentie qui a opéré des changements d’état. Pensez à ces expressions courantes et pourtant si révélatrices : « J’en ai plein le dos » et bonjour les lombalgies, « Cela me ronge » et bonjour les ulcères… Je cite Bertrand Russel : « La matière est moins matérielle et l’esprit moins spirituel qu’on le suppose généralement. La séparation habituelle de la physique et de la psychologie, de l’esprit et de la matière est métaphysiquement indéfendable. » Autrement dit, l’étude de la nature profonde des choses dans le monde physique, suscite dans l’esprit même de l’observateur attentif, des transformations telles, que ce dernier tend à se rapprocher de la découverte de sa nature véritable. Le problème fondamental n'est donc pas posé par l'existence d'une réalité différente, mais plutôt par sa description. Là commence la difficulté. Si nous nous mettons d’accord pour en avoir une description acceptable par tous, accepterions-nous de nous remettre en cause pour autant ou garderions-nous notre mode de fonctionnement ?

Une chose est sure, l’homme dans son comportement est UN, toute modification sur un plan ou un autre entraîne immanquablement une modification du TOUT. Est-ce que cette modification est scientifique ? Non, assurément. On constate une modification dans une direction, l’orientation. On ne peut en mesurer l’importance : 1+1 nous le savons, ne fait pas automatiquement 2 lorsqu’on a à faire à l’humain, certains ont coutume de dire que 1+1 = 11 pour illustrer l’explosion de la découverte.

Si une même cause produit toujours les mêmes conséquences, la relation de cause à effet est dite reproductible et on peut la tenir pour vraie sans pour autant l'avoir démontrée. Le problème, ici, se situe dans la notion de "même"... Si nous nous livrons à une expérience dans un système fermé nous pouvons reproduire à l'infini les "mêmes" causes, les "mêmes" conditions, donc la reproductibilité sera incontestable, mais si nous sommes dans un système ouvert  et il sera pratiquement impossible de reproduire 2 fois les "mêmes" conditions, donc théoriquement impossible de parler de reproductibilité ! Ici est la pierre d’achoppement. Rappelons-nous, une fois de plus, l’adage asiate : « la seule chose qui ne change pas est que tout change. »

Or la réalité est un système incontestablement ouvert, au sein duquel chaque élément est en interconnexion permanente avec les autres. Alors que penser de la reproductibilité ? Nous le constatons dans le  domaine économique, nous avons à notre disposition la Droite de Meyer, les calculs du moindre carré, les prévisionnelles et les statistiques et force est de constater que ces modèles mathématiques ne sont que pure théorie et restent seulement indicatives. Combien de fois, un commercial talentueux va s’offrir un grand plaisir de démontrer l’erreur des prévisions établies par les lois mathématiques dont le résultat se nomme quota dans les services commerciaux ?

 L'homme a résolu le problème en multipliant les essais et en inventant les statistiques et les probabilités ! Et dans probabilité il y a automatiquement une part d’incertitude. C’est heureux. Sans entrer dans les détails, il dresse peu à peu son référentiel de réalité à partir du noyau dur de ses certitudes (cautionnées par une théorie validée par des perceptions directes ou prolongées), étendu à une couche de réalité probable qui va en s'amenuisant au fur et à mesure que cette probabilité diminue. Cette ouverture vers le probable lui permet de mettre en œuvre le 4ème niveau de ses niveaux qui peut lui donner l'intuition d'une réalité qu'il est incapable de démontrer. Encore faut-il, pour cela, qu'il soit capable de l'accepter !

J’ai essayé de montrer, dans ces quelques pages, que l’homme est une individualité qui  ne peut échapper à l’emprise de ces multiples facettes qui atteignent la racine même de son système nerveux et façonne sa perception du monde. Ce qu’il voit, entend, sent, va être interprété et cette interprétation, à son tour, va modifier se qu’il voit, entend et sent. Tout est fluctuant, tout bouge et évolue sans cesse et l’homme, un certain pourcentage du moins, par la méconnaissance, une certaine paresse se complait dans la routine apparente et arrive à la mort en ce demandant ce qu’il a fait ici bas, pourquoi il est né. Et encore faut-il qu’il se pose la question. Face à ce changement permanent, ces hommes-là opposent un dogme qui leur est propre. D’autres, heureusement, ont réfléchi à cette problématique et essaient de comprendre le sens de la vie, s’interrogent et acceptent cette évolution, voire l’accompagnent. Ainsi, certains ont fait l’expérience de la « zone » pour le tennisman, le « Do » pour le sportif qui fréquente le tatami, le « vide » pour l’adepte du Bouddhisme, ou l’ataraxie pour celui qui a fait ses humanités et ceux-là s’aperçoivent qu’ils ont une vue juste dans l’action, ils sont en phase, à l’unisson entre ce qu’ils sont et la vie, ils manifestent, concrétisent sur le plan physique la puissance de la vie qui est en eux.

Comment est-ce possible ? Nous connaissons le mécanisme, faisons confiance à la créativité de l’homme pour apporter à chaque niveau une solution possible pour y parvenir. Si, par exemple, je dégonfle une roue sérieusement, mon véhicule roule toujours mais je dois redoubler d’attention et maintenir mon volant avec force pour empêcher la voiture d’aller dans le fossé…. Si j’examine et essaie de comprendre, vite je vais m’apercevoir que le problème vient d’un manque de pression dans la roue et je vais y remédier pour n’avoir plus que le plaisir de rouler. Essayons d’appliquer cet axiome à l’homme et voyons ce qu’il est possible de faire.  

 

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