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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 16:54

Le Plan de l’inconscient

 

A’ travers lui, l'homme est sensible à toutes les formes de conditionnements qui modèleront son comportement et ses réactions tout au long de sa vie. Cet inconscient tient également compte de plusieurs héritages que l'homme trouve dans son berceau dès sa naissance. Comme nous allons le découvrir, la culture que l’homme acquiert, l’influencera sa vie durant. Ce qu’il aura appris ou non le servira ou pas. Mais ce qu’il n’a pas reçu en héritage parental ou culturel par un habitus primaire ou l’ethos, bien que conscient ou avide de le posséder, il aura du mal à le saisir : il n’a pas eu de modèle et cela lui manque. Nous traiterons plus en détail les inconscients culturels qui nous viennent de nos parents (habitus primaire), de l’inconscient collectif (l’éthos), de l’environnement géographique, de la génétique et enfin du karmique.

1.  héritage culturel lié au milieu et au sein duquel il s'est incarné, ses parents, ses aïeux qui peuvent cacher bien des surprises. Il faut ici considérer deux aspects : la biologie des deux parents, et dont les défauts et qualités physiques se retrouvent chez l’individu, ET les qualités et faiblesses des talents psychologiques des deux parents comme nous l’explique la méiose et la phylogénèse. Nous avons plusieurs exemples de talents autant que physiques que les parents donnent aux enfants : un parent sportif communiquera son goût du dépassement de soi dans un sport comme nous le constatons avec la famille Noah, bon tennisman et dont le fils est excellent joueur de basket, ou aussi dans la littérature avec Dumas ou la musique avec Mozart fils et pères……

Ces exemples nous montrent des prédispositions à …… et ici nous pouvons émettre toutes les caractéristiques des talents d’aptitudes et les facilités à aborder et comprendre tels et tels sujets d’apprentissage d’acquisition de compétences et aussi les prédispositions à utiliser tels sens physiques plutôt que tels autres. Plutôt math ou plutôt littéraire, plutôt visuel ou plutôt auditif ?

Bien entendu, si des talents se transmettre de parents à enfant à travers l’ADN, il est aussi tout aussi certain que d’autres affects vont aussi passer d’un père au fils, d’une mère à la fille. Bien que soient cachés les secrets honteux de la famille – coucherie, enfants adultérins, rébellion face à l’interdit, aux tabous, transgressions sexuelles, incestes, mauvaises vies, prison, et qui ont laissé des traces dans nos engrammes, peuvent avoir sur le sujet une influence qui, au détour d’une circonstance spécifique, se révéleront comme une damnation implacable : l’enfant reproduisant le modèle du parent, des grands-parents. Anne Ancelin Schutzenberger évoque la loyauté invisible qui nous pousse à répéter, que nous le voulions ou non, que nous le sachions ou pas des situations agréables ou des événements douloureux. En être conscient peut nous rendre libre et aussi, peut-être, éviter à nos enfants les erreurs ou mauvaises interprétations dont nous avons été les victimes. Quoi que sur ce dernier point, cette vérité est loin d’être scientifique.

Parfois, nous assistons à une réaction d’un sentiment vécu par l’enfant : pourquoi mon père est décédé de cette maladie et le fils devient médecin, pourquoi le « bandit » m’a privé de mon papa et le fils devient gendarme, etc. N’oublions pas toutefois que pour aller dans une direction, la nature à besoin de faisceaux concordants et convergents. Le fait présenté est soutenu par d’autres talents permettant sa réalisation.

2.  L’héritage de l'inconscient collectif est lié à l'évolution des habitants dans le temps et l’espace, où l’inconscient culturel est prégnant. Je prendrais quelques exemples de cette diversité. Il semble que l’environnement géo-spatial, les langues, les invasions, les mélanges entrent en ligne de compte dans le comportement inconscient de chacun.

Il faut prendre aussi en compte la latitude et l’environnement physique de notre Terre. Si je prends les parties situées au nord du 30° latitude, le féminin l’emporte sur le masculin. On le constate au nord de cette latitude, le froid est plus intense, la lumière moins crue. Le sens de l’intuition est plus sollicité, la sensation thermique exacerbée, l’oreille aussi. Il semble que la femme soit mieux adaptée dans cet environnement que l’homme. Alors qu’entre les tropiques du Cancer et du Capricorne, dans les déserts, là où la terre est aride par le manque d’eau où seul l’élevage est possible, où le soleil est implacable, les ombres marquées, la femme est beaucoup moins considérée. Inconsciemment, l’homme et la femme vont avoir un comportement très différencié où le soleil, la chaleur et la lumière dispensée, jouent un rôle prépondérant sur la psyché humaine. Les rapports sont plus harmonieux aux alentours du 45° parallèle. 

Si dans le premier plan, nous avons indiqué que les sensations venaient de l’extérieur pour être malaxées à l’intérieur, ici nous avons un ressenti qui vient de l’intérieur et se propage vers l’extérieur. Je vais illustrer ce propos par la porte ouverte et la porte fermée. Un Allemand par exemple, a besoin d’un territoire à lui et clos. La porte est pour lui une frontière que personne ne doit franchir, elle l’isole. Il se sentira violé si en regardant par la porte ouverte et le voyant, je ne lui demande pas la permission d’entrer. À contrario, si la porte est ouverte, ce qui est devant fait partie de son territoire, il se l’approprie. Nous l’avons vu lors du départ de la Seconde Guerre mondiale, l’avance allemande fut foudroyante. Par contre les Américains travaillent porte ouverte. On peut passer la tête dans une pièce, si la main est sur le chambranle, « l’intrus » respecte l’intégrité du territoire de l’Américain. L’Allemand donne une impression d’avoir un comportement rigide, méticuleux, intransigeant et solennel.

Nous constatons aussi une convergence de comportement entre Européens. La densité d’habitants, les guerres, les réconciliations, des vécus communs et des organisations semblables, une culture religieuse (le catholicisme et ses dérivés) et une forme politique identique (la royauté, puis la démocratie), les mélanges dus aux mariages et viols liés aux incursions des envahisseurs a favorisé le sens de l’humanisme, les rapports humains, alors que les Américains sont surtout soucieux des horaires et ne se soucient que peu de l’espace et ne l’organisent que rarement et seulement en fonction des besoins publics.

L’humain est très sensible au statut social, de sa Catégorie Sociale d’appartenance. Par exemple, un Lord anglais est et restera toujours un Lord et ce, même s’il habite à côté de chez vous dans un HLM parce qu’il est plus ou moins ruiné, jamais il ne vous saluera et n’autorisera ses enfants à jouer avec les vôtres si vous n’êtes pas de sa classe.  Aux USA, l’importance de votre avoir, la cylindrée de votre voiture, l’adresse où vous habitez, signalera l’importance de votre rang. Le moins riche rend hommage à celui qu’il sait être mieux loti que lui en stock-options.

La nature extra ou intravertie va différencier l’interlocuteur. Un Américain se moque d’être entendu par ses voisins lors d’une conversation téléphonique, alors que l’Anglais est particulièrement soucieux de la discrétion. Pourquoi ? Dés la plus jeune enfance, les anglais sont élevés ensemble et vont ensuite dans une public School souvent en internat, et donc vivent en permanence dans une certaine promiscuité. L’Américain, dés sa petite enfance possède sa chambre, son coin. Il travaille dans un bureau – ouvert – et est en permanence à la disposition de tous où il répond à la sollicitation de celui qui passe la tête dans son bureau et auquel il répond sans retenue. Pour l’Anglais, l’Américain est un être mal élevé, sans éducation.

Le Français accorde à sa vie sensorielle une grande importance. Elle apparaît dans notre façon de manger – couleur et odeur des aliments présentés – notre façon de recevoir, de parler et d’écrire, très colorée, avec des métaphores où l’émotivité ressort sans cesse. La maison est le rendez-vous de la famille et des amis proches. Sinon, on retrouve au café, sur la place publique ou du village. L’urbanisme est calculé de façon  à pouvoir privilégier les rencontres – marché, foire, église, mairie, places sont des lieux très prisés où chacun éprouve une certaine jouissance à se retrouver et partager.

Notre vision de la géographie est ce que l’on appelle « radioconcentrique ». C'est-à-dire que  nos moyens de communications (route, rail, air) se croisent de centres économique ou culturel à d’autres centres. Ces lignes de communication relient entre eux tous les points et toutes les fonctions. Ces positions centrales ont pour le Français une importance cruciale. Etre au centre d’une organisation, à un point stratégique, lui donne plus d’importance que le voisin sis sur une droite hiérarchique dénuée de pont ou de bifurcation. L’extrême centralisation du système scolaire, et par extension de l’administration française, a un lien inconscient avec l’organisation des bureaux. La position spatiale d’un décideur dans un groupe indique sa position hiérarchique. (Attention toutefois, cette particularité est déjouée dans les réunions où se retrouvent acheteurs et vendeurs. L’interlocuteur qui fait face n’est pas forcément le chef des négociateurs. Cette exception confirme la règle, du moins en France.) Les centres de décisions qui - se trouvent espacés géographiquement - donnent à chacun la position sociale dans la hiérarchie de son groupe d’appartenance ; du système – rail - route qui fait que chaque ville un centre névralgique, et l’individu qui en est à sa tête un « potenta – un Chef ». Nous ne pouvons pas, en tant qu’individu, ignorer ces lignes de forces qui organisent notre vie. Malheur à celui qui est expulsé de son groupe par la maladie, le chômage, la retraite, il est désociabilisé, oublié, n’a plus d’intérêt sauf lors des campagnes électorales qui font rage. Il est mort avant l’heure s’il n’a appris à se débrouiller seul.

Je ne peux en rester là sans évoquer l’immigration des populations venant du sud ou de l’est de la Méditerranée qui nous envahissent sans s’intégrer, se mélanger au grand dam des peuples de l’ouest. Après plus de deux millénaires de contact, les Occidentaux et les Arabes ne se comprennent toujours pas. C’est une observation commune qui est brossée, il est important néanmoins de regarder les spécificités propres à telle région, à telle ethnie, à tel mode de pratique religieuse. Notre perception de la proxémie, tout comme l’éducation, et la leur y sont opposées. L’Arabe est de culture orale prédominante – bien que la culture écrite ne soit pas absente, alors que nous, occidentaux, avons une culture écrite forte, socratique. Les modes d’apprentissages diffèrent et nos engrammes sont, de ce fait, différents et vont automatiquement nous influencer dans notre perception de l’autre. Par ailleurs, l’Occidental respecte, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de chez nous, des distances intimes alors que l’Arabe recherche le contact physique. Ce qui est pour nous « intime » est pour lui une zone publique. Il est donc normal pour un Arabe « A » qui convoite un appartement, une place à l’endroit « B », de tout faire pour s’en approprier, car il est dans son bon droit. Il est même prêt à se montrer très désagréable afin de s’arroger l’endroit convoité et chasser sans ménagement celui qui se trouve être dans l’endroit « B ». Seuls les têtus, les plus forts résistent. Dans le monde occidental, on définit la personne comme un individu ayant une existence propre, légale. Dans le nord de l’Europe, les vêtements font intégralement partie de la personne et il ne vient à personne l’idée, ni même l’envie de toucher cette ‘2nde peau’ de tissu, pas plus que la peau elle-même, sans en avoir reçu la permission. Chez l’Arabe, la localisation de la personne par rapport au corps est très différente. La personne existe bien mais où ? Pour lui, la peau, le vêtement, n’est en rien une frontière. Le « moi », tel que nous le concevons en Occident, n’est pas inexistant, puisque l’Arabe est atteint par une insulte. L’Arabe est à l’abri du contact du corps – puisque pour lui le corps n’a pas de signification intimiste - les mots OUI. Cette dissociation du corps et du « moi » explique l’amputation de la main du voleur (admis comme châtiment ordinaire en Arabie Saoudite), tout comme les attouchements des garçons sur les filles. D’ailleurs il semble que le mot « viol », ou « rape » en anglais, n’ait pas d’équivalent en langue arabe. Il est très difficile pour un Occidental de s’imaginer l’appropriation du corps de la femme comme unique objet de plaisir. Seule la métaphore « il l’a prise contre sa volonté » peut être apportée ou traduite. Cette absence d’espace intime explique une forte densité dans les villes : une surpopulation dans les villes d’Orient qui serait qualifiée d’étouffante en Occident. La communication sensorielle est celle une grande proximité : olfactive, kinesthésique, de toucher. Mieux, pour l’Arabe, l’odeur et le caractère sont liés. On peut penser que le sens olfactif joue le même rôle que le sens visuel pour l’Occidental. Par contre leur regard est direct et fixe, d’une grande intensité pour leur vis-à-vis, ce qui peut déstabiliser l’Occidental.

Alors que nous avons le code de la route qui règle nos déplacements en voiture, pour l’Arabe en voiture, il acquiert des droits sur l’espace à mesure qu’il se déplace et il sera furieux si un automobiliste venait à lui couper la route ou à le dépasser. Les espaces, désertiques ou nos agglomérations, ne sont pas les mêmes, pourtant la mentalité orientale ne fait pas de différence. Pour l’Arabe, il faut une forte dose de retenue, d’adaptation à la vie occidentale pour apprivoiser l’instinct, qui vite reprend ses droits une fois retourné au « Pays ». Une épouse d’origine occidentale ne reconnaît plus son mari lorsqu’il est parmi les siens.

L’Arabe aime particulièrement les pièces vastes et évitent le cloisonnement car ils n’aiment pas la solitude. Pour eux l’idéal est la « maison coquille » destinée à réunir l’ensemble de la famille dont les membres sont intimement liés. Leurs personnalités fusionnent et se nourrissent les unes des autres. Un proverbe arabe dit : « Gardez vous d’entrer dans un paradis sans habitants, car c’est l’enfer ». L’Arabe ne peut vivre qu’en groupe, c’est pourquoi ils se rassemblent autant que faire ce peut et ne savent vivre à l’Occidental. Pour s’isoler un Arabe cesse tout simplement de parler tout en restant au milieu des siens. Il ne faut jamais perdre de vue, et tout particulièrement chez eux, que les Arabes jugent notre comportement d’après les structures inconscientes qui sont les leurs. Il est vrai, et nous venons de le montrer, que chacun pense que l’autre est comme lui. En fait, lors de nos rencontres avec l’autre, nous ne faisons QUE projeter nos formes de communications habituelles. Par exemple, il est difficile à un Occidental d’expliquer ce qu’est une frontière à un Arabe. Il peut exister des « abords » à l’approche d’une ville. Dans le cadre de la propriété foncière, il lui est difficile, voire impossible, de comprendre ce qu’est un empiétement sur la propriété du voisin. Pour lui, il va tout faire pour que ce voisin s’en aille et, lui, prendre sa place. Les rapports au sein du groupe s’établissent semble-t-il ainsi : moi, puis les membres de la parenté, les habitants du village – ou membre de la tribu - les coreligionnaires et les concitoyens, le tout dominé par le chef. Qui n’appartient pas à cette structure est un étranger. Dans la pensée arabe, étranger et ennemi sont des termes très voisins sinon synonymes.

3.  C’est grâce aux travaux de Gregor Mendel (1822-1884) que nous avons commencé à comprendre la biologie. Il expose et publie les résultats de ces études en 1865 dans un article intitulé « Recherche sur les hybrides végétaux ». Après dix années de travaux minutieux, Mendel a ainsi posé les bases théoriques de la génétique et de l’hérédité moderne. Il ouvre la voie à la recherche et au développement de cette nouvelle science qui ne va pas nous laisser indifférents.

Konrad Lorenz, grand naturaliste, dans son livre « l’envers du Miroir » expliquera l’évolution de tout être vivant depuis l’apparition de la vie sur terre. Pour lui, l’homme est un être qui tient ses propriétés et ses aptitudes, y compris ses plus hautes facultés de connaissance, de l’évolution. Il explique que ce processus, qui s’étend sur l’infinité des siècles, au cours desquels tous les organismes se sont trouvés confrontés aux données de la réalité, se sont adaptés. Ce processus phylogénétique est un processus de connaissance ; en effet, toute « adaptation à.. » une certaine donnée de la réalité extérieure révèle qu’une certaine quantité « d’informations sur… » cette réalité a été assimilée par le système organique. Il explique que l’euglena, un des tous premiers protozoaires, qui se trouve entre le végétal et l’animal - puisqu’il est mobile et néanmoins dépendant de la photosynthèse - jusqu’à l’Homo Sapiens Sapiens, cette chaîne de vie s’est toujours adaptée en fonction des circonstances et de la nécessité. Celui-ci est devenu oiseau, celui-là poisson, celui-là encore végétal etc… et nous sommes encore bien loin de connaître toute la richesse d’adaptations naturelles ! Il est admis, scientifiquement du moins, que les modes de comportement innés et acquis par la phylogénèse sont transmis héréditairement au même titre que des caractéristiques physiques. Nous comprenons mieux maintenant le cycle de l’expérience acquise. Tout bénéfice – cette meilleure connaissance – est réinvesti afin d’en augmenter les possibilités pour l’être vivant. Je donnerai cet exemple de certains arbres africains, qui de l’un à l’autre, à l’approche des girafes sécrète une substance signal de danger afin de protéger leur feuillage. Ce simple exemple nous rapproche de deux énigmes : la rapidité de l’évolution d’une part, et d’autre part, l’orientation de cette évolution. Un nombre de chercheurs ont établi que, dans le cadre du devenir organique, le progrès est toujours obtenu par l’intégration et la réunion, en un ordre supérieur, de plusieurs systèmes différenciés, fonctionnant jusqu’alors indépendamment les uns les autres. Mieux, au cours de cette intégration, les divers systèmes subissent des transformations qui les rendent aptes à coopérer au sein du nouveau système global qui va désormais les commander. Ce qui a fait dire à Teilhard de Chardin « Créer c’est unir ». La séquence linéaire des processus en question acquiert de nouvelles propriétés fonctionnelles par « l’invention » qui fait époque au sens le plus profond du terme, dans l’histoire de l’espèce et par laquelle le succès final exerce une action modificatrice sur les modes de comportement qui l’ont précédé. Ainsi est apparu l’Homo Sapiens Sapiens. Comme l’écrira  fort joliment le Citoyen français Friedrich von Schiller, ami de Goethe, « l’homme n’est véritablement homme que quand il joue » en d’autres termes, le but de l’homme n’est pas l’atteinte d’un objectif mais de bien faire le parcours qu’il s’assigne. Ce n’est pas mon ami le Docteur Max Derochet qui me contredira !

Cependant, comment l’animal est-il devenu Homme ? par quel miracle ? quel processus ? Dans la nature, l’animal s’adapte à l’environnement. Lorsqu’il fait son nid, sa cabane, arrange sa tanière, les modifications apportées sont négligeables. L’homme est capable de modifier son environnement. Si chaque animal, par héritages successifs, s’est spécialisé en fonction de ses proies favorites, seul l’homme a pris le parti de ne pas se spécialiser et reste le seul animal à courir, sauter, nager, même sous l’eau et, ce, même si beaucoup moins bien que l’animal. En effet sa constitution corporelle l’empêche de surpasser l’animal et c’est aussi le seul à savoir créer un appareil qui lui permet la conquête des fonds marins, du ciel et demain de l’infini de l’espace.

4.  Il reste cependant à évoquer un éventuel héritage karmique. Si les religions n’en parlent pas c’est qu’elles se définissent comme des doctrines du salut par un Autre – Dieu ou qui vous voudrez -. Evoquer une philosophie est considéré comme étant une œuvre du diable, car cela incite l’homme à se détourner des croyances pour faire usage de la raison, de son esprit critique. Cette philosophie l’entraine insensiblement vers le terrain du doute qui est le premier pas hors de la tutelle divine. Shocking !

Cependant, au cours des millénaires, bien avant la venue du Christ, des échanges se faisaient entre l’Orient et l’Occident. Entre le Bouddhisme et le Stoïcisme la frontière est ténue. Le courant helléniste traverse les siècles et reprend force et vigueur en ce début du IIIème millénaire avec la physique quantique, la psychologie moderne. Nous nous apercevons qu’Epictète, Marc Aurèle et le 4ème Evangile de Saint-Jean sont d’actualité. Ce n’est pas André Comte-Sponville qui nous démentira. Cette philosophie exhorte à la pratique d’exercice de méditation conduisant à vivre en accord avec la nature et la raison pour atteindre la sagesse et le bonheur envisagés comme ataraxie. Il s’agit d’une absence de passions qui prend la forme d’une absence de souffrance. Nous sommes ici dans le « je-suis » et non dans le « moi-je » qui se caractérise par avoir toujours plus, car une fois l’objet du désir reçu ou conquis, nous faisons l’amère expérience de l’indifférence si ce n’est de la déception. Quelque chose nous manque encore. Comme des enfants qui délaissent le cadeau de Noël, la possession des biens si ardemment convoités ne nous rend ni meilleur ni heureux : nous sommes passés à côté de l’essentiel et trop souvent nous ne le savons pas.

Ce que nous suggère cette philosophie rapportée par Platon – la République  Livre 10 – qui affirme qu’il y a une vie après la vie, que nous nous réincarnons. Bien sûr, dans notre civilisation scientifique, comment prouver ce qu’avancent les Hindouistes, les Bouddhistes et leurs diverses écoles de pensées. Seules les interrogations subsistent. Pourquoi suis-je né dans cette famille ? Pourquoi suis-je né pauvre ou riche ? D’où je viens, qu’est-ce qui est avant ma naissance, qu’est-ce qui est après la mort ? Si d’aventure, l’héritage karmique existe, peut-il être source de compréhension de certaines aventures humaines ? Qui sait ?

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