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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 12:54

 

Connaissance du niveau Spirituel

 

Par définition, ce niveau est celui de la "Connaissance", celui de la liaison de l'homme avec le Tout. La réunion du microcosme et du macrocosme. Si ce dernier niveau devient conscient (ou "opérant"), il peut fondamentalement modifier l'ensemble des autres niveaux : les émotions, le mental, le savoir, perdent de leur importance. Les échelles de valeurs n’ont plus de raison d’être. Ce que semblent atteindre les anachorètes dans leur retraite. Pour certains, atteindre le Nirvana, l’Eveil est l’occupation de toute une vie d’homme.

D’autres préfèrent matérialiser leurs actions en accord avec cette Connaissance. Ils savent que le subconscient personnel est toujours en harmonie avec le subconscient collectif. Il est essentiel de comprendre que, grâce à cette prise de conscience, il existe un "côté face" illimité des choses qui fait totalement partie de nous.

Tant que nous nous enfermerons dans la sécurité de nos forces d’habitudes individuelles, il est illusoire de penser que nous pourrons aborder, même de très loin, la compréhension de notre naissance, répondre aux questions existentielles : qui suis-je ? où vais-je ? pourquoi ?

 Nous restons comme ces personnes qui vivent le monde, leurs sensations, leurs émotions, bref, leur réalité, arrivant au seuil de la mort sans avoir vécu. Vivent-ils ? Pour eux la réponse est oui. Pourtant ces personnes sont vieilles dès la trentaine et le restent jusqu’à leur mort. On ne met pas un enfant au monde pour soi mais pour lui. Quel impact peuvent-ils engendrer de vivre face à eux-mêmes, face aux autres ? Une vie pour rien. Quoiqu’elles pensent, disent ou fassent, cette réalité ne sera jamais que leur réalité. La leur se résume aux quatre murs de leur demeure qui correspondent très symboliquement aux quatre coins de leur carré qui illustre les 9 points précités. Marchant avec des « béquilles » sans comprendre et admettre que l’homme doit marcher SANS béquilles (celles de nos forces d’habitudes). Ne pouvant se connaître donc se RE-connaître, ils ne sont pas capables de RE-naître à eux-mêmes. Ils perdent de vue l’essentiel de leurs réalité physique, émotionnelle, inconsciente, causale que ne peuvent leur offrir leurs géniteurs. Ils « font avec » l’inné et subissent l’acquis.

Nous avons le devoir de passer nos expériences, nos acquis, notre compréhension, nos connaissances à notre descendance afin qu'elle perpétue de génération en génération, par delà l'espace et le temps.

Intégrer en soi l'illimité et la spiritualité, ça ne veut pas dire vivre "hors limite", en hermite. C'est faire l'expérience avec toutes les autres niveaux de son unicité. Et pour nous y aider, notre "soi" de derrière le miroir nous fait de temps en temps des petits clins d'oeil et nous guide, sans en avoir l'aire, à coup de rêves, de hasards ou d'intuition, comme nous l'affirme Goethe. Otto Loewi affirme avoir découvert le secret de la transmission chimique de l'influx nerveux en rêve comme Niels Bohrla structure de l'atome. Qui n'a eu cette expérience de se trouver dans un labyrinthe un soir et  se reveiller le matin, en ayant la solution ? C'est au matin, après une bonne nuit de sommeil, que vient souvent la ou les solutions qui nous paraissent alors évidentes et simple !

 

Rêves d'un ailleurs, hasard d'une pomme qui tombe à propos ou intuition d'un "Eureka!...", les plus grands génies se sont un jour laissés guiderpar leur intuition, et nous montrent le chemin. Notre lumière intérieure de notre unicité, s’alliant à celle de l’extérieur, s’est exprimée, a accepté de lâcherprise, de faire confiance (avec foi) et d’exprimer le « je suis » dans le domaine de compétence que nous privilégions. En allant à la rencontre de soi, on rencontre son « moi », son « je suis ».

Alors qu'attendons-nous pour les imiter ?

Pourquoi ne pas nous rebeller contre nos interdits, nos manques, nos peurs qui emprisonnent nos différents niveaux depuis notre naissance ? Ils sont l’expression de nos comportements acquis et renouvelés à l’identique par peur de cet inconnu que nous sommes à nous même, qui nous étriquent en nous déformant l’infini bénéfique de nos pouvoirs créateurs en monstres dévorant les bonnes mœurs autorisées dans notre environnement.

Pensez à Jonathanle Goéland qui a refusé d’écouterla voix unique de son clan, qui en a accepté l’exil pour trouversa propre liberté et ensuite pouvoir former d’autres adeptes de la liberté d’expression qui ne dépendraient pourtant jamais de lui !

Alors qu’avoir ce désir, cette curiosité, cet amour de nous regarder et de chercher à savoir qui je suis nous donne une harmonie de vie. Elle démontre un équilibre synonyme d’excellence dans nos gestes, nos émotions au sein duquel chaque niveau a sa raison d’exister, d’échanger, de s’enrichir, s’épanouir. Nous atteignons là la Zone du tennisman, le Do du judoka, le zen de l’individualité qui sont la sérénité dans la pensée, la parole, l’action juste.

Nous avons vu que l’homme possède plusieurs niveaux qui vont interférer, s’interpénétrer. Autant, les sensations, vont venir de l’extérieur vers l’intérieur, interférer nos modes de pensées, autant ce qui nous est inconscient va avoir une répercussion sur notre comportement. Nous savons que l’homme peut modifier chaque niveau et que toute modification interférera sur l’ensemble.

Beaucoup d’hommes vivent d’après ce qu’ils voient, sur le plan physique et évoquer d’autres niveaux de conscience relève des croyances personnelles de chacun. Ceux-là répugnent donc à s’exhiber par crainte du ridicule, avançant dans la vie masqué, mentant aux autres et à eux-mêmes afin de n’être pas Re-connu.

Cependant, essayons de concevoir que l’univers soit constitué d’un ensemble de plans énergétiques différents qui s’interpénètrent et interfèrent les uns les autres. Imaginons que le plan physique est celui qui correspond aux énergies palpables qui se manifestent sur notre Terre sous forme de montagnes, d’océans, de vies tant végétale qu’animale. Supposons que l’homme est une antenne qui capte l’ensemble de ces plans énergétiques et que, dépliant ses bras, il distribue ce qu’il reçoit à son environnement : le Christ en croix est un symbole détourné, le Christ cloué sur elle n'est pas très heureux. 

Pensez à l’homme de Leonard de Vinci.

Da Vinci Vitruve Luc Viatour.jpg

Envisageons qu’il sache se mettre en résonnanceavec ces gammes énergétiques et qu’il soit capable de les percevoir. Imaginons qu’il soit capable, comme le fait un tuner, de changerde gammes d’ondes et qui, à l’intérieur de chacune d’entre elles, il peut sélectionnerles fréquences qui lui conviennent. Supposons que chaque fréquence soit, comme nous pouvons le concevoir par analogie, un émetteur particulier, une station qui soit dédiée à la musique classique, celle-ci au jazz, cette autre à l’information, celle-là aux sports, etc. Même si par habitude ou goût nous restons branchés sur la même station, nous pouvons changerde fréquence, rien ne nous l’interdit. Acceptons donc de changerde station, nous entrons de facto dans un monde différent, avec des lois différentes, des modes de réception différentes donc de perceptions différentes. Ces différents mondes auditifs existent comme ils ont toujours existé depuis que le monde est monde. Nous n’en avons pris conscience que depuis que l’homme a inventé – c'est-à-dire découvert, ce qui était jusqu’alors couvert (caché), dans l’invisible - le tuner.

Est-ce que l’homme sait qu’il est semblable au tuner, capable de capter plusieurs fréquences ? Tant que l’homme reste « branché » sur la même fréquence, peut-il seulement imaginer qu’il en existe d’autres ? L’homme curieux, « l’homme tuner » qui ose être, dans toute sa globalité, parvient à changer de registre et percevoir une autre réalité. Plus il change de réalité, plus il agrandit la réalité universelle, plus il se comprend, s’accepte et donc accepte l’autre dans son unicité. Son Frère le reconnaît, son autre lui-même qui fait la même démarche que lui. L’autre Frère, celui qui se dit « Frère », mais ne l’est pas, le croise mais ne le voit pas. Pire celui-ci ne projette sur l’autre que ce qu’il s’apparaît à lui-même : un zombie habillé en Frère.

Admettons comme postulat que l’homme, comme le tunerqu’il a découvert, a le moyen de changerde fréquences, de station de radio. -S’il n’y parvient pas c’est que son « tuner » a quelque problème de réception ou qu’il ne veuille pas changerde station- Admettons qu’il s’autorise à tourner le bouton de changement de gamme d’ondes et ainsi se remettre en question en fonction de ces différentes fréquences qu’il découvre. L’homme prend conscience qu’il change de perception (niveau physique, émotionnel, raisonnement ou mental, croyance ou causal) n’est-il pas en train de Re-naitre à lui-même ? Il franchit alors le mur d’enceinte de son pré carré qu’il connaît et a enfin résolu l’énigme des 4 droites qui passent sur les 9 points qui délimitent son ancienne personnalité.

Par analogie nous illustrons que chaque niveau de l’univers se caractérise par une fréquence d’énergie particulière possédant ses propriétés et ses lois spécifiques dont l’homme est lui-même constitué. Chacun d’entre nous, selon ses propres natures énergétiques, ses propres propriétés, ne se comporte pas comme dans un système fermé mais ouvert, en interconnexion, en interférence permanente avec son environnement humain et aussi avec les ondes et fréquences qui l’entourent.

Le niveau que nous connaissons le mieux est le niveau physique de par le fait qu’il est le plus évident. Nous savons aussi que d’autres niveaux coexistent. Il nous suffit de modifier notre état de conscience pour nous mettre en résonance avec les autres plans. Il existe une technique que l’homme peut maîtriser s’il s’en donne l’autorisation.

Souvent, nous avons un comportement et des gestes que nous faisons sans nous en rendre compte tout simplement parce qu’ils nous viennent des forces d’habitudes. Cette attitude, cette façon d’agir trouvent leur source dans notre savoir inconscient.

Prenons-en maintenant pleine conscience. En ce moment je suis « confiant », je suis « heureux », je me raconte qu’il me faut être « excellent pour … », je raisonne d’une manière analytique,  etc.. C’est déjà un premier pas. L’homme prend conscience qu’il possède des capteurs lui permettant d’accéder à la perception, à la réalité du niveau sur lequel il est « branché », que cette réalité, en ce moment même, l’influence d’une certaine manière.

Je concède, qu’au début, s’habituerà réfléchir ainsi peut déstabiliseret l’on peut vite abandonneret retournerà notre premier mode de fonctionnement auquel nous sommes habitués et qui nous paresseux et assistés. La promesse d’une sérénité dans notre comportement est néanmoins un bon facteur motivationnel. Des hommes, que nous côtoyons journellement, nous inspirent dans leur simplicité, nous montrent le chemin. On sent, ressent qu’une autre dimension les dirigent avec plus de discernement, pour mieux vivre et souvent mieux aider les autres.

Il est essentiel de bien comprendre que tous, pouvons, si nous œuvrons dans ce sens, accéder à ces plans vibratoires. Les trois clés, pour y parvenir sont dans l'ordre:

·   Eradiqueren soi le doute et le scepticisme. Cette interrogation qui nous paralyse qui nous empêche de déterminer la possibilité de la découverte d’une vérité.

·   Apprendre à moduler son taux vibratoire.

·   Monter son niveau de conscience ou, en d'autres termes, élargir son Propre Univers.

Nous avons vu dans les différents niveaux comment faire. Ces simples exemples décrits ne sont pas tout. Chacun modifiant, inventant, augmente à sa convenance les exercices pour son plus grand bien. Ces exemples démontrent simplement qu’il existe des méthodes simples pour atteindre la plénitude de son être. Ces exemples nous montrent que nous pouvons atteindre les 100% de la perception de notre univers si :

·   nous nous autorisons à accepter l'existence et la superposition des différents plans énergétiques et si nous savons nous mettre en résonance avec eux grâce aux clés évoquées précédemment et d'autres non mentionnées qui existent chez le thérapeute.

Toute la question est là, mais la réponse, sachons-le, appartient individuellement à chacun de nous... Si le fonds reste le même la forme est propre à chacun.

Pour conclure, je ferai ce résumé, dans la mesure où l’individu veut vivre pleinement de ses facultés et talents.

La règle première est de croire que nous avons des talents, des compétences, des aptitudes même, et surtout, s’ils sont différents de ceux de notre voisin et n’oublions jamais d’accepter que nous ne connaissons pas tous nos talents. Posez-vous cette simple question : « Saurais-je donner de moi 5 qualités et 3 défauts qui me caractérisent », sur le moment, vous allez vraisemblablement mimer la carpe. Et pourtant. Votre entourage peut vous en donner une liste longue comme un jour sans pain ! Alors pourquoi pas vous qui devait être le 1er à vous connaître ? Regardons-nous, nous sommes souvent semblables à de jeunes apprentis n’ayant aucune connaissance de nos instruments de travail. Quel que soit le métier auquel nous nous destinons, une tâche élémentaire s’impose à nous : regarder attentivement nos outils. Il nous faut donc examiner la vis et prendre le tournevis adéquat. Si, pour exécuter un travail – visser une vis - sans examiner la forme d’un tournevis et qu’il se trouve inadapté à ma vis, nous allons faire des dégâts en cas d’entêtement stérile. C’est bien la même chose qui se produit sur le plan de la pensée. Nous faisons du mauvais travail. Nous nous détruisons nous-mêmes et détruisons les autres. Sans se connaître, nous commettons des erreurs, nous sommes inadéquats, nous ne pouvons pas avoir de relations correctes. La fonction de la pensée consiste à communiquer, exprimer.

La deuxième règle est de connaître autant que faire se peut, nos talents qui sont au nombre de sept :

·         Nos compétences

·         Nos capacités

·         Nos aptitudes

·         Nos connaissances

-                                             Relationnelles

-                                             Techniques

·         Notre expérience

·         Notre personnalité

La troisième règle est d’ :

1.    indiquer ce que j’aime faire.

2.    indiquer ce que je peux faire

3.    indiquer ce que je sais faire

4.    indiquer ce que je veux faire

5.    ce que je ne veux plus faire

 

La  quatrième règle est de connaître le sens que nous privilégions. Sommes-nous visuels, auditifs, kinesthésistes,  etc.

La cinquième règle est de connaître et reconnaître, lorsque nous communiquons, soit avec nous-mêmes soit avec notre prochain, quelle partie de notre « moi » est mise en avant. Quel mode d’approche, de mes relations avec les objets, mes pensées ou les Autres, détermine la nature de la solution vers laquelle nous tendons. Dans cette perception se trouve impliqué un ensemble de facteurs nous conditionnant d’office. Passons en revue les principaux facteurs de conditionnement :

·         La méconnaissance de nous-mêmes.

·         Nos mobiles inconscients d’attachement, nos peurs.

·         Nos processus de choix et de recherches.

·         Nos processus de verbalisation mentaux

·         Nos tendances à comparer.

·         Nos tendances fondamentales au « devenir », ce « moi-je », cet ego

         qui nous aveugle.

·         Notre refus de nous voir tel que nous sommes et donc d'accroître

         notre potentiel.

La façon dont nous examinons le problème est de la plus grande importance, car cette attitude, nos préjugés, nos craintes, nos espoirs la colorent. La relation correcte avec le problème résulte d’une approche lucide et sans choix.

La sixième règle est de savoir, autant que savoir se peut, ce que nous ont légué nos parents et notre parentéle. On ne trouve pas du raisin sur un figuier.

Ce travail d’introspection correspond au mythe du cultivateur. Nous sommes cette graine que nous mettons en terre, nous inspectons nos Ténèbres – nos peurs, nous doutes -. Nous nous isolons dans notre Cabinet de Réflexion, nous faisons l’inventaire, nous sommes face à nous-mêmes et pour nous-mêmes. Nous savons maintenant que lorsque nous en sortirons, nous ne pourrons plus être semblables à celui qui y est entré. En sortant, nous accouchons à nouveau de nous-mêmes, conscient de nos possibilités, de notre potentiel à déployer. Comme Platon, osons sortir de notre Caverne.

Nous avons accompli un bon travail d’introspection, nous ne sommes plus n’importe qui, nous nous reconnaissons être tels que nous-mêmes et nous commençons à trouver la paix, à nous aimer. En explorant nos différents niveaux, nous nous sommes agrandis à nous-mêmes. Nous apprécions l’existant. Nous reconnaissons nos forces et avons identifié nos qualités à développer. Nous ne sommes plus dans les ténèbres, avançant dans la vie implorant un dieu qui se trouve en nous et à qui nous avions mis un bâillon afin qu’il ne puisse rien nous dire.

Ce que nous venons de faire est RE-naître à nous-mêmes en ayant conscience de ce que nous sommes. Nous avons la réponse au « qui suis-je », au « que faire », au « pourquoi ».

Notre civilisation va démontrer que l’humain est adaptable et peut donc faire fi du modèle « un travail pour toute une vie » principe cher aux industriels du XIX et XX° Siècles qu’inculqua le Taylorisme et sa division du travail. Cette vérité éculée évoluera par nécessité puisque les savoirs de demain occuperont les salariés alors qu’ils ne les auront pas appris à l’école. Ce processus est déjà très visible dans l’électronique… Quel ingénieur résout les problèmes informatiques avec les acquis qu’il a appris à l’Ecole supérieure de l’électronique ?

La septième règle.

Maintenant voyons comment développer au mieux tout ce potentiel ? Nous allons prendre modèle, pour se faire, sur le mythe du Chasseur.

Nous sommes comme l’apprenti. Nous connaissons nos outils, nous savons à quoi ils servent et, comme l’enfant qui apprend à écrire, il va maintenant prendre connaissance de leur utilisation. Si nous faisons cette comparaison, elle éclaire notre démonstration. L’enfant, en entrant à l’école, va faire de longues pages d’écriture. Ses doigts et mains vont s’approprier l’outil « stylo », la page. Reproduire les différentes lettres qui, de gribouillis, deviendront des lettres stéréotypées et lisibles. Puis enfin, il sait reproduire les lettres sans tirerla langue. Ensuite, il va apprendre ce que sont les mots, leur signification, leur place dans une phrase. Il sait recopier un texte donné, en comprendre la signification. Il possède l’outil. Mais n’est pas encore capable de composer. Il est semblable au futur génie qui s’ignore, il reproduit à la perfection un morceau de Chopin, un retour de bal au tennis, une prise de judo sur le tatami. C’est tout.

L’avantage de cet Apprenti est qu’il sait, avec quels outils il va travailler et pourquoi et avec quelle perspective. Son effort, son investissement ont un objectif, en osmose avec tous les niveaux de son « je suis ».

Alors que dans son entourage, il observe des apprentis comme lui, qui travaillent avec des outils qui ne sont pas adaptés à leur unicité. Comme papa - maman tu dois devenir ceci ou cela… alors que leur penchant naturel est d’être ailleurs. Ils ingèrent ce faux savoir, en ajustant leur intelligence, à ce qu’on leur inculque comme étant la Vérité, pour leur bien naturellement.

Enfin, au bout d’un certain nombre d’années, notre Apprenti, saura composer un texte sur un sujet donné. D’abord l’effort se portera sur quelques lignes, quelques notes, quelques échanges. Nous sommes dans l’apprentissage, la prise en compte du potentiel personnel. C’est l’époque où il faut faire ses « gammes » et ce sur tous les registres de sa personnalité. Petit à petit, un morceau plus conséquent sera vaincu dans sa réalisation, puis un suivant plus compliqué où d’autres qualités sont mises à contribution. Enfin, comme notre ouvrier de tout à l’heure, il connaît tous ses outils et il sait à quoi ils servent et quant il faut prendre celui-ci ou celui-là en fonction du travail à faire, sans choix, sans se poser de question.

Il lui reste à passer Maître dans son domaine de compétences pour créer : il a tout pour manifester ce qu’il EST. Va-t-il enfin passer le cap ? Va-t-il se contenter de répéter inlassablement, parfaitement ou imparfaitement, la technique apprise pure et dure ou va-t-il oser s’en servir de base pour une nouvelle créativité ?

On peut savoir faire des gammes à longueur de journée et être incapable de jouer et interpréter la petite musique de nuit de Beethoven, si le cap de la transcendance n’est pas franchi. De multiples pianistes savent jouer, combien vont transporter l’auditoire devant la création personnelle de leur jeu ? Ce morceau est devenu le leur, il est leur page support devant laquelle la créativité, l’interprétation de l’artiste se manifeste. Il ajoute au génie de Beethoven son propre génie, amplifiant ainsi les 2 génies : celui du créateur initial qui a puisé dans la source universelle et le sien qu’il a puisé dans son être profond pour lui donner encore plus de lumière.

Il en va de même dans toutes les activités humaines, le génie est celui qui va au-delà de ses « gammes » et qui apporte sa « touche », son plus, sa création. Il préside à sa propre destinée, en accord avec tous les niveaux de sa psyché et le concrétise par sa matérialité.

Pour arriver, atteindre à ce résultat, tel le Chamane dans sa grotte, il va se représenter l’animal dans sa Caverne. Il va le créer, le sentir, le palper, écouter la joie de ceux qui vont en profiter. Tous ses sens sont en éveil créatif et perception subtile. Il sait ce qu’il vient de créer et que cette création va se concrétiser, se manifester, trouver écho. Ses doigts, sur le piano ne sont que l’instrument de sa psyché, qui exécutent, qui créent ce qu’il est, qui transporte dans une dimension sublime qu’il ouvre à tous.

Observez le skieur qui, avant de s’élancer sur la pente, reconstruit une dernière fois dans sa tête tout le parcours jusqu’à l’arrivée. Combien de fois, le pianiste va jouer dans sa tête le morceau qu’il va exprimer. Combien de fois, tant sur le plan physique que dans sa tête, le tennisman, le judoka a répété son geste ? Le tennisman, comme le judoka, avant l’action, est sûr de sa gestuelle, tous les niveaux sont en osmose ; ils n’ont plus qu’à lâcher prise et être. Ils sont en « adéquacité » avec le moment présent, ont la faculté de répondre pleinement à toutes les données d’une circonstance. Rien ne sera à regretter. Ils ne voient plus l’environnement, ils jouent, exécutent ce qui est dans leur tête. Les doigts, les bras les pieds agissent seuls sachant où ils doivent se trouver, afin d’exécuter le geste juste, en harmonie avec ce qu’il est dans la tête. Le physique exprime l’idée immatérielle, tout comme la capture de l’animal est l’expression du dessin dans la Caverne.

Rien n’est indépendant, rien n’est isolé, tout se tient. Nous n’avons pas à vouloir que tout s’interpénètre, tout communique, tout s’influence. Cette connexion EST, naturellement et universellement par delà le temps et l’espace. Nous n’avons plus qu’à nous préoccuper  de la qualité de la force de liaison qui fait que nous sommes unité donc un, donc tout.

Il en va de même pour le commercial, pour l’animateur d’une réunion, pour toute activité. Chacun d’entre nous, connaissons tous nos outils, tous nos supports et savons ce que nous devons faire : l’action juste devant l’obstacle imprévu. Notre seule conscience s’étant fixée sur le résultat, le succès escompté. Telle la flèche de l’arc qui va au centre de la cible une fois lancée, nous savons que notre action atteindra l’objectif fixé.

Merci à Guy Tarade qui par ses réflexions, ses observations ont permis ce travail.

Guy est aussi l’auteur de : L’Esprit – Energie Pouvoir magique du 3°millénaire.

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