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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 18:53

Connaissance du niveau Physique

 

À ce niveau, on ne cherche pas à travailler sur le « pourquoi » mais sur le « comment », à corriger la déviance si déviance il y a. Il n’est pas rare, qu’au cours de ces exercices, remontent à la surface de la conscience d’« émanations » des autres strates de l’inconscient. Ceci dit, même en absence de déviance psychologique, l’intérêt de la découverte de tous nos sens est profitable en soi.

Il est essentiel de connaître le ou les sens que nous privilégions dans notre quotidien. Sommes-nous un visuel ? un auditif ? un kinesthésique ? ou un mélange de deux, voire des trois. Nous allons agir en cohérence avec le sens que nous privilégions. Qui n’a entendu cette question : « tu vois ce que je veux dire ? ». Or dans cette question la vision et l’audition sont sollicitées. Si notre interlocuteur privilégie le toucher, il va recevoir l’équivalent d’une décharge électrique : il va faire les yeux ronds et vous reposer la question car il a besoin de traduire dans SON langage à lui, ce que vous venez de dire. Nous pouvons aussi remarquer, chez une personne qui utilise un sens en particulier alors qu’un autre est en sommeil, un changement lorsqu’il se met à utiliser ce sens assoupi. Se faisant, il réveille des synapses endormis, qui enfin sollicités, vont être à l’origine d’un dynamisme nouveau.

Nous percevons le même phénomène lorsqu’un gaucher se met à écrire de la main droite et vice versa. Généralement, la rapidité de compréhension s’accroit. L’individu active des zones du cerveau qui sont rarement sollicitées consciemment. Je reconnais qu’il est plus facile pour un gaucher d’écrire de la main droite que le contraire. Cet exercice est contraignant et la coutume veut que le gaucher soit un « agent du diable » dixit les maîtres d’écoles de la première moitié du XX°S. De ce fait, l’enfant doit apprendre à écrire avec la main gauche attachée dans le dos. (J’écris des deux mains avec une petite tendance à la dysgraphie.)

Le psychologue le sait très bien, un individu qui marche trop près d’un mur, la tête baissée indique une perte de dynamisme souvent due à une perte de confiance en soi. Alors, il va lui demander par exemple de compter des objets placés en hauteur entre son domicile et son cabinet comme, par exemple, le nombre de volets peints en bleu ou en vert. À terme l’individu concentré sur le challenge ne pense plus à sa problématique, d’une part, et se trouve dans l’obligation de lever la tête d’autre part. Il devient quelqu’un d’autre puisque ses priorités changent, il se métamorphose.

Par ces quelques exemples, on constate que changer la façon d’agir physiquement, c’est-à-dire concrètement, modifie, de fait, le comportement de l’individu. En effet chaque comportement physique, chaque attitude dénote, inconsciemment un sentiment de bien-être ou de malaise, un sentiment de méfiance ou de confiance, etc. On peut donc multiplier les exemples :

-   s’exercer à marcher les pieds parallèles au lieu de marcher les pieds indiquant 10 h 10,

-   serrer la main paume dans paume plutôt de prendre que les doigts de la main, etc.

De la même manière, modifier l’écriture, comme :

-   agrandir les l,

-   mettre la barre des t,

-   descendre les p, les q,

-   bien faire, et du bon coté, la boucle inférieure du f,

-   assumer sa signature, c’est-à-dire son identité, en écrivant d’une

manière lisible son prénom et son nom et ensuite les souligner sans oublier

le point. En effet son propre nom n’est-il pas le mot le plus important pour

celui qui le porte ?

 

Tout cela amène des transformations comportementales positives. Il est certain que ces quelques exercices, qui peuvent surprendre par leur simplicité j’en conviens, sont pour ceux qui s’y risquent, un véritable challenge et, surtout une garantie de succès ! Quelle joie lorsque l’individu, enfin, maîtrise le geste adéquat ! Cette nouvelle maîtrise du mouvement « sculpte », de manière plus harmonieuse et plus fluide, sa façon de regarder le monde et son environnement, lui renvoie cette fierté d’être lui-même et d’avoir sa place là où il est. Il a vaincu une mauvaise habitude, une addiction et, de ce fait, a reconquis son unicité véritable. Quelle belle récompense. Il ne perd pas sa personnalité, il perd son auto-masque en s’affirmant.

Nous sommes ici dans un travail des sens, sensations physiques, qui agissent de l’extérieur vers l’intérieur. Je force sur les muscles de… pour arriver à la perfection de tel geste qui, maintes fois répété, deviendra un automatisme choisi, intégré que je saurais utiliser à bon escient. Ce travail est long, difficile, il demande de la persévérance, du courage et de l’endurance, ainsi que de l’abnégation et un renoncement à la solution de facilité. Si ce geste est initialement considéré comme insurmontable il deviendra vite plus facile, plus rapide, plus automatique, plus naturel. Nous sommes dans l’acquisition des gestes et habitudes corrects et stimulants.

Comme l’enfant, qui de la maternelle au lycée, apprend la maîtrise de chaque lettre, de chaque mot, de leur signification, de la grammaire et du bon emploi de la conjugaison jusqu’à la maîtrise de la phrase, l’éternel élève de la vie que nous sommes apprend un langage approprié pour se comprendre lui-même et s’accepter dans son évolution inéluctable. Possédant correctement les outils, il peut  laisser sa créativité se développer pour exprimer ces idées. Plus l’on crée et plus l’on a envie de créer pour honorer les dons que la vie nous a confiés.

L’homme a, à contrario de l’animal, la possibilité de construire des instruments qui vont étendre sa perception du monde physique : le microscope et le télescope pour la vue, les amplificateurs de son pour les oreilles, la voiture pour les jambes et combien d’autres inventions encore. C’est-à-dire qu’il améliore ses sens atrophiés (par rapport aux animaux) de par sa pluridisciplinarité naturelle.

Toutes ces inventions modifient la perception de son univers. Les vérités ne sont pas perçues de la même manière selon la direction ou la distance qui nous en sépare. La description de la terre à 5000 kms ne sera pas la même qu’à 1000 mètres. L’art de construire une habitation n’a plus rien de commun avec ce qui se pratiquait il y a 10 000 ans et les gratte-ciels d’aujourd’hui.

Ces nouvelles perceptions du monde extérieur peut aller jusqu’à métamorphoser tous les niveaux de son unicité. Faisons cette expérience.

Par exemple disposons, dans une coupelle des billes blanches et noires, à une certaine hauteur, celles-ci apparaitront comme une tache grise. C’est ainsi que l’Univers nous apparaît matériel ou spirituel selon l’échelle d’observation que nous utilisons. A une certaine hauteur, le télescope rejoint ce que nous voyons dans le microscope électronique. Le physicien suisse Eugène Guye a énoncé une des lois les plus importante s’appliquant tant au domaine de la phénoménologie matérielle que psychologique : l’échelle d’observation crée le phénomène. Notre conduite dans la vie, notre caractère, nos opérations intellectuelles sont régies tout comme de simples sensations par le même mécanisme. Heisenberg exprime l’importance de l’interaction et les interférences existant entre tous processus d’observation quotidienne. Dans le monde de l’infiniment petit, elles deviennent considérables, mais ce n’est que dans le monde de la pensée qu’elles revêtent toute l’ampleur de leur action. Dans le monde atomique, nous ne voyons JAMAIS un électron libre, nous l’apercevons qu’après l’inévitable observation de notre analyse. Dans le monde de la pensée, une idée émise peut perturber celui qui la reçoit tout comme notre regard peut le perturber et engendrer la perturbation. Il y a là, tout comme dans la mécanique quantique des causes identiques produisant des effets similaires : il y a des risques d’interférences se produisant entre « l’observateur » et « l’observé ». C’est ici qu’apparaît la manifestation, la dualité dans la compréhension de la « totalité-une », de la « globalité-tout » : l’objet est par le sujet et le sujet est par l’objet. Combien de fois avons-nous ressenti n’être qu’un, UNITE, avec un paysage, une symphonie, un tableau, l’être aimé ? Face à ce que l’homme « voit », l’infiniment petit, l’infiniment grand, le changement d’échelle, jusqu’à l’observation du monde atomique, ne va-t-il pas se demander si ses croyances, son système de valeurs ne vont pas révolutionner cette vision ? En d’autres termes, l’homme, mis en face de ses modifications sensorielles, fait évoluer sa vérité qui n’est vrai qu’ici et maintenant dans cet instant présent et différente l’instant suivant. Si je prends un court de tennis, apparemment ils sont tous identiques. Apparemment seulement car le terrain peut présenter une réalité bien différente – plastique, terre battue, herbe. Quant à l’entourage, il diffère par les gradins, la localisation géographique, l’orientation, l’action du vent, le public, l’ambiance... Or le joueur doit maîtriser toutes ces données, en plus de sa gestuelle, sa technicité, pour laisser aller sa créativité, son génie, son jeu naturel.

Pourtant il faut se rendre à l’évidence, la majorité des gens refuse d’aller au-delà de ce qu’ils ont l’habitude de ressentir. Ils refusent, par fainéantise, peur ou confort de l’habitude, de changer leur perception et, de par le fait, leur conception mentale.

Faisons cette expérience. Alignons trois points espacés de deux centimètres sur une feuille de papier, puis deux centimètres  plus bas et alignés sous les trois premiers points, reproduisons une nouvelle suite de trois points, ainsi qu’une nouvelle ligne de trois points deux cms plus bas. Nous aurons ainsi neuf points formant un carré avec un point central. Maintenant, nous allons par quatre droites joindre les neufs points SANS lever le crayon de la feuille et sans repasser sur une portion de trait déjà tracée. Combien vont-ils réussir cette expérience ? Peu, très peu. Pourquoi ? Ce carré de 9 points représente symboliquement le monde « carré » (bâti dans notre esprit depuis notre enfance) aux bordures infranchissables tel le Rubicon l’était dans le droit Romain. En effet aucun général n’avait l’autorisation de le franchir  puisque ce cours d’eau servait de frontière entre l’Italie Romaine et la Gaule cisalpine. Jules César osa le traverser avec ses légions armées. Il viola ainsi la loi du Sénat et prononça la célèbre phrase « le sort en est jeté – alea jacta est ». Chacun sait jusqu’où ce franchissement mena César. Or nous sommes tous des César en puissance. Lui, comme beaucoup d’autres, ont réussi à joindre les neuf points par 4 droites sans lever le crayon de la feuille de papier. Celui qui a le courage d’aller au-delà des limites que « son monde » lui assigne, franchit le Rubicon. La vie et son avenir lui appartiennent à la condition 1ère d’avoir la maîtrise de ses sens et de sa gestuelle. Ce faisant, il agrandit son domaine de connaissance, se l’approprie.

Pourtant, pour celui qui ne sait, ne veut ou ne peut franchir le Rubicon, le risque est grand d’être déstabilisé s’il brave l’interdit. Un arbre habitué a subir la tempête durant sa croissance aura tendance à suivre le sens du vent, tout comme un individu suivra une orientation erronée toute sa vie, persuadé d’accomplir sa destinée. Or il vit, il a en lui l’essentiel pour résister à la force du vent ; essentiel comparable à un sac d’or sur lequel il est assis sans qu’il le sache. Pour preuve, si on replante l’arbre dans un endroit plus propice, à l’abri de la tempête, il se redressera peu à peu, avec l’aide d’un tuteur, retrouvant ainsi sa réalité d’arbre qui est de tendre ses branches vers le ciel pour abriter la vie. 

Un arbre ne peut rien décider par lui-même, alors qu’un homme a son libre-arbitre. Si l’arbre n’est pas responsable de lui-même, l’homme oui ! Il peut changer le cours de sa vie. Cependant on ne peut aller contre le libre-arbitre de celui-ci. L’individu a l’habitude de saisir son environnement d’une certaine manière qui représente la vérité à son esprit. Sa perception actuelle, à laquelle il est habitué (du latin « habituari » - avoir telle manière d’être – dérivé d’habitus ((primaire ou secondaire) qui se traduit par coutume) le maintient enfermé dans la prison du carré des neuf points cité plus haut. Ces personnes, qui refusent le potentiel qui est en eux, se dotent d’un filtre protecteur, car braver l’interdit les perturbe. Cette lunette déformante atténue et déforme leur perception masquant la réalité. Afin de conserver un confort paresseux ils inventent de fausses excuses. Ce qu’ils voient à travers leur filtre tronqué est leur vérité et ils y tiennent, ils sont persuadés d’avoir raison et s’y cramponnent comme à une bouée de sauvetage. Ce filtre prend généralement sa source aux niveaux de l’émotion et du mental.

À présent il est important d’évoquer la relaxation, c’est bon pour le corps et profite à l’esprit. Lorsque la faim tenaille, ou que la douleur fixe l’attention, ou que le souci accapare l’esprit, il est nécessaire de rechercher l’apaisement afin que l’esprit puisse fonctionner correctement.

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