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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 12:10

Connaissance du niveau Mental

Nous avons deux parties dans le cerveau. Une dite convergente ou Gauche et l’autre dite divergente ou Droite.

Nous disons  « dites » parce que l’on ne sait pas où est la séparation concrète, physique. Tout comme nous ignorons où sont localisées les mémoires, comment fonctionne le cerveau. Nous constatons, par contre, que toutes les parties sont concernées par les différents plans comme nous le voyons.

Donc pour la commodité de la compréhension, on s’en tiendra à ce partage.

Dans la partie dite gauche, siège l’intelligence convergente qui se traduit par les caractéristiques suivantes :


·         logique,

·         analytique

·         mathématique

·         technique

·         séquentielle

·         contrôle

·         planification

·         organisation

·         administratif

·         critique

·         la raison

·         la déduction, la formalisation


C’est aussi la fermeture du champ de la pensée, respect des règles, la socialisation, la rigueur, le réductionnisme (de la réalité au modèle). Son mode d’appréciation se reconnaît par la rapidité, la sûreté, la mémoire et la capacité de raisonnement du fameux Quotient Intellectuel.

Son mode de pensée est « La solution est dans l’énoncé du problème ».

Nous activons le cerveau gauche lorsque :

  • nous posons des questions concernant des faits : qui, que, quoi, où, comment, combien, pourquoi.
  • Nous considérons les faits plutôt que le vécu
  • nous nous fions aux statistiques et aux probabilités
  • nous trouvons le mot juste

·   nous vérifions un plan d’action pour le rendre réaliste

·   nous nous organisons, en gérant notre journée, en organisant nos priorités

Dans la partie dite droite siège l’intelligence divergente qui se traduit par les caractéristiques suivantes :


·         Intuitif, imagé,

·         l’imaginaire, visionnaire

·         Synthétique

·         Artistique

·         Esthétique

·         Global

·         Expansif

·         Relationnel

·         Spontané

·         Non verbal

·         Chaleureux

·         la créativité,

·         l’imagination,

·         l’induction


C’est aussi l’ouverture du champ de la pensée

Absence de limite, curiosité, foisonnement. Ici la pensée peut être développée à l’infini parce que nous nous octroyons la permission de ............. (créer), par la récupération de mécanismes associatifs, analogiques, combinatoires et mimétiques. Son mode d’appréciation se reconnaît par :

  • l’élaboration (du concept au concret)
  • la fluidité (volume)
  • la flexibilité (variété)
  • l’originalité

Son mode de pensée est « quel est le vrai problème » ?

Nous activons notre cerveau droit lorsque :

  • nous associons librement ce qui vient d’être dit
  • nous utilisons l’effet hélicoptère avec une vue d’ensemble de la situation
  • nous entrons en contact de façon informelle avec nos interlocuteurs
  • nous sentons l’ambiance avec notre « radar » intuitif
  • nous utilisons notre langage non verbal pour faire passer un message – la poignée de main, le regard, la mimique, les gestes…

Nous ressentons facilement notre peur, notre plaisir, notre colère, notre joie.

Pour bien communiquer avec l’Autre, il est nécessaire de se brancher sur la dominante (le VAKO) de son interlocuteur au moment du contact afin d’être sur la même longueur d’ondes. Changer de la partie du cerveau grâce à l’interrupteur cérébral afin d’enrichir l’échange selon les besoins du moment. Nous y reviendrons lors de la synchronicité.


La partie Gauche du cerveau se traduira par l’élaboration du C.V. par exemple, tandis que le côté Droit sera le scénariste de la lettre de motivation.

L’analyse transactionnelle (appelée AT) est une théorie de la personnalité et de la communication. Elle postule des « états du Moi » (parent, adulte, enfant). Elle étudie les phénomènes intrapsychiques, à travers les échanges relationnels, appelés « transactions ». Eric Berne, psychiatre américain, en a fondé la théorie dans les années 1950 – 1970.

Elle permet une prise de conscience ainsi qu’une meilleure compréhension de ce qui « se joue ici et maintenant » dans les relations entre deux personnes, dans un groupe et aussi dans la communication intra-personnelle. Elle propose une grille de lecture pour la compréhension des problèmes relationnels ainsi que des modalités d’intervention pour résoudre ces problèmes.

Berne défini un état du Moi comme un « système cohérent de pensées, d’émotions et de comportements associés ». Du point de vue de la structure de la personne, il distingue trois types d’état du Moi :

·   Le Parent correspond aux comportements d’une personne, qu’elle a fait siens par imitation de figures parentales ou éducatives marquantes.

·    L’Adulte correspond aux pensées et comportements qui sont congruents avec la réalité de l’ici et maintenant.

·   L ’Enfant correspond aux pensées, émotions et comportement qui sont une réminiscence de notre propre enfance – adaptée, naturelle, rebelle.

Lors de nos communications, selon le sujet abordé, selon la personne avec qui nous sommes en train de communiquer, nous allons être sur un état du Moi approprié : qui Parent, qui Adulte, qui Enfant.

La contrainte paradoxale.

Gregory Bateson – anthropologue et psychologue américain, est à l’origine de l’école de Palo-Alto - l’inspirateur de l’approche systémique. Il a mis en évidence une structure de communication dangereuse et catastrophique pour l’équilibre psychologique. Il s’agit de la double contrainte qui exprime deux ordres qui s’opposent : l’obligation de chacune contenant une interdiction de l’autre, ce qui rend la situation insoluble.

  Exemple de lecture à plusieurs niveaux pouvant préter à réflexion ou humour d'un panneau de signalisation routière "voie sans issue" : le cimetière est il bien une issue ?  

 

 

 

 

On parle aussi d’injonctions paradoxales qui contiennent deux demandes qui s’opposent comme « Soyez spontané » ou « sois un grand mon petit ». On peut aussi l’exprimer par le verbe accompagné d’un geste non approprié comme par exemple dire à son enfant qu’on l’aime tout en le secouant. L’enfant sera alors mis dans une situation d’impossibilité où il sera profondément perturbé affectivement puisqu’il ne saura pas reconnaître la tendresse de la répulsion.

En voici quelques exemples :

·    Je veux que vous soyez motivé !

·    Soyez détendu demande le « Chef » à son collaborateur lors d’une évaluation de fin d’année dont l’issue va déterminer la promotion ou un licenciement.

·    A partir de telle date, la concertation sera obligatoire.

·   Ou cette célèbre histoire d’une mère qui offre deux cravates à son fils, une rouge et une bleue. Lors de la visite, alors que le fils à mis la cravate bleue pour faire plaisir à sa mère, celle-ci lui demande « pourquoi n’as-tu mis la rouge, tu ne l’aimes pas ? ».

·   Ou cet autre emprunté à Paul Watzlawick : (patates ou pommes de terre ?) : vers 1940, ce slogan clandestin répondait à la propagande nazie intimant aux populations soumises qu’elles avaient le « choix » entre « le national-socialisme ou le chaos stalinien ».

·    Emploi dans la phrase un mode affirmatif ET interrogatif afin de brouiller :

·    je me demande pourquoi Agnés ne vient plus me voir

·     tu lui as peut–être fait quelque chose ……

La double contrainte exprime donc le fait d’être acculé à une situation impossible. Le problème étant le fait de dépasser l’absurdité, soit intimer une obligation. To bind, dans l’expression « double-bind » signifie « lier », « ligoter », allusion à deux ordres impossibles  à exécuter.

Il est nécessaire de recadrer et de reposer la question. Paul Watzlawick, psychothérapeute et psychanalyste jungien Autrichien, un des fondateurs de l’Ecole de Palo-Alto, explique qu’on ne sort d’une boucle paradoxale (double contrainte) que par un recadrage. Celui-ci permettant une lecture de la situation à un niveau différent. La dimension thérapeutique vise principalement un changement (voire une résolution) vis-à-vis d’un problème. Il existe deux types de changement : un changement qui n’a pas d’effet thérapeutique (de type 1) : tentative spontanée du sujet qui consiste en un « plus de la même chose », et un changement qui a un effet thérapeutique appelé méta-changement (de type 2) : construit dans une relation thérapeutique. Meta du grec exprimant la succession, le changement, signifiant également plus loin. Quotidiennement, les gens arrivent à découvrir des solutions inédites, la nature trouve des adaptations toujours nouvelles. Tout processus de la découverte scientifique, de la création artistique se fondent précisément sur le fait de passer d’un vieux cadre de référence à un nouveau. C’est vrai, écrit-il, d’habitude, on considère que le changement apparaît sans rime ni raison, comme une discontinuité, une illumination soudaine. Pourtant celui-ci surgit d’une manière imprévisible, soit au bout d’un pénible travail émotionnel et mental ou, quasiment, comme un acte de grâce divine. Cette constatation introduisit le concept de bissociation, de multi associations dans lequel Koestler, dans « le cri d’Archimède », fait un relevé d’exemples. La bissociation soudaine d’un événement mental, à l’aide de deux matrices, habituellement incompatibles, provoque un déplacement abrupt du mouvement de la pensée qui passe d’un contexte associatif à un autre. (Reportons nous au chapitre de la connaissance du niveau émotionnel). Nous nous retrouvons dans la résolution des 9 points à joindre par 4 lignes droites sans lever le crayon.

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