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4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 15:44

Origine et signification du patronyme PEYÉ

 

 

Le nom que je porte est peu usité en France – environ une cinquantaine de famille. Par contre, si je tape ce nom sur le moteur de recherche Google, plus d’une cinquantaine de pages apparaissent et plus de 35 pages sur Face Book….Sur Wikipédia, la réponse est étonnante : un Peyé (Piye) est roi de Napata et Pharaon de la XXV° dynasie – Basse époque (de –747 à -716).

 

Où chercher ? Mon fils Serge, aussi curieux qu’intéressé sinon plus que je le suis, a fouiné dans le Web et il ne revient pas bredouille.

 

Ce nom est d’origine Anglo-saxonne, ainsi répertorié sous Pie, Pye, Peye, Peyes, Péyé (mon grand père signait ainsi), Pay(e) et c’est le surnom de toute personne ayant une ressemblance imaginaire (symbolique) avec le paon.

 

Il dérive du vieil anglais d’avant le 7°Siècle « pea » signifiant « peacock », c’est-à-dire paon. Il pourrait aussi dériver d’un homme du début du Moyen Âge dont le nom retenu est Paie. De traces écrites de ce nom personnel incluent Paie filius Wlstine et Paie Blanchard en 1142 sur des facsimilés des chartes des collections du Northampshire sur l’époque gothique. Une première trace écrite et visible du nom de famille est celle d’Elias Paye et date de 1273 dans les « 100 rouleaux du Devonshire » pendant le règne d’Edouard 1er, connu sous le nom de « Marteau des Écossais » - 1273/1307. Des documents plus tardifs incluent Richard Pay(e) en 1296 sur des rouleaux de parchemin des subventions du Sussex et Hugo Paye – 1379 -  sur des registres des impôts.

 

Nous sommes au Moyen Âge, pendant la Guerre de Cent ans. Edouard 1er est duc d’Aquitaine. Le Chanel n’est plus qu’une simple rivière que l’on traverse aisément.

 

Les Peyé vont s’installer en France dans la Normandie et s’éparpiller sur une ligne de Paris à la Bretagne. Mon père est originaire de Maintenon dans l’Eure et Loir et je verrais le jour à Paris, mes enfants dans le Var à Toulon.

 

Le nom est la clef de la puissance magique. Pour les Egyptiens, la connaissance du nom est la connaissance véritable. Prononcer le nom, c’est façonner une image spirituelle, révéler l’essence d’un être. En nommant, on crée. Si on veut tuer quelqu’un on efface son nom de la pierre. Pensez à la Bible qui dit : « Si tu veux faire naître quelque chose appelle-le par son nom. »

 

Les éléments du nom, les lettres qui le composent, sont des sons porteurs d’énergie. De plus, je pense que les lettres qui composent notre patronyme et notre prénom ont une répercussion inconsciente sur notre caractère, notre vision du monde. Ce qui nous est semblable ou contraire trouve un écho dans notre subconscient.

 

Les récentes études en communication nous indiquent que nous communiquons de deux manières différentes : la digitale et l’analogique. La première nous apporte une précision que l’autre n’a pas. Dans les calculs digitaux, les données et instructions sont traduites par des nombres et ne souffrent d’aucune approximation. L’analogique nous vient de nos cerveaux reptilien et mammalien. Nous utilisons des mesures, des grandeurs « analogues de données ». Le symbole en est une illustration. Apparemment cette méthode pour connaître une personne peut paraître contraire aux dires de Grégory Bateson et Don D. Jackson. Je cite « Chaque fois qu’on se sert d’un mot pour nommer une chose, il est évident que la relation établie entre le nom et la chose nommée est arbitraire..... Il n’y a aucune raison particulière pour que les quatre lettres c. h .a .t. désignent un animal déterminé......... Ce n’est, en dernière analyse, qu’une convention sémantique d’une langue donnée » Pourtant cette méthode utilise la communication digitale quand elle donne une valeur grâce aux nombres qui composent ce mot et une valeur analogique (ou symbolique ici). C’est-à-dire que nous réifiions le mot. La combinaison de ces deux approches nous permettra d’avoir une opinion relative mais exacte du mot « chosifié ». Nous rejoignons le postulat de von Bertalanffy selon lequel les systèmes complexes ont une légalité inhérente que l’on peut retrouver à travers tous les niveaux systémiques.

                                                                        

Les Egyptiens nous ont laissé des traces de leurs savoirs. Celui qui est curieux et ne se laisse pas intimider par « l’Académie » peut s’interroger en compulsant le « Texte des Sarcophages » et le « Papyrus magique de Londres et de Leyde ». On joue sur les nombres et les couleurs. Ce qui est lié sur la terre est lié dans le ciel et inversement. La psychologie cognitive nous le prouve aujourd’hui.

 

Il y a quelques années, un mathématicien belge se pencha sur ce problème. Son neveu, René - Jacques MOUTON, ingénieur et curieux compléta les recherches. En 1966, il confia ses conclusions à mon ami G. T.

 

Alors allons rechercher la symbolique de ce qui se cache derrière le mot paon. Dans la plupart des Cultures, on a considéré les oiseaux comme les intermédiaires entre le monde céleste et humain. On invoque la protection des oiseaux au cours de la transe du chaman, et, pour les Egyptiens, l’âme voletait entre ce monde et le suivant sous la forme de « bâ ».

 Voilà ce que nous dit le dictionnaire des symboles. Si nous faisons du paon une image de la vanité, il correspond avant tout à un symbole solaire. C’est l’oiseau d’Héra l’épouse de Zeus. Il s’identifie à l’énergie solaire. Le Paon de Skanda est le destructeur de serpents (c’est-à-dire des attachements corporels et du temps). L’identification du serpent à l’élément eau – les sentiments, les émotions dont il faut se méfier – confirme l’apparentement du paon au soleil, à l’élément feu. Il a le pouvoir de transmuter la mort, donnée par le venin, en vie d’où les Orientaux voient le paon comme le symbolisme de l’immortalité. Au Vietnam il est l’emblème de la paix et de la prospérité. Dans l’iconographie occidentale le paon est représenté s’abreuvant dans le Calice eucharistique et au Moyen Orient ils sont représentés de part et d’autre de l’Arbre de Vie : symbole de l’âme incorruptible. Si au lieu d’être un animal mon nom – Peyé – était un végétal, je serais un sapin. Or cet arbre est le symbole du renouveau avec Noël, de l’immortalité et, paradoxalement, aussi symbole de la mort -  qu’il ne craint pas – le corps est mis dans une boîte en sapin avant d’être mis en terre. L’âme, elle, s’est envolée.

 

Que pouvons-nous déduire de ce symbolisme qui représente les Peyé ? Ils se caractérisent par une certaine confiance en soi, allant jusqu’à avoir une certaine ascendance sur leur environnement lorsque les éléments ne sont pas contraires. Ils sont souvent le miroir de l’autre et en cela peuvent déranger. Qu’importe s’ils sont mal nés, ils parviennent toujours à gravir les échelons. Soit ils sont des leaders indépendants, chefs d’entreprise, soit « maîtres » de leurs services. Non qu’ils commandent par autoritarisme, ils montrent plutôt le chemin, la direction à suivre. Entre se soumettre ou se démettre, ils préfèrent se démettre plutôt que de suivre une mauvaise direction. Ils recherchent la Vérité en toute chose, du moins à comprendre. Aventureux diront certains, nihilistes diront d’autres : « Le nihilisme commence là où cesse la volonté de se tromper soi-même ».

 

Oser être soi sans Dieu ni Maître.

 

D’où la nécessité d’être en harmonie avec son nom pour respecter sa personnalité et le rôle que l’on a à jouer en  ce bas monde…

 

Louis Peyé

le 4.01.2011

 

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