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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 15:23

Il est peut être dangereux de substituer l’équité à l’égalité car c’est avouer renoncer au fait que l’on puisse un jour atteindre cet objectif.

On se contentera de limiter les inégalités et de rendre acceptable une société inégalitaire.

D’autre part, l’équité ne s’oppose pas à l’inégalité comme nous le montre le texte de Jean Paul Fitoussi.

« On peut définir l’équité comme étant une propriété du ou des critères d’égalité que l’on choisit. Il apparait donc vain de vouloir opposer égalité et équité. Ce serait vouloir opposer une conception et le jugement moral que l’on porte sur elle. L’équité peut conduire à rechercher une dimension plus exigeante de l’égalité, mais en aucun cas y renoncer. Par exemple, certains auteurs, notamment Sen(*), considèrent plus équitable de définir l’égalité non pas dans l’espace des revenus ou de celui de l’accès aux biens sociaux primaires – comme le suggère Rawls – mais dans celui de la liberté de réalisation de ses projets et de la capacité de le faire. Pour ne prendre que l’exemple le plus simple, deux personnes disposant d’un même revenu, mais dont l’une serait handicapée, ne jouiraient pas de la même liberté de poursuivre leurs objectifs. L’égalité des revenus peut aussi masquer une très grande inégalité de bien-être. L’équité sur la base d’un critère d’égalité d’ordre supérieur, exige alors une plus grande inégalité dans la répartition des revenus. Mais il s’agit dans ce cas d’une inégalité correctrice, destinée à réduire ou à compenser une inégalité première. »

(*) Sen Amartya Kumar Sen (Bengali : (né le 3 novembre 1933 à Santiniketan, Inde), est un économiste. Il a reçu le prix Nobel d'économie en 1998, pour ses travaux sur la famine, sur la théorie du développement humain,

 La notion de discrimination a d’abord une signification négative bien marquée dans le

 code général français : « C’est un traitement défavorable dont sont victimes les

personnes vulnérables en raison de leur appartenance à un groupe défini par une

caractéristique particulière ». Toujours négative dans la réalité, la discrimination peut

devenir positive quand elle exprime une volonté de corriger et de compenser des

inégalités manifestes dont pâtit une population particulière. On peut alors définir la

discrimination positive comme l’ensemble des mesures destinées à permettre le

rattrapage de certaines inégalités en favorisant un groupe par rapport aux autres, quitte

à transgresser de façon temporaire l’égalité des hommes en droit. Il s’agit alors de

« donner plus à ceux qui ont moins ». La discrimination positive repose sur une conception

de la justice qui privilégie l’équité sur la stricte égalité de traitement.

C’est aux USA dans les années 1960, qu’ont été développées des politiques de discrimination positive (affirmative action) en faveur de populations victimes d’un lourd passé d’injustices et de discriminations (Noirs et Hispaniques…) dans trois domaines : attribution des marchés publics, entrée à l’Université et dans la fonction publique grâce à un système de quotas et de places réservées. Ces mesures ont aidé à l’émergence d’une classe moyenne afro-américaine et permis l’accès de personnes de couleur à de hautes responsabilités (Obama par exemple)

A la différence des USA ou de l’Inde où la discrimination positive s’appuie explicitement sur les caractères personnels et indélébiles de l’individu « d’appartenance ethnique ou religieuse »ou caste d’origine, la France ne connaît que les inégalités socioéconomiques ou territoriales, refusant d’ailleurs toute référence à l’origine ethnique des individus dans les statistiques démographiques.

Les gouvernements emploient maintenant le principe de discrimination positive qui est une différence de traitement des individus afin d’obtenir l’égalité des chances. Exemple de discrimination positive pratiquer en France : la loi sur la parité en politique qui impose autant d’hommes que de femmes sur les listes électorales, la politique de recrutement de Sciences-Po qui recrute un certain pourcentage d’étudiants dans les lycées classées en ZEP, la loi imposant aux entreprises de plus de 20 salariés d’embaucher 6% de handicapés….

Alors qu’USA la discrimination positive s’appuie explicitement sur les caractères personnels et indélébiles de l’individu (être noir, être une femme, être handicapée…) alors qu’en France on privilégie d’avantage le contexte social pour avantager les individus : création de ZEP, création de zones franches urbaines…. Aux Etats Unis on privilégie les critères individuels alors que la France axe la discrimination sur le collectif.

L’égalité est-elle un frein à la croissance et au développement ?

Ø  Karl Marx rappelle le rôle joué par la bourgeoisie dans le développement économique. Il qualifie son rôle de révolutionnaire dans le sens où elle a libéré les forces productives «  en sommeil » (le travail et le capital) et a permis un essor de l’économie comme aucun siècle précédent ne l’avait fait.

Ce faisant, elle a enclenché un processus de création de richesse et libéré l’initiative des agents. (Début de l’air industriel)

Elle a fait naître une classe moyenne qui est la caractéristique majeure des pays accédant au développement.

Ce processus est forcément inégalitaire. Il n’y a pas de développement sans inégalité puisque certains groupes sociaux (classes) vont profiter davantage que d’autres de l’augmentation des richesses.

Dès lors se pose la question suivante : le souci d’égalité ne risque-t-il pas de bloquer le développement dans sa phase critique ?

La liberté de créer doit précéder le souci de l’égalité, sinon le développement ne se fera pas. L’exemple des « pays communistes » est instructif à cet égard : faute d’avoir permis l’apparition d’une classe moyenne, ils ont bloqué leur développement et paralysé leur système économique.

L’inégalité apparait ainsi comme un stimulant à la croissance car elle agit comme un signal du marché en permettant d’orienter la production vers les secteurs les plus moteurs (les différences dans la productivité se traduisant par des différences de rémunération) et d’utiliser au mieux les compétences. N’oublions pas que l’homme veut se surpasser et dépasser son voisin dans la course au pouvoir (au sein de son groupe ou de sa catégorie socioprofessionnelle)

Ø  Mais il existe aussi des effets pervers aux inégalités qui peuvent entraver le développement.

Si la croissance se nourrit des inégalités, trop d’inégalités « tue » la croissance.

En effet, lorsque les riches deviennent plus riches et les pauvres, « plus pauvres », l’économie dégage de l’épargne mais on consomme moins, donc il y a des risques pour la croissance. C’est ce qui se passe actuellement en 2008-2013.

Comparons la situation des pays développés au XIX° Siècle et celle des pays sous-développés d’aujourd’hui.

Dans les pays développés, les inégalités servaient le développement car les classes dirigeantes épargnaient pour investir et asseoir leur puissance. L’esprit du capitalisme occidental portait à accumuler pour démontrer sa supériorité.

Dans les pays sous-développés, les classes dirigeantes n’épargnent pas mais consomment. Elles se servent de leur richesse non pas pour faire progresser la société mais pour jouir des biens matériels pour leur propre niveau de vie. (Cas de certains Etats africains)

Dès lors, les inégalités entretiennent le sous-développement.

Justice et économie : des inégalités économiquement justifiées.

On connaît la célèbre phrase d’Adam Smith, fondatrice de l’analyse économique moderne : « Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du marchand de bière ou du boulanger que nous attendons notre dîner, mais bien du soin qu’ils apportent à leurs –(propres)- intérêts ». Décillons nos yeux !

L’aiguillon de l’intérêt suffit à rendre une société à la fois performante et juste : par la fameuse « main invisible »(*), le marché attribut à chacun ce qui lui est dû. La justice est incluse dans l’échange. Pourtant, dans ce monde d’Adam Smith (1723 -1790) plus encore que dans le nôtre, les inégalités sont considérables.

Mais pour lui, il n’y a pas l’ombre d’un doute : même si les riches sont trop riches et les pauvres trop pauvres, cette inégalité n’est pas injuste puisqu’elle permet aux riches d’accumuler du capital productif, donc de produire davantage. (C’est ce qui a permis les 30 Glorieuses). Toujours la main invisible, Adam Smith a tiré les leçons des difficultés dans lesquelles Aristote, puis Thomas d’Aquin et l’Eglise catholique se sont empêtrés à propos du « juste prix » (**). Souci louable mais efficacité nulle puisque ce mélange des genres n’a abouti qu’à une paralysie des échanges. Friedrich von Hayek (***) ira jusqu’au bout de cette logique en écrivant, deux siècles après Adam Smith que le concept de justice sociale est dénué de sens que l’existence de gagnants et de perdants dans l’échange, pour injuste qu’elle puisse paraître, est nécessaire au bon fonctionnement du marché puisqu’elle indique aux hommes les impasses qu’ils doivent éviter et les aventures qu’ils ont intérêts à emprunter. Le marché, écrit-il n’est pas pus juste ou injuste que l’évolution des espèces.

(*)Dans le domaine socio-économique, la main invisible est une expression (due à Adam Smith) évoquant l'idée que des actions guidées uniquement par l'intérêt personnel de chacun peuvent contribuer à la richesse et au bien-être de tous.

(**) Il y a seulement une centaine d'années que les économistes ont trouvé une réponse satisfaisante à une question qui avait intrigué bon nombre de penseurs depuis l'Antiquité : celle de la relation entre la valeur d'un bien, le prix effectivement payé pour ce bien, et son coût de production.

Les philosophes grecs s'étonnaient (comme doit le faire tout bon philosophe) de ne pas trouver de corrélation entre la valeur d'une chose et son utilité. La plupart des êtres humains se passent fort bien de ne jamais posséder de diamant, mais aucun ne pourrait vivre sans eau; pourtant une rivière de diamants, même de la plus mauvaise eau, vaut infiniment plus cher qu'un litre d'eau même de la plus pure des rivières.

Devant ce paradoxe, on a soutenu que ce n'était pas l'utilité d'une chose mais sa rareté qui déterminait son prix. Les diamants seraient chers parce qu'ils seraient rares. Mais là non plus, cette hypothèse ne résiste pas à l'examen. Mes dessin ou mes peintures, que je me risque parfois à commettre, sont beaucoup plus rares que ceux de Rembrandt, mais valent (très considérablement) moins cher. Les potaches de première année de philosophie ont depuis longtemps réglé son compte à cet essai de corrélation entre la rareté et la cherté d'un bien avec le syllogisme célèbre : tout ce qui est rare est cher; un cheval borgne est rare; donc un cheval borgne est plus cher que l’étalon qui court pour l’Arc de Triomphe.

Aristote, dans son Éthique à Nicomaque, pose le problème de façon originale. Le premier, il se demande si l'on peut découvrir dans la nature même des choses un attribut qui déterminerait leur prix. L'enjeu est important pour notre propos. Car si le prix d'une chose est inscrit dans sa nature même, le problème que nous posons du juste ou de l'injuste de ce prix changerait de sens. " Juste " ne devrait plus être entendu dans le sens de justice, mais de justesse. Nous serions passés d'une question de morale à un simple exercice de calcul. Le prix d'un objet se mesurerait comme ses autres attributs physiques, son poids, ses dimensions, sa densité.. L'économie devient donc une discipline scientifique.

(***)Friedrich Hayek, né Friedrich August von Hayek (8 mai 1899, Vienne 23 mars 1992, Fribourg) est un philosophe et économiste de l'École autrichienne, promoteur du libéralisme, opposé au socialisme et à l'étatisme.

La Justice sociale n’est pas envisageable selon les libéraux car elle est une entrave à l’expression des talents et compétences des individus dont l’aiguillon est la productivité, gage d’efficacité de la sélection des meilleurs dans un marché et une société marquée par la concurrence. Les inégalités ne sont pas un obstacle à la croissance économique car la réussite des meilleurs, du fait de leurs productivités et compétences, est un gage d’incitation pour les autres à développer leurs compétences et productivité. Nous le constatons actuellement avec le développement des Nouvelles Techniques de la Communication : le Web, le i.commerce., le Drive, le câble optique, etc.

Dans cette optique, les inégalités ne sont alors que transitoires, les individus étant appelés à se stimuler pour s’en sortir par eux-mêmes. Dès lors la réussite sociale ne serait qu’une affaire de volonté personnelle.

Peut-on réduire les inégalités pour une meilleure cohésion sociale grâce à la fiscalité ?

Si les inégalités de revenu, en France, se sont néanmoins réduites au XX Siècle, cela tient pour l’essentiel aux chocs subis par les très hauts revenus du capital. Les très gros patrimoines (et les hauts revenus du capital qui en sont issus) ont connu un véritable effondrement à la suite de la période 1914 – 1945 (destruction, inflation, faillite des années 1930). Les décennies qui se sont écoulées depuis 1945 n’ont toujours pas permis à ces fortunes et à ces revenus de retrouver le niveau astronomique qui était le leur à la veille de la Première Guerre mondiale.

L’impôt sur le revenu a réduit les inégalités du fait de son caractère progressif(le taux d’imposition s’élève  en fonction du niveau de revenus) et de la mise en place d’un système de redistribution vers les ménages aux revenus les plus faibles.

La proportion à épargner des revenus les plus élevés est forte et la proportion à consommer faible. La mise en place d’un impôt sur le revenu diminue cette proportion à épargner et favorise, par la distribution des revenus secondaires, la propension à consommer des ménages aux faibles revenus. Ce pouvoir d’achat supplémentaire distribué est aussitôt orienté vers l’économie, incitant l’activité de production, l’investissement, l’emploi et, par là même, la croissance économique. (Système de Keynes)

Jusqu’où ne pas aller trop loin :

Arthur Betz Laffer (né le 14 août 1940 à Youngstown) est un économiste libéral américain et chef de file de l'école de l'offre.

Arthur Laffer est l'auteur de la courbe(*) portant son nom et qui tente de montrer que « trop d'impôt tue l'impôt ». En effet, selon la courbe de Laffer le rendement d'un impôt est relativement bas au-dessous d'un certain seuil mais baisse au-delà d'un autre.

Se fondant sur cette courbe, Arthur Laffer est un ardent défenseur d'une politique de réduction des impôts. Son influence fut importante au cours des années 1980. En effet, dès 1978 il soutint la Proposition 13 visant à une réduction de l'impôt foncier en Californie. Par ailleurs, il influença la politique fiscale de Ronald Reagan en impulsant des réductions d'impôts.

Cette influence ne se limite pas aux seuls États-Unis puisque de telles politiques de réduction des impôts voient le jour en Europe. C'est le cas en Grande-Bretagne à partir de 1979 sous le gouvernement de Margaret Thatcher et jusqu'en 1997 sous le gouvernement de John Major. Par ailleurs, le gouvernement d'Helmut Kohl s'applique aux mêmes diminutions à partir de 1982. Enfin, en France, après l'échec de la politique de relance de Pierre Mauroy en 1982, (politique Keynésienne privilégiant la politique de la demande) une partie des gouvernements qui se succèdent mettent en place de telles politiques. Par exemple, l'impôt sur les sociétés passe de 50 % à 33,33 % en 1987. Le taux de l'IRPP (Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques) diminue lui aussi avec certaines réformes fiscales dont la dernière eut lieu en 2007 avec le bouclier fiscal qui limite la pression fiscale à 50 % des revenus d'un individu.

Malgré son succès, cette courbe est nuancée par plusieurs auteurs, qui prétendent qu'Arthur Laffer ne prendrait en compte que l'effet de substitution dans son raisonnement. D'après Laffer, à partir du seuil où le rendement d'un impôt baisse, les gens préfèreront le loisir au travail car son coût sera moindre ; du coup, il négligerait l'effet de revenu : celui des gens qui n'ont pas le choix, ou ont besoin de travailler, en conséquence de quoi les recettes fiscales continueront à augmenter. Cela dit, même pour les personnes critiquant la théorie de Laffer, sa thèse reste exacte pour les entreprises à forte rentabilité ou pour les personnes aisées chez qui l'effet de revenu est négligeable. Nombre de personnes ayant atteint un certain revenu et afin de ne pas à avoir à payer un surplus d’impôt, vont à la pêche ou ailleurs.

En outre, les possibilités d'expatriation, en cas de fiscalité exagérée, confortent également la théorie de Laffer.

(*) La courbe de Laffer. Pour simplifier, la courbe est bâtie sur l'hypothèse d'une économie fermée (où les échanges avec l'extérieur sont ignorés) ; prendre en compte l'ouverture des frontières ne change rien au résultat de Laffer, puisque cela ne fait que rajouter la possibilité d’évasion fiscale pour les individus sur-taxés, ce qui est susceptible d’accentuer la diminution des recettes de l'État en cas d'imposition trop forte. En réalité, l'importance de l'attractivité fiscale (en particulier pour ce qui concerne l'impôt sur les sociétés) lorsque les taux d'imposition sont bas, peut mener à l'implantation de nouvelles sociétés et ainsi augmenter la base de l'impôt.

Une hypothèse est faite sur la rationalité des agents économiques : lorsque le taux d'imposition est trop fort, les agents diminuent leur travail. Poussé à l’extrême, ce raisonnement implique que les agents cesseraient de travailler si le taux d'imposition était de 100 % (c'est-à-dire dans le cas où ils ne touchent aucun salaire pour le travail fourni). Le niveau du seuil d’imposition au-delà duquel les agents diminuent leur offre de travail est difficile à établir, et dépend des conditions de vie (par exemple, un individu que l’État prive des revenus nécessaires pour satisfaire ses besoins primaires aura tendance à travailler davantage et à s'investir dans le travail au noir).

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commentaires

pierrot rochette 31/01/2013 17:36

Bravo à votre blog
sur l'équité:)))

Dans le cadre
de notre projet de recherche
mission sociale poétique,
voici la question sur laquelle notre équipe
(Marlene Auld, Michel Woodart et Pierrot Rochette)
travaillons:

Si devenir rêveur équitable,
c'est allumer le rêve
d'une autre personne
sans intérêt personnel caché,
quels sont les gestes à poser
pour allumer le rêve de l'humanité?

Pour illustrer cette thématique,
permettez-moi,
au nom de notre équipe,
de vous offrir
une de mes chansons:))

DANS UN CAFE PHILO

COUPLET 1

dans un café philo
pour des profs des ados
où la question était
qu’est-il permis d’espérer?

moi l’vieux hippie
pas invité
j’me suis levé
et j’ai murmuré

REFRAIN

faut être prêt
à mourir pour son rêve

quitte à dormir dehors
car la vie est si brève

faut être prêt
à mourir pour son rêve

quitte à dormir dehors
car la vie est si brève

COUPLET 2

dans un café philo
pour des profs des ados
j’ai dit mort à la mort
par la vie privée oeuvre d’art

face à leurs profs
aux yeux sans vie
les étudiants
m’ont applaudi

COUPLET 3

dans un café philo
dans les yeux des ados
j’ai vu naître l’esquisse
d’un pays oeuvre d’art,
oeuvre d’artistes

de jeunes rêveurs équitables
des milliers de pèlerins nomades

allumant des millions de rêves
par des poignées de mains insatiables

REFRAIN FINAL

faut être prêt
à mourir pour son rêve

quitte à dormir dehors
car la vie est si brève

oui moi je dors dehors
qu’importe si j’en crève

parce que déjà
ma vie privée oeuvre d’art
s’achève

Pierrot
vagabond céleste

www.reveursequitables.com
www.enracontantpierrot.blogspot.com

sur google,
video vagabond celeste, conteur Simon Gauthier.

merci:)))

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