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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 16:35

Les plaisirs ou les pulsions

 

sont des phénomènes chargés de nous maintenir en vie et sont naturellement nécessaires.

Ils sont les moteurs de la motivation.

 

Néanmoins, attention à la sémantique ambiante héritée de notre passé culturel. Nos automatismes donnent une connotation négative (au terme pulsion – cet élément incontrôlable) à tout ce qui touche au plaisir surtout lorsqu’il est associé au terme « sexe », perçu par notre morale Judéo-Chrétienne comme sale et impur. Lorsque nous savons que cette recherche du plaisir est une activité normale et salutaire de notre système nerveux, on peut imaginer le nombre de névrosés et de pervers que notre civilisation a fabriqué. Rabelais à la Renaissance a fêté le plaisir, la pulsion à… (lorsqu’elle n’est pas dirigée contre un tiers ou soit même). Le plaisir est très particulièrement mis en valeur dans l’esprit épicurien. Nous observons qu’il est aussi très motivationnel.

 

En 1954, deux chercheurs américains, Olds et Milner découvrent, au niveau des centres cérébraux des voies neuronales le « médial forebrain bundle » qu’ Henri LABORIT appellera « faisceau de la récompense ». En effet les tests de laboratoire démontrent que, lorsque ce faisceau qui unit pulsions, mémoire, affectivité, sociabilité est mis en jeu il entraîne une stratégie aboutissant au plaisir, à la répétition de l’acte gratifiant. Cette action maintient et restaure l’activité cellulaire de l’organisme.

 

Cette recherche de l’action gratifiante est source de bien-être, de notre survie. Pour nous en convaincre, observons des chômeurs, des jeunes retraités d’office (à 49 ans parfois actuellement -1998). Pour ces publics, se procurer du plaisir est limité voire interdit par un compte en banque exsangue où une position sociale perdue. Il en résulte une déperdition plus ou moins sensible de leur tonus vital. Ils vieillissent plus rapidement et sont plus fragiles que la moyenne de leurs concitoyens en activité. On constate une production anormale de radicaux libres, au niveau cellulaire, et autres méfaits biologiques dont une dégradation des cellules musculaires du cœur, de l’estomac, des intestins. Il y a une diminution de la libido. Ces cibles favorites des maladies psychosomatiques sont bien connues des médecins.

 

Le plaisir est lié à l’accomplissement d’un acte gratifiant qui donne un bien-être. L’individu recherche l’assouvissement de cet acte gratifiant, bien qu’il soit passager – il disparaît dès que consommé, mais le bien-être demeure, puis lui-même s’estompe. Apparaît un état de manque et il y a réapparition du besoin pulsionnel. La recherche de l’accomplissement du besoin pulsionnel est canalisé par l’apprentissage des codes et valeur en vigueur par l’environnement socioculturel ambiant. Dans notre monde mercantile à dominance hiérarchisante, la recherche de l’acte gratifiant sera orientée vers la production de marchandises , ou la promotion sociale. Ce processus étudié par KARSKY est la base du phénomène motivationnel. Chez l’homme, la sanction, positive ou négative, s’obtient par l’action sur l’environnement.

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louis.peye.over-blog.com - dans sociologie
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