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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 16:05

 

Le système nerveux et son rôle

 

 

L’Homme est un être de désirs, de pulsions et d’affect.. Henri Laborit.

 

 

Les différentes découvertes en neurobiologie nous font comprendre que :

1.     la seule raison de l’être est d’être, d’exister ,

2.     la fonction du système nerveux est

·   d’agir sur l’environnement

·   d’en contrôler les caractéristiques au mieux des intérêts de l’individu et de son équilibre biologique

·   de maintenir la structure cellulaire de l’individu, donc d’assurer sa survie.

 

A ces fins l’individu hérite :

1.   de l’avoir biologique de ses deux parents selon les lois de Mendel

2.   de l’acquis par l’apprentissage de la vie grâce aux habitus

  primaire et secondaire et des expériences vécues.

 

Ce que l’Homme engramme dans son système nerveux, depuis la naissance à son insu et ce qu’il en fait, module une personnalité unique mais aux comportements souvent prévisibles.

 

Le programme génétique de l’Homme aboutit au système nerveux, qui comprend les systèmes endocrinien, neurovégétatif, etc. Le système nerveux se renseigne sur l’environnement externe grâce aux organes des 5 sens, et régule l’harmonie cellulaire au mieux pour l’individu.

 

Ce système nerveux s’adapte aux nécessités vitales du maintien de la survie de l’individu, de son équilibre biologique

 1. par son pouvoir de mémorisation, c’est à dire d’apprentissage,

2. de reconnaître ce qui lui est bénéfique ou non à la concrétisation de ses

   désirs.

 

Les motivations pulsionnelles canalisées par les contrôles, les apprentissages, les automatismes socioculturels seront à l’origine de l’imaginaire ou créativité, fonction spécifiquement humaine qui permet de transformer l’environnement. Actuellement cet environnement agit plus sur l’individu que l’individu sur l’environnement, c’est ce qui le motive pour interpréter celui-ci et créer.

 

Lorsque l’enfant naît, il ne sait pas encore qu’il existe. Pourtant son système nerveux et son système pulsionnel sont déjà actifs et fonctionnels. Ils permettront l’apprentissage des automatismes de son habitus primaire et de l’Ethos d’appartenance de ses parents. A sa naissance, l’enfant est énergie, potentiel qui s’ignorent. Pourtant son environnement immédiat, son éducation, son instruction forgeront, bon gré malgré, l’adulte en devenir. La mise en « culture » sera donc conforme à la définition idéologique de la Classe Dominante de son environnement. Un individu a des comportements différents selon qu’il a été élevé en Amérique, ou en Egypte, ou en Chine. Chaque parent va enseigner à sa progéniture sa propre conception du bonheur.

 

Les structures les plus basiques du cerveau, l’hypothalamus et le tronc cérébral, suffisent à assurer un comportement simple répondant à un stimulus interne que nous appelons pulsions primaires – manger, boire, dormir, copuler. C’est le cerveau reptilien.

 

Chez les premiers mammifères apparaît le système limbique ou mammalien qui est le processus de la mémoire instinctive qui, chez l’Homme, devient la mémoire à long terme. C’est dans ce système que sont engrammés toutes les expériences, les ressentis antérieurs.

 

Avec le cortex l’Homme accède à l’anticipation à partir de l’expérience mémorisée par le système limbique des actes nocifs ou gratifiants, et à l’élaboration d’une stratégie capable de les éviter, de les satisfaire, de les reproduire respectivement.

 

L’action en cours est enregistrée comme désagréable, nocive ou bénéfique et agréable. Dès lors toutes expériences agréables auront tendance à être renouvelées, les secondes à être évitées. Ces actions sont le fruit de l’apprentissage. La motivation fondamentale des êtres vivants est le maintien de leur équilibre organique. L’action dépendra des pulsions en réponse à des besoins innés ou à des besoins acquis. Lors d’une situation présente « ici et maintenant – Hic et Nunc », un événement ancien, vécu consciemment et devenu désormais inconscient, peut être revécu inconsciemment avec toutes les émotions du passé. Le comportement de l’individu traduit alors, sans raison apparente, un déphasage entre le présent et le passé. Cette réaction Eric BERNE – le père de l’analyse transactionnelle - l’appelle « élastique ». (voir aussi la PNL dans  ce blog)

 

A notre connaissance, il semble exister trois niveaux d’organisation de l’action :

1er niveau : C’est le cerveau reptilien qui intervient. Il est à l’origine des pulsions basiques. On le rencontre au supermarché lors des achats pulsionnels, dans un parking où deux véhicules veulent la même place, lors des « parades amoureuses » sur les plages en été.

2éme niveau : Il fait appel au système limbique. Les sentiments et la mémoire longue (les sentiments et l’apprentissage) sont mis à contribution. lors d’un choix nouveau. Le système limbique va influencer inconsciemment l’individu. Au supermarché, on pourra remarquer un temps d’hésitation pour élire celui qui conviendra le mieux entre deux produits similaires et déjà utilisés.

3éme niveau : Lorsque l’individu veut résoudre un problème, rechercher une solution, faire une expérience, lorsqu’il suppute, élabore, crée, il fait appel au néo-cortex. C’est le cerveau de prédilection qui pousse l’individu à sortir du cadre du connu pour aller vers l’inconnu pour concrétiser une idée, un concept.

Les pulsions ou plaisirs sont le moteur à toute motivation de l’Homme qui dépend d’abord de notre cerveau reptilien mais aussi mammalien et de notre cortex.

 


 

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louis.peye.over-blog.com - dans sociologie
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