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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 17:27
Compréhension du phénomène.

Le courant fonctionnaliste part de ce constat, quand je mets un animal dans telle situation, il fait ça ; pourquoi le fait-il ?

C’est le départ du béhaviorisme » qui veut dire comportement en français.

Les premiers travaux connus sont ceux de Pavlov et Watson qui débouchent sur cette première loi :

Stimuli = Réponse

Action = réaction

Pavlov et Watson disaient : « donnez-moi 10 enfants en bonne santé de tel âge, j’en ferais d'un un médecin, d'un un avocat, etc.

Plus tard, Hull, introduit la notion de l’organisme dans ce processus car il soupçonne son importance, ce qui l’amène à préconiser une psychologie de besoins.

Stimuli Þ (Organisme) Þ Réponse(s)

En 1954 .A. MASLOW élabore l’échelle des besoins que nous retrouvons aussi bien en marketing qu’en psychologie.

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Pour rappel : 1) besoins physiologiques, 2° besoins de sécurités, 3° besoins d'appartenance, 4° besoins de reconnaissances,  5° besoins d'estime.

SKINNER introduit une nouvelle donne au schéma de Hull

Stimuli Þ (Organisme) Þ Réponse(s) Þ Conséquence (s)

Voilà une approche qui amène la loi de causalité, une approche systémique. Une cause produit un effet qui devient une nouvelle cause produisant un nouvel effet et ainsi de suite.

Une action entraîne une réaction qui va avoir des conséquences pour soi et pour mon environnement. Nous arrivons au fait « sociétale »

Cette approche a des limites.

Exemple :

  • Je regarde quelqu’un, je peux comprendre ce qu’il fait et reproduire.
  • Mais comment je peux reproduire si ce comportement n’a pas eu de conséquence pour moi ?
  • A cette époque personne ne peut expliquer cela.
  • Aujourd’hui, nous savons que certains critères sont pris en compte comme la motivation mais on n’en connaissait pas les mécanismes. Il faudra attendre les débuts 1994 - 1997 pour bénéficier  des travaux de KARSKI.
  • Néanmoins, SKINNER tire une loi fondamentale :
  • « Dès le moment où une personne a imité une autre et que cette imitation a produit un renforcement positif (ou une satisfaction), le comportement risque de se réitérer un plus grand nombre de fois »
  • La notion de satisfaction est importante puisqu’elle accélère le renouvellement de celle-ci par un désir à....,- retrouver cette satisfaction -Le comportement s’en trouve modifié par rapport à avant la connaissance de cette satisfaction.

Exemple : la cigarette qui procure de multiples satisfactions conscientes et inconscientes Ce qui explique que l’on a bien du mal à se défaire de cette habitude outre le fait de l’accoutumance à la nicotine.

  • En France, pour de multiples raisons, on remarque toujours le travail mal fait que l’on condamne, alors que le travail bien fait est considéré comme allant de soi. Imaginez ce que vous pourriez tirer de vos collaborateurs en termes de rentabilité et de retour sur investissement si vous remarquiez leur application au travail et que vous fassiez remarquer leurs progrès ! N’oubliez pas que nous sommes avant tout des êtres d’émotions avant d’être des individus doués de raison. A force de dire à son enfant qu’il est « bête » vous le maintenez dans ce qualificatif et, cherchera, de façon inconsciente à vous donner raison. De la même façon lorsque vous le qualifiez de doué dans un domaine d’activité, il cherchera à prouver votre bon jugement. Ce qui est vrai pour la parentèle, est vrai aussi pour des collaborateurs subalternes.
  • Mais la pensée skinnérienne a ses limites :
  • Si je veux me jeter du haut de la Tour Eiffel avec l’idée de me suicider, il est évident que je n’aurai jamais de renforcement à mon comportement. Si je me suicide, comment expliquer ce geste ? C’est inexplicable en l’état !

 

C’est BANDURA qui, posant cette énigme à son maître, ouvrira la connaissance des mécanismes de l’organisme.

Le schéma skinnérien explique un bon nombre de comportement MAIS

Lorsque l’enfant « naît » il va capter dans son environnement un certain nombre d’informations :

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(Ici, je vous enjoins de reprendre mon dossier sur la PNL, -les divers plans - pourcomprendre ce qui se passe dans l’inconscient d’un individu. Ici, dans ce schéma, je rajouterai néanmoins que le stade des rêveries et celui des souvenirs sont des frontières qui laissent passer des bribes d’inconscient que le thérapeute, dans des cas pathogènes va exploiter. Il en est de même pour nous : tirer le fil qui sort de la pelote peut dénouer parfois des actes incompréhensibles.)

 

A) Nous ne pouvons exprimer que ce que nous sommes. Emerson disait « ce que tu es, crie plus fort que ce que tu dis » Cette expression sera un mélange des différents niveaux de notre individualité subconsciente qui se traduira sur le plan hiérarchique comportemental par :

·  l’inconscient biologique, siège des instincts, donneront naissance aux besoins (cerveau reptilien)

·  l’inconscient culturel, siège des modèles et autres schèmes, donneront naissance à l’intensité de la force du vouloir (cerveau mammalien)

 

·  l’inconscient individuel, siège des complexes, donneront naissance aux désirs ou aux névroses (néo-cortex)

Le sens de progression allant des besoins physiologiques à satisfaire aux désirs provoqués. C’est le domaine de l’inconscient. La censure refoule les désirs dans l’inconscient des individus. Les souvenirs de la vie parfois s’interpénètrent, se mélangent, à ce niveau. A-t-on le souvenir d’un rêve ? Est-ce un rêve, ou le souvenir d’une réalité vécue ? Parfois la ligne de démarcation est floue.

C’est le monde de la préconsciente, puis , toujours en s’élevant, nous arrivons dans le monde de la conscience.

Après le stade de la conscience nous allons entrer dans l’imaginaire : c’est le monde des projets desquels l’on n’ose pas accoucher à cause des résistances (les interdits acquis depuis notre enfance par exemple)

B) A partir de l’imaginaire l’individu projette des schémas comportementaux :

·     l’imaginaire individuel projette l’image du « Moi »

 

·     l’imaginaire culturel projette les symboles, le langage, les modèles ou les schèmes.

·     l’imaginaire biologique projette les images d’archétypes de nature biologique qui sont particulièrement représentées par la sexualité entre autres.

 

Nous pouvons dire que le langage imprime l’inconscient et qu’il s’exprime au stade de l’imaginaire.

Comme nous le constatons, chacun d’entre-nous est imprégné de connaissances apprises par notre environnement. Nous les n’avalons pas ces connaissances telles quelles, nous les transformons. (cf Dossier PNL)

Lorsque l’on regarde un modèle en vue de reproduire, on emmagasine une ou des informations et des conséquences induites chez l’autre, donc par conséquent, si l’on reproduit, on va envisager par anticipation des conséquences pour nous.

Si nous sommes capables pour nous de remettre en œuvre le comportement appris, d’en anticiper les conséquences, nous pouvons passer alors au stade de la performance qui nous apportera la satisfaction, c’est-à-dire la motivation à... refaire... ça.

On vient d’apprendre que l’environnement agit sur nous - apprentissage - que celui-ci contrôle un certain nombre de conduites humaines par le langage, la gestuelle, la symbolique, qui permet toute fantaisie et surtout de complètement modifier ce qui a été engrammé, de le transformer, de créer à nouveau. Je vous renvoie à mon premier schéma sur le cerveau Droit et Gauche.

Modifiant et créant, l’individu prend conscience de pouvoir s’auto-réguler. C’est-à-dire de construire des concepts nouveaux, de nouvelles conduites, de contrôler le passage à l’acte par un feed-back. Il détruit la notion d’échec.

Nous sommes dans un schéma : Avant – Action – Après.

 

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IL vient de corriger des critères existants et d’en insérer de nouveaux auxquels il n’avait pas pensé.
L'Après devient l'Avant de la prochaine Action.

Ce processus introduit l’autorenforcement « à faire... » donc une auto motivation «  à désirer ça..., à essayer ça....... »

J’attire votre attention sur le fait que nous agissons à travers nos anticipations à partir de ce que nous avons capter, c’est-à-dire ce qui nous intéresse. Nos intérêts à .... sont très personnalisés. On trouve ici les prémices de la motivation de chacun pour.....ça

Comme nous sommes limités, par notre nature même, et nos sens très atrophiés nous ne captons que des parties d’un tout. Cette spécificité amène des distorsions entre ce que nous croyons et la réalité qui se traduisent par des distorsions cognitives (ou de la pensée)

Récapitulons :

Stimuli Þ Organisme (comment je perçois l’action) Þ Réponse(s) Þ Conséquence (s)

Exemple :

·   Lâchons une petite souris au milieu de la pièce, cet animal de 10 - 15 grammes peut-il nous faire du mal ? NON !

·    Pourtant notre réaction ne va pas être conforme à la raison......

·     Interviennent des variables émotionnelles et des pensées propres à chacun.

Ces éléments permettent à Ovide Fontaine d’établir un nouveau schéma               

  

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  qui explique le mécanisme et le schéma de Jean Cottraux. Ce dernier autorise une explication dynamique.

 

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 Nous pouvons comprendre en regardant ce schéma que si nous changeons un des critères, nous changeons la loi de causalité dans son ensemble puisque ces quatre éléments s’influencent entre eux : la cognition, les émotions, le comportement et l’environnement.

Nos pensées sont négatives, nous ressentons une émotion pleine de tristesse, nos épaules s’affaissent et notre comportement induit chez l’autre du pessimisme. A contrario, nous avons une cognition réaliste et optimiste, notre émotion traduira une certaine confiance en l’avenir et de la joie, notre torse est bombé et chaleureux, nous aurons un comportement dynamique qui sensibilisera l’environnement à notre avantage.

Quelqu’un de dépressif peut devenir actif, quelqu’un de motivé peut s’arrêter de produire.

Aujourd’hui, dans la vie de tous les jours, nous pouvons agir simultanément sur l’Emotion, la Cognition, le Comportement, l’Environnement et, par le principe des renforcements, faire que vous allez d’échec en échec ou de victoire en succès.

Si nous intervenons sur un des niveaux, nous entraînons des modifications dans tout le système psychique.

A partir de cet axiome, lorsque vous rencontrez une agressivité chez quelqu’un, vous ne pouvez lui coller l’étiquette « c’est un être agressif » dans sa personnalité profonde. Vous pouvez dire qu’il a tel type d’agressivité, dans telle circonstance et avec telle fréquence. Appréhendant les effets, vous pouvez en modifier la cause future....

Si vous admettez que tout comportement est modifiable en mieux ou en pire, vous ne pouvez accepter de mettre une étiquette sur l’autre. Accessoirement, cela donne l’avantage de ne plus vous faire traiter de paresseux intellectuel. C’est confortable de dire « c’est de sa faute, il est comme ça , on n’y peut rien. »

Effectivement, vous faites parti intégrante de son environnement et, en tant que tel, VOTRE responsabilité sur SA motivation est engagée. Que l’on l’accepte ou pas.

Que faites-vous pour améliorer les performances de vos collaborateurs en tant que chef ? Votre statut vous y contraint si vous vous sentez impliqué. N’oubliez pas la loi de BANDURA :

 

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En tant que « Chef » c’est vous qui impulsez le stimulus primitif.

 

C’est en replaçant la personne dans le comportemental qu’elle change ses pensées, son ressentir, ses actions. Votre rôle est là, amener l’autre à avoir un comportement compatible avec le projet d’entreprise, d’émulation avec vos collaborateurs, d’intérêt avec vous Patron. Votre tâche consiste à créer l’adhésion à.... , créer la motivation à..... , tant sur le plan personnel que sur le plan organisationnel de votre entreprise. Ce qui importe est que les gens agissent dans le bon sens, la motivation est action.

On peut, aujourd’hui, agir sur la motivation de l’autre en connaissant sa personnalité d’une part et le comportement, d’autre part. Personnalité et comportement sont deux aspects différents de l’individu. Dire que l’on préfère la couleur bleu ou rouge vient de la  personnalité, ainsi que certaines qualités et aptitudes intellectuelles ou certaines inclinations à telle orientation professionnelle.

Le comportement est une façon d’agir ou de réagir en fonction de l’environnement et de notre personnalité.

Enumérons quelques caractéristiques découlant de notre personnalité qui influencent notre motivation à....., notre intérêt pour..... Certaines de ces caractéristiques sont tellement profondes qu’elles sont visibles sur notre visage. Par exemple, une personne sensible au confort et à la sécurité aura tendance à avoir un visage épais au niveau du cou.

Qu’est ce qui nous motive ? Avons-nous une tendance à :

·      l’altruisme

·      la sympathie

·      l’orgueil

·      la nouveauté

·      le confort

·      l’argent ou l’avidité

·      la sécurité

·      sommes nous     un visuel ?

·                              un auditif ?

·                              un kinéthésisque ?

·      Sommes-nous sensibles aux odeurs ?

 

La motivation à......, peut découler de deux, voire trois critères de la personnalité de chacun. Pour les découvrir, il faut apprendre l’art de l’écoute active, l’affirmation de soi et surtout échafauder des hypothèses de travail. Ne jamais travailler sur les certitudes : il y a tellement de critères comportementaux, d’acceptations, d’opinions, de jugements, de croyances qui influencent notre vision sur le monde.

·  l’opinion            elle peut évoluer

·  le jugement      c’est une protection de ce que l’on est par rapport à

                          une opinion, à un courant de pensée ou de référence.

·  les croyances   c’est le plus important dans l’échelle des valeurs.

                          Les tabous sont le credo de l’ordre social par rapport

                          à sa position personnelle (sociale, religieuse,

                          psychologique)

 

Ce sont des stéréotypes qu’il ne faut pas nier et qu’il faut respecter.

C’est une protection de l’individu non pas par rapport aux autres mais à cause d’une appartenance à un groupe - habitus primaire (notre appartenance au groupe social par nos parents), l’Ethos (mœurs) ou protection interne à son groupe d’appartenance.

Ne jamais attaquer les croyances, c’est un mur.

Attaquer sur les opinions, attaquer sur le raisonnement, employez la méthode socratique afin de faire entrevoir à votre interlocuteur un jugement différent. C’est par l’individu concerné et seulement par lui-même que sera modifiée sa croyance profonde. Exemple : l’évolution politique d’un Yves Montant.

C’est en jouant sur les opinions que l’individu va de lui-même modifier ses croyances par des prises de conscience lentes ou brutales. Tout psychologue clinicien est coutumier du fait.

Nous allons aborder maintenant le processus motivationnel par l’approche de modélisation élaborée par Michel KARSKI , ancien chercheur au C.N.R.S. et par Gérard DONNADIEU, Directeur d’Etude et Maître de conférence à Paris.

Nous allons progresser par la compréhension des « boucles »  successives en faisant référence aux théories des sciences humaines déjà connues et étudiées. Le modèle acquiert sa dynamique dans sa globalité. Les boucles vont s’enrichir au fur et à mesure que nous allons développer les actions et leurs interactions, les causes et leurs effets.

Il s’agit d’expliquer pourquoi un acteur humain soumis à une opportunité d’agir, offerte par son environnement, va se décider à passer à l’acte en vue d’obtenir un résultat.

Ce résultat produira un effet sur l’acteur en fonction de sa perception interne, de son état d’âme, de son équilibre émotionnel et de son milieu.

Dans l’approche de Michel KARSKI, le résultat est toujours vu du point de vue de l’acteur et non de celui qui organise ou qui est à l’origine de l’action. Bien que  l’organisation ou l’environnement soit partie intégrante de cette action, l’aspect extérieur n’a pas à intervenir directement. Néanmoins l’action n’est réalisable que si l’organisation propose, d’une manière consciente ou inconsciente, une opportunité d’action à ..., et si elle est associée à des gratifications attachées à la réalisation de cette action.  

(Se rapporter à Mc Grégor avec le management par le bâton ou le management par la carotte)

L’organisation employant ou ayant la responsabilité de conduire des individus dans une direction propre à la pérenniser, devra définir les diverses actions proposées possibles ainsi que les gratifications (critiques, récompenses.... qu’elles soient objectives ou subjectives mais, surtout, réelles) qui sont attachées à la réalisation. Cela constitue le propre de la mission de l’organisation et de ses responsables.

En clair, l’administrateur, l’animateur de l’organisation est le premier responsable de la motivation ou de la non motivation de ses subordonnés dans la mesure où le subordonné n’est pas atteint de psychose propre à inhiber les efforts de l’animateur. Il faut savoir néanmoins que les travaux de Jean. COTTRAUX et Ovide FONTAINE font apparaître des améliorations sensibles chez les personnes souffrant de phobies sociales, les schizophrènes et les autistes grâce à la gestion de la motivation...

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L’homme est perçu comme un être de besoins ou de désirs qui n’agit que lorsqu’il est en état de manque. Nous remontons bien aux travaux de Maslow mais aussi aux travaux de Watson et Pavlov (stimulus/réponse) - Figure 1

Prenons un exemple : j’aime faire la cuisine, (motivation) des amis sont invités ce soir, (action proposée), le repas est réussi, (gratification obtenue), mes amis sont enchantés, je suis le roi de la fête (satisfaction obtenue)

 

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Figure 2

 

Prenons un exemple : J’ai un désir de croquer une pomme, (désir) parce que cela fait deux heures que je suis en réunion et que je l’écoute (l’envie me taraude), j’ai envie de sortir (propension à agir), je suis maintenant motivé pour la mordre, c’est la pause et suis autorisé à passer à l’acte, (action), je la mange; c’est la récompense de deux heures d’écoute (gratification) et bonheur d’avaler sa chaire juteuse (satisfaction obtenue). Je tiendrai jusqu’à que cette satisfaction s’estompe pour refermer la boucle (inconsciemment)

Karski va affirmer le processus en étudiant ce qui intervient entre le désir de résultat et la satisfaction à l'obtention à ce résultat et décrypter les processus motivationnels.  C'est à dire qu'il introduit un critère qui va induire l'intensité de la motivation future à.... Cet écart entre désir et réalité déclenche une disposition naturelle à agir qui deviendra motivation à.... si certaines conditions sont remplies par l'Organisation ou l'environnement. L'observation confirme les travaux de Maslow, les désirs de ..... les besoins de .... satisfaire sont les mobiles, le moteur du processus motivationnel.

 

Chez l'animal, les besoins sont stéréotypés (faim, soif, reproduction...) sont dirigés par l'instinct. Pour Konrad Lorenz, l'Homme est un animal "de la régression de l'instinct". Comme nous l'avons vu, chez lui les besoins à étancher, les désirs de .... sont beaucoup plus complexes et diversifiés parce qu'ils sont d'ordre socioculturel, donc appris.

 

On se trouve là au coeur de la spécifité humaine, même s'il reste, et c'est heureux, un fond important d'instinct d'origine animal (Eros et Thanatos) : la satisfaction des besions physiologiques, la procréation ou de conservation. Même ici, l'Homme a su élaborer toute une philosophie sur le rêve de l'immortalité propre à le motiver. Tous les travaux psychanalytiques font ressortir que le désir chez l'humain est un pur produit de la socioculture propre à chacun, édifié, selon une modélisation relative à notre habitus primaire et notre Ethos, depuis notre petite enfance jusqu'à l'âge adulte "idéal du moi". Ce désir peut être amplifié par l'effet de mimétisme conformément à la théorie de l'anthropologue René Girard (le désir mimétique) qui rejoint les travaux des comportementalistes Skinner et Bandura.

 

Ainsi chacun développe une multitudes de désirs de .... que Maslow hiérarchisera par sa pyramide, que d'autres modifferont selon leur sensibilité ou leur Ethos. Hezbert complétant les travaux précédent, met en évidence le caractère auto-amplificateur et d'auto-amorçage de certains désirs, que nous avons énumérés plus haut (les facteurs de la motivations), le désir stimule le désir. L'observation confirme bien cette théorie, il y a bien stimulation et non extinction du désir après la satisfaction obtenue mais avec un décalage dans le temps. Effectivement revient le moment où l'envie de .... est plus important que le souvenir de la satisfaction obtenue.

 

img862.jpg

Dans cette boucle du désir nous pouvons mettre en exergue le progrès espéré dû à l'apprentissage, source de gratifications et de satisfactions ultérieures renouvelées.

 

L'acteur testé ou un groupe homogène va faire tourner les boucles de réalisation, fondées sur la théorie de Watson, complétées et enrichies par Maslow, la boucle du désir décryptée par Girard et Hersberg, le phénomène de l'anticipation et de l'apprentissage formulé par Porter et Lawler au cours des années 70, sans omettre la boucle de l'inhibition mise en évidence par Henri Laborit.

 

"L'outil" de Karski a été de permettre de quantifier le comportement d'une personnalité : sa propension à agir, son intérêt à l'action et de faire ressortir ses inhibitions. Les courbes qui en résultent offrent au formateur, à la DRH, au responsable du marketing des pistes de réflexions essentielles pour la décision la plus efficace possible. (Actus et Acteurs - février 1995). Il est aussi nécessaire d'introduire dans l'analyse de l'amplification du désir la stimulation par effet d'imitation (Bandura et Skinner) mais à partir de l'environnement socioculturel d'appartenance de l'individu. Le marketing joue très bien de cette stimulation chez les jeunes (la marque Chevignon ou les téléphones portables par exemple)

 

Il a été constaté aussi que certains désirs de ..... peuvent néanmoins s'estomper, ils sont aussi mortels. Lorsque l'écart désir de ...... / satisfaction anticipée de ..... devient trop grand, l'Humain réajuste la qualité du désir (principe de réalité). Nous avons pu aussi remarquer une dérive pathologique (inhibitin à l'action).

 

Prenons quelques exemples :

  • Nous avons tous observé, et dans la tranche d'âge de 0 à 21 ans en particulier, qu'au fur et à mesure que les années passent, nos centres d'intérêts,; nos comportements évoluent, notre puisssance physique aussi et pour certains l'argent disponible. Les psychologues sociaux et les travaux sur les études de comportements d'achats des individus se basent sur ces résultats pour que les entreprises réorientent leurs productions. Par ailleurs, un responsable d'équipe n'agira pas sur les mêmes désirs de ..... d'un collaborateur de 20 ans, 30 ans ou 50 ans. Leurs besoins sont différenciés, le bon chef adaptera donc son discours à la personne ou au groupe de personnes qu'il a en face de lui. Les gratifications mises en avant seront étudiées en conséquence.
  • Il arrivent malheureusement fréquemment des inhibisions à l'action par un mauvais management, un manque de communication interpersonnelle. Ce fait se produit souvent lorsque :
    • Il y a un rapport de force - Dominant/Dominé. On traine la savate.
    • lorsque le subalterne ne reçoit plus d'actions proposées ou d'incitations à ....
    • lorsque les incitations ne sont pas exécutables par l'individu ou n'ont pas ou peu d'intérêt pour lui, parce que ridicules ou trop faciles
    • lorsqu'un conflit de personnes suivient entre supérieurs et collaborateurs (le chef n'a pas toujours raison, les victoires à la Pyrus sont légions)
    • lorsque le supérieur ne sait pas écouter -activement - ses subordonnés
    • lorsque le supérieur confond autorité et autoritarisme
    • lorsque le Supérieur ne sait pas reconnaître le travail du Subordonné
    • La liste des raisons de tuer la motivation n'est pas exhausive.Chaque lecteur, chaque auditeur a, une fois dans sa vie, été inhibé dans son désir de ..... réaliser à faire... ça, pourtant légitime.

Nous avons vu avec Skinner et Bandura que l'anticipation et l'apprentissage sont des critères motivationnels importants.

L'Individu est un acteur conscient, maître de son comportement, capabel de projeter son action dans le futur et d'anticiper par la pensée les résultats probables de sa cogitation en regard de l'objectif poursuivi. Si l'appât de la satisfaction qu'il anticipe est plus favorabel en terme d'avantages à la réalité du moment, sa motivation va l'obliger à agir pour obtenir ce contentement anticipé.

Nous avons vu plus haut, par son action l'Invididu "apprend" et cet apprentissage augmente l'efficacité de l'action envisagée, promesse de gratification futures. Si l'Individu dose correctement cet apprentissage, il amorce la pompe à motiver automatique.

Quel grand dessein pour l'Education Nationale, pour l'Administration, pour tous le Patronat quelque soit sa taille !

Les sociologues Porter et Lawler attirent notre attention sur les attentes qui font face à mativation d'apprendre et viennent corriger celle-ci. En quelque sorte les "attentes" ont pour pouvoir stabilisateur : c'est la part consciente et réfléchie - "l'Homme est calculateur", nous venons de le voir) - du mécanisme de l'action.

Revenons, parce que c'est très important, sur les travaux du neurobiologiste Henri Laborit qui, à partir de ses travaux sur le cerveau, propose une modélisation du  circuit neuronique appelé "Système d'Inhibition à l'Action".

Au-delà d'un certain écart au lieu d'inciter à l'action en vue d'une gratificiation anticipée, freine, voire inhibe toute la volition à .... et peut faire entrer le sujet dans un état d'abattement qui s'exprime sous forme de résignation, de démobilisation quand cet écart devient intolérable. Au delà le comportement pathologique grave s'installe pouvant conduire, s'il est profond, au suicide de l'individu qui en est victime. Ce phénomène d'inhibition n'est pas instantané et ne survient que si la frustration se prolonge dans le temps. Je l'ai malheureusement constaté auprès de chômeurs de longues durée et, ce, dans toutes les catégories socioculturelles. 

Il a été démontré, psychologiquement parlant, que le début de la dépression découlerait de la non-reconnaissance d'un travail sérieux d'une part et de la mise en exergue d'erreurs, de remontrances, d'observations négatives, si minimes soient-elles, fondées ou non. Ces erreurs sont particulièrement anxiogènes lorsqu'elles sont étalées devant témoin.

L'entrainement à l'agression verbale, à la déconsidération publique, finit par devenir un désespoir appris et, devant l'absence de réponse à cette agression, une impuissance apprise. Cette  impuissance apprise inhibe toute volition de se surpasser, de progresser.

Le sujet traduit une perturbation de traitement de l'information. le diagnostic est aggravé par le fait que cette anomalie est pleinement stockée dans la mémoire à long terme et agit donc à l'insu de l'individu. A ce comportement inhibé correspondent des modifications biologiques : chute de la noradrélanine au niveau du système nerveux central et diminution du binfing de l'imipramine tritée au niveau de cortex frontal.

L'interprétation du phénomène d'impuissance apprise va au-delà d'un modèle purement comportemental, pour s'articuler à une dimension cognitive. Le sujet ainsi traité acquiert au cours du temps une nouvelle conception de la causalité : à savoir que l'environnement agit sur lui MAIS que lui ne peut agir sur l'environnement. Agir ou ne pas agir revient au même !

L'impuissance s'intalle, le sujet dépressif face à un échec procède à un jugement de causalité internal, global, stable et permanent. C'est à dire qu'il s'attribut toute la responsabilité de l'echec et considère que celui-ci est définitif et qu'il peut s'étendre à tous les domaines de son exitence. Le médecin devra prescrire des antidépresseurs tricycliques. (C'est une des méthodes très à la mode mais c'est aussi la facilité. Le Docteur Jean Pierre Noiry ne veut plus être considéré, en tant que médecin, comme le premier dealer en France - la revue "Prescrire" en 1994 -d'autant qu'avec le Dr Zarifian, ils dénoncent les effets secondaires très dangereux sur le bon fonctionnement du cerveau).

Devant une menace objective, psychologique ou pas, tout individu, quel qu'il soit, enfant ou adulte, est en droit de réprouver l'agression, c'est légitime et salutaire. Toute colère légitime non exprimée améne l'individu à devenir amorphe et non participatif.

Le professeur WOLPE propose comme thérapie "l'Affirmation de soi" qui permet à l'individu d'apprendre et de se réapproprier des sentiments positifs (amour de la matière et du respect du professeur dans le cas d'un élève) ou à extérioriser un sentiment négatif (opposition, refus ou colère devant une agression devant un responsable de son "Organisation" d'appartenance. A tout prendre, cela vaut mieux que les produits chimiques dont les effets à long terme peuvent aggraver le diagnostic dépressif.

Etre affirmatif c'est communiquer en affirmant à son vis à vis, adultes ou enfants : "voici ce que je pense. Voici ce que je ressens. Voici comment je vois la situation. Mais je suis prêt à écouter et à essayer de comprendre ce que vous pensez, ce que vous ressentez, et voir comment vous voyez la situation" Jean Marie BOISVERT et Madeleine BAUDRY psychologue clinicien à l'Hôpital Louis H Lafontaine au Québec.

Cette acceptation par des adultes de "l'impuissance apprise" vécue améne soit à :

  • un suicide pur et simple de l'individu
  • une atonie, un état dépressif permanent, voire, plus tard une cassure de la personnalité pouvant amener une faillite psychologique de l'individu
  • une rebellion - Cf "moi, Phoolan Devi, Reine des Bandits " qui en est une illustration
  • la Révolution de 1789 en est un autre exemple dans la mesure où la Royauté absolue permettait à la Noblesse et au Clergé de jouir des privilèges au dépens du Tiers Etat.

Le non respect de l'Autre est destructif. Dans les deux premiers cas, on joue perdant pour l'autre et gagnant pour soi, dans le dernier cas, on joue perdant pour l'Autre et perdant pour soi.

La responsabilité de chacun dans le processus motivationnel est maintenant engagé puisque tous nous savons que le premier droit fondamental de tout Homme est :

Je suis le premier juge de mes pensées, de mes sentiments, de mes actes et je suis le premier responsable de leurs conséquences !"

 

 

 

Louis Peyé

Cannes février 1998

 

 

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