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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 16:56

Liberté

 

Ce qui différencie l’Homme de l’Animal est sa capacité à anticiper une action, par le langage et la transmission

1. de son savoir

2. la transmission au niveau cellulaire (adaptation de notre corps à  la station verticale)

3. l’invention de l’écriture qui permet l’acquisition des connaissances et

    donne le   pouvoir d’organisation. Wigner (Nobel 1963) digne héritier

    d’Aristote, concevra une possible action de la pensée sur la matière.(La physique des quanta)

 

Les seules certitudes que nous ayons appris de la psychologie depuis Mesmer, Freud, Pavlov et leurs continuateurs sont :

 

1.  Que toute pensée, toute action, tout jugement n’exprime que des

     désirs (pulsions) inconscients,

2.   Que notre système nerveux isole des critères préférentiellement à d’autres dans notre relation avec l’environnement, et de ce fait, notre vision d’un acte sera personnelle, incomplète et partiale.

3.   Qu’il y a recherche de la valorisation de soi vis à vis de soi-même et /ou de son entourage – apprentissage motivationnel.

 

Alors, compte tenu de ce préambule, je pose cette question : où se trouve ma Liberté ? Puis-je la quantifier ?

   

Albert JACQUARD, célèbre généticien nous enseigne que nous sommes tributaires de la méiose - l’avoir chromosomique de nos deux parents respectifs. Nous sommes une création unique et indivisible sauf les jumeaux monozygotes – et personne ne pourra être notre copie conforme dans le futur, hormis le clonage humain possible ? Cette unicité est effective sur le plan cellulaire, donc sur le système nerveux. L’individu va être modelé par notre habitus primaire et l’Ethos socioculturel ambiant. Il va s’ensuivre que nous allons avoir des pulsions émanant de nos inconscients, biologique, culturel et personnel qui reflèteront cette unicité, très dissemblable de celle du voisin et même de celle de nos frères et sœurs.

 

Ces trois processus agissent à notre insu et nous dirigent. Quel sens peut avoir  cette liberté que nous revendiquons tous dans notre supermarché préféré? (cf la PNL sur ce blog)

 

Si nous discutons avec un nord américain, nous nous apercevons vite que sa liberté s’arrête au-dessous de la ceinture. En France, elle signifie de pouvoir jouir de quelque chose ou d’un droit interdit à l’autre. Je fais référence à notre antériorité culturelle remontant en septembre 1620 pour les Américains et 1789 pour les Français.

 

Tout est conditionné par notre inconscient culturel, personnel et notre histoire qui existent dans nos cellules dont nous sommes tributaires par l’A.D.N. Nous agissons sans connaître l’origine de notre choix. En 1870, Thiers récompensa les Communards de leur échec en les exilant à l’autre bout du monde, en Nouvelle Calédonie. Que pouvaient-ils faire une fois sur place ? Aller étudier les mœurs des Kanaks et adopter leur mode de vie ? Elaborer le projet de vie pour lequel ils s’étaient battus ? Non, seuls, loin de leurs repères, ils bâtirent une société identique à celle qu’ils avaient combattue ! En sommes nous conscient ?

 

Lücher nous le démontre lorsqu’il nous demande de hiérarchiser le choix de 8 couleurs. La combinaison obtenue permet au psychologue de pénétrer l’inconscient de l’individu. Alors comment prendre conscience des pulsions qui sont contrôlées par nos automatismes socioculturels ?

 

La grande manipulation de notre environnement est d’avoir convaincu chacun que la liberté était dans l’obéissance au Droit institué par la Classe Dominante et à sa hiérarchie qui fonde la Société. Nous retrouvons ce prossessus dans toutes les Organisations humaines, quelles soient Publiques, Religieuses, Spirituelles comme dans la Franc-maçonnerie où elle se décline dans toutes les hierarchies. 

 

Le concept de liberté va de pair avec le concept de “ responsabilité ”.

Celle-ci s’accroît avec le niveau atteint dans la hiérarchie de l’organisation. Mais s’il existe peu de liberté à la décision (celle-ci étant le résultat de nos pulsions inconscientes), peut-il exister une responsabilité ?

 

Ce que l’on peut dire est que l’accomplissement d’une fonction demande un niveau de compétences acquis grâce aux connaissances, à l’expérience technique et aux informations professionnelles en relation avec le poste occupé. Malheureusement, nous oublions souvent d'inclure dans nos critères les aptitudes de l'impétrant. Le "seuil de Peter" peut très bien être vite atteint. Cette notion est importante. Elle entraîne des conséquences au niveau du choix d’un des 10 styles de management étudiés ailleurs. 

 

Quel que soit le style de management adopté par le responsable de l’Organisation, chaque composante de celle-ci va toujours essayer de sauvegarder son territoire de compétences (le cadre connu dans lequel l’employé évolue) et qui lui est assigné le jour de l’embauche. Avant toute transformation d’une responsabilité, d’un poste, d’une organisation, on assiste souvent à une force d’inertie de la part des subordonnés. Il est vital de préparer cette évolution pour qu’elle soit comprise et acceptée. Tout responsable de toute Organisation doit être conscient que chaque composante de celle-ci évolue en fonction de l’âge et de son environnement.

 

L’Organisation est aussi un Etre moral vivant et non physique ayant besoin de se pérenniser. L’Etre physique et non physique sont complémentaires et ont besoin l’un de l’autre pour croître. S’il y a conflit d’intérêt entre les deux, l’individu fera passer ses propres intérêts au détriment de ceux de l’Organisation. L’Organisation, ou ses représentants, a la responsabilité de faire en sorte que les intérêts de l’individu soient compatibles avec les intérêts de l’ Organisation. Chacun doit jouer gagneur – gagneur. Cette notion n’est pas évidente de prime abord.

 

Nous pensons agir en Homme libre alors que la Classe Dominante nous installe sur des « rails ». Depuis notre petite enfance nous baignons dans cet inconscient culturel. Tel qu’il est perçu par notre Société, le concept de liberté est une tromperie. Admettre la polysémie du terme apprend à être tolérant. Certains « déraillent » d’avoir remis en question ce concept admis de liberté et vont se faire soigner dans les services psychiatriques ou en prison pour calmer leur pulsion inassouvie ou leur désaccord.

 

La liberté est un outil dangereux qui ne se manipule pas aisément.

 

Cependant nous pouvons opposer “ liberté ” et “ déterminisme ”. Le déterminisme implique un principe de causalité linéaire. La liberté accepte le choix, sous tendant la part d’aventure qu’a l’Homme à découvrir les lois du déterminisme et à les comprendre. Tous les jours, l’Homme est en équilibre instable, dès qu’il a les deux pieds sur le sol, il s’immobilise, il n’avance plus. Il oscille sans arrêt entre des choix opposés et une troisième voie possible. Voilà où se trouve la liberté que chacun se construit, choix après choix, acte après acte, jour après jour en fonction de sa sagesse ou de sa témérité. On sait aujourd’hui que tout Homme a le pouvoir de dire Oui ou Non dans la mesure où il prend conscience des mécanismes motivationnels qui le régissent. Ceci est primordial. Faisons une digression pour expliquer ce fait, seul espace de liberté que peut s’octroyer l’Homme. Le reste du temps, celui-ci avance, souvent à cause d’une paresse intellectuelle, dans la vie agissant en Etre d’habitudes où la mémoire longue tient un grand rôle et où ses croyances déterminent ses comportements.

 

Chaque effet est, lui même, cause d’un précédent effet qui sera cause d’un futur effet et ainsi de suite..... Chaque élément influence l’ensemble, lui même indissociablement lié à chaque élément du tout.

 

Nous voilà pris

soit dans une spirale ascendante (si on est constructif et positif) :

1.   je suis rayonnant, j’attire la sympathie,

2.   j’aimante la sympathie, on me passe des commandes

3.   on me passe des commandes, je gagne bien ma vie,

4.   je gagne bien ma vie, je suis rayonnant......

 

soit dans une spirale descendante ( si on est négatif et destructif) :

1.   je crois que je n’ai pas tout ce qu’il me faut pour travailler, je me recroqueville

2.  je me recroqueville, je me trouve des excuses fallacieuses

3.  je me trouve des excuses fallacieuses, je ne prospecte pas

4.  je ne prospecte pas, j’ai de moins en moins de commandes

5.  j’ai de moins en moins de commandes, on me licencie,

6.   on me licencie..........

 

Ici c’est le cercle vicieux des enchaînements malheureux. Il apparaît donc, peu opérationnel, de chercher la cause puisque la « chaîne » est sans commencement ni fin......

 

Nous voilà au cœur de la difficulté.

 

Quels sont les messages, cette conviction intime que le sujet retient, nourrit, entretient à longueur de journée, des mois durant ? Voilà installé le triangle dramatique.

 

img851.jpg

 

Notre sujet est une victime consentante qui est persécutée par ses propres messages négatifs itératifs. Il a tellement intériorisé cette conviction qu’elle sourde dans son attitude, ses gestes, ses paroles, son raisonnement. Devant ce malaise, notre victime va trouver un sauveteur -lui même - qui va lui conseiller tel ou tel message en fonction de son tempérament profond

 

Ces personnages s’inscrivent dans une stratégie de perdant. Si leur personnalité est forte, ils vont tout mettre en oeuvre pour emporter la certitude des autres. Pour avoir raison et justifier leurs opinions au gré de leur tempérament, de leur intelligence, ils vont détruire, casser autant que faire se peut, toute tentative de consensus, de récupération d’un groupe, d’une entreprise de reconstruction de la cohésion interne de l’individu - du « symbolos »- Ils peuvent alors appliquer le jusqu’au boutisme.... plutôt que de reconnaître leur erreur qui les remettrait en cause. Il n’en est pas question. Parfois ces personnes fonctionnent ainsi depuis des décennies souffrant mille martyres mais incapable de se regarder dans la « glace » et découvrir ainsi l’origine de leur propre misère....

 

Un individu normalement sain sait, inconsciemment, où il se trouve par rapport à lui même et aux autres dans son environnement : le monde extérieur est souvent l’extériorisation de son monde intérieur, « dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es » affirme la vox populi. Si parmi l’entourage de notre homme (ou femme) sain, une personnalité corrompue travaille habituellement, un danger, pervers parce qu’incontrôlé, survient. Cette individualité peut se poser des questions sur sa propre croyance : « est -ce moi qui ait attiré ces phénomènes ?, est- ce moi qui suis ainsi ? »

 

L’antidote : développer et poursuivre une stratégie gagnante, positive et objective

·  Nous savons par expérience que le cerveau est incapable de dissocier la réalité vécue de l’imagination visualisée. Les psychologues connaissent bien les répercussions des rêves sur la réalité du vécu journalier.

·  Nous savons depuis EINSTEIN que le temps est relatif : qu’hier peut être aujourd’hui égal à demain.

·  Nous savons que les meilleurs moyens pour agir sont avant et après l’action.

Avant on prépare l’action (appel aux souvenirs, à l’imagination, à la projection)

Après permet d’analyser l’action, d’apporter les correctifs nécessaires pour atteindre le but fixé.

Examiner "après" est une façon de prévoir "avant". Le moment de peser l’action à venir en se remémorant l’avant EST le moment présent. (Ici et maintenant)

 

L’après va devenir l’avant de l’avant du moment présent de l’action

 

img852.jpg

Nous pouvons maintenant transformer le « Triangle dramatique » par le « Triangle de l’Etre »

 

Nous changeons Persécuteur    par       Pouvoir

Sauveur           par       Savoir

Victime            par       Vouloir

 

img853   

C’est « je suis » qui, possédant ces trois données, ayant développé son « symbolos », ayant constitué sa cohérence interne, va pourvoir jouer avec l’Avoir, l’Etre et le Faire.

 

Il devient acteur de sa propre vie, il agit, il a confiance en lui, il a foi en lui : confiance = avec foi.

 

Il accepte ce qu’il EST

· L’acceptation, c’est se dire, à tous moments : que c’est bien d’être ce que Je suis

·  L’acceptation, c’est comprendre pourquoi Je fais ce que Je fais, « Je » se rappelle ce que Je suis . « Je suis » doit dominer les événements.

·   L’acceptation c’est se voir comme une personne en devenir ininterrompu, dont l’environnement, les biens, le corps, les actes, les préoccupations, les émotions, les souvenirs reflètent ce que « Je suis » est en train de devenir

·   L’acceptation, c’est comprendre que chaque aspect de sa réalité peut servir d’indice révélateur de ses croyances profondes, de son intime conviction, ce sont elles qui, ici et maintenant aident à devenir.

 

DESCARTES dit : Je pense donc je suis

 

aujourd’hui, il faut oser dire :    je suis ce que je pense

 

Je suis la totalité de mes croyances, la totalité de mes pensées. Il faut être convaincu que l’espace de liberté de l’Homme se situe dans le statut quo ou la remise en cause des ses pensées.

 

Nous prenons conscience que nous sommes dans un courant systémique cause - effets qui implique notre responsabilité face à nous même et à notre environnement.

Il est aussi facile d’apprendre à conduire à gauche qu’à droite. Il est aussi aisé d’adopter une manière de vivre qu’une autre. La différence se trouve dans le résultat

 

Il est aussi facile de se conduire positivement que le contraire, on change aussi naturellement d’attitude en disant oui que non mais il faut en prendre conscience. Là se trouve notre liberté réelle.

 

La prise de conscience n’est pas évidente. On ébranle le comportement, la croyance de l’individu, ce pour quoi il vit, parfois par atavisme. On met en cause les fondements de l’Etre, les habitudes instaurées qui peuvent induire un complexe de culpabilité si cette remise en question est mal gérée. (cf la PNL , la Méthamorphose , dans ce blog)

 

Concrètement, nous venons de constater que l’individu est un ETRE d’émotions et de ressentir qu’il essaie de s’exprimer plus ou moins adroitement par le truchement de la raison.

 

Nous pouvons constater, par observation consciente, que si nous décidons que la journée d’aujourd’hui sera mauvaise, elle le deviendra : nous allons repérer, inventorier, comptabiliser tous les aspects négatifs chez nous et les autres inconsciemment ou non (ce qui serait pire), teintant notre humeur de colère, d’agressivité et autres vilenies.

 

A contrario, si nous décrétons qu’aujourd’hui sera une réussite, elle l’est car nous allons centrer toute notre attention sur ce qui est positif, louable, nos mini-succés et notre humeur rayonnera, comme notre sourire : nous sommes serein et confiant.

 

Le Savoir est du domaine de la conscience,

Le Pouvoir est l’action, le résultat,

Cette décision est de l’ordre du Vouloir, du moteur énergétique de l’individu, du cœur. Attention, si on veut on ne peut peut-être pas, par contre si on peut, le vouloir est maître.

 

Selon la description du Pouvoir, on reconnaîtra la qualité du Vouloir, la valeur du Savoir.

 

Ce raccourci nous montre que le concept de Liberté est rarement analysé et favorise l’établissement des hiérarchies de dominance qui sont librement consenties et acceptées par tout un chacun. Elle est la base de notre Société.

 

Il est curieux de constater combien l’Homme de notre Civilisation est attaché au terme de Liberté chez nous. Ce concept sécurise. Les grandes surfaces alimentaires ont basé leur fortune sur cette particularité. Maslow, lui nous démontre que nous recherchons à satisfaire notre besoin d’appartenance au groupe, qu’il soit familial, professionnel, régional, associatif etc. Pour ce faire nous allons imiter celui qui est représentatif de ce groupe. En faisant ainsi, nous admettons sa dominance sur nous (pour le meilleur et parfois pour le pire) et acceptons le principe de hiérarchisation. De ce fait, nous sommes confrontés à la liberté de ceux qui occupent notre environnement immédiat. De cette confrontation naîtront le principe de hiérarchisation des individus, des uns par rapport aux autres et les conflits de pouvoir.

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louis.peye.over-blog.com - dans sociologie
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commentaires

Sly282 21/10/2011 10:58


Cet article rejoint toutes mes lectures. Nous sommes ce que nous pensons de nous-mêmes et nous attirons, par nos pensées, nos situations de vie. Il existe aussi des situations que l'on n'a pas
imaginées mais dans lesquelles on tombe car nous devons en tirer une leçon, grandir, évoluer. La liberté est au fond de nous mais comme dit Don Miguel Ruiz, nous avons été domestiqués (c'est bien
son terme) par l'éducation que l'on nous a inculquée selon les différentes cultures et c'est ce qui nous prive d'être nous-mêmes. Se retrouver, se recentrer, se reconnaître soi-même et non pas se
fier à tout ce que l'on a entendu de soi. La liberté c'est être soi-même.


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