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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 16:48

L’angoisse

 

fait partie intégrante de l’Homme, elle est liée à son devenir, à sa capacité d’anticiper l’action. Consolons-nous d’apprendre que celle-ci est l’apanage de l’Homme.

 

Mais qui de l’angoisse ou de la Foi, fit son apparition la première chez l’Homme ? Il est possible que la première engendra la seconde. Si la première peut inhiber, la seconde peut fournir une raison d’avancer. Les deux sont, de toute façon, des facteurs motivationnels. Tout individu, ressentant une position inconfortable met en action tout son être et sa créativité sous-jacente pour s’en débarrasser : combat ou fuite. Avec la Foi en …., (confiance en… ), l’individu met en place des phénomènes bénéfiques perceptibles qu’il ne sait cependant pas analyser. L’animal n’a pas la Foi.

 

Il faut aller au-delà de l’angoisse. Quand l’individu est confronté à un agent anxiogène perturbateur, il présente une attitude d’irrésolution, des tics nerveux et incontrôlables. Il ressent le besoins de vivre un dérivatif le libérant de sa gène. Il peut alors allumer une cigarette, faire des gribouillis. Cela permet au sang de « nettoyer » la zone cérébrale concernée. Cette action est surtout efficace lorsqu’elle est accompagnée d’exercices de respiration ventrale.

 

L’Homme est le seul animal à consommer sa production, sa création qu’elle soit matérielle ou culturelle. Malheureusement aussi tout est organisé pour l’empêcher de penser à son déclin, à sa mort. C’est dommage. L’angoisse engendrée par cette fin inéluctable décuple sa créativité.

Il est amusant de constater que l’Homme, d’un côté se raccroche à sa Croyance, sa Religion synonyme de vie éternelle et, de l’autre, livre une bataille scientifique contre la déchéance pour atteindre l’immortalité.

Cette angoisse est fortement motivationnelle.

Recensons les causes de manière non exhaustive de l’angoisse .

1.  L’impossibilité de réaliser l’action gratifiante qui permet le maintien de l’équilibre de l’organisme peut déboucher sur l’agressivité et la violence. L’individu pense qu’il n’a plus rien à perdre et agit comme une bête traquée à qui on interdit de fuir.

2.  L’Homme ordinaire vit dans un cadre qu’il connaît et duquel il refuse, parfois de sortir pour des raisons multiples et variées. Lorsque « l’aventurier » quitte son cadre de référence pour aller vers l’inconnu que risque-t-il ? Ici intervient la créativité de l’Homme, il fabrique son devenir (parfois sa perte, s’il est « fou »). La sublime gratification ne peut s’obtenir que par le risque – calculé – et la victoire sur l’angoisse devenue inéluctable de ce fait. On le constate chez le Jeune qui va braver l’Autorité Educative pour savoir jusqu’où ne pas aller. C’est ce qui fait la différence entre se sentir vieux ou jeune, on peut avoir une âme de vieillard rongé par le doute et l’abattement à 25 ans. (Général Mac Arthur).

3.  Le déficit informationnel, l’ignorance provoquent l’angoisse. Ceux qui en souffrent auront tendance à faire confiance à celui qui dit savoir et se dit compétent. C’est pour cela que celui qui sait aura toujours le pas sur l’ignorant. Certains en abusent. Par paresse, mais aussi par acceptation d’une position de dominé, celui-ci ira se faire paterner par le dominant au lieu de faire sa propre recherche d’informations. Puis, faire confiance au Dominant, n'est ce pas avoir le confort de ne plus être angoissé en contre partie  ? On retrouve cette particularité chez les habitants de l'Igloo. cf "Besoin d'appartenace" dans ce blog. 

 4.  A contrario, la surabondance d’informations qui envahie l’Homme sans que celui –ci puisse agir crée l’angoisse qu’aucun acte gratifiant ne peut sécuriser, d’une non sécurisation incontournable d’une fatalité devenue normale : le syndrome de la roulette russe.

5.  Il y a un conflit qui s’établit dans nos voies nerveuses entre les pulsions (sources de désirs) et l’apprentissage de la punition, de l’interdit dû à l’environnement socioculturel ambiant. Combien de femmes ont souffert de la non reconnaissance de leur intégrité : Louise Michel, Georges Sand, etc. Les Prud’hommes regorgent de plaintes de salariés dues à certains employeurs peu scrupuleux.

6.  La notion de relativité des jugements est un manque de certitudes sur lequel se reposer. Pendant longtemps, l’Homme était manichéen et avait un jugement dichotomique bien reposant. Aujourd’hui, il admet une troisième voie : l’indécidable, le "peut-être", position bien inconfortable mais très créative. C’est cela qui motive l’Homme dans sa quête de sa connaissance de l’inconnu.


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louis.peye.over-blog.com - dans sociologie
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Sly282 21/10/2011 15:38


Je vous réponds de suite : ce n'est pas une fixation. Votre réponse m'a déjà aidée en répondant à mes interrogations. J'avais besoin d'un point de départ, de savoir à qui j'avais réellement
affaire. A partir de là et depuis, j'y travaille déjà. Vous m'avez aidée également en me comprenant et en m'indiquant quelques astuces. Je puis vous assurer que je ne vous demande rien de plus.
J'ai eu ce besoin de m'expliquer, de me "vider" de cette histoire et surtout de savoir.
Je déplore que la fin de mon commentaire ait été mal interprété.
Je vous remercie et vous souhaite une bonne après-midi.


Sly282 21/10/2011 10:35


Je ne sais si mon commentaire sera apprécié. L'angoisse tout le monde la connaît un jour ou l'autre qu'elle soit "petite" ou "profonde". J'ai beaucoup lu et lis encore des livres traitant de
pensées positives, de vivre l'instant présent, de méditation... Savoir se retrouver, se recentrer par la méditation. Vivre l'instant présent est une forme de méditation elle aussi. On pense à ce
que l'on fait et on y est tout attentionné. Quant à la pensée positive, en bannissant les négations, est d'une précieuse aide. A chaque pensée négative, la remplacer par une pensée positive. Tout
cela est entraînement, un entraînement auquel nous n'avons reçu aucun enseignement pour la plupart d'entre nous. Dès que l'on "déraille" psychologiquement engendrant de l'angoisse, se recentrer sur
soi-même, sur la réalité qui est là au moment présent et faire taire cet égo, cette imagination fertile qui nous entraîne dans une angoisse encore plus profonde et déforme la réalité. J'avoue que
pour des histoires qui nous font réellement souffrir, ça aide aussi mais il faut du temps, de l'entraînement et avoir foi en cette mise en pratique.
Des personnes réconfortantes, anonymes, sont parfois là pour nous aider, n'est-ce pas Louis ?


louis.peyé.over-blog.com 21/10/2011 11:09



Hello Madame, 


Attention pas de fixation. Je ne peux traiter ce problème là d'aussi loin. C'est pour cette raison que je vous suggère d'aller voir un psy pour vous accompagner le temps de reprendre pieds.Vous
êtes comme ce nageur qui veut rejoindre la rive dans un torrent. Vous venez de prendre conscience que vous êtes en mauvaise posture ET AUSSI que vous pouvez vous en sortir. Alors la guérison est
permise. Je vais d'ailleurs solliciter votre mari pour y parvenir.


Je suis obligé de m'absenter. Je vais répondre aux différents message plus tard dans la  journée.


 


à tout à l'heure


 


cordialement


 


Louis



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