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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 16:57

Le demandeur d'emploi face à la Société.

 

 

Discours fait en novembre 2005 en Tenue Blanche fermée devant des bénévoles et professionnels du reclassement professionnel des demandeurs d'emploi.

 

 

 Le chômage touche maintenant plus de 12% de la population française, officiellement (en 1996). Cette proportion augmente sensiblement dans nos villes et est particulièrement visible dans nos cités H L M où se regroupent les publics les plus déshérités, les plus fragilisés, où se côtoient les adultes sans travail et les jeunes désœuvrés. Cette oisiveté forcée se vit différemment selon les individus mais, souvent, entraîne la révolte qui se manifeste par la destruction observable sur l’extérieur (bâtiments, escaliers, tags) mais aussi sur eux mêmes (autodestruction par la drogue, la prostitution par exemple).

 

Actuellement, nous assistons à une dégradation de l’environnement social. Il y a 28 ans, dans une Société qui semblait sclérosée, les jeunes d’alors ont joyeusement inventé « Mai 68 ». Nous étions dans une période de croissance économique à 5%. Les parents ont eu une jeunesse heureuse avec le plein emploi, l’Amour et des perspectives prometteuses. Aujourd’hui le jeune se sent floué: il ne comprend pas pourquoi il n’a pas devant lui une conjoncture raisonnablement optimiste mais, au contraire, un avenir apparemment bouché et un Amour Sida. Quant à ses parents, au lieu de lui insuffler l’optimisme, le goût du défi réussi, la confiance en l’avenir, la fierté d’entreprendre, la mère transmet sa peur de demain et son corollaire le désir de possession immédiat des plaisirs et des biens, son père se replie sur son outil de travail voyant en la femme et l’enfant un concurrent, un voleur d’emploi. (la Femme a mieux monnayé ses qualités professionnelles que l’homme. Elle trouvait à s’employer dans tous les métiers de services et ce depuis 1975) Se tournant vers le Politique, il constate que celui qui dénonce le conflit de génération empire, par ses choix, le désir sans mérite (ce tout, tout de suite), le remplacement du droit de sécurité par le devoir de sécurité, annihilant par là - même, la création du symbolos (du grec « sum » signifiant réunion, cohésion et « bolos » désignant l’action projetée, exprimée) propre à toute Civilisation ascendante et rayonnante. Aujourd’hui, notre croissance est en panne. Les entreprises ont réalisé des économies sur tous les postes du plan comptable, notre productivité atteint des records que même les Japonais nous envient.

 

Nous nous cristallisons sur nos acquis, sur notre conformisme. Nos syndicats ne représentent plus qu’un faible pourcentage de la population et ne sont plus écoutés dans le privé. Curieusement, alors qu’ils ne sont représentatifs que dans le secteur public, les syndicats se permettent de scléroser la vie économique de la Nation par des grèves incompréhensibles et de parler en lieu et place des salariés du secteur privé lors de discussions avec le Patronat, là où leur irréalisme est patent.

 

7940 entreprises ont fermé leur porte en avril 96 - record absolu de dépôts de bilan depuis 20 ans (Source SFAC). Les grèves de décembre en sont les grands responsables. Combien d’inscription à l’ANPE sont imputables à cette irresponsabilité syndicale ? L’Etat doit faire face à de graves problèmes d’immigration clandestine et de fraudes fiscales que les rapporteurs estiment à environ 250 Milliards de Francs. Le seul travail au noir sera responsable de 100 à 160 Milliards et concernerait 1.5 millions de personnes dont 25% d’irréguliers.......« Le rapport, usant de sources policières, estime qu’il y a 800 000 irréguliers en France......Les irréguliers ont trouvé la parade pour éviter la reconduite à la frontière. Ils prétendent demeurer dans le foyer de la rue Pujol, ce que confirme immédiatement et systématiquement un comité mis en place par la C F D T de la S N C F propriétaire du refuge.... » (Source le Point du 18 mai 1996)

 

 « Le peuple tombe dans le malheur lorsque, ceux à qui il accorde sa confiance, sont corrompus et cherchent à corrompre les autres » écrivait le Philosophe (Esprit des lois) Les détenteurs du bonnet phrygien nous ont libéré du despotisme royalisme en faisant naître la REPUBLIQUE. Nos modernes démocrates brûlent ce qu’ils ont adorée.....

 

Notre société s’ouvre difficilement à d’autres concepts qu’elle appelle pourtant de tous ses voeux. Elle repousse toute ouverture sous le couvert de manifestations accentuant un corporatisme égoïste, un immobilisme dangereux, une couardise coupable dans un monde en métamorphose.

 

Malheureusement notre vision à court-terme, mesquine, annihile notre perception. Si nous observons un planisphère, nous découvrons des îlots de richesses dont les habitants vieillissent et ne se renouvellent que lentement (en Europe), entourés d’immensités de populations exclues de la prospérité. Dans notre propre oasis de nantis, existent de plus en plus de délaissés. Ici, à Nice, des cités H L M les tâches de grisailles gagnent les quartiers chics. Faut-il soigner et contenir le stress par une surconsommation de psychotropes ? Début 93, Nice-Matin annonçait 7000 cadres au chômage dans notre département dont 170 R M Istes recensés par l’A N P E Cadres de Nice. En octobre 93, sur 17000 RMIstes, tous publics confondus, 75% sont sous contrôle « psy ». Chaque année, en France, les médecins prescrivent 60 millions d’ordonnances pour traiter ces problèmes pour un chiffre d’affaires global de 3,5 milliards de francs (Source IMS 93). Le médecin devient par nécessité, un « dealer » patenté et officiel. Tel est le mot employé par le Docteur J.P NOIRY dans la revue « Prescrire ».

Notre situation sociale est incertaine, plus de 1,3 millions d’actifs sont considérés comme exclus, 5 millions en situation précaire, en danger de marginalisation. On estime entre 200 et 600 000 le nombre de S D F. Plus dramatique encore, le nombre de suicides qui étaient en 1979 de 20 pour 100 000 habitants pour les 15 - 25 ans, atteint maintenant les tranches d’âge de 40 ans et plus, surtout chez les hommes et prend des proportions alarmantes (sources Cerf février 94 et Nice-Matin du 23.03.94)

 

Nous risquons de connaître des dérapages, des débordements, des récupérations des manipulations de la part de personnes mal intentionnées. Nous pouvons arriver rapidement au point de non retour où la Société aura besoin d’un exutoire. Nos Pères ont connu le fascisme avec Hitler à cause d’une Allemagne brimée. Nous sommes contemporains de la radicalisation de la Religion en Iran à cause d’un refus d’évolution amplifié par une classe possédante aveugle. Il y a deux siècles, s’ouvrait une ère nouvelle : Serment du Jeu de Paume, la Nuit du 4 août 1789, enfin Déclaration des Droits de l’Homme qui font partie intégrante du préambule de notre Constitution. Cette ère nouvelle de Liberté, de Fraternité, d’Egalité de tous devant la Loi fit place à la Terreur de Robespierre à cause de la perversion de l’évolution de l’Histoire. Notre peur découle de notre panique à maîtriser notre Civilisation. Nous ne comprenons plus, nous avons perdu nos marques. Nous conduisons notre vie au jour le jour. Nous voulons conformer notre attitude de vie à notre création. Jusqu’à maintenant la création découlait du créateur.

 

Quelque part, il y a eu dégradation. Notre peur nous conduit non à la réflexion personnelle pour la maîtriser mais à nous réfugier vers Athéna, cette castratrice d’initiatives. L’homme laisse la femme prendre des responsabilités qui ne sont pas de sa sphère d’aptitude psychologique. La femme devient androgyne, ou pire asexuée, chacun ayant oublié que le couple est hermaphrodite, que c’est la différence des caractères de chacun qui harmonise le tout. (Il est primordial de lire ce paragraphe au second degré comme il se doit). Hier régnait le patriarcat, Mai 68 le rejeta puisqu’il y avait des abus. Aujourd’hui, le féminisme triomphe. Dés l’après guerre, une femme de lettres de grand talent lançait le mouvement avec « l’autre sexe », elle souffrait sincèrement de sa stérilité. Elle fut rejointe par d’autres gens d’esprit : écrivains, ministres, avocates. Toutes ont à normaliser une névrose - nous sommes tous des névrosés- disait quelqu’un. Toutes ont « un compte à régler » avec l’homme, pire, avec le PERE. Beaucoup prônent les déviances sexuelles, certaine est adepte de la drogue – « Bonjour Tristesse », se fait prendre dans des trafics illicites. Toutes considèrent être supérieures à l’homme. Pour lui « le féminisme »- mouvement de la femme inspirée - la Maternité, oeuvre de don de vie, est ravalée au niveau d’un ventre, le rut substitué à l’acte d’Amour et l’homme avili au rang d’un tiroir caisse. Combien d’hommes vivent avec une homosexualité latente à cause de l’autre sexe ?

 

L’administration, dont le rôle est d’être au service du public, est devenue pléthorique à tel point qu’elle se défausse sur le citoyen qu’elle brime et paralyse. (1990, il existe 40 niveaux hiérarchiques à la Poste alors que dans les entreprises privées entre le PDG est l’employé technicien de surface on ne trouve que 5 à 10 niveaux hiérarchiques seulement, cherchez l’erreur). Au fait quel est le pourcentage de personnel masculin dans chacune d’elle ? La seule qui soit à majorité masculine est l’Armée, ce qui permet de dégonfler les chiffres du chômage des jeunes et autorise le féminisme à dire que le chômage touche en priorité, les femmes. Les statistiques démontrent que depuis 1972 jusqu’en 1992, plus de 3 millions de femmes ont eu accès au travail alors que pendant ce même laps de temps 1 million d’hommes intégraient le monde du travail. Ceci démontre plutôt une mutation dans la société que la révolution sexisme du féminisme. Tout est à craindre lorsque le populisme s’allie au féminisme. Cette façon de faire est dangereuse car notre monde obéit à des lois dont ni le patriarcat ni le féminisme n’ont la maîtrise : la vie est mouvement. Une oscillation trop forte d’un côté amènera un balancement en retour identique. Toute révolution amène sa répression.

 

Le féminisme est à la Femme ce que l’intégrisme est à la Religion.

 

Tous les jours nous constatons leurs funestes manifestations. Si d’un côté les exactions, les intimidations, les crimes sont monnaie courante dont le but est d’amener l’esclavage du genre féminin, de l’autre l’objectif est identique. Le crime est remplacé par le suicide et c’est le genre masculin qui est réduit en esclavage par ces modernes Walkyries. D’un côté, les médias nous informent de la progression de cette vilenie, de l’autre des Tribunaux s’engorgent des aliénations faites aux hommes au profit des nouvelles Amazones.

 

Malgré les efforts : • Le chômage perdure, celui des jeunes s’aggrave, il touche maintenant 25 % des actifs. • C’est vrai, les demandes d’emplois augmentent : la zone industrielle de Carros (à côté de Nice) aurait perdu 1500 emplois en 1993. Dans cette même zone, les employeurs mettent en avant les charges patronales, un manque de motivations et d’expériences des demandeurs d’emploi. Seraient-ce de fausses barbes ? Peut-être. Mais il existe certainement un manque d’espérance de part et d’autre. 

 

Une prolifération de familles monoparentales accroît les jeunes rejetés et déstabilisés. Rares sont ceux qui tirent leurs épingles du jeu : attention aux conséquences différées qui apparaissent souvent 10 à 20 ans plus tard, phénomènes connus des psychologues (25% des S D F, à 16 ans, n’avaient plus de lien avec leurs parents ; 20% des S D F sont issus de famille monoparentale et sont incapables d’indiquer le métier de leur père. Voilà ce que révèle une enquête de l’Institut National des Etudes Démographiques en mai 96.) La délinquance progresse qu’elle soit juvénile ou en col blanc. Les valeurs morales s’estompent, l’égoïsme triomphe, chacun devient une proie potentielle pour l’autre. L’exemple reste une valeur éducative privilégiée par nos enfants qui savent tirer les conclusions par et pour eux mêmes. (voir les travaux des psychologues comportementalismes). La haine du Père se manifeste parfois violemment sur le « Gendarme ou le Flic » qui est une représentation symbolique de L’Homme, ce père absent. Les jeunes étudiants face à la valeur de leurs diplômes et à leur devenir professionnel. Déjà dans un rapport de 1991 pour l’Education Nationale, Monsieur POTTIER, constatait que depuis la fin des années 80, chaque année 200 000 jeunes sortaient du cycle scolaire avec BAC + 5 dont certains entraient dans la vie active avec un emploi déqualifié. Pour les années 90, seules les filières scientifiques sortiraient leur épingle du jeu. Les jeunes face au vandalisme, surtout lorsque des jeunes sans activités et sans espérances de nos banlieues sont impliqués dans des incidents ou des manifestations.

 

Les retraités de fait, à 45 ans voire plus jeunes pour certains, pour cause de chômage. (Voir le rapport de la CNAV de 1993) Si ce dernier devient allocataire du R M I, sursoyant ainsi à l’ultime déchéance, s’il effectue un C E S ou un stage, perd les avantages du R M I entraînant de fait la perte de la couverture sociale à 100 %, mais entraînant le paiement d’impôts et taxes. Sur le plan psychologique, les dégâts sont importants, ce dernier apprend à devenir un demandeur de subsides sociaux et, ainsi, s’éloigne de la réinsertion par l’économie C’est vrai, notre fin de siècle se trouve être la conjonction de plusieurs phénomènes brûlants : Les échanges, la compétition internationale ont modifié profondément nos habitudes de vie : • modernisation et robotisation dans nos usines

• évolution des techniques de travail

• délocalisation et fabrication dans les pays plus défavorisés et moins riches pour leur permettre, à terme, d’acquérir un pouvoir d’achat comparable au notre.

• du secteur primaire, au début du siècle, la France doit sa richesse au secteur tertiaire dans la dernière décennie.

• un marché du travail qui s’est ouvert à la femme à la suite d’une évolution de notre habitude de vie.

• l’abolition du communisme provoque une dépression économique sur l’Europe de l’Ouest qui absorbe près de 80% de la production industrielle des ex-pays de l’Est, évitant ainsi un déplacement de population dévastateur.

 

Sur le plan sociologique, la mutation n’est pas sans conséquences :

• dans notre civilisation basée sur les valeurs traditionnelles, cette fin de siècle rend obsolète nos références repères.

• nous commençons à prendre conscience que nous sommes dans un courant systémique où il est difficile d’isoler la cause de l’effet de nos actes : serait cette la naissance de la responsabilité individuelle consciente ?

 

• notre perception du travail découlait de la doctrine d’Adam Smith et du Taylorisme qui amena le management vertical. Celui-ci semble s’estomper au bénéfice du management horizontal à implication par objectifs et par groupe de travail. Les grandes concentrations industrielles sont révolues.

 

• le travail manuel, abêtissant et répétitif disparaît au profit d’un travail manuel et, ou créatif porteur de plus-value. Les répercutions sont aussi d’ordre familial où l’accroissement des familles monoparentales déstabilisent la jeunesse aussi sûrement que l’absence de parents remplacés trop souvent par le « baby setting télévision »

 

Certains jeunes vivent cette situation en rejeté, un phénomène de bandes se matérialise et devient incontrôlable :

• différentes sectes apparaissent trop spontanément et certaines arrivent à avoir pignon sur rue.

 

• la délinquance progresse

 

• les valeurs morales s’estompent au profit du plus fort, l’état de droit n’existe plus dans certains quartiers

 

• l’égoïsme triomphe, chacun devenant une proie potentielle pour l’autre.

 

• les parents consomment des psychotropes( la fameuse pilule du bonheur du Dr Henri Laborit) et les enfants (peut-être ?) de la drogue.... La mondialisation des échanges nous fait prendre conscience des différents niveaux économiques

• sociaux

• culturels

• religieux existant sur notre planète et, à fortiori, chez nous, dans nos cités, dans nos quartiers.

 

Aujourd’hui, on avance le chiffre de 40 millions de pauvres et près de 20 millions de chômeurs en Europe. La confrontation à cette dure réalité vécue par les chômeurs et les personnes responsables devrait faire jaillir la RAISON, arrêter le combat contre nature de l’homme contre la femme, des jeunes contres les parents, de celui qui travaille contre celui qui est privé d’emploi, le secteur privé contre le secteur public.

 

Il serait temps de revenir aux valeurs ancestrales : s’unir contre l’adversité -l’union fait la force- dit-on. Il est temps, après reconnaissance des caractéristiques féminines et masculines, de les mettre au service de l’Oeuvre qui fut depuis l’Origine de Temps, l’ENFANT, le fruit de leur Union, de leur Amour, de leur duo, qui demain sera par l’extension, l’Oeuvre commune de tous les humains : le bonheur de vivre, de se réaliser, de créer. L’un ne sera jamais vainqueur au détriment de l’autre. La réussite de l’un conduit de facto, au succès de l’autre et vice et versa.

 

Le monde change.

 

Aujourd’hui, un Niçois peut être muté à Paris puis à Genève, Munich, New-York, Tokyo. La notion de territoire va, à terme, tomber en désuétude.

 

C’est la création qui va fédérer les hommes. La lutte contre le SIDA est un prémisse. Aujourd’hui, tous les continents s’ouvrent à l’espérance, à la prospérité, aux échanges.

Ne celons pas l’évidence, nous allons vers une mondialisation des acquis matériels et philosophiques.

 

Sachons éviter tous ces dangers Nous connaissons la Terre, nous avons conquis l’Everest, l’Antarctique, nous exploitons la mer. Il n’existe plus de zones inexplorées. Les satellites auscultent notre habitat et l’homme a réalisé de vœu de Jules Vernes : poser le pied sur la lune. Sommes-nous impuissants ? Quelles propositions, quels desseins, quelles mobilisations pouvons-nous apporter, provoquer ? Devenons les explorateurs du nouveau monde qui s’annonce. Ne nous embourbons pas dans des conflits stériles de générations, de sexes, de classe, de religion, de race. Ne flétrissons pas la tolérance en crachant sur les tombes d’Anthony Sayer, d’Anderson par notre tolérantisme. Enrichissons nous de nos différences disait Freud. Chaque génération a su profiter des acquis de la précédente pour adapter positivement l’amélioration matérielle et psychologique de l’individu, de sa vie.

 

Ne succombons pas, au nom d’une idéologie éducative ambiante, aux désirs de Révolution culturelle de table rase, de changement d’ère (d’air) qui ne sont qu’excuses fallacieuses à notre désarroi économique passager.

 

La vie continue, l’abondance gagne d’autres régions, d’autres continents, notre avenir est là ! Le Général Mac Arthur exhorte la jeunesse parce qu’elle est enthousiasme, créative, féconde, elle est « le printemps de la Terre ». Restons jeunes d’esprit, ayons confiance, ouvrons-nous vers l’extérieur, soyons généreux.

 

La génération d’après - guerre dite du « baby boum » a de quoi être fière d’elle même malgré les soubresauts de l’histoire :

• notre espérance de vie a augmenté de plus d’un tiers en 40 ans

• l’alphabétisation touche toutes les classes de la population bien que, depuis une quinzaine d’années, elle soit en net recul malgré les apparences. Si 80% de la population doivent atteindre le niveau Bac, 25% des élèves qui entrent en 6° ont des difficultés majeures en lecture. La comparaison du niveau d’instruction avec nos Grands Parents du début du Siècle qui a été escamotée par l’Education Nationale démontre une baisse de qualité de l’Enseignement ou de la Pédagogie (se reporter à la réflexion sur l’exclusion)

• la liberté de pensée et les régions démocratiques gagnent sur les dictatures

• les traités ont jugulé la guerre en Europe

• la famine recule sur certains continents

• l’avion a rétréci la terre : hier 12 h pour faire Cannes Paris, aujourd’hui, 12 h pour faire Paris-Tokyo.....

• grâce aux communications et aux satellites, les Japonais ou les Californiens sont devenus nos voisins plus proches que ceux du cinquième de notre immeuble. Que dire de l’informatique et des réseaux de banques de données qui ceinturent la terre.

 

Commençons par rétablir la position de la famille. C’est un Ministère de la famille qui doit voir le jour et non un Ministère à la condition féminine ou à la condition masculine. Notre avenir passe par l’enfant, fruit de l’union de l’Amour de l’un pour l’autre. C’est à partir de la cellule familiale que l’enfant se structure et acquiert sa personnalité, sa cohérence interne. C’est cette cellule qui lui permet d’élaborer son capital de confiance en Soi, sa conviction intime. Néanmoins, ce n’est pas à l’Etat, au travers des Institutions, à se substituer à la Famille. Ce n’est pas à la Famille de se défausser de ses responsabilités sur l’Etat. Le rôle de l’Etat est de permettre que toutes les conditions d’épanouissement, d’insertion professionnelle du citoyen correspondent à son attente, que ses applications ne soient pas détournées de la réalité du terrain. La responsabilité de la Société est d’éviter la formation de ghettos et d’espace de non droit. Il faut admettre que le pragmatisme n’a pas été une des qualités prioritaires mises en exergue par les Gouvernements précédents ces vingt dernières années dont nos enfants vont payer chèrement la facture. Malheureusement, force est de constater que la cellule familiale où se forme le sentiment d’appartenance, où s’acquiert le sentiment de responsabilité individuelle à l’égard de la fratrie, puis, par extension, aux autres membres du groupe et de la société disparaît au profit de l’Institution. Le jeune ne se reconnaît plus dans cette famille monoparentale, voire sans parents lorsque ces derniers sont présents physiquement, mais absents dans la réalité de la vie de tous les jours.

 

Jamais, l’Institution ou la télévision ne pourront se substituer à la famille dans la relation œdipienne, oh combien primordiale et nécessaire à l’élaboration de la personnalité de l’enfant. Nous savons tous que l’administration est une personne morale complètement désincarnée donc sans sentiments alors que l’Homme est d’abord un Etre qui répond aux réactions émotives. Une partie de notre jeunesse est handicapée psychologiquement, le droit de sécurité pour tous qui demande une dose de responsabilité personnelle à l’égard de tous est supplanté par le devoir de sécurité où prédomine le pouvoir de l’Institution qui pourvoit à tout. Il est plus facile de contraindre par des lois et décrets plutôt que d’inciter l’implication de chacun à sa responsabilité face aux membres de sa société. C’est ainsi que l’on tente d’infantiliser un peuple sans succès. Il est temps de reconnaître cette erreur et de redonner à la famille son statut.

Notre Société fabrique des hémiplégiques psychologiques : 2 divorces sur 3 mariages en Ile de France - et combien de séparations chez les non mariés ? C’est moins scénique sûrement mais plus pernicieux certainement. Un simple regard sur notre société d’aujourd’hui nous le démontre.

C’est à partir de la cellule familiale que doivent s’harmoniser les deux principes du couple, comme dans l’individu s’harmonisent- en principe - les 2 cerveaux, l’un dit divergent, l’autre dit convergent. Que l’un soit atteint dans son intégralité et le déséquilibre ou le handicap se manifeste. On le constate spectaculairement lorsqu’une personne est victime d’une attaque cérébrale, tout comme on le constate sur le plan psychologique pour une frange importante des Demandeurs d’Emploi. Rendons une famille unie à nos jeunes, ou du moins que nos législateurs favorisent cette cellule familiale, notre Civilisation doit poursuivre sa Voie pour eux.

 

Notre jeunesse est notre future.

 

Si nous lui donnons de bonnes assises psychologiques, elle trouvera le chemin de la prospérité. Une famille qui n’offre pas l’Amour, le cadre, l’autorité, pour que le jeune puisse s’épanouir et envisager l’avenir avec sérénité est délétère. Dès aujourd’hui nous pouvons agir.

 

Cette politique de la famille est maîtrisable par nos Gouvernants, par contre ce n’est pas le cas pour le marché du travail ou sur les techniques, dont l’évolution trop rapide ne se domine que sur le terrain professionnel. Il est d’ailleurs logique que les décideurs économiques embauchent en priorité des candidats présentant un Savoir- Etre avant un Savoir Faire : celui qui a démontré par son « savoir être » un potentiel de capacité peut acquérir une compétence nouvelle « un nouveau savoir faire »

 

Présentement, nous pouvons œuvrer intelligemment sur une stratégie à long terme en modifiant les lois pernicieuses et coûteuses qui vont à l’encontre d’une politique cohérente et constructive. Nous pouvons inciter nos jeunes à exporter notre savoir faire afin que les échanges profitent à tous. Il est difficile d’imaginer l’incréé, d’induire les conséquences des actes d’aujourd’hui, si nos jeunes poursuivent les voies tracées depuis le XVIII ° Siècle, ils trouveront à s’enthousiasmer. Nous ne sommes qu’au début de nos Connaissances et de nos Découvertes : 90% des Savants et Penseurs de tous les temps sont, aujourd’hui, toujours en vie. C’est heureux, tout est à créer, rien ne plus être comme avant, la génération montante doit s’inventer une civilisation sur un autre modèle que celui dans lequel elle a vécu.

 

Notre défi est d’ordre personnel face à nous même, face à la Société. Si aujourd’hui notre égoïsme, notre frilosité incitent à trouver des excuses fallacieuses pour masquer notre désarroi économique passager, l’inéluctable nous pousse à nous engager vers la responsabilité de chacun vis à vis de tous. Personne n’a de solution toute faite, nous devons pourtant explorer les pistes potentielles, certaines existent déjà qui peuvent favoriser l’insertion des sans emploi.

 

L’Homme est fait pour créer. Son besoin d’expression est légitime, sa non extériorisation destructrice. Entraver cette manifestation c’est le couper de ses racines, l’assassiner de l’intérieur. Nul n’a le droit de vie ou de mort sur son voisin (et même si nous sommes en guerre économique) et c’est pour cela que le Droit au Travail (matérialiser ses talents) a été reconnu. Laisser son prochain désœuvré sans lui porter secours est un acte criminel car ce dernier s’autodétruit. Néanmoins, la plupart présente de tels dysfonctionnements psychologiques qu’ils s’enfoncent dans une autodestruction qu’ils ne sont plus à même de contrôler. La responsabilité de la Société s’en trouve augmentée et cette dernière se doit de mettre en place des dispositifs permettant à ce public de réintégrer peu ou prou la condition humaine puis de les amener à une insertion par l’économie. Il va s’en dire que ces processus de réadaptation à la vie professionnelle ne peuvent être envisagés que si l’intéressé s’implique. Celui-ci se motivera dans la mesure où le but est réel et accessible. L’esprit de masse pousse le « laissé pour compte » à se replier sur lui même, accentuant sa passivité face à l’événement - ce manque d’emplois- hypnotisant son sens critique. Son entourage, par ses satires, le pousse à réagir ....mal !

 

Cela donne à penser qu’il faut que de passif, le chômeur devienne actif, c’est à dire ACTEUR de sa propre vie donc qu’il s’implique dans un projet - son projet-,

 

qu’il devienne RESPONSABLE.

 

Jusqu’à maintenant notre perception du travail découlait de la doctrine d’Adam Sait et du Taylorisme : la recherche du plus grand profit par la division du travail qui amena une hiérarchie verticale, une culture d’entreprise du type « Athéna ». L’Homme était un outil parmi d’autres dont le but est la fabrication et la commercialisation d’un produit. Il semble que cette vue de l’esprit arrive à son terme et qu’il faille rechercher et trouver d’autres concepts. Si, jusqu’à maintenant, L’Homme est un moyen et le produit son but, il apparaît à la lueur de cette crise d’évolution que le produit devient le moyen d’expression de L’Homme.

 

L’individu qui agissait dans une activité parcellaire spécialisée, prend conscience de sa globalité et si, aujourd’hui, il désavoue le rôle de spécialiste imposé, il commence à accepter ses propres limites et à rechercher des complémentarités. Il est prêt à mettre en avant ses compétences au bénéfice d’un dessein, d’un logo commun. L’entreprise devient l’oeuvre d’une équipe d’horizons, d’âges hétérogènes. Nous entrons dans un monde interactif, aux réactions rapides et mondialisées. Les fournisseurs, les clients, les salariés sont localisés dans n’importe quels pays, les produits proviennent et retournent transformés dans toutes les parties du monde. Le Télétravail et les accords du G A T T vont intensifier le phénomène. L’individu d’hier à qui l’on demandait un savoir minimum pour une tâche répétitive, aujourd’hui, devient acteur de sa production et veut être intégrer au processus de fabrication et pouvoir améliorer son développement.

 

Il revendique son rôle de CREATEUR.

 

L’entreprise est obligée de fonctionner ainsi. Depuis quelques années, la notion de collaboration entre services où chacun a un droit de regard sur l’autre est tout à fait bénéfique. Il est impensable que chaque service de l’entreprise soit autonome, une décision dans l’un entraîne des conséquences dans l’autre service et dans toute la stratégie de l’entreprise. Il est normal de concevoir une stratégie d’ensemble, il en va de la survie de l’entreprise. L’option de l’obtention de la qualité totale le démontre.

 

Ce qui a réussi à l’entreprise privée, devrait être mise en chantier dans le secteur public pour le plus grand bien des usagers. Dans l’entreprise privée, le client est au centre des préoccupations du staff dirigeant, ce n’est pas le cas pour l’usager qui subit la loi de la hiérarchie et du « petit chef » qui a le droit de rétention de l’information à son bon vouloir : c’est pour lui la matérialisation d’un certain pouvoir… de nuisance. Heureusement que le système n’est pas entièrement gangréné et que l’informatique est là pour dépasser ces petits tracas. Cependant à quand la mise en pratique de la qualité totale dans l’Administration ? Pour quand l’apparition des normes ISO ? Le management vertical s’estompe au bénéfice d’un management horizontal à implication par objectifs négociés par groupe de travail : la naissance de la « Twingo » en est la démonstration. Face à la crise, le chômeur stresse, remet en question son identité personnelle et sociale. Il perd la notion d’espace temps qui le prive des différents cycles de participation sociale, la notion de citoyen, puis arrive .....l’errance

 

Que constatons nous aujourd’hui, chez le sans activité :

• un savoir déphasé par rapport à la réalité utilitaire professionnelle

• une inadéquation entre la réalité du marché du travail et son potentiel personnel

• une perte d’expérience professionnelle dans certains cas

• certains manifestent un désarroi psychologique rendant stérile toute formation

• manque de motivation pour une formation proposée

• une passivité chez certains

• un manque de concentration chez d’autres

• un manque d’implication

• il n’est pas convaincu du bien fondé d’une formation

• son savoir n’est pas en adéquation avec le niveau intellectuel d’un stage proposé

• il n’est pas certain que le stage débouche sur un emploi.

• Par contre tout le monde est content, sauf le sans emploi :

• les organismes qui ont obligé ce dernier à aller user son fond de culotte en stage,

• le formateur qui pérore son savoir,

• le démagogue qui freine la courbe du chômage, qui se satisfait de cette mascarade et attend gloire de ce bilan laudatif.

 

Voilà l’aboutissement de l’irréalisme dogmatique, du bridage de la nature inventive de L’Homme. Arrêtons de gaspiller l’argent du contribuable, mais pire, la dignité de L’Homme. Le chômeur se trouve pris dans un tourbillon qui l’oblige à réagir -non à agir- sous peine de coercitions administratives et financières et à aller à l’encontre de son intérêt personnel (son insertion) et de l’intérêt de la collectivité (syndrome de stages parkings à répétition)

 

Pour les jeunes, leur malaise est renforcé par un manque :

• d’expérience professionnelle

• de connaissances des règles sociales inhérentes au travail

• de notions régulant les rapports sociaux et est aggravé par leur condition d’adolescent qui sous entend :

• une noblesse de cœur

• un enthousiasme entier mais sont capables, s’ils ne sont pas disciplinés

• d’anarchie

• voire de nihilisme

 

Le chômeur est face à :

• lui-même, souvent déstructuré et seul face

• aux organismes hiérarchisés ayant leurs styles de fonctionnement

o Education Nationale

o Organismes de formation et de placement

o Organismes sociaux

• au marché du travail.

 

Voilà trois acteurs, trois visions du monde qui se croisent dont le premier a du mal à s’associer au troisième et attend - trop souvent du deuxième son sésame.

 

Le chômeur : Quel qu’il soit, là où il se trouve, qu’importe les raisons qui motivent son inactivité il doit faire le point. Il est indispensable qu’il- qu’elle - comprenne et prenne conscience de sa situation et puisse se resituer personnellement et professionnellement dans sa sphère sociale détecter en lui son potentiel de Vouloir avoir, Savoir Etre, Pouvoir Faire il faut que l’intéressé puisse développer les aptitudes et compétences qu’il est prêt à mettre en œuvre pour enrichir son groupe d’appartenance donc, indirectement, lui même. déclencher les mécanismes internes et externes à sa réussite donc indirectement, celle de son groupe d’appartenance.

 

ici, l’intéressé de passif devient actif,

acteur et maître d’œuvre de son devenir.

 

Il va de soi que le travail à faire par et pour le sans emploi est primordial, le succès de sa réinsertion professionnelle dépend - d’abord - de lui. C’est un contrat moral de bonne fin, que tous s’engagent à respecter, malheureusement il ne saurait y avoir de promesses de résultats. Les organismes, les crises économiques, morales, religieuses, démographiques auxquelles nous sommes confrontés donnent une importance majeure aux organismes chargés de réguler, amoindrir les effets pervers, d’apporter des réponses.

 

Le Gouvernement avec :

les Ministères concernés

• les relais dans les départements

• les partenaires sociaux

• les organismes rattachés à la Région, au Départements, à la Ville qui sont très souvent ignorés de ce public : deux mondes antinomiques par leur fonctionnement.

Chacun de ceux-ci ont leurs spécificités propres, chacun a une vision du traitement du chômage, chacun a élaboré une approche, une technique, des dispositions pour le combattre. Ce qui donne à l’ « Administration » de multiples visages, trop souvent incompréhensible pour le chômeur qui vient d’un secteur privé avec ses propres codes très différents de celui du secteur public.

 

Or c’est au chômeur de s’initier au modus opérendi du secteur public : double peine. S’il veut de l’aide il doit se conformer à l’usage du public qui ne connaît pas le modus opérendi du secteur privé… Il doit apprendre les techniques de recherches d’emploi ET, aussi, comprendre les méandres du fonctionnement du service public, le tout avec le stress au cœur dans la solitude la plus complète. Il est face à sa problématique, face à sa famille – maladie et divorce sont souvent des problèmes collatéraux – face à l’Administration…

 

Une période de chômage est très formatrice sur le plan du caractère pour celui qui s’en tire… J’en sais quelque chose en ayant été chômeur ET prestataire de l’ANPE comme animateur de Cercle de recherche d’emploi.

 

Si sur le terrain nous rencontrons des organismes conscients de leur rôle et de leurs responsabilités, faisant de leur mieux pour remplir leur mission : la réinsertion des « offreur de services ». Malheureusement existent aussi des organismes de formations qui considèrent que les Demandeurs d’emploi est pain bénit pour leur tiroir caisse. Certain n’hésite pas à proposer, par exemple, un stage de création d’entreprise à des détenus de Maison d’Arrêt.... si, si c’est vrai. Néanmoins, il est agréable de s’apercevoir qu’au niveau des responsables de ces différents organismes le courant passe, que le dialogue s’établit lors des réunions de travail au bénéfice du « sans activité ». Mais la réalité du terrain demande encore des efforts colossaux pour éviter - partout- l’explosion possible, ce qui est bien, et aussi pour mettre en place des cellules hétérogènes de créativités : mettre en commun l’expérience de chacun au bénéfice d’une idée, d’un projet, harmoniser une stratégie d’ensemble avec le privé d’emploi.

 

Le marché de l’emploi

En enquête sur le terrain nous rencontrons :

• Les malaises des entrepreneurs

 pour trouver l’homme de la situation et leur peur d’investir

 une interrogation quant aux aides de l’Etat pour l’embauche, toutes les solutions ont leurs faiblesses.

 beaucoup souhaitent une déréglementation surveillée : l’idée d’un complément de salaire donné par l’Etat présente des avantages...

 

Certains patrons évoquent une sorte de PAC aux entreprises comme les agriculteurs ont trouvé cette solution auprès de l’Europe. « - action, si elle était retenue, présenterait triple avantages

1° elle obligerait les chômeurs à rechercher du travail,

2° à nous patrons de briser le carcan des salaires

3° aux syndicats à devenir constructifs et responsables : ça c’est presque une utopie…

• Les difficultés chez le « sans emploi »

 méconnaissance des méthodes de recherches d’emploi

 peur d’aborder le problème de front

 découragement trop rapide devant l’échec

 on ne sait pas trop où, à qui s’adresser pour recevoir de l’aide

 manque de disponibilité des amis qui ne connaissent que leurs propres sphères professionnelles d’une part et qui peuvent laisser transparaître leur propre angoisse face à leur situation ou face à leur renoncement à trouver la solution d’autre part.

 

• devant toute idée novatrice pour solutionner son problème

 ne sais pas, à qui, comment, quand et où s’adresser

 ne sais pas combien cela va lui coûter

 se demande si son idée est viable ? réaliste ?

 si oui comment avoir des aides et sous quelles formes de la part des institutionnels

 

Il faut tenir compte d’une hémorragie de notre tissu industriel. Le déplorer, cela est facile, commode et ne coûte rien au démagogue. Il serait plus judicieux, cela se fait heureusement, d’inventer d’autres expériences pour ceux qui ont l’intelligence au bout des doigts. Il faut admettre que la rentabilisation, la productivité de nos unités de fabrication sont dues : à la modernisation et à la robotisation dans nos usines à une main d’œuvre bon marché et très qualifiée des pays en voie de développement à une délocalisation nécessaire dans les pays le plus défavorisés et moins riches pour leur permettre, à terme, d’acquérir un pouvoir d’achat, un niveau de vie comparable au notre. à une mondialisation des échanges C’est vrai, nous constatons qu’un réservoir de main d’œuvre disparaît - et dans un court laps de temps. D’autres secteurs restent exploitables mais vont demander une compréhension du travail. L’acte répétitif et bête disparaît, l’acte manuel intelligent rendant hommage à L’Homme prend son essor. C’est dans cette optique qu’un certain nombre de chômeurs manuels réhabiliteront leur dignité :

tous les métiers de restaurations artistiques

tous les métiers artisanaux

tous les métiers de la bouche et combien d’autres :

 

Les Chambres des Métiers forment nombres d’artisans qui allient compétences techniques et services à la clientèle ce qui permettent à ces derniers de belles réussites. Tout homme doit apporter sa plus-value à l’acte professionnel.

 

La différence entre hier et aujourd’hui, cette plus-value, est sa créativité.

 

Nous sommes dans une ère de mutation. Aujourd’hui, nous pouvons considérer que nous ignorons le nombre et la nature des nouveaux produits qui seront consommés demain. Pour la même raison, nous ignorons la nature et l’importance des nouveaux métiers de demain. Il serait criminel d’attendre l’apparition de ces nouvelles formes d’activités pour commencer à former et s’apercevoir que les récipiendaires n’ont plus l’envie et la combativité nécessaire pour profiter du nouveau savoir. Force est de constater l’importance de la formation continue au même titre que l’investissement en recherche et développement pour éviter le chômage, l’exclusion, la marginalisation.

 

Seuls pourront éviter l’exclusion ceux qui auront une activité si humble soit-elle. Ceux-là seront volontaires pour acquérir l’enseignement nécessaire à leur progression sociale. Dès maintenant, nous devons mobiliser les forces administratives, financières, humaines permettant à un maximum de jeunes de nos cités d’avoir cette première activité, si modeste soit-elle. Celui qui travaille, produit, doit avoir la possibilité d’accroître ses connaissances, d’accéder à des postes, des emplois plus valorisant à ses propres yeux. Il est souhaitable que son besoin d’estime soit stimulé afin d’accroître sa motivation, son besoin de reconnaissance. Il faut favoriser à tous les niveaux dans les entreprises, les services administratifs, partout où L’Homme s’exprime, son besoin d’améliorer, de créer de nouveaux concepts, de nouveaux processus. L’intelligence créatrice de L’Homme est une source inépuisable d’activités. Il faut tout mettre en oeuvre pour qu’il se manifeste pleinement, constructivement pour la collectivité. La création, institutionnalisée à tous les niveaux, dans tous les secteurs d’activités, assouvira la soif d’aventure, de dépassement de l’individu et rejaillira sur l’ensemble. Le chômage n’est pas une fatalité. Le moyen de solutionner le chômage est d’investir dans l’Homme. Le « sans activité » est un homme sans but, ballotté par les « yakas », les « faut-qu’on », mais aussi un homme complet prêt à concevoir, à qui il faut faire confiance et rendre son honneur. Nous avons des organismes dont l’énergie à enrayer ou adoucir le chômage - ce cancer de la Société qui la ronge, qui vide L’Homme de l’intérieur ne sont plus à médiatiser. Nous pensons que toutes les pièces du puzzle sont présentes pour réussir l’insertion. Insertion qui ne se contente pas de Yakas, qui est une entreprise pleine d’aléas où il y aura des échecs. Le fait d’accepter une part d’insuccès implique aussi la réussite pour certains. Il faut tout mettre en oeuvre pour que cette part de réussite soit la plus importante possible. Nous sommes conscients que nous travaillons au réveil des capacités inhérentes du privé d’emploi, L’Homme ne se manie plus comme un objet : le mur de Berlin est tombé.

 

Oh combien L’Homme sera fier de ses lauriers lorsqu’il connaîtra ses adversaires et lui-même, il sera invincible, il verra son but et les moyens d’y parvenir (précepte de Soun Tsé)

 

Notre but est de faire du jeune, un homme libre et responsable, qu’il devienne son propre patron qui soit capable de collaboration avec ses semblables. Je ne peux m’empêcher de citer JEAN JAURES (fondateur du Parti Socialiste et du Journal l’Humanité) : (Source : La Dépêche du Midi)

 

« ......lorsque les ouvriers accusent les patrons d’être des jouisseurs qui veulent gagner beaucoup d’argent ils ne comprennent pas bien l’âme patronale....ce qu’ils veulent, avant tout, quand ils sont vraiment des patrons, c’est gagner la bataille..... ils sont heureux quand il y a un résultat positif, palpable et que leur puissance d’action est accrue ».

 

Chaque individu doit être le patron de sa vie, de sa destinée.

 

Notre but est de faire du privé d’emploi un homme autonome et responsable, propre à engendrer une plus value économique qui contribue à la richesse de tous. Qu’il soit à même de devenir son propre patron capable de collaboration avec ses semblables. Qu’il retrouve sa dignité, sa citoyenneté quelque soit son niveau de compétence professionnelle - S’il le désire ! A tous, il faut donner l’espérance de jouer un rôle constructif dans la Société. Tous n’auront pas la même responsabilité envers la collectivité, mais tous devront prendre leur responsabilité envers eux-mêmes.

 

Aujourd’hui, pratiquement tous les postes d’emploi demandent instruction et maîtrise professionnelle. Non seulement il est souhaitable que tous atteignent ce maximum d’instruction au pré-requis mais aussi saisissent l’intérêt de leur rôle dans l’ensemble de l’activité de leur sphère professionnelle. Instruits ou non, riches ou pauvres, tous, sommes sensibles à notre reconnaissance individuelle dans notre groupe sociale. Tous nous tentons de progresser - c’est dans notre nature normale -et nous cherchons à nous réaliser par notre travail. Qui n’a jamais entendu cette histoire d’un ouvrier qui, par observation et bon jugement, faisait modifier un dysfonctionnement et permettait ainsi un gain de productivité ? Ce n’est pas un arbre qui cache la forêt, ce sont des réalités non médiatisées en France.

 

« L’important est d’être mobile dans sa tête et de comprendre que ses compétences peuvent s’exprimer dans différents endroits et domaines. L’Homme doit être le Maître de son évolution personnelle »

 

Louis Peyé

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