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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 11:05

La Déclaration de Droits de l’Homme décrétée par la Convention Nationale en 1793 et acceptée par le Peuple (et signée par Louis XVI, combien le savent ?) fait partie de notre Constitution de 1958.

1 -  La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale,

2 -  Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion

3 -  Elle respecte toutes les croyances La Liberté, l’Egalité, la Fraternité sont des combats que le Peuple français livre depuis 2 siècles contre l’obscurantisme.

 

Il est bon de rappeler, certains événements historiques qui ont fait la République afin que ceux qui abordent notre système démocratique aient la liberté de l’adopter ou de la récuser. C’est faire preuve de respect à la notion de Liberté d’accorder à l’arrivant le choix d’un autre pays d’accueil si la France ne leur convenait pas.

 

Il est bon de retracer les différentes étapes de la naissance de la République.

 

Jusqu’en 1789, la France est une royauté de droit divin. Le Roy a droit de vie et de mort sur ses sujets, la religion catholique toute puissante EST religion d’État. Toute contestation, toute volition démocratique, d’expression sont réprimées. Pourtant, durant ce XVIIIème siècle, les idées démocratiques, véritable bouillon de conceptions, de créativité humaine, vont éclore grâce aux Philosophes. Elles annoncent l’autonomie et la responsabilité du Peuple face à lui-même. Le 14 juillet 1789, le Peuple s’émancipait. 1789, les Philosophes primaient les valeurs de Liberté, de démocratie, de tolérance, de justice, les valeurs scientifiques sur le dogme et la tradition religieuse :

-   Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen le 26 août 1789 qui sera reprise par les différentes constitutions françaises puis adoptée par la Charte de l’ONU, le 10 déc. 1948,

    Elle développe aussi les principes de la propriété individuelle et du respect dû à autrui,

-   Abolition des privilèges,

-   Autorisation de publication.

 

1791 Jusqu’à cette date, seul le Clergé dispense le Savoir garant du Pouvoir.

Naissance de l’Enseignement public.

Lakanal fait adopter les lois qui le garantissent et assurent son développement

1792 La Liberté et l’Instruction publique permettent l’unification du pays autour de sa devise et d’une chanson révolutionnaire qui deviendra l’Hymne National en 1879 - en avril 1792, « la Marseillaise » permet la levée en masse devant « La Patrie en danger »- en septembre, la Victoire de Valmy sauve la Liberté et la Démocratie,

1793 La France départagée en Diocèses, en Provinces selon un découpage hérité de la hiérarchie du Clergé est enfin unifiée avec l’abolition des octrois. La libre circulation du grain et des marchandises est garantie

1848 Lois qui garantissent la Liberté de pensée mais il faut attendre juillet 1881 pour avoir la garantie de la liberté d’expression

1872 Lois Thiers.

Premier Service National obligatoire et universel pour les hommes.

On assiste aux premiers brassages de population, aux premiers cafouillages linguistiques dû aux confrontations des patois régionaux avec une langue académique toute militaire.

Toute la population apprend à marcher d’un même pas sous un même commandement : le « paille - foin », évoluant vers un « gauche - droite » puis « une - deux » enfin sur le « ut - do »

1881/1882 Lois Ferry.

Création de l’École Primaire Laïque gratuite et obligatoire. Victor Hugo disait  « Ouvrez des écoles, vous fermerez des prisons » l’École laïque est l’apprentissage de la fraternité et de l’égalité. Elle gomme les différences en plaçant tous les enfants sur le même plan théorique.

1905 Séparation de l’Église et de l’État :

La République française est une des rares démocraties prônant la laïcité. Elle ne fait aucune référence à un Dieu tout en protégeant la liberté du culte de chacun.

La République demande donc la neutralité de ses fonctionnaires et respecte la croyance de chacun

La laïcité est un espace neutre qui permet aux arbitraires culturels dominés, aux diverses croyances de se tolérer, d’éviter que le citoyen soit dans l’obligation de se parjurer ou de s’apostasier pour vivre en France.

1938 Création du régime général de la Sécurité Sociale. Actuellement, tout salarié participe au prorata de ses gains à la couverture sociale de tous.

Notre République est indivisible. Elle n’admet pas :

La juxtaposition de communautés, la cohabitation de principes étrangers aux us et coutumes en usage en son sein. Elle pourvoit aux besoins d’appartenance et d’affectivité à la Nation et à l’État. Chacun doit être conscient d’opter pour la laïcité, la tolérance, l’union dans la fraternité lorsque la Liberté est en danger. Elle octroie à chaque citoyen :*la liberté d’expression dans les limites de celles du voisin (Art. 1er 6) de la Déclaration des Droit de l’Homme*l’accès du Savoir donc du Pouvoir*la possibilité d’honorer son Dieu dans la mesure où le culte n’empiète pas les lois républicaines*la possibilité à la démocratie de s’exprimer pleinement, de jouer de l’alternance arbitraire politique sans effusion de sang.

 

 

Près de 2 siècles ont été nécessaire pour garantir la paix civile, pour surmonter les crises de la Libération, de la décolonisation, des tensions internationales et, actuellement, pour essayer de restreindre la crise du chômage.

Il a fallu plus d’un siècle pour conquérir la liberté, d’être Soi, émancipé de tout arbitraire autocratique ou religieux, pour apprendre à s’en servir. Notre expérience sert de référence à tous les Peuples,

 

Notre Devise est notre ciment.

 

 

 

Pour l’arrivant venant d’une région où règne des arbitraires autocratiques ou tribaux, la liberté est un mot vide de sens. Il est nécessaire qu’il en découvre la signification.

 

Etre libre

·      c’est être responsable de ses paroles, de ses actes,

·      c’est être tolérant, accepter la contradiction,

·      accepter d’avoir raison mais aussi reconnaître avoir tort,

·      c’est respecter l’autre.

 

Respecter l’autre

·      c’est aussi, avant tout

·      respecter les us et coutumes du pays d’accueil.

Le Professeur Mohamed Arkoum rappelait lors d’une conférence, les propos du Cheikh Abbas alors Recteur de la Mosquée de Paris :

« si certains Maghrébins en France ne respectent pas les prescriptions des lois coraniques, c’est qu’ils les ignorent ».

Pour preuve, les Musulmans lettrés attribuent ce précepte « Chez quelque peuple que tu ailles, fais comme eux »

au Cheikh Admed Nat Youssef de Timizar qui fut un des chefs de la Confrérie des Rahmania.

« respecter l’autre est ne pas l’offenser par des marques ou signes contraires aux habitudes de vie façonnées par leur histoire »

 

·     ne pas respecter le pays d’accueil c’est renoncer :

*  à comprendre les us et coutumes de ce pays d’accueil,

*  à se conformer à ses habitudes de vie,

*  à imiter les aspects extérieurs des habitants du pays d’accueil,

*  à ne pas choquer mais chercher à provoquer

 

c’est donc manifester

*  une très mauvaise éducation,

*  manifester la méconnaissance de la langue arabe,

*  manifester du mépris pour sa culture d’origine,

*  manifester du dédain pour soi et les autres.

 

sinon c’est refuser

    d’être reconnu par la communauté d’accueil.

 

mais accepter le risque que l’arrivant soit perçu

*  comme décriant la culture républicaine d’accueil

*  comme refusant l’intégration, l’assimilation, l’insertion (termes au choix de Madame Gaspard (Membre du Parti Socialiste)

*  mais aussi comme désirant envahir le pays d’accueil, demander à la République de satisfaire les besoins primaires de l’individu (nourriture, éducation, santé, liberté) tout en récusant ses devoirs c’est accepter

 

de vivre en parasite.

 

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louis.peyé.over-blog.com - dans sociologie
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