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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 13:41

C'est une attitude et une démarche constructive pour communiquer avec autrui lorsqu’il y a des buts et des intérêts bien spécifiques en jeu.

 

L’affirmation de soi encourage les comportements positifs dans le respect de soi-même et des autres ainsi que le contrôle général de son environnement personnel.

Il n’est pas possible d’utiliser l’affirmation de soi dans tous les cas, notamment lorsque les pouvoirs en présence sont trop déséquilibrés, en cas de psychose ou de névrose des individus impliqués.

 

En règle  générale, l’affirmation de soi est bien adaptée dans les contextes et situations de

·      négociation professionnelle

·      gestion des conflits d’intérêts

·      pour réduire les écarts des pouvoirs en présence.

·      en toutes circonstances de concertation.

 

Le contrôle de l’affirmation de soi demande à être pragmatique et tient en six préalables à respecter par celui qui la pratique : les 3 P

- Protection - Permission - Puissance

et

·      Fixer l’objectif        réduire les tensions dans un domaine précis

·      Admettre le moyen   la négociation

·     Bâtir un plan    définir les situations caractéristiques du type                                 d’insatisfaction éprouvée, sélectionner les outils

                                       de solutions adéquats, mettre la technique en

                                        pratique.

 

Le comportement assertif consiste à se donner des buts réalistes et oser être un tacticien agissant avec une intégrité optimale.

 

Dans les situations à antagonisme, nous avons 4 comportements possibles :

 

1.    Loin ou passivité          La fuite, l’évitement, sans réaction

2.   Avec                           Asservitivité accordement, coopération

3.   Contre ou agressivité   Attaque, imposition, compétition

4.   Manipulation               Se jouer des autres

 

1 . Loin

La fuite est une attitude d’évitement (actif ou passif) devant les gens ou les événements. (cf la PNL)

Le fuyard se soumet ou s’en va, même à son détriment.

 

Le signes physiologiques qui révèlent ou accompagnent cette attitude sont :

·      se ronger les ongles

·      faire bouger les muscles du visage inutilement

·      tapoter la table du bout des doigts

·      rire nerveusement

·      bouger les pieds

·      parler à demi-mots

·      d’une manière générale, toute gestuelle qui essaie de se rassurer face à un danger potentiel décelé.

Les phrases sont aussi révélatrices :

·      « je ne veux pas dramatiser »

·      « il faut laisser les gens libres »

·      « il faut savoir faire des concessions »

·      « je ne veux pas être le seul à me plaindre »

·      « je n’ai pas envie de passer pour un mauvais coucheur »

·      « je ne veux pas ralentir la discussion »

 

Conséquences

La personne qui adopte ces « alibis » va en éprouver

·      de la frustration et de la rancœur, une certaine perte de respect de soi-même,

·      un gaspillage d’énergie (cette personne l’utilisera pour lutter contre elle-même), elle développera une panoplie de messages internes de plus en plus fréquents que les résultats seront négatifs

·      une difficulté croissante de communication - isolement, repli sur soi même,

·      enfin une souffrance personnelle (angoisse, insomnie, tension interne - ulcère à l’estomac, tension artérielle en hausse et toute maladie psychosomatique lié à ce phénomène.)

·      Cette personne peut déployer une résistance, une force inertie au changement, elle fera preuve de passivité, aura tendance au laisser aller, viendra l’impuissance.

·      Nous rencontrerons ces individus qui sont souvent, à ce stade, dans une grande détresse, dans des attitudes figées, prostrés, dans une grande indifférence affective.

·      Notre individu peut alors se réfugier dans l’imaginaire, transformation magique de la réalité qui va se traduire par un comportement d’activisme, agitation sans efficacité ni réalisme .Ou il va présenter un éloignement des choses de la vie et du quotidien pour aller se réfugier dans sa bulle. Nous aurons un cas typique de phobie sociale « agoraphobie ».

 

Néanmoins,

Nous pouvons avoir aussi cette réaction tout en étant très positif :

·      évitement nécessaire d’un danger réel (physique ou psychologique)

·      réflexion et analyse des risques avant de s’engager et agir (cas typique du caractère dit « secondaire »)

·      garder son sang froid et pouvoir contrôler son stress

·      garder son calme, son attention, dédramatisé et remettre les choses et événement à leur juste place.

·      volonté de détendre et de libérer les tensions et émotions (peurs, colère, peine, agressivité)

 

2 Avec

Ce comportement se propose de mettre l’individu en mesure d’exprimer sa personnalité tout en continuant d’être accepté socialement, sans crainte de susciter l’hostilité de son environnement.

L’affirmation de soi c’est :

·      oser être soi-même tout en étant accepté par autrui

·      oser dire ce que l’on sent

l’on pense

l’on veut

·      accepter la possibilité d’un refus, d’une opposition, sans se sentir diminué ou atteint personnellement.

·      accepté l’adversité avec sobriété et netteté sans s’excuser ou se justifier comme pour prévenir un refus ou une attitude négative des autres.

·      accepter (et non adopter ou blâmer) le comportement des autres tels qu’il est (respect d’autrui) tout en restant lucide.

·      savoir que toute tentative de réforme des comportements des autres risques de devenir agressive ou manipulatrice (il est comme cela, mais cela ne m’empêche pas d’être moi).

·      avoir confiance en soi, mais sans vouloir être toujours plus fort que les autres.

·      rechercher une solution face à un problème

·      attitude de négociation, avec le respect des autres et des choses

·      volonté de compréhension et d’accord, ce n’est pas évident nous remarquerons principalement dans cette attitude le fait de :

Ø      créer un climat positif qui facilite l’interaction, l’échange

Ø      clarifier et simplifier les situations, ce qui favorise la progression d’une discussion

Ø      dégager quelque chose de tonique et d’authentique qui intéresse tout le monde

Ø      entraîner une modification positive du comportement des autres sans faire de pression sur eux négativement

Ø      augmenter sa lucidité vis à vis de soi même (l’autre a aussi quelque chose à m’apporter et je l’en remercie)

Ø      savoir se défendre (ne pas se laisser faire, voler ses idées, dire leur fait aux indiscrets.)

L’affirmation de soi est une attitude gagnant - gagnant, confiance en moi, confiance en l’autre.

 

Celui qui a confiance en lui, utilise plus souvent le « JE » au lieu du « Nous » pourtant convivial ou de l’impersonnel « On ». C’est là son premier devoir et c’est le plus simple à accomplir, il ne demande qu’un peu de courage et de persévérance dans l’entraînement. Mais quel résultat !

 

Celui-ci a une économie du geste et de la parole en adaptant le geste (ni trop immobile, ni trop gesticulatoire) à la parole (le bon mot, au bon moment).

 

Il  regarde son interlocuteur dans les yeux, paisiblement et sans se prendre trop au sérieux.

 

Néanmoins le comportement « Avec » peut cacher d’autres attitudes qu’il est intéressant de connaître :

1.    Conduite de détour par rapport à l’obstacle, c’est l’histoire du monsieur qui dit « oui » mais pense « non » et reste très ambiguë sur ses intentions et laisse l’autre penser l’affirmation.

 

2.   Solutions partielles et fausses sans tenir compte de la situation réelle et actuelle : c’est l’application de recettes toute faite en fonction des habitudes et des comportements routiniers. Pour plusieurs situations données, l’individu répond par un comportement stéréotypé. L’individu se donne l’illusion de solution, de recette, de tuyau qui réussissent toujours. C’est un  manque d’adaptabilité et de souplesse d’esprit face aux situations, c’est une paresse intellectuelle.

 

 

3 Contre

L’attaque est une attitude d’agressivité face aux gens et aux événements. Plutôt que de s’affirmer calmement, l’agressif attaque, préfère soumettre les autres et les faire plier.

C’est une attitude qui démontre

·            un manque de sûreté de soi,

·            un manque de savoir s’affirmer devant les autres,

·            un manque de confiance en soi

·            mais aussi, un constat inconscient d’avoir perdu ou de perdre la partie.

 

Les signes extérieurs de l’agressif se perçoivent

·      « dans ce monde, il faut s’imposer.... »

·      « Je préfère être loup plutôt qu’agneau »

·      « Les autres sont des imbéciles, alors moi..... »

·      « Seules ceux qui sont en tord, se sentent agressés »

·      « Mieux vaut frapper d’abord et discuter ensuite »

 

La gestuelle est saccadée, la parole forte, tout démontre une non maîtrise de soi dans une situation donnée.

L’individu fait preuve d’autoritarisme qu’il confond avec « avoir de l’autorité » et du charisme.

Il revendique tout sur tout, avec véhémence, est va jusqu’au « boutisme » pour devenir perdant-perdant.

L’agressivité entraîne la violence, la hargne et celui qui en est le jouet recherche un bouc émissaire : accusation des autres ou de soi « c’est toujours la faute d’autrui, c’est à cause de « lui », ou ce qui est aussi grave « c’est de ma faute, c’est toujours de ma faute »

Il y a peu pour qu’un manque de contrôle entraîne un passage à l’acte impulsif regrettable.

 

 C’est une peur inconsciente qui est la base de ce comportement.

 

Ce comportement induit une réaction négative :

·      «un retour de flamme » ou une revanche de l’adversaire le plus souvent d’une manière sournoise.

·      Si son attitude reste inefficace, il ressent du mépris pour l’autre ou pour lui (il perd la face)

Ce comportement a besoin d’être extériorisé, si ce n’est le cas, les dégâts seront silencieux mais réels au niveau de sa santé. Dans le cas extrême le coup de sang ou la crise cardiaque.

·      Souvent, l’agressif aimantera un comportement agressif, et trouvera encore plus agressif devant lui. On le remarque dans les groupes, voire dans les cas extrêmes d’une manière endémique, dans des lieux spécifiques - quartiers, régions ...

·      Ce comportement est semblable à l’absorption de l’alcool, il donne une victoire momentanée, un coup de fouet, un bon coup au cœur mais malheureusement éphémère. Cette impression de victoire est tellement euphorisante, qu’elle demande à être renouvelée et finit par agir comme une drogue, jusqu’au moment où l’individu perd tout contact avec la réalité en devenant un agressif chronique.

·      Au fil des jours, son entourage le fuit, arrive l’isolation psychologique d’abord puis concrète alors il retourne cette agressivité contre lui même.

·      Perception d’être mal aimé, de n’avoir aucune estime de la part de son entourage.

 

Néanmoins avoir un comportement « contre » est parfois positif :

Il est préférable

·      d’avoir devant soi, un caractère plutôt qu’un béni oui-oui.

·      devant certaines circonstances, il est préférable d’opposer un « non » efficace et positif et montrer que l’on ne veut pas se laisser faire.

·      d’éliminer des obstacles nécessaires et légitimes qui sont une source d’ennuis ou de limitation réelle et inutile à notre propre progression.

 

4 La manipulation.

Le manipulateur « joue » habile et machiavélique. Il ne craint pas de tenir des discours différents selon les interlocuteurs.

·      Il aime parler par sous-entendus ; il ne dit jamais oui ou  non formellement, il met toujours une réserve, parle avec beaucoup de non dit.

·      Il se présente souvent comme un opportuniste

·      Il informe et désinforme, ne joue sur des demi vérités

·      Il joue contre les autres, divise pour régner

 

La personne qui manipule prend souvent des airs ambigus. Elle joue un rôle. On ne peut jamais rien dire si elle est sincère ou non. Elle commence fréquemment ses phrases par :

·      « franchement..... »

·      « ne tournons pas autour du pot.... »

·      « on pourrait peut-être.... »

·      avec un grand luxe de détails

 

La manipulation reste relativement efficace quand les différences de pouvoir et de capacité d’influence entre interlocuteurs sont très grandes. Mais alors pourquoi utiliser la manipulation lorsque la personne a déjà le pouvoir d’imposer sa volonté ?

 

Les risques de la manipulation sont :

·      la passivité. Les manipulateurs sont entourés peu à peu de personnes qui manquent d’initiative et de sens des responsabilités.

·      La rébellion et la revanche. Après s’être fait « avoir », la personne développe du ressentiment et devient agressive contre le manipulateur, mais aussi les autres en général.

·      la méfiance. La confiance est rompue et tous les comportements du manipulateur seront désormais soupçonnés d’être des manipulations (surtout lorsqu’il est sincère)

 

 

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