Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 15:24

 

 

 

Pourquoi un enfant ayant un QI supérieur à 120 peut être en échec scolaire

alors que son condisciple réussira son parcours scolaire.

Comment expliquer cela ?

 


Le Groupe

L’homme est un animal grégaire et donc agit comme tel. Peu d’entre eux sont capable de vivre seul. Il a besoin de l’autre pour se découvrir.

Cependant, selon que son intelligence émotionnelle sera fort ou pas, selon ce qu’il aura engrammer durant son enfance, selon son évolution et ses expériences personnelle, le groupe aura ou pas d’importance.

N’oublions pas qu’il est « formaté », dès sa petite enfance par son entourage familial – l’habitus primaire -, l’apprentissage à la vie sociale – l’habitus secondaire – et que tout cela va agir et le faire réagir d’une manière inconsciente sur le groupe et va avoir une incidence sur la Démocratie.

Le groupe va avoir sur lui une influence interactive sur ses membres. L’individu répond au besoin d’appartenance décrit par A. Maslow dans sa pyramide des besoins.

Chacun vit en interaction avec ses semblables. Il a tendance, par essence, à se regrouper par affinités (généralement par Classe Sociale, corporation professionnelle).

Lorsque le groupe est constitué :

Syndicats

         Corporations

         Groupe d’intérêt commun (associations par exemple, parti politique ou appartenance à une religion)

Une pression s’exerce sur l’ensemble de ses membres tendant à :

·     homogénéiser leur habitude de pensées de vie,

·     leur faire rechercher une structure hiérarchique pouvant composer une organisation complexe.

Le personnel éducatif des Collèges le vérifie tous les jours. Les 6° et 5° forment spontanément des bandes parfois destructrices, heureusement faciles à canaliser vers des buts plus louables. Si ce phénomène persiste au-delà de 13-14 ans et que la bande reste essentiellement masculine, on peut remarquer un manque de maturité de ses membres qui recherchent auprès du leader un substitut du père.

Tout groupe institué va avoir son identité, sa propre vie par ses lois et ses coutumes. Ce groupe devient une personne morale qui a son ou ses représentants physiques qui parle(nt) en son nom. L’influence du groupe se fera :

·     en interne, à l’intention de ses membres (on parlera de culture d’entreprise, de communication interne),

·     en externe, à l’intention de la société, des autres Classe Sociale (on parlera de publicité qui généralement se doit être le reflet de cette Classe Sociale. Par exemple la publicité faite par Ferrari est différente de celle qui veut atteindre les possesseurs de la marque Renault).

Les coutumes correspondent à la culture du groupe. Les membres se conforment selon des normes qui déterminent le statut :

·     1° ceux qui ont un statut basique se conforment sans déroger aux normes du groupe au sein de celui-ci.

·     2° ceux qui ont un statut moyen, agissent et pensent comme le groupe, en privé et en public.

·     3° quant à ceux ayant un statut élevé, ils se conforment aux normes du groupe tant qu’elles ne les entravent pas mais sont disposés à les enfreindre s’ils y trouvent avantage, ce sont eux qui font ou créent les normes du groupe, c’est la Classe Sociale dominante, soit du groupe, soit de la société.

Pouvoir du groupe

L’adulte, selon comment il aura vécu sa jeunesse, ses fréquentations, sa Classe Sociale d’origine, celle dans laquelle il se trouve aujourd’hui, les groupes dont il sera membre, seront plus ou moins nombreux. Selon son adhésion aux normes comportementales de ceux-ci, il aura une position sociale plus ou moins élevée jouant d’une position sociale dans un groupe pour compenser une autre position sociale dans un groupe différent comme il le pratiquait avec le « groupe-matière » enseignée.

Tant que l’Adulte conserve un statut productif justifiant d’un salaire ou de revenus, il poursuit les expériences de la vie à sa convenance. C’est encore, au sein d’un groupe, ou de son relationnel au sein d’une Classe Sociale reconnue, qu’il se fera déposséder de ses idées personnelles ou /et originales

Nous pouvons, au sein d’un groupe, enseigner et faire prendre conscience du relativisme culturel à toute personne qui a été éduquée conformément au schéma arbitraire d’une classe ou d’une culture donnée. Le relativisme culturel est volontiers admis par le jeune ou par celui qui entre dans un nouveau groupe – qu’il soit Ecole, Organisme économique comme une entreprise, Parti Politique, etc. - puisque ce dernier accepte de se remettre en cause par rapport à ce nouveau groupe.

Tout arbitraire culturel dominant subit le rapport de force et la concurrence d’arbitraires culturels périphériques dont les particularismes n’apparaissent que si l’on rapporte d’autres formes d’éclectismes ou de pensées syncrétiques. Une méthode dite « douce », puisque apparemment non directive :

·     faite de dialogues, de comparaisons, de participation,

·     basée sur les relations humaines,

·     codifiée et observée strictement par les participants, ce qui sous-entend l’implication de tous,

elle va,

·     compenser les rapports de force subis par l’Habitus primaire,

·     les comprendre,

·     les relativiser tout en acceptant toutes les violences symboliques comme tout arbitraire.

1°- La productivité spécifique de ce processus se mesure par le degré que l’Habitus produit, transportable dans un plus grand nombre de champs différents (cognitif, affectif ou conatif dont le symbolisme est un outil).

C’est pour cela qu’il ne faut pas attaquer une croyance de front : il est plus facile de déplacer le problème sur le plan affectif-sentiment. La croyance appartient à l’individu : on peut critiquer une idée, un comportement, non l’individu, donc la croyance. Par contre, cette croyance peut évoluer par l’action du groupe.

Pourtant chacun sait que la croyance est le siège de connaissances factuelles qui peuvent être erronées ou, et, imprécises : l’Homme est d’abord un être d’émotions où siègent les sentiments mais aussi le vouloir dont le moteur est la motivation. (Cette caractéristique de l’Homme est malheureusement mal exploitée.)

2° - L’équilibre psychologique suppose une stabilité relative, une cohérence interne. D’autre part on tolère difficilement sa propre incohérence devenue évidente lorsque deux faits contradictoires sont présents dans la conscience. Il résulte de ces axiomes une tension, un malaise qui pousse l’individu

soit : - à agir en fonction de choix possibles et reconnus

soit : - à paralyser celui-ci si ce sont des apories

3° - Chacun connaît le paradoxe du savant, plus il avance dans la connaissance de sa discipline, plus il découvre qu’il a encore beaucoup plus à apprendre et à comprendre. Le libre arbitre, l’espace de liberté se base : sur l’interrogation, sur l’incertitude, de ce qui est, sur le possible, exemple : ce qui est respecté est-il respectable ?

4° - Il est certain qu’une David Neel a eu beau s’approprier la culture arbitraire, au sens plein, d’un Tibétain, avoir été admise par eux et heureuse de les fréquenter, elle n’en demeure pas moins Française.

Toute déculturation visant à déterminer une conversion pour engendrer un Etre neuf par un nouvel Habitus ne peut réussir qu’en tenant compte des Habitus précédents ; et est à l’homme ce que le papillon est à la chenille. C’est dire que la qualité des Habitus antérieurs a son importance.

Lorsque le charisme du « Meneur de Jeu » est suffisamment estimable, estimé et reconnu par le groupe, ce dernier est prédisposé à recevoir l’arbitraire culturel du « ‘Prophète’ - Meneur de Jeu ». La réussite est fonction de la capacité de celui-ci à expliciter et systématiser les principes que le groupe détient à l’état pratique. Ce meneur de jeu – ce « Prophète » instaure une hiérarchie acceptée par l’individu.

Il va jeter un pont entre lui et l’autre, opérer une synchronisation : rencontrer l’autre sur son propre terrain, utiliser son cadre de références, son vocabulaire, se faire reconnaître, admettre et ensuite le guider pour l’amener là où il devrait être.

La Démocratie

Régime Politique où la Souveraineté est exercée par le Peuple.

Que nous l’acceptions ou pas, nos démocraties ne nous protègent pas de l’arbitraire, bien au contraire.

Sur quels fondements, droit, moral, le Peuple appuie sa raison ? Son Pouvoir ?

·     Toute définition objective de la culture d’un Régime Politique est arbitraire donc le régime démocratique l’est.

Elle ne peut inférer d’un principe universel et, de ce fait, ne peut être reliée à la nature humaine ou des « choses ».

·     La culture démocratique s’appuie sur un pouvoir « arbitraire culturel » qui impose sa vision, sa symbolique.

·     Toute catégorie ou Classe Sociale évolue en fonction du rapport de force exercé les uns par rapport aux autres. Cette force peut provenir d’un leader, d’une mode, d’une contrainte guerrière, voire d’une manipulation de masse (média).

·     La Classe Sociale est légitimée par l’adhésion de ses éléments, ce qui suppose une prédisposition à accepter sa prédominance sur l’ensemble : on s’allie toujours au gagnant potentiel.

·     Toute Classe Sociale  dominante fait que chaque constituant contribue à reproduire l’arbitraire culturel qu’elle inculque : c’est l’Action Educative.

·     Toute Classe Sociale. dominante qui détient le pouvoir arbitraire se maintient tant que son autorité reste licite, reconnue par tous, surtout par les sous-groupes ou Classe Sociale. dominées, et tant qu’elle se pérennise.

·     La reconnaissance de la légitimité de l’arbitraire culturel de la Classe Sociale dominante constitue une force légale qui prospère au détriment de toutes les Classe Sociale dominées interdisant à ces dernières une prise de conscience de leur propre valeur.

·     Toute Classe Sociale dominante légitimée impose sa loi et exclut les dissidents (individus ou sous-groupes).

Notre Démocratie, malgré ses imperfections, autorise ses enfants à jouir d’un important espace de Liberté. Notre système est ouvert même s’il privilégie la classe dominante. Chacun peut accéder à la Classe Sociale à laquelle il aspire s’il honore les principes démocratiques, c’est à dire, s’il respecte les règles de l’arbitraire culturel et qu’il accepte comme étant bonnes pour lui et la Société.

Cependant, si l’individu accepte une règle qu’il considère bonne pour lui, le groupe dominant considère la règle comme étant le bien ou le  mal par rapport à la ligne qu’il est nécessaire de suivre pour sa propre survie.

La Démocratie couronne celle ou celui dont la valeur intrinsèque symbolise les qualités culturelles dominantes : A. Lincoln, Y. Montant, Ed. Leclerc, John Major, par exemple. Ces célébrités ne cachent pas les fils de paysans qui, il y a encore une cinquantaine d’années, communiquaient en patois, les fils d’immigrés dont les parents baragouinaient à peine la langue et dont, aujourd’hui, beaucoup font partie des classes dominantes. Un de ces principes est le mérite personnel.

Il faut raison garder. L’arbitraire culturel permet la Démocratie. Sans celle-ci le mot Paix n’existerait pas. Pas plus que le mot Tolérance qui n’est autre que l’acceptation d’autres arbitraires, d’autres intolérances. C’est cette tolérance qui autorise les éléments d’un groupe dominé ou d’une minorité culturelle à ne pas renier leur origine sociale ou ethnique, à ne pas apostasier leur croyance.

Notre Démocratie, quand elle est forte, soutenue, valorisée, permet la perpétuation des coutumes et traditions des allochtones, quitte à les adopter pour enrichir notre République. Cependant jusqu’où ne pas aller trop loin et mettre cet équilibre en déséquilibre. « La démocratie est le pire des régimes, à l’exception de tous les autres ». Winston Churchill. Or celle-ci nous nous trouvons face à la théocratie, la dictature….

Ne pas admettre ou combattre les principes démocratiques :

·     c’est se reléguer et vivre dans un ghetto intellectuel,

·     c’est s’interdire toute possibilité d’insertion dans la Société,

·     c’est refuser d’adhérer au principe de Tolérance,

·     c’est avoir un comportement perdant-perdant ; perdant jusqu’au boutisse pour soi ainsi que pour la Société,

·     c’est concrétiser une violence due à l’intolérance jusqu’au néant :

C’EST INTOLERABLE.

 

Le droit à la différence

peut rapidement conduire à la différence des droits

Montesquieu

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
louis.peyé.over-blog.com - dans sociologie
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de louis.peye.over-blog.com
  • : Réflexions qui suis-je ? où vais-je ? pourquoi ?
  • Contact

Recherche

Liens