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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 14:36

Qui est l’homme ? 

Entre ombre et lumière, entre matière et spiritualité.

 

Voilà ce que disent les physiciens :

 

 "Notre logique, née dans les solides, disait Bergson, est une logique de  solide".  Ce qui laisse supposer que les choses nous paraissent intelligibles dans la mesure où elles peuvent être analysées en fonction de nos références familières de valeurs, de poids, de grandeurs.

Un mouvement perpétuel œuvre sans cesse dans les objets que nous croyons les
plus inertes. L'apparente immobilité extérieure d'une pierre cache en
réalité une vie intérieure et silencieuse d'une intensité telle que toute imagination humaine est incapable de la concevoir. Les molécules du diamant, symbole de dureté par excellence, effectuent 19 000 milliards d’oscillation par seconde… et c’est pour chaque objet la même chose si ce n’est à des vitesses différentes selon l’objet. C'est-à-dire qu’entre chaque molécule, il y a des espaces phénoménaux à leurs échelles. Le système décrit ici peut-être comparable à celui des planètes du système solaire.

 

La physique nous enseigne que les vides existent entre les éléments constitutifs de la matière. Si l’on entassait les noyaux d'atomes d'un cube de cuivre d'un mètre de
coté, en supprimant les vides qui les séparent, le volume obtenu serait de
l'ordre du millimètre cube. Joliot-Curie nous rapporte que si l'on
entassait les uns contre les autres, comme des grains dans un boisseau, les
noyaux d'atome responsables de la masse d'un homme de 70 kg on aurait en
volume la dimension de ces minuscules poussières qui flottent dans l'air et
dont la présence ne nous est révélée que par les rayons solaires pénétrant dans une chambre obscure.


Ces petits exemples physiques, nous démontrent que le monde matériel est en réalité un grand vide. Allons plus loin. Nous avons tendance à nous imaginer les constituants ultimes de la matière sous forme de minuscules grains sphériques doués de solidité. Or il s’agit là de simple « centre de forces, de zones d’influences, de paquets d’ondes ». Louis de Broglie nous dit que par corpuscule (paquets d’ondes, zones d’influence, centre de forces) « on entend une manifestation d’énergie ou de quantité de mouvements localisée dans un très petit volume et susceptible de se transporter à une distance finie » (voir Matière et Lumière P.62). Actuellement les savants physiciens nous parlent d'une onde de probabilité comme déjà Euler – 1717-1783 – nous le disait : « toute évolution est gouvernée conjointement par une cause efficiente sise dans le passé et une cause finale sise dans le futur». Aujourd’hui les travaux de Lawrence, Fermi, Chadwick, les frères Broglie, Niels Bohr, Oppenheimer ou notre meilleur montreur de langue, nous disent que plus notre investigation tend vers l’intimité secrète de la matière, moins celle-ci nous apparaît matérielle. C'est-à-dire que plus on va dans la connaissance et plus on se dirige vers une réalité non mécanique, non concrète. L’Univers commence à ressembler davantage à une grande pensée, une grande abstraction qu’à une grande machine. "Un peu de science éloigne de Dieu, beaucoup y raméne" écrit Pascal. "Le Travail est la grande vocation de l'homme. Nous savons qu'en travaillant, nous coopérons à l'éxécution du Grand Oeuvre selon le Plan de Dieu" écrit Kant. Hermés Trimégiste ne nous enseigne-t-il pas que la réalité suprême n'est pas en dehors de nous ? Cette réalité : "la vie est en nous" a pour complément : "nous sommes la vie et nous l'exprimons". Nous avons tendance à rechercher en dehors de nous ce qu'à certains points de vue nous sommes déjà. St Jean ne nous dit-il pas : "nous sommes tous des dieux" ?

 

Les physiciens nous font entrevoir l’essence de la matière revêtant un caractère tellement spirituel, qu’il semble que la physique moderne nous achemine irrésistiblement à la création d’un matérialisme spirituel. La physique quantique nous enseigne que rien dans l’Univers n’est jamais stable. Tout est mouvement. De même que nos états de conscience se modifient sans cesse. Les objets se transforment par la main de l’homme ou par dame nature et ils expriment des états en mouvement, comme nos planètes, les étoiles. Nos émotions, nos idées et le « je », notre monde subjectif lui-même se modifient également. Tout est mouvement, tout change, se modifie, évolue. On peut penser que le mouvement est une fonction du temps. Kant l’exprimait ainsi « Nous créons le temps nous-mêmes comme fonction de notre appareil récepteur ». Cependant la réalité globale, l’Univers comprend le phénomène et le noumène (la chose en soi), le manifesté et le non manifesté. Admettre ses divisions n’est que simple commodité de langage, et arbitraire. Plus les investigations tendent vers l’intimité secrète de la matière, moins celle-ci apparaît matérielle. L’univers commence à ressembler davantage à une grande pensée qu’à une grande machine. Nous nous trouvons en face de paquets d’ondes fuyantes, véritables fantômes de pure lumière doués d’une densité inconcevable en dépit de leur étrange fluidité. James Jeans, éminent mathématicien et astronome nous dit : « La tendance de la physique moderne est de réduire l’univers entier à des ondes et rien qu’à des ondes. Ces ondes sont de deux espèces : ondes captives que nous appelons matière et onde libres que nous appelons rayonnement ou lumière. Ces conceptions réduisent l’Univers entier à un monde de lumière potentielle ou réelle. » Cette réalité est l’énergie fondamentalement UNE et indivisible dont les modes d’expressions sont innombrables. Le Professeur Edouard Leroy de renchérir : « Lorsque l’on demande ce que peut être en soi la matérialité, une thèse de métaphysique domine toute la question : celle qui affirme la nécessité de concevoir le changement comme réalité fondamentale et primitive comme réalité substantielle qui subsiste d’elle-même, sans exiger de support ; la « chose » au contraire n’apparaissant d’elle-même qu’à titre second et dérivé, symbole ou sédiment, figure d’interférence dessinée par la rencontre de flux adverses, ou l’aspect d’un rythme plus lent, regardé en contraste avec un rythme plus rapide. En un mot « substantialité intrinsèque du changement ; nul besoin d’un quelque chose qui change et qui, invariable en ses profondeurs, porterait la mobilité d’un « être » opposé au « devenir » et qui lui serve de soutien. Le changement se suffit à lui-même et seul, au fond, existe véritablement » - «  L’Exigence idéaliste et le fait de l’évolution. P 44. ». Un sage chinois a dit, il y a longtemps de cela, qu’il n’y a qu’une chose qui ne change pas, c’est que tout change… À méditer !

 

 

Pas à pas, nous approchons d’une meilleure compréhension de ce que nous sommes : une énergie pure qui nous a, insensiblement, approché des mondes psychiques. Où se trouve la frontière entre le monde matériel et le psychique ? Il semble bien que celle-ci n’existe pas.

 

 

Le physicien suisse Eugène Guye a énoncé une des lois les plus importante s’appliquant tant au domaine de la phénoménologie matérielle que psychologique : l’échelle d’observation crée le phénomène. Par exemple disposons, dans une coupelle des billes blanches et noires, à une certaine hauteur, celles-ci apparaitront comme une tache grise. C’est ainsi que l’Univers nous apparaît matériel ou spirituel selon l’échelle d’observation que nous utilisons.  Notre conduite dans la vie, notre caractère, nos opérations intellectuelles sont régies tout comme de simples sensations par le même mécanisme. Heisenberg exprime l’importance de l’interaction et les interférences existant entre tous processus d’observation quotidienne. Dans le monde de l’infiniment petit, elles deviennent considérables, mais ce n’est que dans le monde de la pensée qu’elles revêtent toute l’ampleur de leur action. Dans le monde atomique, nous ne voyons JAMAIS un électron libre, nous l’apercevons qu’après l’inévitable observation de notre analyse. Dans le monde de la pensée, une idée émise peut perturber celui qui la reçoit tout comme notre regard peut le perturber et engendrer la perturbation. Il y a là, tout comme dans la mécanique quantique des causes identiques produisant des effets similaires : il y a des risques d’interférences se produisant entre « l’observateur » et « l’observé ». C’est ici qu’apparaît la manifestation, la dualité dans la compréhension de la « totalité-une », de la « globalité-tout » : l’objet est par le sujet et le sujet est par l’objet. Combien de fois avons-nous ressenti n’être qu’un, UNITE, avec un paysage, une symphonie, un tableau, l’être aimé ?

 

Les progrès de la science et de la psychologie nous montrent que loin de s’opposer, elles se complètent et se fécondent l’une, l’autre. Les progrès actuels de la psychosomatique nous montrent l’importance des interactions entre le secteur physique et le secteur psychique. Souvent, le docteur auscultant son patient,  découvre qu’un effet énergétique est intervenu en corrélation avec une expérience subjective de l’émotion ressentie qui a opéré des changements d’état. Je cite Bertrand Russel : « La matière est moins matérielle et l’esprit moins spirituel qu’on le suppose généralement. La séparation habituelle de la physique et de la psychologie de l’esprit et de la matière est métaphysiquement indéfendable ». Autrement dit, l’étude de la nature profonde des choses dans le monde physique, suscite dans l’esprit même de l’observateur attentif, des transformations telles, que ce dernier tend à se rapprocher de la découverte de sa nature véritable. Comme tu le constates mon Très Cher Ami, le V.I.T.R.I.O.L. n’est pas très loin ! Poursuivons, néanmoins.

   

La physique nous enseigne que toute distribution d’énergie, apparemment, continue à  notre échelle d’observation est en réalité foncièrement discontinue : toute manifestation d’énergie se fait par sauts et bonds successifs à l’image des secondes d’un chronomètre. Pour illustrer mon propos regardons un escalier, notre vision nous porte vers la rampe qui est ascendante et continue alors que nous progressons notre ascension dans l’escalier marche par marche. La rampe symbolise l’allure apparemment continue de   tous les phénomènes, de toute distribution d’énergie. Les marches représentent le processus de montée discontinu, s’effectuant par bonds successifs.

 

Si nous regardons la flamme d’une bougie, elle se présente sous nos yeux d’une apparente immobilité. Or nous savons que rien n’est immobile, tout est mouvement, tout se renouvelle, rien n’est statique, tout est dynamique comme la vie. La flamme se recrée à chaque instant. Au cours de son flux continuel elle s’alimente des milliards de molécules de stéarine qui de solide, passe à un état liquide avant de devenir gazeux par bonds successifs et se consument en se combinant à l’oxygène de l’air. Ainsi se recrée d’instant en instant et s’entretient continuellement la chaleur de la Flamme.

 

Et maintenant, lorsque nous nous observons, nous avons de notre conscience une impression de continuité… Il semble que nous glissons uniformément dans la durée, en venant d’hier, à travers aujourd’hui, cet instant présent, vers demain. C’est vrai, ne doutons pas de cette apparente continuité. Nous brûlons cependant sur le plan de la conscience –où plutôt de l’inconscience – comme brûlent toutes les flammes sur le plan de la matière. Les aliments de la « flamme du moi », sont des « agrégats » (pour donner un terme appréhendable). Il y a d’abord le concret perceptible par les sens : le corps humain, les formes matérielles, les sensations éprouvées le corps. Il y a ensuite l’abstrait : mes désirs et mes impulsions, présents bien qu’inconscients, la mémoire consciente et inconsciente et léguée par des générations antérieures. Il y a encore mes réactions, celles de la méiose qui me sert de socle et que j’ai héritée de mes deux parents tant sur le plan physique que psychologique, celles de ma façon de les exprimer, celles de mes acquis, de mes croyances, de la conscience  que j’ai au contact des précédents agrégats définis, et celles de la conscience que j’ai de la totalité de ce processus. Le tout s’enchaine dans une sorte de cycle fermé, autant dans la comparaison de la flamme de la bougie que dans celle du « moi ». Tout comme la stéarine alimente celle-ci, tout comme nos agrégats alimentent ce qu’est notre vie, la brillance, la qualité de notre Lumière, celle que nous projetons. Dans cette énergie personnelle extrêmement complexe, de ce mélange qui alimente notre flamme, c’est un enchainement de causes à effets, dépouillé de toute individualité, s’est introduit une identification : le mirage du « MOI ». Telle la flamme de la bougie, nous consumons nos agrégats, formés d’habitudes et telle une toupie nous tournons, tournons sur nous même et brillons pour briller sans comprendre. Voilà pourquoi toutes les Traditions, tous les grands Sages, nous demandent de reprendre, mettre à jour, en conscience, tous ces agrégats afin d’accepter ou  non qu’ils alimentent notre Lumière propre. Tout comme la vie nous demande de l’absorber pour la restituer en conscience. Je cite Alexandra David Neel :

Ne croyez pas, sur la loi des Traditions, quoiqu’elles soient en honneur depuis de longues générations et en beaucoup d’endroits,

Ne croyez pas, sur la loi des sages des temps passés,

Ne croyez pas ce que vous vous êtes imaginé pensant qu’un dieu vous l’avait inspiré,

Ne croyez rien sur la seule autorité de tous ceux qui vous enseignent.

Après examen, croyez ce que vous-même aurez expérimenté et reconnu raisonnable, qui sera conforme à votre bien et à celui des autres.

 

  Qui n’a entendu ce terme V.I.T.R.I.O.L. « Visita Interiora Terrae, Rectificando Invenies Occultum Lapidem » : «

 

 Visite l’intérieur de la terre, et en rectifiant tu trouveras la pierre  cachée ». Cette pierre que le profane doit trouver n’est autre que la pierre philosophale des alchimistes, et celle-ci se trouve au plus profond de chacun d’entre nous, elle ne se dévoile qu’à ceux qui, par un travail intérieur sincère, sont arrivés au parfait équilibre pour ne faire qu’un : « Omnia ab uno, omnia ad unum », « Tout procède de l’Unité, tout tend vers l’Unité ». L’unité est en nous et nous en sommes la représentation. « Brille par toi-même, de ta propre lumière » nous dit une petite voix intérieure. Et les conteurs de tous les pays nous disent la même chose à travers les symboles universels exprimés dans les contes sous mille facettes et recouvrant pourtant la même sagesse.

 

Ce « moi » qui nous tient lieu de personnalité, ce « moi » qui est notre ego, et qui est notre masque sous lequel nous essayons de nous cacher – surtout à nous-même, brille  devant notre miroir personnel, tel Narcisse contemplant son reflet et le comparant aux autres… Cependant dans les couches profondes de notre inconscient se situant dans une proximité plus intime du lieu où s’élabore notre méprise, s’inscrit une peur, une angoisse fondamentale. Quelque chose en nous SAIT, ou est toujours sur le point de savoir que toutes nos affirmations, celles de notre VERITE (?), nos avidités, nos violences, nos agitations sont autant de reflexes désespérés destinés à masquer – à nos yeux – et si possible à ceux des autres, le caractère fondamentalement illusoire, fantomatique de l’individualité que nous croyons être. Il nous faut nous masquer notre peur existentielle, à  nos propres yeux et à ceux de notre entourage. D’où je viens, où vais-je et pourquoi ? Où est la réponse ? Je tourne, je tourne, je tourne sur moi-même, oubliant la flamme que j’alimente mal puisque c’est avec mon éternelle angoisse. En ai-je seulement conscience ?

 

La flamme du « moi » a pris l’habitude de brûler, avec ce qu’elle a. Elle  ne veut pas s’éteindre. Elle est la manifestation d’un instinct de conservation dont la puissance est immense. Celui-ci s’exprime indirectement par les désirs de jouir, de s’éprouver en tant qu’entité distincte, de s’objectiver de mille façons : « le désir d’être grand » de Freud. C’est la soif inextinguible de devenir parce que nous ne savons plus ETRE en toute simplicité. Selon la nature des choses, nous cherchons à DEVENIR. « Avant que de faire, il faut ETRE » disait Goethe.

 

Etant incapables de conjuguer le verbe ETRE, nous conjuguons le verbe AVOIR. Mais le verbe AVOIR ne pouvant nous conduire nulle part, parce que rien de durable ne peut être acquis, nous chercherons indéfiniment à AVOIR PLUS, ressemblant à Icare qui voulait s’identifier au soleil. C’est la personnalité « mana » de Jung, de l’homme qui s’identifie au roi, l’ami de Dieu qui est le magicien qui règne sur les esprits et les hommes, le groupe d’hommes qu’il a sous sa coupe, avant d’imploser. Telles est l’origine de nos servitudes. Dominant l’autre, j’ai une existence, un pouvoir, enfin j’existe, « je suis » dirait Descartes. Midas voulait tout transformer en or : il en est mort de faim ! Il alimentait sa soif de matérialité sans tenir compte de l’esprit et son corps lui-même en est mort affamé…

 

Les verbes avoir et paraître sont empreints de grossièreté et d’une violence bien éloignées de l’Etre. Chacun le ressent dans sa vie de tous les jours. L’activité mentale est l’expression d’une force extrêmement puissante qui semble échapper à notre contrôle. Cette force n’est autre que l’avidité de devenir, la réaction permanente à la peur obscure de n’être rien, à ses yeux, pire dans ceux des autres.

 

Pourquoi pensons-nous ? comment pensons-nous ? que pensons-nous ? qui pense ? Faute de répondre correctement à ces questions, nous restons esclaves de notre irresponsabilité face à nous-mêmes, notre entourage, la Vie. Sans arrêt, notre mental nous entraîne dans une succession de pensées qui naissent et qui meurent… Pourquoi ? Cette force du mental qui agit, qui tourbillonne, qui s’agite par sa rapidité, parfois par sa violence paradoxalement nous rassure. Descartes posait cette question : « qui suis-je ? » et il répondait : « je ne suis pas mon corps, ni mes passions » Alors conclua-t-il « je pense, donc je suis ». Si je pense, je vis, j’existe pensons-nous. Au fond de chaque être humain demeure pourtant un pressentiment obscur. Quelque chose qui est en lui et qu’il devrait affronter s’il se trouvait face à lui-même : le « JE SUIS » et d’où il vient, alors son illusoire continuité mentale s’achèverait pour contempler ce qu’il EST, au centre de V.I.T.R.I.O.L. manifestation de la vie, de l’Energie, hic et nunc, là où il se trouve.

Mais revenons à l’Univers, l’Homme, Ombre et Lumière. Il existe, pour nous qui l’observons, deux aspects. Revenons encore dessus. Un aspect que nous désignerons par « aspect de surface » où tout est régi par les lois mécaniques. Tout y est Habitude. L’astronome peut prédire le jour et l’heure de la prochaine éclipse du soleil ou de la position exacte de Jupiter dans le ciel à une date donnée. L’autre aspect nous l’appellerons « aspect des profondeurs ». Celui-ci se rapproche de la physique moderne. Plus nous allons fouiller dans les profondeurs, plus nous nous éloignons des rythmes de l’habitude. En profondeur nous n’avons que création, jaillissement, renouveau perpétuel. Ici, les lois mécaniques, le déterminisme, la causalité sont inadéquats. Nous pouvons donc définir la matière, telle que nous la voyons, comme une constellation d’habitudes mortes, figées, stagnantes. Or, nous sommes, en majorité, des êtres d’habitudes pour lesquels on peut prévoir un comportement particulier dans telle circonstance. En psychologie on la retrouve en analyse transactionnelle avec les « élastiques ». D’une manière générale, nos habitudes nous évitent bien des réflexions, bien des interrogations et souvent même, nous ne changeons pas et demandons à l’autre ce qu’il faut faire. Erreur ! Lorsque nous nous laissons notre énergie, notre Flamme, notre Lumière s’exprimer, elle nous montre le chemin de la guérison au sens propre. Un petit « bobo » se cicatrise seul si l’on ne s’arrache pas perpétuellement la croûte. Elle nous permet de trouver les solutions auxquelles nous n’avions pas pensé. La loi essentielle de la Vie est une loi de renouvellement, de créativité pure, de changement. Rien n’est plus opposé aux processus de vie que la répétition et la routine mécanique, inconsciente. L’Initié s’attache à libérer le profane du joug de la servitude mentale dans lequel il se trouve plongé par la force d’habitude. Cependant, attention, l’habitude ciblée, conscientisée est un gain de temps dans la vie de tous les jours. Elle permet d’augmenter notre part de créativité, d’apprécier la vie. Par exemple l’habitude me permet de taper plus vite sur mon clavier sans réfléchir où se trouve telle ou telle lettre offrant ainsi un temps exploitable à ma créativité.

  

Nous pouvons considérer l’histoire de l’Univers, dont l’homme fait partie intégrante, comme celle d’une marche croissante vers plus de liberté, de créativité et de mobilité que rien ne doit réfréner. Il faut savoir comprendre ces deux forces qui s’affrontent en   nous : l’inertie des « forces d’habitudes » et le dynamisme de la force de la Vie. Ombre et Lumière…

 

Vaste programme.

 

Il est facile de suivre le sens du courant et de se laisser aller. Tous nous savons qu’en allant vers l’estuaire, il y a plus de courant et surtout plus de pollution. Le mieux, est de faire le contraire, de remonter le courant, c’est-à-dire aller à contre-courant : c’est plus difficile, c’est vrai, et pourtant l’eau est indubitablement de plus en plus pure près de la Source.

   

Le 30 mai 2010.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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