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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 14:22

  Préalable

Ici nous aborderons le domaine des relations. Nous allons aborder l’aspect de la dimension psychologique des individus lorsqu’ils cherchent à communiquer entre eux.

Les responsables pédagogiques ont progressivement compris que leurs actions ne pouvaient se limiter uniquement sur des connaissances biologiques ou par la mise en jeu des composantes technico-tactiques. Enclencher une dynamique de réussite nécessite de la part de l’entraîneur une compréhension des mécanismes psychologiques. Celle ci est sous jacente dans les processus relationnels qui vont conduire l’athlète, l’équipe sur le chemin de la réussite.

L’aspect relationnel prend ancrage dans la sphère des mécanismes en rapport avec l’affectivité. Or l’affectivité suscite trop souvent des réactions de méfiance. Ce concept – l’affectivité – ne se laisse pas facilement cerner. Par exemple :

Tantôt on en parle sous l’angle du plaisir – pas facilement analysable.

On parlera de relations affectives pour souligner des liens chaleureux qui unissent des individus entre eux.

Tantôt on en parlera sous l’angle d’un caractère angoissant pas facilement analysable non plus.

Lorsqu’il est question de conflit grave entre joueurs et entraîneur.

Le cartésien ne sait pas l’appréhender, c’est souvent un terme « suspect » comme tout ce qui touche à la psyché, une variable de trop qu’il vaut mieux mettre de côté pour mieux travailler sérieusement. Pour eux cette variable est du domaine de l’irrationnel. Comme tout ce qui est irrationnel, ces éléments ne peuvent déboucher sur l’élaboration de lois générales. Nous nous souvenons, lors de l’étude de l’évolution de la psychologie, de la volonté de dépasser les méthodes axées sur l’introspection, considérées comme trop subjectives et de ce fait ne pouvant prétendre constituer une orientation sérieuse à l’approche de la connaissance.

Ce concept reste souvent du domaine du flou, de l’irrationnel, du plaisir et qui, de ce fait, ne peut être retenu dans les travaux sérieux.

Or, à l’opposé, certaines orientations des savoirs, entre autres les courants psychanalytiques et, plus tard, les courants comportementalistes – les premiers répondant à la question du « pourquoi » ceci existe et les seconds répondant au « comment » agir – leur reconnaissent une importance décisive dans l’étude de la conduite humaine.

Il est certain que le maniement de cette variable n’est pas aisé. Il existe une nuance importante entre ceux qui en parlent et essayent d’en tenir compte et ceux qui se contentent d’une prise de position théorique vite démentie lors du passage à une pratique qui reste somme toute essentiellement technicienne et qui de ce fait évacue ce concept difficile à manier. Le décalage ente le « faire » et le « dire » témoigne de la difficulté à composer avec une affectivité qui interroge les relations entre les joueurs, athlètes, surtout entre joueurs et entraîneurs et donc l’entraîneur lui même.

 Dans ce chapitre, nous allons essayer de proposer des repères susceptibles de nous aider à mieux comprendre l’aspect relationnel au sein de la pratique sportive.

 1.Introduction

 Approcher les problèmes relationnels, que ce soit au travers de la conduite des individus dans leur vie de tous les jours ou, plus particulièrement, en situation de pratique sportive, c’est assurément mettre en évidence des processus de communication. Sans communication, la relation ne peut exister. Cette relation est-elle durable ? momentanée ? imposée ? Quels en sont les mécanismes sous- jacents ? En un mot, il va falloir aborder les problèmes concernant sa dynamique. Les interrogations étant levées, nous essayerons d’approcher de façon spécifique la dynamique de groupe.

2. Approche générale des processus de communication

a) Généralités

Nous disons que la relation qui s’installe entre individus s’appuie sur des mécanismes relatifs à la communication.

Communiquer suppose donc la mise en présence, lors d’une durée variable, d’au moins deux personnes.

On va parler alors d’un système accepté par tous où un émetteur propose un message sous diverses formes (ce message peut être verbal et/ou non verbal) et un récepteur qui reçoit ce message, le décode – donne une signification – et agit en conséquence. Il va de soi que chacun des interlocuteurs va avoir la position d’émetteur et de récepteur, à tour de rôle, s’ils le désirent. Ceci n’étant pas obligatoire, l’émetteur peut transmettre uniquement, le récepteur recevoir un message uniquement. Ex : un enseignant donne un ordre à son élève, l’enseignant est l’émetteur, l’élève le récepteur.

Si la communication suppose l’échange, celui-ci peut, selon les cas, se faire en sens unique.

Communiquer suppose l’élaboration d’un message qui soit compris, c’est à dire lisible, décodable, qu’il ait, pour le récepteur, une signification.

 Ex : un langage mal adapté qui ne correspond pas au niveau socioculturel du récepteur,

Une formulation laborieuse et peu claire

Un message proposé dans un contexte où le bruit, des parasites viennent troubler la

qualité du message.

Qu’est-ce qu’un parasite ? :

émettre un message verbal dans un brouhaha,

émettre un message pendant que ceux ou celui qui écoute(nt) sont/est absent(s),

émettre un message pendant que le récepteur est occupé ailleurs.

Pour qu’un message soit bien réceptionné et accepté, il est nécessaire qu’il soit « lisible », « compris », « crédible ».

La crédibilité du message fait référence à l’accord entre « ce que je dis » et « ce que je suis ». Autrement dit il faut qu’il

y ait une cohérence entre la communication verbale et la communication non verbale.

Qu’est ce que la communication verbale ? C’est celle que nous donnons par la parole, par le choix des mots, le ton et

le débit, que nous émettons.

Ce n’est pas la seule. Nous communiquons aussi, et même plus, par le non-verbal qui est un langage corporel ou

gestuel. Ce langage est plus important que le verbal parce qu’inconscient et donc révélateur. S’il y a incohérence

entre le mot dit par l’émetteur et sa gestuelle, ses mimiques, le récepteur le ressent comme maudit et le message est

perçu négativement par le récepteur.

Nous communiquons de différentes façons :

Transmission de la communication 

 

 

Canaux de la communication

Véhicules de l’information

Moyens de capter l’information

 

Information sonore

 

Sens de l’ouïe

Parole

Bruit

Crie

Silence

L’oreille

Ecouter

Entendre

Information visuelle

 

Sens de la vue

Image

Ecriture

Signal visuel

Gestes

Comportement

Mimiques

La vue

Voir

Information olfactive

 

Sens de l’odorat

Odeurs

Le nez

Sentir

Information tactile

 

Sens du toucher

Température

Aspect tangible

Caresse

Contact

Coup

La peau

Toucher

Information gustative

 

Sens du goût

Saveur le salé

le sucré

l’amer

La langue

Goûter

Information intuitive

La pensée

le Cerveau

« le 6° sens »

Ressentir

 

La communication passe par un ou plusieurs canaux à la fois. La cohérence de l’ensemble donne une signification crédible au message. Entre une opposition entre ce qui est dit - la parole , et la gestuelle, c’est la communication gestuelle qui est retenue. La communication verbale est consciente - en principe, la gestuelle inconsciente (comme l’information intuitive) et c’est elle qui est la plus signifiante, c’est elle qui permet de détecter les non-dits et, par conséquent, que l’on retient. Il faut savoir que nous communiquons à 75% avec le non-verbal et seulement à 7% avec la parole.

 Dans le domaine sportif, c’est la communication non verbale qui est privilégiée. On le voit très bien entre l’entraîneur sur le banc de touche et le joueur sur le terrain.

Parfois la communication passe par un seul canal et demande à être décryptée avec beaucoup d’attention : le dessin, la peinture ou la sculpture par exemple, ou demande une sensibilité comme la musique, la lecture. La communication téléphonique mérite une considération particulière à cause de son importance quotidienne.

 Enfin une communication, dont on ne parle pas, mais dont l’emploi est primordial, est l’intuitive. Pourquoi, comment peut-on dire qu’une personne est sympathique, antipathique ? C’est une communication qui passe d’une personne à une autre inconsciemment de l’émetteur au récepteur Qui ne s’est trouvé invité par un groupe et de ressentir un accueil chaleureux ou froid ? Le médium est inexistant. Face à une population qui baigne dans une éducation imprégnée de Taoïsme (Japon - Chine) l’Occidental se trouve souvent désarmé : aucun sentiment ne transpire de leur attitude. Chaque culture développe une communication particulière qui lui est propre. (cf PNL dans ce blog)

 D’où vient cette communication ? Elle provient de notre inconscience, de nos souvenirs, eux-mêmes rattachés aux différents niveaux de cette inconscience. On l’appelle notre 6° sens. Certains, on ne sait ni comment ni pourquoi, sont capables de « prévoir » des catastrophes naturelles. Des chiens sont habiles pour ressentir une crise d’épilepsie ou autre malaise chez leur maître bien avant que celle-ci ne se manifeste. Ce sens particulier, nous le conservons sous la forme que nous appelons « intuition ». Les femmes de culture animiste, travaille la terre avec leur tout jeune enfant sur le dos et sans couche culotte. Elles « savent » quand leur bébé éprouve la nécessité de faire leurs besoins. La psychologie cognitive développe profondément cet aspect.

Notre décodage se fait sur de multiples signes extérieurs auxquels nous attribuons une signification. La manière de se déplacer – raide ou chaloupée -, de bouger, de s’habiller, notre gestuelle avec les pieds, les mains, le port de la tête, nos mimiques, notre manière de parler – monocorde ou pas – font que nous donnons des renseignements complémentaires sur le contenu du message.

Une attitude rigide a tendance à être prise pour de la sévérité alors qu’un comportement plus souple induit des mécanismes d’attirance, de sympathie.

On va parler aussi de communication qualitative et quantitative.

L’aspect quantitatif peut se trouver révélé par la nature du nombre des échanges entre individus, alors que l’aspect qualitatif précise le niveau de communication et, en définitive, la force du lien qui se tisse entre individus.

Les niveaux mettent en évidence des mécanismes de neutralité, de rejet, d’attirance. Cet aspect est souvent inconscient, pas toujours.

b) approche théorique des concepts de groupe, de dynamique de groupe.

Si certains auteurs contestent l’existence du concept de groupe, prévalant que seules les relations entre personnes ont de la valeur, d’autres, au contraire, affirment le contraire. On peut dire qu’un ensemble de personnes réunies est beaucoup plus qu’une simple addition de personnes. (cf la logique ok mais laquelle sur ce blog)

C’est vrai aussi qu’aucun groupe ne ressemble à un autre. Cela est dû, certainement, aux personnalités qui composent les groupes, d’une part, et au motif qui les réunit, d’autre part. Les interactions entre membres le constituant définissent une originalité spécifique.

On peut préciser, s’agissant de groupe, 5 distinctions fondamentales : la foule, la bande, le groupement, le groupe primaire ou restreint et le groupe secondaire ou organisation.

·        La foule qui est un rassemblement spontané de gens qui ne se connaissent pas forcément,

·        La bande qui est un rassemblement de personnes sous la houlette d’un leader qu’ils se sont choisi ou accepté,

·        Le groupement qui peut être un rassemblement de personnes qui ont choisi un modèle de fonctionnement au sein d’un cadre choisi par ses membres (associations de sportifs, philosophiques, religieuses, etc…),

Le groupe primaire que nous allons étudier.

Le groupe secondaire ou d’organisation qui est l’exemple type d’une grosse administration ou grosse compagnie privée : fonctionnement au sein d’un cadre hiérarchisé et structuré.

Ces cinq types de groupe ont en commun plus ou moins fort un besoin d’appartenance à….

Proposons quelques unes des caractéristiques psychologiques qui distinguent les groupes :

·        Les interactions : échanges verbaux ou non. L’interaction définit le fait que chaque membre du groupe agit et réagit par rapport à tel membre ou au groupe entier de façon directe sans intermédiaire.

·         L’émergence de normes : on appelle « normes » des règles de conduites. Elles naissent à la longue dans un groupe primaire. C’est à dire qu’au fil du temps, le groupe se structure.

·         Existence de buts collectifs communs : résoudre un problème, survivre, effectuer une tâche, s’organiser défensivement, sont autant de buts du groupe comme tel. La communauté de buts est le ciment du groupe. (Association de défense des victimes d’attentats, Eglises, Associations philosophiques……)

·         L’existence d’émotions et de sentiments collectifs ; correspondant aux situations dans lesquelles se trouve le groupe et engageant à des actions et réactions collectives. (Association des Evadés de Guerre – après la dernière guerre de 39-45).

·         Emergence d’une structure informelle qui est de l’ordre de l’affectivité et qui est l’organisation et la répartition de la sympathie-antipathie (Informelle parce que non officielle et souvent non consciente).

·         Existence d’un inconscient collectif. Histoire commune vécue par le groupe, son existence collective, son passé sont sources de problèmes latents et de points « sensibles » qui, sans être présents à la mémoire actuelle, font partie de la vie du groupe et de ses réactions. (On peut le voir dans les régiments d’élite dont la bravoure se perpétue au fil du temps).

·         Etablissement d’un équilibre interne et d’un système de relations stables avec l’environnement.

A côté de ces facteurs psychologiques, on peut citer aussi :

·         La structuration (degré d’organisation interne et structuration des rôles)

o                                Ex : une foule                          --à degré faible

o                                Une équipe de sport collectif --à degré plus élevé

·         la durée de mise en présence : elle peut aller de quelques minutes à plusieurs années ;

·         le nombre d’individus le constituant

·         les actions communes, etc.

Pour G. GURVITCH le groupe se définit ainsi : « il n’y a groupe que si une certaine cohésion se manifeste au sein d’une collection d’individus. Le groupe est une unité collective réelle, qui repose sur des attitudes collectives, au sein de laquelle les formes de sociabilité présentent une cohésion relative et qui poursuit l’accomplissement d’une œuvre commune ». (cf les méfaits du groupe dans ce blog)

Cette approche met en évidence une donnée essentielle à tout groupe : le degré de cohésion. Cette cohésion est elle-même dépendante d’un certain nombre de facteurs que tout éducateur, habitué à vivre des situations groupales, peut facilement repérer :

·         le nombre d’interactions entre participants

·         les objections du groupe à court terme

·         la compétitivité du groupe vis-à-vis de l’extérieur

·         le besoin de sécurité des participants

·         le besoin de communication des participants

·         le besoin de prestige des participants.

Le groupe primaire ou restreint

Le degré de cohésion peut être apprécié par diverses techniques dont la plus connue est le test sociométrique qui aboutit à l’élaboration d’un sociogramme permettant « une vision claire et précise du degré d’organisation d’un groupe et de ses réseaux de communication » : Jacob Levy Moreno.

Le sociogramme est la technique qui permet de décrire et mesurer le jeu de force qui se trouve au sein d’un groupe.

Kurt LEWIN a légué à l’approche relationnelle le concept de dynamique de groupe (entre 8 et 30 personnes) qui cherche à mettre en évidence l’importance du groupe en tant qu’entité. Voir aussi les travaux de Léon Festinger.

Si l’un des éléments du groupe est modifié, c’est l’ensemble qui se modifie. Le groupe se présente donc comme le résultat d’interactions spécifiques, il possède sa dynamique propre. Ce terme de dynamique est à comprendre dans le sens qui lui est donné en physique : « étude des forces agonistes et antagonistes », c’est à dire que ce qui va être révélé sont des mécanismes d’attirance, de rejet, de neutralité, spécifiques d’un groupe observé et caractéristiques du dynamisme particulier de ce groupe cherchant à résoudre ses conflits.

Explications des mécanismes sous-jacents

Essayer de comprendre pourquoi des individus nouent des relations privilégiées ou s’opposent n’est pas chose aisée et signale souvent plusieurs facteurs : psychologiques, sociologiques, philosophiques, esthétiques etc. 

Une première approche d’origine psychanalytique explique, en partie, le processus comme étant le résultat de processus d’identification. C’est à dire que le sujet assimile un aspect, une propriété de l’autre et se transforme totalement ou partiellement sur ce modèle. Il faut savoir que la personnalité se constitue et se différencie par une série d’identifications. Ex. : à l’adolescence tel joueur ou artiste va devenir le « référent » d’un jeune. Cette vision insiste sur la permanence des données « affectives » dans l’établissement des relations entre individus. C’est à dire que l’on ne peut pas s’identifier à une personne que l’on n’aime pas. Par contre, lors d’un rejet, on trouvera une explication causale. « Je ne l’aime pas parce que… ».

On peut aussi avoir une explication, par la classe sociale d’appartenance, comme tente de le démontrer BOURDIEU. Des personnes se rencontrent, des groupes s’organisent, des relations se nouent parce que ces individus ont en commun le même « habitus » de classe.

Enfin dans une visée plus pédagogique, nous nous interrogerons sur la façon dont l’entraîneur peut intervenir pour modifier les relations dans un sens qu’il estime bénéfique.

La dynamique des groupes sportifs

Originalité des processus de communication dans le domaine sportif.

Les échanges verbaux ou  non verbaux entre équipiers ou adversaires sont très denses en phases de jeux.

Le langage corporel est à coup sûr privilégié dans le domaine de la pratique des A.P.S. Le joueur de sport collectif, sur un terrain, est pris dans un réseau d’informations multiples qui lui sont fournies par les adversaires, ses partenaires, le ballon, le terrain, sa situation par rapport à tous ces paramètres, et aussi par rapport aux informations de sa motricité. Il est obligé de décoder toutes ces informations afin d’apporter des réponses efficaces et adaptées.

Ex : le joueur de tennis qui, en cours de partie, décèle chez son adversaire une difficulté à se déplacer au fond du court, va chercher à jouer sur la défaillance de l’adversaire pour marquer le  point.

         Le joueur de rugby qui, balle à la main, se rue dans le camp adverse, va devoir immédiatement situer et anticiper le jeu de ses adversaires pour adapter sa stratégie et sa conduite pour marquer le point : « fixer » les joueurs adverses afin d’envoyer à l’essai son partenaire ; « taper » la balle en touche, etc….

Ce faisceau d’informations au sein duquel se trouve le joueur, l’athlète, fait du domaine de l’APS un lieu privilégié d’éducation de l’individu. En effet toutes les composantes de la personnalité de l’individu sont sollicitées en interaction.

·         Dimension intellectuelle : mise en jeu immédiate d’une stratégie fiable

·         Dimension motrice : une santé tant musculaire, nerveuse qu’osseuse

·         Dimension affective : au travers des sentiments (peur, joie, colère, tristesse)

·         Dimension motivationnelle et de volition qui transcende le joueur.

Comme on le voie, l’intégralité de l’être est engagée.

Nous retiendrons que dans l’APS, la communication gestuelle est privilégiée.

Incidences pédagogiques : la relation entraîneur – entraînés.

Position du problème :

La première partie de l’exposé, nous a permis d’aborder les problèmes relationnels d’une manière générale en montrant que ce qui était au centre de la relation se rattachait à la communication.

Maintenant nous allons aborder la relation entraîneur – entraîné.

Jacques CREVOISIER signale que si l’entraîneur doit se préoccuper de la forme physique de l’entraîné, de sa préparation tant physique que technique, il doit aussi maintenir un excellent état d’esprit dans l’équipe, exacerber la motivation des joueurs, mener les hommes, posséder un sens aigu des relations humaines.

Cet aspect déterminant, la dimension psychologique, mérite qu’on s’y arrête quelques instants.

Pour marquer les acteurs sportifs, nous avons

1)       les joueurs

2)       l’entraîneur

3)       et aussi l’environnement lié au joueur tant physique qu’humain. C’est pour cela qu’avant des matchs de grande importance, l’entraîneur s’enferme dans un endroit clos pour les ultimes entraînements.

Le rôle de l’entraîneur va être de développer un ensemble de réflexions et d’actions en vue d’améliorer les savoirs et savoir-faire (tactiques et techniques) et aussi l’amélioration des savoir-être. Sans motivation, pas de muscles !

Mais cela n’est pas suffisant. L’entraîneur doit aussi s’inquiéter des bons comportements entre les joueurs dans l’équipe.

L’attirance, le rejet, les mécanismes d’identification, de transfert existent sans arrêt au sein d’une équipe. L’entraîneur doit savoir non seulement analyser ses différentes forces mais aussi bâtir une équipe solide et ambitieuse afin de créer et satisfaire le besoin d’appartenance (cf Maslow) des joueurs à cette équipe là. S’il réussit, il résoudra sans difficulté les conflits potentiels dus au stress et aux enjeux et maintiendra un « excellent esprit d’équipe. »

 

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