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30 août 2017 3 30 /08 /août /2017 11:54

Lire la Bible selon le sens métaphorique change tout.

Ouvrons le Livre.

Si je m’arrête sur le personnage de Jean, il y en a deux ou trois.

Nous avons Jean-Baptiste.

L’expression Jean le baptiste est particu­lière à l’Evangile Selon-Matthieu, qui ne dit Jean-Iôannès tout simplement, que dans la scène du baptême de Jésus par Jean, qu’il démarque du IVe Evangile, que l’on avait au préalable interpelé (Mt : III, 13-17; —  Jn : 1, 29-38).

Selon Marc, Jean le baptiste ou le Baptisant (au génitif lettres grecques), que lorsqu’il refait le récit du Selon ­Matthieu, sur la scène de la décapitation (Mc: VI, 24-25; Mt : XIV, 8).

Quant au Selon Luc, il n’ajoute à Jean l’épithète le Baptiste, qu’une seule fois, dans le récit du message de Jean à Jésus.

Le Christ, Jean, Apollos, Saint-Paul. — En plus des Évangiles, il y a la première Épître aux Corinthiens, les Actes des Apôtres, documents de la fin du II° siècle, qui n’ont été fabriqués que pour sophistiquer l’histoire du Christ et de ses « disciples », aux origines, qui se souviennent, avec un salut en passant à Jean l’apôtre, de la grande figure du Baptiseur Jean. Ils nous content, en effet, l’histoire étrange d’un Juif d’Alexandrie qui exploite le baptême ; il s’appelle Apollos. Bien que « n’ignorant rien du Christ », disent les Actes, cet Apollos baptise-t-il au nom de Jésus ? Aucunement. Il baptise au nom de Jean. Et encore n’est-on pas très sûr qu’il s’agisse expressément du Baptiste dont le qualificatif n’est pas donné. N’insistons pas. Pourquoi Apollos baptise-t-il au nom de Jean, si Jean n’a pas été le Christ ? Ainsi, on aperçoit, dès les Actes des Apôtres et l’Épître aux Corinthiens, bien avant que les Évangiles actuels soient faits, que la vérité historique sur le Christ est contenue dans le per­sonnage de Jean. Et si Paul intervient c’est pour essayer d’effacer cette vérité historique.

Les Évangiles ensuite ont romancé pour Jean, escroqué de son rôle de Christ, une personnalité et une carrière à part, trans­portant le christat de Jean, crucifié par Ponce-Pilate, à un être de fantaisie, Jésus-Christ, fabriqué aux confins des II° et III° siècles, avec la peau de Jean où l’on fait entrer le dieu Jésus.

Quant à Jean, — « car enfin faut-il bien que je sois quelque chose ? » dit Sosie, quand Mercure lui vole son nom avec sa ressemblance, — il rétrograde au rôle de Précurseur.

Change et mystification !

Cette question : « Jean fut-il le Christ ? » que j’ai résolue par l’affirmative dans l’Enigme de Jésus-Christ, dont j’ai fait état dans « l’Enigme de Jésus-Christ » nous dit Daniel Masse.

Que nous disent les dates :

1° L’an 1er est l’an 754 de Rome, d’après les calculs du moine Denys le Petit et admis pour la chronologie, comme étant la date de naissance du Christ. Fausse !

Et l’on peut affirmer que, « en ce temps-là », c’est exactement l’an 15 de Tibère. La seule phrase qui nous reste de l’Évangile de Marcion, la première, dit que « l’an 15 de Tibère, Jésus descendit du ciel ». Dans la chair du Iôannès, évidemment. Ce simple rapprochement permet de comprendre comment on a pu dédoubler ce Iôannès en deux personnages biologiques bien distincts, Jésus et Jean, mais combien il devient difficile alors de faire de l’un le précurseur de l’autre.

3° Seulement, l’an 754, choisi comme date de la naissance du Christ, est erroné. Et cette date, le moine Denys-le-Petit ne l’a choisie que pour jeter une confusion de plus dans l’histoire. A l’époque où il a fait son beau travail (VIe siècle), les Évangiles sont, dans l’ensemble, achevés. Si on les retouche, ce sera seulement pour des variantes. Toujours d’actualité, les discussions sur les deux natures ou hypostase que Jésus-Christ représente en temps qu’ambiguïté, proviennent de ce qu’on a incarné dans le Messie-Juif Iôannès, le Logos ou Verbe, le dieu Jésus.

Nous sommes en 784 de Rome, 30 de l'ère vulgaire. On découvre un Jésus-Christ, âgé d'environ trente ans, qui débute son sacerdoce. Or St Augustin et Lactance – pour l’église - avaient annoncé ce début de sacerdoce 2 ans plus tôt ; quant à Luc, dans son évangile, il le situe 6 ans plus tôt. Reprendre les écrits de Daniel Masse ou de Robert Ambelain pour la suite. La maladresse des scribes ecclésiastiques passe les bornes, le concile de Nicée est encore loin :

  • Si l'on retranche 30 de 784, on obtient 754. Seulement en 754, Hérode le Grand est mort depuis 4 ans, et St Mathieu fait naître le Christ aux jours d’Hérode.
  • Luc, lui, le fait naître au recensement de Quirinus, en 760. Il n'aurait eu en 784, que 24 ans... et non 30 au moment où il commence à être connu.
  • Fausse est donc la date de 754 comme la date de naissance de Jésus, donnée par Denys le petit.  Fausse la naissance à la date de 760 (recensement Quirinus)
  • crucifixion d'un nazaréen en 782 est racontée, en 787, date où Jésus aurait 33 ans, il est mort depuis cinq ans, donc fausse est la date de 782 (consulat des deux Gémirrus) comme date de crucifixion.

C’est donc une succession de faux que nous délivre l'Eglise. Les "Synoptisés", que les scribes religieux ont composés à leur gré, révèlent toute l'imposture.

L’Eglise a arrangé les évangiles. Si le Jésus Christ des évangiles était mort en 782, crucifié comme selon Luc le fait naître en 760, il serait donc mort à 20/22 ans. L’Eglise ne peut se dépêtrer du filet de mensonges qu'elle a tissé.

Quand il a fallu mettre le texte en harmonie avec le dogme de la Résurrection, l'aveu sur la crucifixion eut lieu un mercredi, 14 nisan 788, onzième jour de la lune, jour de la préparation de la Pâque, à la sixième heure (midi) et non pas le vendredi 16 nisan 788, treizième jour de la lune, de sorte que la prétendue résurrection (enlèvement du corps au Golgotha) tombe le vendredi 16 nisan 789 et non le dimanche 18, ainsi que le prétend l'Eglise, d'après les évangiles synoptisés.

Les scènes du jugement, de la crucifixion, de la résurrection dans les synoptisés, ont été manifestement composées dans l'intention de confondre le jour de la préparation de la Pâque, et la Pâque avec la préparation du Sabbat, et le Sabbat pour faire croire que le Christ, mué en Jésus Christ, a célébré et institué la Cène, (que n'a pas le IV° évangile) la veille de la crucifixion, peu avant son arrestation, alors qu'il s'est écoulé 40 jours, qu'il a passé en prison, entre l'arrestation et la crucifixion.

Bon il faut arrêter là si l’on veut trouver quelque chose. Nous le voyons le Nouveau Testament, pourtant très riche en symbolismes, peut remettre notre démonstration en absurdité.

Lorsque le courant est équivoque, il vaut mieux le remonter à la source où l’eau est pure

Prenons par exemple la Prière Dominicale.

Notre Père (idée du Cosmos, de la verticalité)

Déjà, dans ces deux premiers mots, un grand message. « Notre » dit explicitement que nous formons qu’une seule race, notre quintessence est identique à tous. Bien que nous ayons un corps de mammifère, nous avons ce quelque chose que les autres mammifères n’ont pas : un esprit développé, certains diront une étincelle spirituelle. La plupart des Maçons s’accordent à dire que ce quelque chose est le G.*. A.*. D.*. L.*. U.*. Ce que tous les paléontologues confirment d’une part et que Pythagore, 600 Av- JC enseignait déjà. Le Père est donc cet esprit qui nous est commun au tout exprimé. Le Père peut selon les scientifiques que la physique quantique être l’Energie qui se manifeste par les vibrations de différentes façons.

Qui est aux cieux (on reprend ici le symbolisme de l’arbre et de l’ascension vers le ciel)

Pour Jung, il existe un inconscient collectif – qui serait dénommé ici par « cieux » - et nous baignons dedans. Ainsi que le poisson est constitué à 70% d’eau, baigne dans l’élément eau. Ainsi l’homme baigne dans l’élément « esprit » siège de nos pensées trop souvent inconscientes. Chaque détail, chaque incident heureux ou malheureux de notre vie est la manifestation, l’expression de nos pensées. Freud l’a démontré et ses suiveurs sur ce terrain ne l’ont jamais démenti. Il rejoint les grands mythes archétypaux que le Maçon apprend à décrypter par les symboles. Il faut donc être conscient que la manifestation provient de la Cause : la pensée. Chaque Initié sait qu’il peut changer l’orientation de sa vie en changeant ses pensées. Il en a le choix.

Que ton nom soit sanctifié (notion de saint = énergie dont les valeurs nombre sont identiques)

Je ne reviens pas sur le long développement que j’ai donné sur le « nom » dont l’isopséphie nous en donne la synthèse. Nous voyons néanmoins que le nom est sanctifié – saint - c'est-à-dire qu’il est énergie. Nous venons de voir que l’effet est toujours de même nature que la Cause qui le produit. Lorsque le potier, à partir de la glaise, façonne un plat ou un vase, il fait deux objets différents qui, pourtant, ont la même origine. Cette règle psychologique est immuable. Il nous est indispensable de connaître, de nous reconnaître, de savoir qui nous sommes.

A cet effet, le Franc-maçon apprend, par ses propres études, et à travers une exigence de soi exemplaire, qu’il doit pratiquer les 3 principaux principes qui sont des lois et des devoirs - de Tolérance, de Fraternité et d’Amour entre tous les humains, quelles que soient leurs croyances. Pour cela, il doit emprunter son chemin initiatique personnel qui lui ouvre la voie à l’Art Royal, celui de l’art de se bien construire en toute conscience de soi, que tout enseignement nous fait découvrir à partir de ces 3 principes de base :

 -1. Principe de Causalité, en recherchant l’origine de toute chose ;

-2. Principe de Finalité, en recherchant le but ou le sens de toute chose ;

-3. Principe de Raison, en recherchant la raison d’exister de toute chose.

Or, l’avantage de cette Ecole de la Vie est justement d’offrir à l’Initié d’aborder ces questionnements philosophiques qui le poussent à rechercher le sens de sa vie sur Terre. Il commence par prendre conscience qu’« il est là » et que s’il est là, il doit chercher à comprendre « pour quoi faire ? ». Cela signifie bien que la vie est perdue pour celui qui ne cherche pas à comprendre le sens de sa vie : il vient sur Terre et il meurt sans avoir compris pour quoi il a vécu. Naître, paraître, disparaître. Et c’est, malheureusement, le cas de la grande majorité des hommes…

Nous comprenons donc qu’ici, il est de la plus haute importance de comprendre ce que sont ces mythes archétypaux, ce qu’est ce langage symbolique, car, tout, chez l’homme est symbole. En ceci, de la naissance de la psychologie – Freud, Jung etc - qui ne date que d’un siècle rejoint ce que les grandes Civilisations, dont la bibliothèque d’Alexandrie était le dépositaire où venaient s’abreuver tous les grands Initiés.

Que ton règne vienne : que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Il est fait référence au symbole d’Athéna issue du culte chthonien et qui s’élève à la place dominante du culte ouranien.

L’homme, en tant qu’esprit identique au G.*.A.*.D.*.L.*.U.*. , est donc capable de créativité, de manifester celle-ci et qu’il doit le faire. Ce qu’il pense, ce qu’il imagine, ce qu’il suppute, ce qu’il se représente dans sa tête (au ciel) il se doit de le manifester, de l’exprimer, de le concrétiser (sur la terre). C’est son rôle ici-bas. Athéna par le nombre 49 qui le symbolise,  indique que l’Homme vient avec l’esprit de vie – et aussi d’épreuves – qu’il s’en désunit en allant vers la spiritualité, la connaissance de soi et des choses. Nous entrevoyons le message d’Hermès, la Table d’émeraude, «  tout ce qui est en bas est comme tout ce qui est en haut », le symbolisme de l’arbre retourné les racines au ciel et le feuillage en terre. Ce symbole se trouve dans l’Abbaye Saint Victor à Marseille.

Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien.

 Le pain est le symbole de la créativité de l’homme. Il est surtout le symbole de vie issu des éléments terre, eau, air et feu donc des éléments créés par la volonté et l’énergie du créateur ici-bas : l’homme.

Nous connaissons les préceptes Maçonniques : demande et on te donnera, frappe et on t’ouvrira. Oui mais quoi ? Notre esprit est la source de notre créativité, il faut sans cesse le solliciter. C’est dans l’imaginaire, l’étude, la réflexion que l’homme s’affirme, que le « pain » se manifeste. Le pain étant pris ici en termes de production de l’Homme. Toute concrétisation de la créativité est « production ».

Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. (Pardon = amour – l’un et l’autre terme ont le même nombre symbole : 53)

Qui n’a jamais entendu parler des complexes d’infériorités, des complexes de culpabilités ? Qui n’a jamais ressenti un regret de n’avoir pas fait ici et maintenant ce qu’il devait faire ? Qui n’a pas pensé à des actes manqués ? Tout cela cause d’énormes dégâts que notre subconscient enregistre et qui nous manipulent tant que nous n’en sommes pas conscients. Qui n’a jamais entendu parler du lâché prise ? Qui n’a jamais entendu parler du «  tu n’y es pour rien », du « ce n’est pas de ta faute – à toi ». C’est une grande règle de la psychologie que les thérapeutes enseignent à leur patient. C’est souvent dans le pardon qu’à lieu la catharsis. Encore faut-il en prendre conscience.

Ne nous induis pas en tentation ; mais délivre-nous du mal.

Pour celui qui est croyant en la parole du Vatican, cette phrase est ambiguë et porte à la controverse. Si Dieu est saint, que nous sommes identiques à lui comment peut-on être tenté ? Il existe donc plusieurs versions à cette phrase. Là n’est pas son intérêt, comme nous l’avons vu. Le « véhicule », qu’est Jésus, nous enseigne autre chose.

Oui, un grand savoir qui répond à « d’où nous venons » ou du moins « ce que nous sommes », une grande conscience de notre fonctionnement entraîne une grande responsabilité envers nous-même et envers notre environnement. Le premier commandement de l’Homme n’est-il pas : « Je suis le premier juge de mes pensées, de mes paroles, de mes actes et le premier responsable de leurs conséquences ! » ? Notre intuition de la Vérité, si faible soit elle, est un dépôt sacré qu’il ne faut pas trahir. Celle-ci est multiple et cette première acceptation nous permet d’accroitre notre Connaissance. Les anciens mystiques étaient si conscients de ces dangers qu’avec leur don de l’allégorie, ils ont représenté l’Impétrant sur sa route ascendante comme un voyageur arrêté à chaque étape du chemin et soumis à l’épreuve avant d’aller plus loin. Cette sagesse fut transmise sous le « couvert » avec les premières Loges appelées « Dar el Echm » (Maison de la Sagesse) qui comprenaient les trois degrés d’initiation. D’Egypte, ces quelques initiés devinrent un peuple - les Druses - en Syrie et au Liban où se trouvaient déjà de nombreuses Commanderies du Temple.  

Il n’y a rien ici de révélation, seulement une antique sagesse comportementale que le Maçon perpétue par l’étude de lui-même à travers le symbolisme.

Comme nous venons de le voir, il est important de se Reconnaître – naître à nouveau en conscience -  afin de connaître l’Autre, un autre nous-même.

Un des moyens les plus usité est l’étude de la symbolique maçonnique qui a l’heur d’être opératrice. C’est à dire que la compréhension amène à la compréhension du macrocosme et du microcosme : tout est lié. Comprendre le symbole EST se comprendre.

 C’est en étant « SOI » que l’individu œuvre dans et pour son environnement car il est conscient que par son action, l’induction sera bonne pour l’ensemble. N’est-ce pas là la mission du Maçon ?

J’ai dit.

 

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