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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 18:56

Pourquoi je ne peux plus être socialiste aujourd’hui ?

Etant donné que la majorité – très importante – n’a pas de connaissance en économie ni en sociologie, il est nécessaire d’aborder quelques notions afin d’attirer son attention. Lorsque nous allons aux urnes, chacun vote en fonction d’un ressenti et de ses connaissances et non des enjeux cruciaux auxquels la France est confrontée. Voilà pourquoi aujourd’hui la France qui a inventé la Révolution et chante la Marseillaise n’est plus crédible sur le plan diplomatique en Europe ou sur le plan mondial. Les gens suivent les leaders qui gagnent, jamais les loosers !

Hier, nous sommes en 1789, d’un côté les nantis, de l’autre les manants. C’est eux qui nourrissent et protègent les nantis que sont les Nobles et les Prince de l’Eglises (ceux qui sont habillés de rouge ou ont une mitre). Les manants – le Tiers Etat - sont ceux qui produisent la nourriture, qui commercent, qui sont la richesse de la France. Aujourd’hui les nantis sont ceux que la République protège dans les Administrations tant d’Etat que Régionales, communément appelé le « mille-feuille » administratif – deux fois plus important en France qu’en Allemagne pourtant moins peuplée de près de 20 millions d’habitants que sa voisine.

Il y a là deux blocs qui se dressent l’un envers l’autre et qui occasionne un ras le bol insupportable.

La Première, II° République seront la figure de proue du modèle socialiste qui prend fait et cause des manants. La III° République organisera la démocratie et le Parti Socialiste sera puissant.

On ne peut que remercier ce Parti socialiste d’alors d’avoir permis à la France et ensuite à l’Europe et au monde d’avoir porté le Flambeau de la démocratie et avoir organisé la Liberté de pensée et d’entreprendre, l’Egalité de tous devant la loi et mis en place des outils pour favoriser la Fraternité. L’ONU rend hommage à ces grands Socialistes, tout comme l’Europe.

Mais voilà la III° République est morte avec l’avènement de la Francisque et du Pétainisme. C’est la débâcle de 1940 et l’Appel du 18 juin de Charles de Gaulle.

Le retour de la Paix trouve une France détruire, à reconstruire, et face à une guerre froide. Le Parti socialiste est face à des revendications sociales et la poursuite des travaux sociétaux : mise en place de la sécurité sociale, de la CAF, des retraites, et aussi à des guerres coloniales – le Vietnam demande son indépendance et bientôt en 1954 l’Algérie commence sa guerre d’indépendance qu’elle obtiendra en 1962. Suivront le démaillotage de l’Empire français.

Et surtout nous avons la Révolution industrielle. Cette révolution qui commence en Angleterre va se propager dans toute l’Europe, aux futurs USA, puis dans le monde occidental, en enfin à partir de la fin du XXème siècle à l’ensemble du monde en général.

Lorsque la croissance du PIB augmente plus vite que la croissance démographique, elle s’accompagne d’une augmentation du niveau de vie moyen de la population, mesuré par le rapport du PIB/population total (PIB par habitant).

Évolution sur une longue période. C’est un phénomène inégal.

La croissance du PIB par habitant :

De 1820 à 1950 est de 1.35 en France et 0.037 en Chine

De 1950 à 1973 il passe de 5.05 en France et de 5.01 en Chine

De 1998 à 2007 il passe de 2.2 en France et de 8.9 en Chine

Il montre que la France du début de l’ère industrielle fait un bond en avant formidable. Les syndicats sont puissants et les tractations entre le monde du travail et les capitalistes sont à couteaux tirés car chacun veut jouir de la montée en puissance économique. Là encore, la philosophie de la politique est une philosophie entre ceux qui possèdent et ceux qui veulent jouir des retombées économiques. C’est l’époque du travail à la chaîne, du Fordisme. L’homme est réduit à une machine intelligente, soit, mais ce travail l’abrutit. Qu’importe, il a des compensations, des vacances, une meilleure couverture santé, la retraite 65 ans, un allongement de la vie. Pour la petite histoire, la durée de vie d’un Français en 1950 est d’environ 64 ans et tourne autour des 80 ans aujourd’hui.

Si la division du travail peut-être une source de gains de productivité, elle comporte aussi un certain nombre d’effets pervers qu’A. Smith lui-même souligne :

« Un homme dont toute sa vie se passe à remplir un petit nombre d’opérations simples, dont les effets sont aussi peut-être toujours les mêmes ou très approchant les mêmes, n’a pas lieu de développer son intelligence ni d’exercer son imagination à chercher des expédients pour écarter des difficultés qu’il ne rencontre jamais ; il perd donc naturellement l’habitude de déployer ou exercer ces facultés et devient en général aussi stupide et aussi ignorant qu’il soit possible à une créature humaine de le devenir… »

Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations. 1775.

Nous sommes dans une confrontation, du donnant donnant. Chacun a devant soi l’ennemi à abattre. C’est la montée en puissance du Parti communisme et toute la France lit Marx mais aucun ne lit Weber ou a entendu parler de Schumpeter.

Actuellement, qui en France possède un Bac Economie et social ? Très peu de gens. L’Economie en France est une matière qui n’apporte pas d’espoir. La France est très forte en mathématique d’une part et d’autre part notre culture chrétienne met en valeur les lettres, la philosophie. Et pourtant tous ceux qui font leurs preuves entre dans les Ecoles de Commerces prestigieuses et ensuite s’installent à l’étranger : USA, Chine, Moyen-Orient, les pays de la BRIC en sommes, ceux qui montent en puissance économique, mais ne restent pas en France. Pourquoi ?

Or, aujourd’hui, que l’on accepte ou pas, toute politique est gouvernée dans le monde par rapport à l’Economie, à l’argent qui symbolise le sang de l’économie de marché. Mais notre politique française est TOUJOURS basée les acquis de la II° révolution industrielle qui s’est éteinte en 1970. Nous vivons avec plus de 40 ans de retard. Qui a entendu parler des cycles de Kondratiev, des cycles Juglar. Pour 90% des votants à la Présidentiel se sont des « gros mots » ou ces termes ne signifient rien et pourtant tel que notre subconscient, ils nous manœuvrent. Il serait temps d’en prendre conscience.

Dans notre histoire contemporaine, nous constatons que les 30 Glorieuses sont bien dans la croissance mondiale de 1945 à 1973 quand survient l’augmentation du baril de pétrole qui passe de 3$ à 12$ et sonne le glas de la croissance économique européenne.

Comme le Français est nul en économie et ne comprend donc pas ce qui se passe, il va se jeter dans les bras du démagogue Mitterrand en 1981. 1979 est l’année où l’on passe de l’ère des 30 Glorieuses (l’ère du Taylo-Fordisme) à l’ère du Toyotisme pour arriver à la bulle du net. En France, entre 1970 et 2013, nous creusons nos déficits et depuis cette date, jamais nous ne retrouverons un budget en équilibre. Notre maintien dans une certaine euphorie économique, nous l’achetons par des emprunts sur le marché monétaire. Entre 2000 et 2013, nous constatons une évolution quelque peu chaotique d’une remontée de la croissance : diminution, sur le plan mondial du nombre de pauvres.

Or tout étudiant en Economie et sincèrement critique doit se demander comment nous pouvons encore fonctionner correctement avec des tels incompétents, remarquable seulement par leur incurie, au Gouvernement depuis le 6 mai 2012.

Il est vrai que ce terminal en ES a un autre chalenge devant lui : avoir le Bac et après poursuivre ses études qui iront au-delà de la fin du Présidence Hollande ou hors de France.

Ce socialisme de confrontation n’a plus lieu d’être, nous avons quitté la seconde révolution industrielle en 1970. Même Mitterrand a dû, après 18 mois d’aveuglement, se résoudre à accroché la France à l’Europe. Traité de Maastricht signé par l’ensemble des Etats membres de la communauté économique européenne le 7 février 1992, entre en vigueur le 1er novembre 1993. Ce traité est l’acte de la mise en route de la nouvelle monnaie « l’Euro » qui deviendra effective dans le porte-monnaie en 2002.

Que nous le voulions ou pas, la France est devenu une province européenne depuis la signature du Traité de Lisbonne et surtout depuis le mars 2013 où elle doit montrer à l’Autorité compétente sa feuille de route budgétaire. C’est ce que l’on a appelé la fameuse « règle d’or ». L’accord a été signé par le Président Hollande lui-même au début de sa Présidence. Comme le Président Sarkozy était d’accord pour la signer s’il poursuivait son mandat à la tête de l’Etat, cette « règle d’or » a l’approbation des partis politiques de l’UMP, du Parti Socialiste, du Modem, des Verts, c’est-à-dire plus de 70% des Français représentés. Seuls le Front nationale et le Front de gauche n’adhèrent pas.

Alors je pense qu’il est temps que le Parti socialiste prenne conscience que sa voie n’est plus celle de ses prédécesseurs et prenne la mesure du monde d’aujourd’hui. Voilà ce que disait, déjà à son époque Jean Jaurès qui était un précurseur, dans la Dépêche du Midi :

« Il n’y a de classe dirigeante que courageuse. À toute époque, les classes dirigeantes se sont constituées par le courage, par l’acceptation consciente du risque. Dirige celui qui risque ce que les dirigés ne veulent pas risquer. Est respecté celui qui volontairement accomplit pour les autres les actes difficiles ou dangereux. Est un chef celui qui procure aux autres la sécurité en prenant pour soi les dangers.

Dans la moyenne industrie, il y a beaucoup de patrons qui sont eux-mêmes, au moins dans une large mesure, leur caissier, leur comptable, leur dessinateur, leur contremaître. Ils ont avec la fatigue du corps, le souci de l’esprit que les ouvriers n’ont que par intervalles. Ils vivent dans un monde de lutte où la solidarité est inconnue. Jusqu’ici, dans aucun pays, les patrons n’ont pu se concerter pour se mettre à l’abri, au moins dans une large mesure, contre les faillites qui peuvent détruire en un jour la fortune et le crédit d’un industriel.

Entre tous les producteurs, c’est une lutte sans merci ; pour se disputer la clientèle, ils abaissent jusqu’à la dernière limite, dans les années de crise, le prix de vente des marchandises, ils descendent même au-dessous des prix de revient, ils sont obligés d’accorder des délais de paiement démesurés qui sont pour leur acheteurs une porte ouverte à la faillite et, s’il leur survient le moindre revers, le banquier aux aguets veut être payé dans les 24 heures.

Lorsque les ouvriers accusent les patrons d’être des jouisseurs qui veulent gagner beaucoup d’argent pour s’amuser, ils ne comprennent pas bien l’âme patronale. Sans doute il y a des patrons qui s’amusent mais ce qu’ils veulent, avant tout, quand ils sont vraiment patrons, c’est gagner la bataille. Il y en a beaucoup qui, en grossissant leur fortune, ne se donneront pas une jouissance de plus ; en tout cas, ce n’est point surtout à cela qu’ils songent. Ils sont heureux quand ils font un bel inventaire, de se dire que leur peine ardente n’est pas perdue, qu’il y a un résultat positif, palpable, que de tous les hasards, il est sorti quelque chose et que leur puissance d’action est accrue.

Jean Jaurès créateur du journal « l’Humanité ». Extrait de la Dépêche de Toulouse

Or ce Gouvernement base son économie sur les préceptes de Keynes. En effet, lors de la crise de 1929, grâce à ses conseils auprès de Roosevelt, il permit de résorber la crise. Keynes révolutionne les finances publiques en affirmant que l'État doit - si les circonstances l'exigent - faire exactement l'inverse de ce que font les agents économiques : lorsque le revenu national baisse, que les dépenses privées diminuent, l'État soutient l'économie en injectant des dépenses supplémentaires. Cette injection soutient la demande effective qui influe à son tour sur le niveau de production, et, par voie de conséquence, sur l'emploi.

En augmentant la demande (augmentation des fonctionnaires, des prestations), on injecte de l’argent qui accroit la dépense des ménages et permet, en principe, de maintenir la rentabilité des entreprises, facteur de croissance économique. Mais on ne tient pas compte du sophisme de la vitre cassée qui est un des «sophismes économiques » décrits par l’économiste Frédéric Bastiat.

En 1981, le pouvoir Socialiste permet à des nouveaux fonctionnaires d’injecter des millions dans l’économie et ceux-ci achètent des produits nouveaux que les entreprises françaises ne fabriquent pas… (Magnétoscopes et autres produits d’origine japonaise) Il en est de même en 2013 où la 5°révolution industrielle, née en 1971, qui est celle des microprocesseurs et des technologies de l’information et de la communication ne se trouve pas – ou si peu – en France affaiblit tant la France et l’Europe. Qu’importe les socialistes d’arrières garde ont raison, ils sont le gardien du dogme, et Monsieur Hollande garde le cap. Il poursuit la méthode Keynes qui est une économie de la demande alors que le reste du monde – dont l’Allemagne – fait une économie de l’offre et prennent en considération les problèmes des entrepreneurs comme Jean Jaurès qui admire ses découvreurs de gains et de richesse pour tous. Il est aberrant aujourd’hui d’entendre les syndicats vent debout demander la fermeture de magasin le dimanche ou dès 20 h en France alors qu’ailleurs en Europe – en Italie par exemple – tous les magasins sont ouvert le dimanche et même toutes les grandes surfaces qu’importe la taille.

Pourtant il y a de timides modifications relationnelles entre le syndicalisme et le patronat. Leurs sorts sont liés et le syndicat en prend conscience. Le syndicat prend acte qu’il est devenu le représentant du capital humain qui négocie avec le représentant du capital financier. Et depuis quelques mois, des accords au sein de l’entreprise prennent forme afin d’éviter la fermeture de PME/PMI. Ouf, ce syndicat-là tourne le dos au Parti socialiste ambiant, il devient intelligent et pragmatique. Il prend conscience que la France est une région à fort potentiel qui doit se battre dans une économie mondialisée.

Là encore notre adulte qui va déposer son bulletin de vote n’a jamais entendu parler de Ricardo ? La politique de l'offre : La réflexion économique avait déjà pointé l'importance de l'offre dans le jeu économique : Ricardo et Jean-Baptiste Say avaient largement exploré ce thème. Ainsi la Loi de Say (dite aussi «Loi des débouchés») pose le principe selon lequel « l’offre crée sa propre demande ». Dit autrement, « c’est la production qui ouvre des débouchés aux produits ». Nous ne pouvons que constater que le retour des USA vers la croissance se tient dans l'industrie des NTC (l’i-pad à la pomme) et de l'exploitation du gaz de schiste, Regardons ce qui se vend pour les fêtes de fin d'année 2012 : les tablettes,,, les i-phones, i-pads, qui ignore encore ce qu’est le « cloud » le G4, toute l’industrie est basée maintenant sur l’informatique, la domotique…

Adam Smith (1723 – 1790) et David Ricardo (1772 – 1923) ont démontré l’intérêt de réduire le protectionnisme. Pour les partisans du libre-échange, l’ouverture et l’insertion dans les échanges ne pouvaient que favoriser la croissance économique. Ricardo dans son ouvrage « la Théorie des avantages comparatifs » démontre la supériorité économique de la division internationale du travail et donc l’intérêt pour chaque pays de participer aux échanges internationaux ». Deux siècle plus tard, s’il est avéré que le commerce a favorisé le développement, la question d’une régulation à l’échelle mondiale se pose afin d’éviter les effets pervers d’une mondialisation sans entrave.

Pour ses partisans, le libre-échange est un jeu à somme nulle ou positive et la spécialisation internationale accroît « la richesse des nations » qui y participent.

Nous ne pourrons plus revenir en arrière. Nous devons avoir foi au devenir et surtout que la politique socialiste actuelle se mette enfin au modernisme. Mais voilà, ce Gouvernement dit et fait le contraire de ce qu’il dit. Voilà le discours de Monsieur le Président Hollande le 13 novembre 2012 :

"Je connais bien la pensée socialiste, je l'ai étudiée pendant des années avec lucidité et en même temps espoir !", s'est-il d'abord amusé, lors de sa conférence de presse mardi 13 novembre. "Il y a toujours eu deux conceptions, une conception productive – on a même pu parler du socialisme de l'offre – et une conception plus traditionnelle où on parlait de socialisme de la demande", qui vise à soutenir la consommation des ménages, a-t-il ensuite expliqué après une question sur la baisse du coût du travail pour soutenir l'emploi.

"Aujourd'hui, nous avons à faire un effort pour que notre offre soit consolidée, plus compétitive et je l'assume ! Et en même temps, nous devons préserver la demande et faire la mutation, c'est-à-dire comprendre que le monde est en train de changer, que la transition vers une nouvelle façon de produire, de consommer, de nous transporter est en marche. Et c'est là que nous devons nous enrichir d'apports qui sont ceux de tout notre environnement. Nous devons faire cette révolution", a-t-il conclu. -novembre 2012.

Mais notre Président socialiste n’assume pas et reste dans une politique de la demande, une politique de prélèvement d’impôts, d’asséchement des capitaux tant sur le plan de l’entreprise que sur le plan des ménages ! La grogne ressemble à celle des Français de 1789. C’est que nous démontre les « bonnets rouge » les « Pigeons » etc.

Mais le Président Hollande a un allié de taille et cet allié a fait du bon travail durant le règne de Mitterrand, c’est le Front National. Pour mieux comprendre il faut se pencher sur les travaux du Chercheur Gilles Ivaldi à l’Université de Sophia Antipolis (o6) et des écrits de Pierre Antoine Delhommais.

Jean Marie Le Pen connaissait bien le défunt Président Mitterrand, ils ont fréquenté les mêmes filières politiques d’avant et juste après-guerre. Il se rappelle que Mitterrand a été décoré de la Francisque par Pétain. Cela crée des liens. Tout comme sa fille aujourd’hui, l’économie est pour eux, comme beaucoup trop de Français, de quelque chose d’ennuyeux, voire d’abscons dans le jeu politique. Chez eux, le Front National comme au Parti socialiste, l’économie n’a rien à voir avec le JOUJOU des enjeux politiques, c’est un monde à pars et ils n’y comprennent rien à rien. Sauf que les Français pâtissent de ces « JEUX » politiques. L’un est l’autre sont des opportunistes qui savent surfer sur la vague du désir des Français, sur leur peur, sur leur incompréhension. Si l’on regarde les projets politiques du FN, ils sont en constantes modifications selon l’air du temps et des idées. Dans les semaines qui vont suivre, observez la propagande du FN, elle va se modifier. Le vent est en train de tourner.

Seuls restent le rejet de la mondialisation – comme nous l’avons vu irréaliste – et le rejet de l’Europe et qui est aussi irréaliste. L’un et l’autre sont d’un autre âge et une France refusant le commerce international en l’espace d’un semestre deviendrait aussi pauvre que les habitants du Sahel : le chômage serait massif. Prenons une voiture, il y a des milliers de pièces. Où sont-elles fabriquer ? Pour plus de 70% hors de France. Maintenant prenez tous les objets qui vous entourent et faite une recherche d’où provient telle ou telle matière première pour réaliser l’objet que se trouve entre vos mains. Il en est de même pour un certain nombre de produits alimentaire. Rappelons-nous le problème Findus, du cheval et de la viande de bœuf, etc. Quant à l’euro, il faudrait me dire pourquoi l’Allemagne malgré un Euro fort est une des premières puissances mondiales à l’exportation alors que la France recule et perd des marchés à l’export. L’explication est simple. L’Allemagne vend des produits de bonnes qualités alors que la France ne vend que des produits où elle est en concurrence avec le reste du monde. Pourquoi ? Tout simplement que les entreprises françaises sont trop pressurisées par l’Etat et ne peuvent se moderniser. La marge des entreprises françaises est la moitié de celles de l’Allemagne, le prix horaire du travail est moindre de près de 5€ de l’heure en Allemagne par rapport à la France. Il serait tant de revoir notre copie. Ce n’est pas encore dans les musettes du Parti socialiste ni du Front National.

Pourtant dans les années 80, Le Pen surfait sur l’ultra libéralisme et devenait de faite l’allié de Mitterrand contre la Droite républicaine. 86% du programme du FN se situe à droite et renforce la position de gauche. Ah ! Ce jeu politique, il est formidable. Pas pour les chômeurs qui doubleront en nombre en l’espace de 18 mois entre 1981 et 1983. (En 2013, le score du chômage est supérieur à celui de 1983, déjà). Puis au fil des années le FN se dédroitise. En 1993, les mesures économiques ne représentent plus que 68%, puis en 1996, les mesures empruntées à la gauche ne représentent plus que 46% contre 54% encore à la droite. Arrive alors l’avènement de Marine Le Pen. Elle pique les idées à gauche à tout va qui vont être similaire à celles du Parti socialiste pour 68%, comme en 1996. Rappelons-nous ce déjà entendu ailleurs : « hausse des salaires de 200 € pour tous les salaires inférieurs à 1500 €, retraite ramené à 60 ans, baisse de 5% des tarifs du gaz et de l’électricité et du train…. Qui parlait ainsi ? Mélenchon ? Montebourg ? et la Sécurité qui fait la politique du Front National ? Valls ? Le Front national est aussi Keynésien et anti-libéral qu’Hollande, il est axé sur uniquement la politique de la demande avec maintien de l’état providence, interventionnisme comme Montebourg. Il y a néanmoins un point de désaccord entre Hollande est Marine Le Pen il s’appelle Taubira. C’est comme entre un homme et une femme, il faut bien un point de désaccord sinon il ne peut y avoir de rencontre et de mariage fécond.

Ah ce jeu politique qui bat son plein actuellement. Va-t-on voir Marine reprendre le discours de son père dans les années 80 ? En cas de victoire, nous verrons alors une alliance Parti socialiste et Front National. Ils sont trop en accord l’un avec l’autre pour se passe l’un de l’autre.

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