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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 14:50

Initiation

(lat, initiatio, initiare, initium, « commencement », « entrée »

L’impétrant entre au sein de la Loge. Il croit connaitre, et pourtant tout ce qu’il découvre est l’inconnu. Il ne sait pas où il se trouve, il est dans un endroit intemporel.

 Oui, il est comme le poussin qui vient de casser sa coquille, comme l’enfant qui vient de naître : il découvre un monde nouveau.

L’initiation autorise de passer de l’identité personnelle aux dépens de l’aliénation et à valoriser la quintessence de son être.

N’est-ce pas le passage d’un endroit à un autre, d’une dimension à une autre. L’initiation est une porte vers l’ailleurs. Une fois franchie, on ne peut retourner en arrière. On quitte le connu, la vérité du lieu pour l’inconnu et d’autres vérités. Cet ailleurs fait peur, et pourtant.

La femme connaît biologiquement et donc inconsciemment sur le plan psychologique deux initiations :

a) la petite fille SAIT, une fois passée la surprise des premières menstrues, qu'elle EST femme et donc qu'elle peut procréer ;

b) elle enfante, elle crée la vie, elle a connaissance du contenu et du contenant.

Cependant, cette particularité biologique qui l’initie n’est pas celle qui la fait femme responsable, même si, elle a dans ce domaine une supériorité sur l’homme. Elle joue à la femme, à la maman comme elle a vu faire sa mère et sa grand-mère mais n’en est pas femme non plus pour autant.

Mais pour l'homme, où se trouve son initiation ? Combien d'hommes et de femmes connaissons-nous qui, TOUTE leur vie, reste qu'un ou une enfant,  pire un fœtus par peur de RE naître ? Et qui, jamais, ne sortiront de leur habitude. Combien d’entre nous ne sortent jamais de leur cadre façonné par leur éthos primaire et secondaire. Combien d’entre nous restent toute leur vie dans le « cocoon famille » subie depuis leur plus tendre enfance. Ils font penser aux enfants avalés par Cronos avant que l’initiation – comme Jupiter – ne les délivre.

L'image du Père tout puissant reste et l'archétype évolue dans leur vie - gendarme, chef d'entreprise, tout représentation du Père tutélaire, et que sais-je encore - quand acquière-t-il enfin l’âge de raison ?

Jamais sans doute. L'enfant joue à l'homme mais ne devient jamais un adulte, il reste dans sa caverne à l'abri de ses ombres, dans sa Grotte de Platon à l'abri du meneur qui, lui, est peut-être aussi un enfant qui parle haut et fort pour impressionner.

 Alors comment dire qu'ici dans cette initiation-là, la femme sur le plan biologique ou homme à l’épreuve d’une scarification découvre qui ils sont réellement ?

Lorsque je m’occupais des publics en recherche d’emploi, je leur demandais de faire cet exercice : d’exprimer et de concrétiser sur une feuille de papier :

1.   ce que vous aimez faire.

2.   ce que vous pouvez faire (même si vous le faites d’une manière    occasionnelle).

3.  ce que vous savez faire (même si vous le faites d’une manière occasionnelle).

4.  ce que vous voulez faire à partir de maintenant.

5.  ce que vous ne voulez plus faire à partir de maintenant

L’accouchement était parfois long et difficile, cependant jamais stérile. Chacun découvrait alors, qui ils étaient, eux-mêmes, non un double, mais ce que chacun s’était caché derrière des forces d’habitudes, d’aucun dévoilait l’essence de leur être, le « Je suis ». Il rencontrait aussi un ami ou parfois leur pire ennemi. Mais comment revenir en arrière ? Seul, allez au-devant de soi, et poursuivre l’aventure est salutaire : vaincre sa peur, la sublimer rend libre.

L’initiation est aussi une prise de conscience, un Eureka. De toute façon, après, tout est changé, rien ne ressemble à avant.

Une autre question obsède certains : qui alimente le « Je suis »….

La première initiation ne survient-elle pas à la naissance. De l’ombre, le fœtus passe à la Lumière. De l’Eden familier du ventre de la mère il passe brutalement au monde réel. Notre parcours d’homme est-il fait pour apprendre à avoir toujours plus, pour avoir davantage d’autorité, de pouvoir, d’argent, à paraître davantage encore pour mieux briller face à la foule ? Posséder ce que toi, Individu, n’a pas et peut espérer avoir ? Sanctifier son « moi-je » et devenir l’homme Mana de Jung ? Ou, au contraire, les épreuves que chacun rencontre au cours de sa vie ne sont-ils pas pour lui un défi qu’il doit sublimer ? Ne sont-elles pas là pour la catharsis, de chacun afin de renaitre en conscience à soi-même ? De faire face en conscience et en confiance au « Je suis » ?

Il n’existe pas de demi-mesure entre l’éveil et le rêve, entre la Lumière et les Ténèbres, entre la liberté et les servitudes. Soudain, se trouve l’étincelle qui éclaire, qui illumine ce qui était au paravent imperceptible et pourtant bien présent, existant, mais invisible à  notre vue, à notre compréhension. Le passage de l’un à l’autre constitue une véritable mutation psychologique, une abréaction fondamentale dans l’évolution de l’individu.

L’Initié – celui qui a réfléchi par lui-même et qui sait ce qu’est être libre -  ne s’identifie plus à aucun système de pensée et est libre de tout attachement personnel à une croyance, opinion, vérité particulière. Il doute et accepte que l’autre puisse avoir une vérité différente de la sienne. Il sait que le regard de l’autre peut lui montrer un aspect de la vérité qu’il ignorait. Il est « mort à lui-même », c'est-à-dire qu’il laisse la Vie prendre le pas sur son mental qui, elle, (que sait-on de l’inconscient, de l’origine des désirs, des actions qu’ils nous imposent et/ou qui nous viennent de précédentes générations ?), est en réelle harmonie avec son essence identitaire et divine. C’est la vie, l’amour qui vient à l’Initié. « Quand l’amour est dans votre cœur, vous ne parlez ni d’organiser la fraternité universelle, ni de croyances, ni de divisions, ni des pouvoirs qui les suscitent, vous n’avez nul souci de réconciliation. Vous êtes tout simplement un être humain sans étiquette, nous rappelle Jiddu Krishnamurti ». La vie n’est donc plus l’inspiratrice, le guide de l’individu, qui se croit, qui pense être initié parce qu’un jour il a subit les Epreuves (le droit d’appartenir au groupe de son Obédience) et qu’ainsi, cela lui suffit. Mais c’est la vision limitée de son ego qui en devient le tyran et indispose la vie subtile. Sans qu’il sans rende compte ce faux ego étriqué s’est laissé phagocyter par le mirage collectif de la lumière artificielle entretenue à l’intérieur de son Atelier, parfois.

La spiritualité vraie se situe au-delà des formes et des symboles, même si ceux-ci ne sont que des outils pédagogiques et de réflexion, oh combien utiles et indispensables.

Qui n’a entendu ce terme V.I.T.R.I.O.L. « Visita Interiora Terrae, Rectificando Invenies Occultum Lapidem » : « Visite l’intérieur de la terre, et en rectifiant tu trouveras la pierre cachée ». Cette pierre que le profane doit trouver n’est autre que la pierre philosophale des alchimistes, et celle-ci se trouve au plus profond de chacun d’entre nous, elle ne se dévoile qu’à ceux qui, par un travail intérieur sincère, sont arrivés au parfait équilibre pour ne faire qu’un : « Omnia ab uno, omnia ad unum », « Tout procède de l’Unité, tout tend vers l’Unité ».

L’unité est en nous et nous en sommes la représentation. « Brille par toi-même, de ta propre lumière » lui dit sa petite voix intérieure, tu n’as nullement besoin des autres, quand il sait l’entendre. Bien souvent nous ne le savons pas, cherchant à l’extérieur dans le décorum ou le théâtre de la vie une représentation de nous-même, bien souvent la plus flatteuse possible. Personnalité = persona = masque !

Ce n’est vraiment que dans le cours de la vie que l’homme peut atteindre la liberté qui lui permettra de se connaître et de se laisser pénétrer de la subtilité vitale de Prométhée sans être brûlé mais pour devenir Phénix. Dans cette réalisation, l’homme ne devient pas quelque chose qu’il n’était pas avant, il n’entre pas dans un monde auquel il n’appartenait pas jusqu’à là, il se réalise tel qu’il est depuis toujours.

Cultiver le doute est le travail de tout homme. La vérité, tout comme le symbole, est dichroïque, et tous deux sont en lui. C’est en perçant leur transcendance que l’homme se comprendra. Nous nous devons, nous avons le devoir envers nous et envers nos compagnons, nos commensaux Sœurs et Frères d’être prudents et vigilants.

Protégeons-nous de tout sectarisme en nous interdisant d’avoir des jugements hâtifs envers un homme, un évènement, une idée, une nouveauté, une interrogation, nos sentiments face à ce qui ne nous est pas habituel. Qui peut se prévaloir de posséder la Vérité se demandait un Frère dans sa R.*. L.*. ? Gardons-nous de suivre le beau parleur.

Sait-il au moins où il nous conduit ?

J’ai dit.

 

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 14:38

 

Aujourd’hui, nous avons trop souvent tendance à voir l’argent (la monnaie, en l’occurrence l’Euro ou le Dollar par exemple) d’une manière négative. Il serait temps de regarder la monnaie comme un trait d’union le plus adapté à l’échange entre deux personnes tant physique que morale.

Avant, au sein des petits groupes humains primitifs où chacun se connaissait, tout le monde se faisait mutuellement confiance. L'échange d'un produit ou d'un service contre un autre était relativement facile. L'échange était la manifestation d'un sens élevé de la solidarité et de l'entraide que nous avons tendance à perdre.

De nos jours, l'association "SEL", dont nombre d’entre nous avons entendu parler, remet le troc au goût du jour. Ce système de troc révèle un état d’esprit où certains acceptent de perdre aux profits d’autres.  C'est vrai, un prêté vaut pour un rendu, et dans la quantité, les disparités s'annulent. Cette philosophie ne peut perdurer qu'au sein d'un groupe de personnes comme aux temps anciens. Si cela se pratique encore, c’est au sein de petits groupes restreints. Par exemple, c’est le service d’une ménagère qui emprunte une bouteille de lait, une baguette et qui demain, cédera une boite de conserve ou une bouteille d’huile manquante.

Cependant, le troc, l'échange d'un produit contre un autre, est devenu rapidement difficile. En effet, nos ancêtres,  à force d'ingéniosité avaient inventé des techniques nouvelles…

A cause de la spécialisation du travail qu’engendre la fabrication de ces marchandises de plus en plus sophistiquées, l’échange devient une nécessité.

Nous sommes plus à échanger une journée mulet contre un kilo ou deux de patates. Les  produits sont devenus élaborés et surtout il faut plusieurs personnes et souvent plusieurs machines et techniques pour fabriquer un produit tels qu'une voiture ou un avion. A ce niveau, il n’est plus possible de monnayer les produits par du troc. En effet plus la fabrication des produits devient complexe, plus la dépendance de chacun vis à vis de tous les membres d’un groupe de personnes grandit. Il devient alors nécessaire de se spécialiser par production. Le travail se divise, s’organise, tant les techniques s’élaborent, se multiplient (forgeron, charpentier, soudeur…) et avec la production de masse, le Fordisme est né et il connut la gloire de 1920 à 1970, multipliant le nombre de travailleurs nécessaire à l’élaboration d’un produit fini.

Alors, la question se pose :

Comment éviter les discussions sans fin et de sortir des limites imposés par le troc ?  Quelle valeur donnée à un kilo de patates, une journée de prêt du mulet ? Combien vaut le cuissot de chevreuil que le chasseur a mis des heures à traquer ? Combien coûte la flèche qui va tuer le cerf qui nourrira la famille ? Etc., etc.

Alors, parce que nos ancêtres ont trouvé un moyen ingénieux pour pallier aux discussions : la monnaie. Elle prit selon les régions, plusieurs formes.

La monnaie est un bien. J'insiste sur le terme BIEN car choisi d'un accord mutuel et désiré par tous qui permet de diviser le troc en deux opérations distinctes.

  1. Dans un premier temps, on échange contre de la  monnaie les biens que l'on a créé
  2. Dans un second temps on échange de la monnaie gagnée contre d’autres biens dont on a besoin.

La monnaie se présente comme un bien intermédiaire dont la valeur reconnue par tous permet non seulement de décomposer les échanges mais aussi de comparer la valeur des biens entre eux. Par exemple X unités de monnaie = un sanglier ou une hache de bronze.

L’idée est géniale. Ce système est un bien qui est à la fois un moyen d’échange – paiement – et un moyen d’étalon général de mesure. Tel animal vaut X unités de monnaie, tel service X unités de monnaie.

Du coup, tout se monnaie, même son travail, même ses bras, sa créativité, etc. Une heure de mon travail dans telle usine vaut X unités de monnaie avec lesquelles je vais pouvoir acheter des habits, des denrées pour l’entretien de la famille.

Maintenant on peut discuter sur la valeur du travail fait par l'ouvrier d'une usine privée ou de l'ouvrier du secteur public. Là est un autre problème. De la valeur d’une heure de travail fait en France et d’une autre heure effectuée en Chine, ici nous n’y pouvons rien, c’est un fait. Il est certain qu’il y a des disparités. Cependant tout le monde fonctionne sur ce principe. En échange d’une heure de travail, je gagne X unités d’achat d’autres services ou biens matériels.

Cette valeur doit être reconnue valable par les deux parties, cela va de soi. Une fois définie, chacun apportera à l'autre sa part du contrat, si cela n'est plus, moralement cela devient caduc. Tant que nous sommes dans ce cadre, les rapports à l’argent sont sains. La monnaie est bien le trait d’union entre les diverses activités de l’homme. Elle a la même fonction que le sang dans le corps humain, alimentant en « oxygène » toutes les fonctions de ce corps. L’argent, tout comme le sang, doit circuler pour maintenir l’économie en bonne santé. S’il est thésaurisé, la consommation en pâtie et donc la production recule. Celle-ci ralentie et l’entreprise débauche, entraînant ainsi des désordres de toutes sortes. Sur le corps humain cette maladie est appelé gangrène, celle-ci peut atteindre même les plus grands d’entre les grands : Louis XIV par exemple. Sur le niveau de l’argent, la stagnation peut atteindre des pays entiers…. Cela faisant, ce sont les populations, au niveau de l’individu qui en pâtit le premier et, ce, d’une façon parfois tragique.

La valeur d'une monnaie reflète aussi la santé d'une économie tout comme le sang reflète la santé de la personne.

La spéculation change la donne.

Cependant, il existe plusieurs monnaies, et celles-ci peuvent avoir une valeur supérieure à une autre, se vendre ou s'acheter comme tout autre bien, comme une vulgaire salade. Je le rappelle la monnaie est un bien comme une salade qui s’achète sur le marché le dimanche matin. Elle peut donc en subir la concurrence du voisin.

Par exemple, je peux préférer une laitue à une scarole comme je peux favoriser l'Euro au Dollar. Entre les deux monnaies, il existe des disparités qui font que parfois mon baril de pétrole me coûtera plus ou moins cher selon qu’il est acheté dans l’une ou l’autre monnaie. Je peux aussi parier, à terme, que telle monnaie va prendre de la valeur sur telle autre monnaie et en acheter en vue d’une spéculation. Nous ne sommes plus dans le rôle de l’échange, nous avons changé de registre.

La monnaie source de bien devient source de perversion.

Cette monopolisation de l’esprit sur la possession de plus d’argent oblitère toutes autres considérations morales, éthiques et de bon sens. Certaines personnes n’hésitent pas à se mettent au-dessus des Lois ramenant l’homme au niveau de la « guerre du feu ». Combien se déshumanisent pour posséder quelques pépites dans des rivières aurifères ? L’actualité nous rappelle chaque jour que l’argent corrompt les faibles d’esprit attisant leur cupidité.  

La course au capital et ses conséquences…

1.  L’argent donne du Pouvoir à son détenteur. Il lui permet des achats supérieurs à celui qui n'a que ses bras à louer. Comme l’argent permet d’acheter tout ou presque, celui qui en a plus que son voisin devient de ce fait plus puissant.  

2.  Les capitaines d’industries, dont le besoin en capitaux est toujours insatiable pour produire plus et gagner toujours plus, engendrent des dérapages dans la production. Dans ce contexte l’être humain n’a pas plus de valeur qu’un outil. Heureusement le rôle de la concurrence joue ici le rôle de modérateur. Si son rôle est perverti, alors le cataclysme de la crise économique peut survenir.

Pour illustrer, je donnerai deux exemples historiques et qui pourtant se perpétuent :

Le premier exemple remonte aux XVI° Siècle.

L’Espagne part à la conquête des Amériques. Je n’évoquerai pas les justifications fallacieuses, elles étaient bien d’ordres économiques et avaient pour objectifs non avoués l’augmentation du Pouvoir Papal et du Pouvoir temporel des Etats. Grâce à une prise de contrôle de toutes les richesses de ces contrées, l’Espagne eut un pouvoir qu’elle n’aurait pas pu avoir autrement. Le proverbe « malheur au vaincu » était ici appliqué à la règle tant cette politique fut funeste et déshumanisée pour les populations indigènes de ces pays.  

Mais ne soyons pas dupe, hier comme aujourd’hui, sous cette forme, les Droits de l’Homme sont bafoués. En effet si de nos jours la colonisation se fait rare, nous avons encore des entreprises multinationales qui pillent les richesses de pays en voie de développement avec souvent la complicité de leurs dirigeants.

Deuxième exemple. L’esclavage.

L’esclavage existait dans la Grèce antique, tout comme il existait aussi du temps des Romains. Le commerce des esclaves se pratiquait dès le VIII° Siècle sur les Côtes de la Corne africaine.

Mais dans le premier quart du XVIII° Siècle, la demande des colons américains intensifie ce commerce et le prix unitaire d’un esclave noir se négocie 25% plus cher. Ce commerce alors florissant va enrichir les Français et en particulier les Nantais et les Américains au détriment de la population d’Afrique. Et quel enrichissement ! On estime que la déportation s’élève à près de 7 millions d’individus entre 1730 et 1850. On doit à Victor Schœlcher la signature de l’abolition de l’esclavage le 27 avril 1848.

Aujourd’hui, le terme n’est plus « esclavage ». C’est pourtant l’exploitation de l’homme par l’homme qui est toujours en vogue dans certains quartiers de Chinatown, où ailleurs, sur une plus grande échelle. Aujourd’hui « Mademoiselle Li » remplace « Bamboula » …. Quoique, en Afrique, encore aujourd’hui, les travailleurs congolais, dans les mines diamantifères, ne gagnent que l’équivalent d’un dollar par jour.  

Dans le premier exemple, on minore les matières premières qui sont revendus avec un énorme bénéfice au détriment des autochtones.    Dans le second exemple, c’est le travail des individus qui est exploité honteusement et dont le résultat accorde d’énormes bénéfices aux exploitants.

Encore une fois hier comme aujourd’hui, sous ces formes, les Droits de l’Homme sont bafoués.

Comment, aujourd’hui, se fixe le prix d’un bien : l’unité de mesure pour un achat.

Les services commerciaux des entreprises ont inventé une nouvelle science dans les années 50 appelée « mercatique » ou marketing en anglais qui va permettre de connaître le prix qu’un consommateur potentiel est prêt à payer pour s’approprier un bien ou un service.

Pour les adeptes du « Mercator » je reprendrais cette définition : « Le marketing est l’ensemble des méthodes et des moyens dont dispose une organisation pour promouvoir, dans les publics auxquels elle s’intéresse, des comportements favorables à la réalisation de ses propres objectifs ». Nous sommes bien dans l’optique que tout s’achète et tout se vend. Dans « tout », il y a tout ce que l’homme peut s’imaginer, un produit, un service et plus encore. Par exemple Macron est un produit marketing, tout comme La Principauté de Monaco ou le Vatican, voir la ville de Paris qui sait bien vendre sa Tour Effel ou son musée du Louvre.

Dans l’entreprise, le comptable va calculer le prix d'un produit. Celui-   ci est fixé par :

  1. les prix d'achat des matières premières qui entrent dans sa fabrication,
  2. on ajoute les frais occasionnés par cette fabrication, dont le salaire des employés – cadres et PDG compris - de l’entreprise et qui donne le prix de revient,
  3. on ajoute ensuite une marge commerciale (bénéfice brute qui sera partagé entre l’impôt et les actionnaires).

Une partie de ce bénéfice sera prise en compte pour l’amortissement de l’outil de travail. Le salaire des employés est comptabilisé dans les charges et sont donc des frais de fabrication ou de conception.

De ce fait, le prix de vente se balade entre un prix fixé comptablement et d'un prix que le consommateur est prêt à dépenser pour l'acheter. Le prix final dépend bien entendu de l'offre et de la demande sur ce produit.

Pourquoi avoir recours à la science du marketing ?

Actuellement la mondialisation entraîne une baisse des coûts. Riccardo nous l’explique parfaitement. Il faut faire toujours plus de chiffres d’affaires, toujours faire plus de bénéfices : seules raisons d’être de la production, de l’entreprise. Chacun sait qu’il est plus confortable d’être leader que challenger.

Un autre critère entre en jeu : le PIB. (Produit Intérieur Brut) qui permet à la Comptabilité nationale de connaître le niveau de santé économique d’un pays. En effet, ce PIB est calculé à partir de la collecte de la T.V.A. Elle a pour effet de pousser l’entreprise à produire et vendre toujours plus afin d’accroitre son Chiffre d’Affaires à partir duquel est calculé cette fameuse T.V.A. Certaines entreprises n’hésiteront pas à avoir recours à une augmentation des prix en diversifiant les produits, en changeant l’emballage, par exemple. La course vers cet unique but se fait au détriment de toutes autres valeurs qui passent à l’arrière-plan. On ne vit plus, on court. Il faut accessoirement produire de la T.V.A. pour démontrer sa bonne santé. Au niveau individuel, le paraître pousse l’individu à gagner plus que le voisin, au niveau de l’entreprise, le CA donne un classement parmi la concurrence et enfin le PIB mesure la santé d’un pays par rapport à l’autre.

Cette course à la rentabilité est devenue si exacerbée qu’elle déplace la valeur d’échange de la monnaie. A tel point que certains reviennent à un système de troc, ou de marché parallèle : une coupe de cheveux contre un changement de plaquettes de frein. Pourquoi ? Parce que si l’on va chez le concessionnaire, la facture va certainement s’élever à 250 € pour diverses raisons plus ou moins valables. Ce nouveau troc n’est pas du goût des inspecteurs des impôts qui veillent au grain. Si ce système n’entre pas dans le calcul de la comptabilité nationale, elle permet par contre de renouer des contacts humains avec son environnement.

Quelques remèdes :

Le malade est bien un homme car l’argent est un Bien et c’est l’homme qui en perverti l’usage ! Alors si l’on s’occupait de trouver des remèdes humanistes qui ont fait leurs preuves et qui ne bafoue pas l’être humain ?

1.   Je prendrais pour exemple pour trouver du capital ce que l’on appelle  la « tontine ». Certains l’exploitent avec succès. Elle consiste, au sein d’un groupe de personnes, de mettre « au pot » une certaine somme chaque mois. Si l’un d’entre eux a besoin du capital, il l’emprunte avec l’accord de tous sur le projet et les montants du remboursement pendant que tous continuent les versements. Cette méthode a l’avantage de remettre la monnaie à sa place, de développer l’entraide, la confiance, le respect et certainement d’autres qualités humaines non négligeables.

2.  A une époque encore récente d’aucun mettait en vogue les coopératives ouvrières. Et pourtant, qui sait que l’entreprise « Fagor » qui détient et fabrique les produits blancs de la marque Brandt est une coopérative ouvrière ? Qui sait qu’elle est aussi propriétaire d’une banque ? Ces structures ont le mérite de produire des biens comme toute entreprise, d’avoir des règles commerciales, comme toutes entreprises et de payer l’impôt sur les bénéfices. Cependant, dans ces structures, la majorité des employés sont aussi les détenteurs de parts de l’entreprise, c'est-à-dire qu’ils sont chacun propriétaire de l’entreprise et de tous ses biens, succursales et sociétés annexes. Cela change tout : chacun étant responsable de la bonne marche de l’entreprise, tout le monde a intérêt à la bonne santé de celle-ci. C’est vrai que les syndicats sont contre, les capitalistes aussi. Dans ce genre de structure, il est difficile de s’entendre sous table et de monter un scénario de conflit frontal entre le capitalisme pur et dur et le capital humain représenté par un syndicat de connivence. Si les coopératives ouvrières ne sont pas toujours la solution, c’est certainement une voie à explorer. Sur le plan humain, aucun n’ira contre ses intérêts et l’intérêt de l’entreprise ira pour chacun.

Je regrette qu'aucun syndicat (en France du moins), n’ait été capable de défendre la classe ouvrière correctement. Nous avons aujourd'hui BESOIN pour fabriquer nos produits de capitaux machines et du capital humain.  Lorsque le gâteau augmente, c'est grâce aussi bien au détenteur de capitaux qu’au travail des ouvriers. Il serait donc normal que le bénéfice soit équitablement partagé entre les capitaux humains, les capitaux des actionnaires et le renouvellement de l’outil de travail. La finance est alors remise à sa place comme un moyen d’échange.

 

 

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 15:05

Le besoin d’appartenance : le sophisme  

Réflexions d’un Inuit sur le syndrome de l’Igloo.

  Pourquoi ce titre ?

Bien que il serait plus exact pour ma démonstration de parler d’habitation de la culture dorsétienne, c’est vrai, mais qui connaît son nom. Alors que l’image de l’igloo est plus vivante dans l’esprit de mon lecteur qui la situe immédiatement dans l’espace. De plus il imagine immédiatement que cette habitation est faite aussi pour un nombre assez important de locataires qui vivent ainsi en autarcie. La caractéristique de l’habitant du Grand nord est la peur. Celle –ci est prégnante de par son l’environnement hostile. Ainsi, cet exemple servira de métaphore à mes propos.

L’igloo abrite l’Inuit de la nuit, du froid et aussi des dangers que représentent, les ours polaires à l’affut de la moindre proie. Il est aussi une divinité qu’il faut respecter et amadouer, il  ne peut être représenté, il est tellement multiple et sait se rendre invisible, imprévisible. L’ours a un flaire pour détecter toutes proies craintives… Il représente le danger, l’esprit du mal. L’igloo est le bien, la sécurité, la vie, la chaleur, la fraternité. C’est l’endroit sacré comme pourrai l’expliquer Mircea Eliade, le « temple » où l’on peut être entre soi. L’endroit où la communauté se façonne, s’enrichie et guérit chacune de ses craintes.

Tout comme pour les habitants de l’Igloo, dans la vie de tous les jours nous avons horreur de l’inconnu. Nous désirons avancer dans l’existence, munis du bouclier de nos certitudes, de nos preuves, de nos assurances. Cela indique à quel point nous subissons l’emprise d’une peur fondamentale. Nous sommes menés par des émotions qui nous viennent d’idées forces et archétypes qui sont porteurs d’un potentiel d’énergie psychique considérable. Ces archétypes sont pensés et repensés et gagnent donc continuellement en puissance. 

Ils trouvent leur cause dans un passé très proche puisque, par exemple, l’archétype de l’autorité est basé sur la représentation du petit enfant a de son père. Il représente le pouvoir de notre Société en tant que force dans le groupe domestique. Cet emblème est si puissant que toute personne investie d’Autorité - professeur, cadre, patron, mais aussi gendarme ou policier, voire le  Curé, l’Iman ou le Rabbin, le Grand Maitre d’une Obédience ou son représentant le V.*. M.*. - d’autant plus importante que le grade pour certains et l’âge pour d’autres est plus élevé, réinstaure cette communication archétypale. Il est source d’institution. Il représente aussi le Soleil, la lumière, celui qui éclaire qui sécurise en chassant la nuit. Sans concéder à l’homophonie, la mère se rattache à la mer, mais aussi à la terre comme étant le réceptacle et matrice de la Vie. L’Archétype est là, sur une seule vie d’homme, qui se renouvelle, sans cesse, de génération en génération. Viennent-ils à manquer et la déviance potentielle, toujours possible, se manifeste.

Puis ces idées forces constituent, dans l’esprit d’aucuns, les suprêmes cristallisations de la Force Cosmique d’habitude sur le plan de l’esprit : ces forces d’habitudes, ces dogmes qui nous rassurent par leurs répétitions.

Or la vie va vers…… demain, sans se soucier du passé. Selon le hasard et la nécessité comme le démontre l’apparition de la vie sur Terre à partir des protozoaires.

Or, sans cesse, nous évoquons le passé, par peur de l’avenir ? Par manque de confiance en soi ? Par manque de connaissances ?  Sans cesse nous évoquons la dualité. Ne lisons-nous pas ici ou là, relaté par des mythes, que l’unité est dans le ciel et la dualité sur Terre ?  Donc nous nous sentons séparés, dissociés de nous-même, prenant le mythe dans son sens littéral : nuit polaire, le froid, l’inconnu, l’ours à l’affut, et face à cette image, l’intérieur de l’Igloo sécurisant, parce que connu ? Bien sûr, tout ce qui est inconnu, donc dans l’ombre, fait naître la peur.

Nous allons chercher dans tout code régissant la vie communautaire, qu’il soit religieux ou public, un comportement doublement contradictoire.

a) il est artificiel parce que spécialement préparé, isolé du processus total de l’Etre. Nous le séparons des réalités naturelles de la vie qui doit tout inclure et rien exclure. Nous avons tendance à rechercher en dehors de nous ce qu’à certains points de vue, nous sommes déjà. N’est-ce pas là le mécanisme de la projection ? N’est-ce pas là ce qui nous fait écho ? Or nous sommes UN, ombre ET lumière, les deux faces d’un même processus, Janus…. Et cependant, nous sommes un, unité, et, malgré l’évidence, depuis la nuit des temps, nous le réfutons.

b) il représente les vestiges d’images mentales d’un passé lointain dont la nature constitue la négation du réel : la vie de tous les jours que chacun réalise en conscience ou pas – trop souvent pas.

Lorsque nous entrons dans « l’Igloo » …… on se retrouve entre soi, cette émotion « religieuse », dans le sens premier du terme (latin « religio » – réunir du latin « unitas » unitarisme, devenir un seul à plusieurs), éprouvée par l’habitant, à l’abri de l’Igloo. Comme l’a élaboré A. Maslow, dans l’évolution dynamique des besoins à satisfaire, nous accédons, ici, à notre besoin d’appartenance à…. notre « Igloo » préféré, quel qu’il soit, entreprise publique ou privée, église, organisation politique ou syndicale, obédience ou Loge franc-maçonne ou tout simplement un club sportif, culturel, etc. Non pour celui qui y vient en visiteur mais bien pour celui qui s’y implique. Certaines personnes sont tellement immergées dans la satisfaction de ce besoin d’appartenance qu’elles sont mortes : elles se sont conformées, intégrées, homogénéisées, insérées âme et corps dans le tissu social, elles ont retrouvé ainsi leur équilibre, la tranquillité, la sécurité. Elles sont devenues des « cadavres ». L’abandon de l’individualité, le mimétisme par habitude, la capitulation devant le milieu, le renoncement à soi-même….font qu’un pourcentage très important sont des « morts » à eux-mêmes. Et le nombre augmente chaque année. Ils sont éteints, nivelés, asservis, ils désirent tous la même chose, ils pensent tous la même chose. Ignoble civilisation de masse. Il y a aujourd’hui des centaines de millions de « cadavres » de par le monde qui travaillent, construisent, inventent et sont heureux et contents. A l’exception d’une microscopique minorité qui leur fait faire ce qu’elle veut, aimer ce qu’elle veut, croire en ce qu’elle veut. Cf la nouvelle de Buzzati « chez le médecin ». (Très peu, trop peu d’Inuits, arrivent au sommet de la Pyramide : accomplissement personnel. J’y reviendrai dans ma conclusion).

Surgissent alors, cinq facteurs fondamentaux au sein de l’Igloo :

1.   Une recherche sincère, mais malheureusement mal orientée parce que mal informée, ainsi qu’une part d’érotisation inconscience de la pensée et de sublimation du sensualisme du « moi ». Nous allons chercher au dehors, puisque notre vue nous y oblige, ce que nous ne voyons pas et qui se révèlera, pour quelques-uns, la source.

2.  L’efficacité « occulte » ou psychique de la « magie » cérémonielle elle-même, basée sur des considérations esthétiques de formes, d’habillement, de langage codé approprié, de symboles, de couleurs, de musique, de rapports simples propre à chaque groupe constitué  et qui répond au besoin d’appartenance à celui-ci, tout en le différenciant des participants d’un autre « Igloo ». Tout cela autorise une l’identification rapide, et donc une  reconnaissance et ainsi de pouvoir identifier celui qui vient face à moi et qui fait partie d’un autre Igloo.

3.  A ces formes s’ajoutent celles inhérentes à la magie cérémonielle précédemment évoquée. (Manipulations d’idées forces attachées à certains symboles). Le milieu psychique ambiant détermine une influence empruntant son pouvoir aux forces psychiques de « dévotions » accumulées. Ces forces psychiques appelées « égrégore » chez certains habitants de l’Igloo, agissent fortement sur les habitants présents de cet Igloo. Ceux-ci ne répondent qu’au besoin d’appartenance à cette Igloo, qui matérialise sa « Tribu » de notre ère moderne qui répond ainsi à son l’instinct grégaire de l’homme des cavernes qu’il est resté par l’éducation et par atavisme. La vie quotidienne, souvent subie d’ailleurs, fait que l’individu va alors rechercher au sein de l’Igloo des idées sécurisantes pour son esprit dans une pratique « rituellique » propre à son groupe : un ensemble de codes comportementaux propre aux membres d’un même Igloo qu’ils partagent et se communiquent à leur insu et qui constitue la toile de fond par rapport à quoi tous les autres événements sont situés. C’est le  prix à payer, pour être reconnu comme tel, par les membres de sa « Tribu ». Ainsi, sans s’en rendre compte puisque accepté, nous acquérons des habitudes qui deviennent des « forces d’habitudes », une seconde nature inconsciente qui prend le pas sur notre individualité. Combien évoluent ainsi dans une prison virtuelle, s’interdisant, se défendant de sortir de leur habitude de vie ? Il est d’ailleurs notable que la majorité des gens fonctionnent comme des toupies, emportés qu’ils sont par leur élan et qui tournent, tournent, tournent sur eux-mêmes avec la peur au ventre de s’arrêter de la peur de tomber, de la peur de l’inconnu, de la peur de la mort !  L’appartenance au groupe, offre l’initiale séduction d’une rupture, avec un ordre de choses, une vie, dont on n’attend peut-être plus grand chose, d’un renouvellement, une porte vers l’ailleurs, une expérience différente lorsqu’il est recherché par celui qui veut quitter sa routine domestique ou professionnelle. Sa vie de tous les jours, la chasse à sa pitance souvent calquée sur celle de ses parents, d’un leader, où la tradition s’est transformée en dogme.

    «C’est ainsi qu’il faut faire, c’est la tradition qui le veut », perpétuant ainsi, de génération en génération, une forme de pratique.

Aller à la recherche de sa pitance est une action pleine de danger où chacun brave sa peur, revenir dans l’Igloo est réconfortant. Et là, en somme, il trouve souvent plus un refuge psychologique qu’autre chose. L’ambiance « magique » l’attrait autour de laquelle on peut à l’infini organiser le rêve et l’utopie, un moment d’harmonie qui (trop) souvent n’a pas d’équivalent domestique, alors on vient, et, on revient envoûté par le céleste et divin mirage. On s’engage dans cette voie prometteuse d’ivresse et d’apaisement, et même si, au fil du temps, l’exaltation originelle se perd, on reste là et l’on devient un fidèle soutien, addicte du « ritualisme », de l’Igloo. Tout en renforçant encore plus ce besoin d’appartenance, à sa « tribu » qui devient mortel s’il est brisé.

4.  Il apparaît vite un phénomène d’autohypnose à la fois individuel et collectif. Le «Frère Inuite» - les habitants de l’Igloo sont tellement soudés entre eux qu’ils se croient en parfaite fraternité, mieux en osmose - étant inconsciemment influencé par les courants psychiques dans lesquels ils baignent, ont tendance à s’imaginer que les états particuliers éprouvés par eux confirment le bien-fondé de leurs pensées. Cette promiscuité est telle que chaque individualité se fond en un corps collectif où l’individu perd toute conscience personnelle. Ceci est particulièrement visible dans les organisations politiques, syndicales, églises, et dans certaines Loges Maçonnes qui confondent le Frère Untel de la R.*. L.*. devenue un personne morale au lieu d’un Atelier où la parole de chacun circulent.

5.  Une confusion s’établit entre l’émotion esthétique, provoquée par une mise en scène particulièrement émouvante, et l’émotion « religieuse », due à l’implication de « l’Inuit ». L’idée qu’un endroit a été spécialement consacré (= avec – le pouvoir – du sacré) met également les Inuits dans une attitude favorable à l’acceptation du mirage. Tous pensent et vivent de la même manière ce qui renforce l’appartenance et aussi qu’ils détiennent la vérité.

Il y a un réel danger à la pratique aveugle et irréfléchie  de vivre ainsi :

1.  Tendance à dépendre de l’habitude pratiquée pour retrouver une atmosphère pseudo-« religieuse », un ersatz de communion.

2. Tendance à l’inertie de la spiritualité ( où se situe sa propre manière de penser, le fonctionnement de son propre esprit, son esprit critique) qui est empruntés « au dehors » par les forces de l’habitude acquises alors qu’il doit être recherché « au-dedans » par un processus individuel. Et pour cela il faut réfléchir autrement et en dehors des forces d’habitude.

3. Tendance à rechercher de simples sensations à l’extérieur car incapable de percevoir la richesse intérieure qu’il ignore bien souvent.

L’Inuit cherche à se « baigner, se fondre et se con-fondre à nouveau encore et encore dans l’atmosphère psychique favorable externe » au lieu de retrouver en lui-même et par lui-même la félicité existentielle et informelle de sa propre nature qu’il ne connaît malheureusement pas. Et si, et si, une lueur de conscience, de doute survenait ? « Non, j’ai tort, puisque les autres sont en vibration, c’est moi qui ne le suis pas, j’ai besoin des autres, de penser comme eux, c’est eux qui ont raison. Le nombre est contre moi…… »

Le groupe contre l’individualité, toujours la même opposition, la même dualité... Il faut rassembler ce qui est épars ne dit-on pas. Alors vite rentrons dans le rang, à l’abri du groupe, dans la confortable mouvance de l’Igloo qui protège de la nuit, du froid et de l’appétit de l’ours.

4.  Il ne peut plus se passer de l’Igloo, devenant obsessionnellement addicte, ce dernier fait alors office d’un puissant narcotique hallucinogène spirituel. Une scission inévitable tend alors à s’établir entre la vie, dite « ordinaire », lorsqu’il va chasser au dehors dans le froid et la nuit, envahie par la peur et le danger qu’il sait être là et qu’il ne perçoit pas, et la vie dans l’Igloo que l’Inuit a sacralisé renforçant ainsi sa dépendance à l’ordre actuel en vigueur à l’intérieur de l’Igloo : le désir au retour dans le sein de la mère. Cette peur ancestrale fondamentale de l’extérieur peut lui faire avaler n’importe quelle couleuvre du moment où il sait trouver cet endroit sacré qui va le protéger.

Pour aller au-delà, il faut qu’il surpasse sa peur, ce sentiment virtuel créé et ancré depuis l’enfance. Cette peur-là peut être individuelle ou collective : le nazisme fut une magistrale couleuvre. Il y a là, pour lui, une vie double, alors qu’elle est unique. Il agit alors ici et là, et de manière dissociée, sans tenir compte du fait que la vie elle-même, dans toutes ses manifestations, est sacrée.

5.  Depuis l’enfance l’homme d’aujourd’hui est, par son éducation, mis sur les rails du respect de la démocratie qui s’appuie sur un pouvoir arbitraire culturel qui impose sa vision, sa symbolique. Que nous l’acceptons ou pas, nos démocraties ne nous protègent pas de l’arbitraire, bien au contraire. La démocratie ne peut se prévaloir d’un principe universel et, de ce fait ne peut être considérer que comme une pure invention humaine et non comme un sentiment inné et naturel. Toute catégorie ou Classe sociale évolue en fonction du rapport de force exercé les uns par rapport aux autres. Cette force peut provenir d’un leader, d’une contrainte ou d’une manipulation de masse. La « classe dominante » est légitimée par l’adhésion de ses éléments, ce qui suppose une prédisposition à accepter cette prédominance : on s’allie toujours au gagnant potentiel ou désigné. (Ici loin de moi de porter un jugement, c’est un constat et ce n’est pas répréhensible. Je reprends les études de Max Weber le père de la sociologie.) Il est naturel de constater que la classe dominante légitimée au sein d’un groupe, ou ici dans l’Igloo, impose sa loi et exclut les dissidents (ou considéré, supposés comme tels par celle-ci). Ce phénomène se reproduit tous les jours. Nombre d’Igloos ont subi des dictats des nouveaux « chefs », expulsant, humiliant les Inuits coupables de n’avoir pas eu la majorité des voix lors des votes de renouvellement par les urnes, se faisant, donnant un coup de couteau au sens du terme « Fraternité » et métamorphosant le nouveau chef en synonyme de « Brutus ». En Politique, au moins, c’est franc. Mort au vaincu  et tant pis pour la fraternité de façade ! Tous les membres du groupe, de par leurs mœurs, s’identifient aux symboles inhérents choisis par le leader, et au groupe constitué, en développant un réseau relationnel, établissant une nouvelle hiérarchie.

6.  La diachronie prévisible d’un individu est la résultante de l’action continue des facteurs constituants son « oser être soi » - trop souvent ignoré ou création factice puisque identifié à « moi-je » - lorsqu’il est seul, ses mœurs dans son groupe d’appartenance, l’antériorité historique du groupe dans lequel il évolue. Elles exercent sur son comportement une causalité structurelle inconsciente et est source de réussite ou d’exclusion. L’Igloo impose donc sa loi et tend à renforcer son hégémonie. Celle-ci, que l’on en soit ou non conscient, élabore une « action éducative » où la violence symbolique n’est pas exclue, bien au contraire, pour inculquer, marquer, du sceau de cet Igloo, les jeunes afin de perpétuer, par la reproduction, la tradition de l’Igloo. Il est donc pratiquement impossible pour un Inuit venant de l’extérieur de devenir un Inuit estampillé « Igloo » lorsque cette « tradition » ou « le dogme » est trop rigide. Par contre, sur le plan professionnel, le « pierre qui roule n’amasse pas mousse », a tendance à se transformer en « celui qui a roulé sa bosse apporte son expérience à l’entreprise». Evolution en cours ? A un moment, chaque Inuit, s’il en a conscience, se retrouve entre deux systèmes antinomiques et il doit faire un choix, s’il a de la lucidité et du cœur entre ;

a) un concept fait de certitudes simples auxquelles il obéit sans réfléchir (ici j’inclue la symbolique développée dans l’Igloo et aussi, implicitement et pourtant très prégnant, le penchant propre au caractère du « Chef » de l’Igloo qui veut y laisser son sceau, mieux son nom pour l’éternité. Combien de Ministre veulent avoir leur nom au Panthéon, par exemple). Spirituellement la vie de l’homme est esclave des formes dans le lieu qu’il qualifie de « sacré ». L’Igloo, la forme et le rite, la foi et la crédulité sont ses aliments. Le désir ardent d’une révélation par des « intermédiaires », quelle qu’en soit la représentation, est une tentative pour obtenir au dehors ce que l’homme ne peut découvrir qu’en lui-même.

C’est le maintenir en esclavage par la peur de l’exclusion.

Le châtiment du rejet qu’implique la solitude réprobatrice à jamais, sans consolation ou l’appui des Inuits de son propre Igloo, auquel l’homme « appartient » - du latin adpertinere, dépendre de…. –, et la peur de ce châtiment incitent donc cet homme à se tenir dans le chemin sur lequel, implicitement ou explicitement, l’environnement de l’Igloo « sacré » l’emprisonne, le bâillonne, pire l’enchaîne.

b) un concept où l’intelligence, la réflexion, voire le doute ou le refus, sont mis à contribution.

7. Beaucoup de ceux qui prétendent adorer le symbolisme n’adorent en réalité qu’une projection mentale confectionnée par leur esprit : il est plus facile d’offrir aux sens limités des « concrétisations » limitées et subjectives que d’accepter l’objectivité d’une Lumière bien présente bien qu’abstraite et non visible ou perceptible ailleurs que dans l’esprit. Les matériaux de cet édifice artificiel sont empruntés tant au conscient et à l’inconscient individuel qu’à l’inconscient collectif. Ils appartiennent tous à un passé mort sans rapport aucun avec le symbolisme lui-même. Dans ce cadre-là, le « symbole » et toute la vie d’un groupe du type « Igloo » est synonyme de « canne » pour l’Inuit, s’en contentant et heureux de l’avoir : cette canne – fabriquée et offerte par le dignitaire de l’Igloo est acceptée par l’Inuit lors d’une cérémonie - est devenue sa conscience, en échange de quoi ? D’un besoin de reconnaissance enfin assouvi ? L’Inuit récompensé ne voit pas « la laisse » ainsi confectionné et que le dignitaire manipule à sa guise. Il existe enfin, grâce à elle : « il fait partie des nôtres… ». L’intensité émotionnelle et l’exaltation qu’éprouve - actif ou passif - celui qui assiste à la vie de l’Igloo résultent de la manipulation d’idées forces particulières et d’archétypes de l’inconscient collectif, dans ce cadre-là. L’émotion est un état qui crée une dépendance du sujet à l’égard des objets qui suscitent en lui cet état : médaille, titre, promotion, petit arrangement entre amis, etc. Sitôt éprouvé, qu’il s’agisse d’un être, d’une pratique, cela devient notre tyran, nous en devenons intoxiqués, obsédés….L’attrait du plaisir ressenti est un désir tellement puissant qu’il obsède l’individu et qu’importe d’où vient ce plaisir, il lui faut et va alors le chercher à l’extérieur de lui-même et souvent au dépend des autres… au lieu de l’exprimer de son cœur. Cela ressemble fort à l’addiction occasionnée par la drogue, l’alcool et autres vices.

8. comme le dit Laborie, l’homme est d’abord un être d’émotions avant d’ être un être de raison. L’homme sombre dans l’habitude de pratiques routinières, paralysant toute possibilité d’expériences spirituelles réellement vivantes. Le rite et les disciplines ne dépassent qu’exceptionnellement pour ne pas dire jamais les sphères de l’affectif ou du mental à la condition qu’ils soient voilés de  spiritualité. S’imposer une discipline – qui n’est pas la nôtre mais acquise - n’est-ce pas instituer une dualité en soi ? L’individu perd sa personnalité, ce qu’il est réellement, dans la mesure où il se fond dans son Igloo, en compagnie des Inuits qui l’englobent, l’atmosphère sacré qui l’enfume,  annihilent ainsi son libre arbitre.

9.  Que l’on accepte ou pas, consciemment ou pas, puisqu’il faut répondre au besoin d’appartenance, il faut aussi inclure la possession de la Vérité, la sienne propre, particulière avec ses nuances, sinon pourquoi se différencier ? Si je possède la Vérité, toi mon ami Inuit qui ne « voit » pas MA vérité, tu as tort. Même si certains nombre d’Igloo proclament la rechercher : quelle vérité y  trouve-t-on ? Ou quelle vérité va-t-on chercher ?

Alors qu’en est-il de la vie ? Regardons la nature qui nous enseigne. Lorsqu’il pleut et qu’un rayon de soleil traverse les goutes que voyons-nous ? Du rouge, de l’orange, du jaune, du vert, du bleu, du violet. Oui l’arc en ciel qui au travers ces couleurs forme une unité car c’est la diversité qui la compose qui l’enrichit.

J’ai dit.

 

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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 15:14

 

La Justice sociale n’est pas envisageable, elle est une entrave à l’expression des talents et compétences des individus dont l’aiguillon est la productivité, gage d’efficacité de la sélection des meilleurs dans un marché et une société marquée par la concurrence.

Pour qu’elle le fût, il est nécessaire que chacun d’entre nous ait les mêmes talents : intelligences, compétences et aptitudes, croyances, physique identique… et tout cela est contraire à la réalité. L’homme étant un, il est donc différent de son voisin, et c’est tant mieux. Ainsi, grâce au groupe, l’homme se stimule et cherche à apporter sa contribution. L’homme est un potentiel d’idées et, une qui est émise, peut provoquer une cascade d’autres dont l’ensemble du groupe profitent, comme le démontre les start-ups.

C’est la création qui, une fois concrétisée, apporte la richesse. Or celle-ci est soumise à une dure concurrence et celle-ci dynamise l’accroissement de la prospérité de tous.

Les inégalités ne sont pas un obstacle à la croissance économique car la réussite des meilleurs, du fait de leurs productivités et de leurs compétences, est un gage d’incitation pour les autres à développer leurs talents et productivité. Nous le constatons actuellement avec le développement des Nouvelles Techniques de la Communication : le Web, le i.commerce, le Drive, le câble optique, etc.

Dans cette optique, les inégalités ne sont alors que transitoires, les individus étant appelés à se stimuler pour s’en sortir par eux-mêmes. Dès lors la réussite sociale ne serait qu’une affaire de volonté personnelle.

Peut-on réduire les inégalités pour une meilleure cohésion sociale grâce à la fiscalité ?

Si les inégalités des revenus, en France, se sont néanmoins réduites durant le XX° Siècle (actuellement l’écart de salaire entre un cadre et un ouvrier se situe aux alentours de 3 fois le SMIC alors qu’il atteignait 3.9 en 1955), cela tient pour l’essentiel aux chocs subis par les très hauts revenus du capital. Les très gros patrimoines (et les hauts revenus du capital qui en sont issus) ont connu un véritable effondrement à la suite de la période 1914/1918 et 1939/1945 (destruction, inflation, faillite de la crise de 1929). Les décennies qui se sont écoulées depuis 1945 n’ont toujours pas permis à ces fortunes et à ces revenus de retrouver le niveau astronomique qui était le leur à la veille de la Première Guerre mondiale.

L’impôt sur le revenu a réduit les inégalités du fait de son caractère progressif (le taux d’imposition s’élève en fonction du niveau de revenus) et de la mise en place d’un système de redistribution vers les ménages aux revenus les plus faibles.

La proportion à épargner des revenus les plus élevés est forte et la proportion à consommer faible. La mise en place d’un impôt sur le revenu diminue cette proportion à épargner et favorise, par la distribution des revenus secondaires, la propension à consommer des ménages aux faibles revenus. Ce pouvoir d’achat supplémentaire distribué est aussitôt orienté vers l’économie, incitant l’activité de production, l’investissement, l’emploi et, par là même, la croissance économique. La classe moyenne inférieure dépense pratiquement l’intégrité de ses revenus mensuels, ce qui fait marcher la consommation et aussi l’importation des produits étrangers moins chers que ceux fabriqués en France.

Jusqu’où ne pas aller trop loin :

Arthur Betz Laffer économiste libéral américain et chef de file de l'école de l'offre.

Arthur Laffer est l'auteur de la courbe qui porte son nom (*) et qui tente de montrer que « trop d'impôt tue l'impôt ». En effet, selon cette courbe le rendement d'un impôt est relativement bas au-dessous d'un certain seuil mais baisse au-delà d'un autre.

Se fondant sur cette courbe, Arthur Laffer est un ardent défenseur d'une politique de réduction des impôts. Son influence fut importante au cours des années 1980. En effet, dès 1978 il soutint la Proposition 13 visant à une réduction de l'impôt foncier en Californie. Par ailleurs, il influença la politique fiscale de Ronald Reagan en impulsant des réductions d'impôts.

Cette influence ne se limite pas aux seuls USA puisque de telles politiques de réduction des impôts voient le jour en Europe. C'est le cas en Angleterre à partir de 1979 sous le gouvernement de Magaret Thatcher et jusqu'en 1997 sous le gouvernement de John Major. Par ailleurs, le gouvernement d' Helmut Kohl s'applique aux mêmes diminutions à partir de 1982. Enfin, en France, après l'échec de la politique de relance de Pierre Mauroy en 1982, (politique Keynésienne privilégiant la politique de la demande) une partie des gouvernements qui se succèdent mettent en place de telles politiques. Par exemple, l'impôt sur les sociétés passe de 50 % à 33,33 % en 1987. Le taux de l'IRPP (Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques) diminue lui aussi avec certaines réformes fiscales dont la dernière eut lieu en 2007 avec le bouclier fiscal qui limite la pression fiscale à 50 % des revenus d'un individu. La politique du Gouvernement Ayrault a fortement augmenté les impôts non en vue de la redistribution envers les plus démunis mais bien pour tenter de combler la dette de l’Etat. Cet Etat ne voulant pas (d'autres diront ne pouvant pas) réorganiser d'une manière optimum, comme dans les années 90 les cercles "qualité" qui ont réformé le secteur privé, il lui est plus facile de prendre à celui qui produit de la richesse qu'à celui qui s'en abreuve. C'est l'histoire de la lampe à huile, à force de pomper ce qu'il y a dans le réservoir pour alimenter une autre lampe, toutes les lampes finiront par s'éteindre comme en 1789. Avant qu'arrive la Révolution il faut que l'Etat abolisse les privilèges de certains.

Faisons un retour en arrière.

Avant l’ère Mitterrand, sous le président Giscard, lorsque l’Etat avait besoin d’argent il émettait des Bons du Trésor dont le rendement variait entre 3 et 4%. 1981, Mitterrand pour enrayer le chômage recrute des milliers de personnes dans la fonction publique. Se pose alors la question cruciale : comment payer les salaires ? Sous le Gouvernement Bérégovoy, le ministre des Finance Sapin fait appelle à la finance mondiale pour vendre de la dette française. « Un Etat ne peut tomber en faillite » dixit Michel Sapin. Le pli est pris, maintenant il faut régler la note. Malheureusement les fonctionnaires sont à l’abri du licenciement économique, donc l’Etat est dans l’obligation de se tourner vers le secteur privé pour faire face à ses obligations en augmentant le barème des plus riches et en abaissant les allocations familiales, le remboursement des médicaments etc.

Malgré son succès, cette courbe est nuancée par plusieurs auteurs, qui prétendent qu'Arthur Laffer ne prendrait en compte que l'effet de substitution dans son raisonnement. D'après Laffer, à partir du seuil où le rendement d'un impôt baisse, les gens préfèreront le loisir au travail car son coût sera moindre ; du coup, il négligerait l’effet de revenu : celui des gens qui n'ont pas le choix, ou ont besoin de travailler, en conséquence de quoi les recettes fiscales continueront à augmenter. Cela dit, même pour les personnes critiquant la théorie de Laffer, sa thèse reste exacte pour les entreprises à forte rentabilité ou pour les personnes aisées chez qui l'effet de revenu est négligeable.

En outre, les possibilités d'expatriation, en cas de fiscalité exagérée, confortent également la théorie de Laffer. La France est devenue le premier exportateur de Millionnaires. Plus de 80 000 par an quittent la France vers d’autres horizons préférant investir ailleurs que voir leurs actifs confisqués par l’Etat. Les Gouvernements sous le quinquennat Hollande ont dessaisi des milliers de riches provoquant une seconde révocation de l’Edit de Nantes.

Ce qui aura pour conséquence :

  • l’accroissement de 585 000 chômeurs de plus en 2017 par rapport à 2012.

  • La montée à 8,5 millions de personnes sous le seuil de pauvreté.

  • Le travail au noir représente plus de 10% de revenus pour les entreprises. Ce qui laisse supposer un nombre très important de salariés sans garanti sociale et aussi un nombre important de salariés cumulant deux activités dont l’une n’est pas déclarée.

  • Un déficit commercial.

  • Un déficit budgétaire.

  • Une dette nationale équivalent presque les 100% du PIB

Où se trouve l’égalité ?

  • Entre un patron qui se trouve surtaxé et ne peut investir face à la concurrence et risque le dépôt de bilan car il ne peut pas rivaliser avec la concurrence extérieure,

  • Un salarié du privé qui risque le chômage pour cause économique,

  • Un salarié peut être obligé d’accepter des CDD les uns après les autres faute de travail,

  • Un salarié du privé est dans l’obligation d’avoir des résultats.

Par rapport à un fonctionnaire dont le travail est payé comme un salarié du privé sans aucun risque de licenciement ?

Or, devant les risques encourus par le secteur marchand, le secteur privé est le seul qui produise de la richesse vive afin d’alimenter les dépenses de l’Etat jamais rassasié et toujours dépensier. Il lui faut toujours et toujours inventer de nouvelles taxes au détriment de la richesse vive.

Force est de constater que la Gauche fabrique des inégalités sociales alors qu’elle se veut le parapluie des citoyens.

(*) La courbe de Laffer. Pour simplifier, est bâtie sur l'hypothèse d'une économie fermée (où les échanges avec l'extérieur sont ignorés) ; prendre en compte l'ouverture des frontières ne change rien au résultat de Laffer, puisque cela ne fait que rajouter la possibilité d’évasion fiscale pour les individus sur-taxés, ce qui est susceptible d’accentuer la diminution des recettes de l'État en cas d'imposition trop forte. En réalité, l'importance de l'attractivité fiscale (en particulier pour ce qui concerne l'impôt sur les sociétés) lorsque les taux d'imposition sont bas, peut mener à l'implantation de nouvelles sociétés et ainsi augmenter la base de l'impôt.

Une hypothèse est faite sur la rationalité des agents économiques :

  • lorsque le taux d'imposition est trop fort, les agents diminuent leur travail. Poussé à l’extrême, ce raisonnement implique que les agents cesseraient de travailler si le taux d'imposition était de 100 % (c'est-à-dire dans le cas où ils ne touchent aucun salaire pour le travail fourni).

  • Le niveau du seuil d’imposition au-delà duquel les agents diminuent leur offre de travail est difficile à établir, et dépend des conditions de vie (par exemple, un individu que l’État prive des revenus nécessaires pour satisfaire ses besoins primaires aura tendance à travailler davantage et à s'investir dans le travail au noir).

 

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louis.peyé.over-blog.com - dans sociologie
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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 13:48

LA VERITE qu’en est-il ?

Or, comme nous allons le développer, la vérité est dichroïque et diachronique. Est-ce assimilable par les Frères du GODF ? J’en doute sincèrement. Je l’expliquerai dans le mythe de la Caverne de Platon.

Il ne peut la retrouver que dans la mesure, où il s’isole. Et s’isoler c’est savoir dompter la nuit, le froid et l’ours qui rode. – Je fais référence imagée à l’animal qui se sépare du troupeau - Peut-il le faire ? Le sait-il ? Et surtout le désire-t-il ? Le courage n’est-il pas l’art d’aller dans l’inconnu et y faire face pour y découvrir de nouvelles terres ? Mieux, tout simplement notre quintessence ? Et répondre au « qui suis-je » ?

Je me pose alors cette question, bien que tragique dans sa simplicité : les œuvres humaines qui réussissent sur le plan des techniques industrielles et les disciplines qui assurent la viabilité des organisations sociales, sont-elles capables d’opérer la synthèse individuelle, de procurer cette unité durable du moi ? Non, la réponse est non. Loin d’être sources d’unité et de vérité, les champs d’action sont des causes de désintégration individuelle et de dissimulation.

Les points de convergences entre ce que désire la « personne morale – le groupe, l’ensemble de la Loge, une assemblée politique - et l’individu ne sont pas toujours les mêmes et où, trop souvent, s’exercent des tensions.

Ce n’est pas pour rien si dans les entreprises, le « Boss » doit arbitrer entre le Capital Investissement, le Capital Humain, le Capital Technique, le Capital de l’équipement physique, où l’individualité est mise à mal par la stratégie du groupe

Pareillement dans les Obédiences qui recherchent l’importance du nombre face au Maçon qui recherche l’Initiation- si toutefois c’est sa motivation réelle-. Rappelons-nous la fameuse maxime du Franc-maçon Gambetta « se soumettre ou se démettre » qu’il prononce lors de son discours à Lille le 15 aout 1877.  Il illustre bien le dilemme de l’individu au sein de tout groupe.

S’imposer une discipline – qui n’est pas la  nôtre - n’est-ce pas instituer une dualité en soi, choisir ne signifie-t-il pas se dédoubler en deux moitiés dont l’une inflige et dont l’autre subit….  Choisir est bien aussi renoncer à…. La vox populi ne dit-elle pas « entre deux maux, il faut choisir le moindre ». Loin d’unifier, d’harmoniser, tout choix délibéré, toute discipline imposée, toute vérité révélée par un « Gourou » ou un chefaillon, déchire et fausse l’individu.

L’attachement à des idées reçues, aux vérités révélées ou non, quelles qu’elles soient, est contraire à la liberté. L’attachement à une idée est un facteur de conditionnement, d’asservissement de l’esprit. Une simple préférence d’une idée à l’autre, d’une vérité à l’autre, d’une valeur par rapport à l’autre, soumet et assujettit autant le mental. Pendant la dernière Guerre mondiale au nom de la Vérité hitlérienne, des hommes ont conduit à l’assassinat de millions d’êtres humains tant juifs, communistes, que Manouches ou Maçons et handicapés, et au nom d’une autre Vérité, des Partisans ont assassiné des Allemands. Le Liban, où les communautés religieuses se sont battues entres elles pour le plus grand bonheur de quelques-uns se sont retrouvées avec 7 femmes pour un homme. Est-ce cela l’harmonie ? Est-ce que la vie est gagnante ? Gloire au vainqueur, mort au vaincu !

Depuis des siècles, l’histoire nous raconte la vérité du vainqueur. Qui détient la vérité ? Où se trouve la Vérité ? Est-ce que la vérité existe alors ? Oui. La vérité est à la fois vraie et fausse ici, au même moment ; elle est, et aussi, elle n’est pas, selon comment on la regarde. Et notre liberté alors ? Elle aussi est, dans la mesure où nous nous comportons en harmonie avec notre vie et sans que l’ego, le        « moi-je », la mauvaise raison, le mental nous brouillent. Quand on recherche la vérité, il faut être libre de préjugés et ne jamais accepter un fait, une idée, une vérité aussi chers soient-elles, aussi consacrés par l’opinion publique, le groupe, la communauté de …auquel d’aucun appartient, sans en examiner la réalité, même si cet examen semble à priori superflu. A cette condition seulement nous éviterons de poser des questions erronées, pire rendrons de faux jugements, au nom d’une vérité (laquelle ?), par ignorance volontaire et/ou provoquée.

De quelle vérité parle-t-on ? Y-a-t-il une vérité ici-bas ? On peut déduire qu’il n’y a pas de vérité en-soi, il y a de vérité qu’en être. Et toute vérité est relative, elle concerne notre vision propre et conforme à notre vécu.

  • La vérité métaphysique ? Être ou ne pas être, voilà la première question posée d’où découle à « si je suis, qu’est-ce que je suis ? Si je ne suis pas, qu’est ce qui est ? » Ainsi la vérité métaphysique s’insère entre deux limites : dans la limite intérieure, elle n’existe pas ; dans la limite supérieure, elle est tout.
  • La vérité religieuse ? Au-delà de la vie, il y a une autre vie : voilà ce qu’affirme la religion. Elle exhorte l’être à immoler son existence terrestre pour une essence céleste qui justifie le sacrifice. Si la religion appelle au dépassement de l’être, par le dogme elle sacrifie l’esprit.
  • La vérité philosophique oriente une conduite, elle vise à l’amélioration de soi, pour les autres. Elle demande une aptitude à l’altruisme, une liberté de conscience qui impose une tolérance mutuelle. Quel courant est plus vérifiable, quelle Parti politique, quel syndicat, quelle Obédience ? (du latin oboedientia, obéissance)
  • Une vérité morale ? (du latin moralitas, « façon, caractère, comportement approprié »). Alors l’occidental qui est monogame va juger immoral l’Africain qui est polygame ou le Tibétain qui pratique la polyandrie et vice et versa et cela au nom de quelle vérité morale ? Est-ce morale d’être dans l’erreur ? Où est alors l’erreur ?
  • La vérité scientifique ? Elle est progressive c'est-à-dire qu’aujourd’hui admise jusqu’à la prochaine découverte qui va l’oblitérer. En s’attachant à l’observation des phénomènes, la science s’intéresse à l’extérieur des choses.
  • La vérité humaniste du style Keynésienne, augmenter les impôts pour répartir la manne sur les chômeurs afin d’augmenter la demande et, ainsi, faire redémarrer l’économie, ou « les profits d’aujourd’hui sont les emplois de demain » comme le suggère le Chancelier Schmidt, dans une économie mondialisée et disparate ?
  • La vérité économique ? Elle est celle des marchés et souvent contraire à l’humanisme Keynésienne en vogue. Cependant, lorsque l’on étudie cette science, l’on s’aperçoit que cette vérité est vraie dans l’immédiat et fausse à plus long terme. La créativité de l’homme en ce domaine est fabuleuse. Détruisant des emplois dans le cycle primaire, elle alimentait le cycle secondaire qui ensuite par les progrès techniques, elle allait faire naitre le cycle tertiaire. Aujourd’hui, le nombre d’actifs ayant un emploi est nettement supérieur à celui du début du XX°S. Aujourd’hui, l’homme et la femme ont accès à l’emploi, ce qui n’était le cas à l’époque.
  • Si maintenant, je prends une bouteille de vin, la  vérité est comment ? Et pourtant selon comment je la regarde, la description sera différente : la base diffère de sa hauteur….

Le physicien suisse Eugène Guye a énoncé une des lois les plus importante s’appliquant tant au domaine de la phénoménologie matérielle que psychologique : l’échelle d’observation crée le phénomène. Par exemple disposons, dans une coupelle des billes blanches et noires, à une certaine hauteur, celles-ci apparaitront comme une tache grise. C’est ainsi que l’Univers nous apparaît matériel ou spirituel selon l’échelle d’observation que nous utilisons. Notre conduite dans la vie, notre caractère, nos opérations intellectuelles sont régies tout comme de simples sensations par le même mécanisme. Heisenberg exprime l’importance de l’interaction et les interférences existant entre tous processus d’observation quotidienne. Dans le monde de l’infiniment petit, elles deviennent considérables, mais ce n’est que dans le monde de la pensée qu’elles revêtent toute l’ampleur de leur action. Dans le monde atomique, nous ne voyons JAMAIS un électron libre, nous l’apercevons qu’après l’inévitable observation de notre analyse. Dans le monde de la pensée, une idée émise peut perturber celui qui la reçoit tout comme notre regard peut le perturber et engendrer la perturbation. Il y a là, tout comme dans la mécanique quantique des causes identiques produisant des effets similaires : il y a des risques d’interférences se produisant entre « l’observateur » et « l’observé ». C’est ici qu’apparaît la manifestation, la dualité dans la compréhension de la « totalité-une », de la « globalité-tout » : l’objet est par le sujet et le sujet est par l’objet. Combien de fois avons-nous ressenti n’être qu’un, UNITE, avec un paysage, une symphonie, un tableau, l’être aimé ?

Nous pouvons alors observer la vérité dans le temps et que constatons-nous ? Ce qu'on a appris comme une "loi" lorsqu'on était étudiant et que l'on a mise en œuvre avec zèle pendant toute sa vie intellectuelle ou professionnelle devient vite un dogme impossible à contester sans remise en cause personnelle. Et malheureusement les catastrophes interviennent lorsqu'on ne voit plus le réel à force de le regarder avec une grille de lecture obsolète, nous dit Malakine.

Sur un autre registre, la politique, nous allons observer avec l’acuité nécessaire la diachronie d’une vérité :

La vérité d'hier, n'est plus la vérité d'aujourd'hui. C’était il y 36 ans et tout le monde n’était pas déjà né…….

Extraits d’une lettre que Georges Marchais (secrétaire général du PCF) a adressé en 1981 au recteur de la mosquée de Paris qui venait de s’indigner de la destruction au bulldozer le 24 décembre 1980, veille de Noël, d’un foyer de 300 travailleurs maliens par Paul Mercieca alors maire communiste de Vitry :

"Je vous le déclare nettement : oui, la vérité des faits me conduit à approuver, sans réserve, la riposte de mon ami Paul Mercieca. Plus généralement, j'approuve son refus de laisser s'accroître dans sa commune le nombre, déjà élevé de travailleurs immigrés. En raison de la présence en France de près de quatre millions et demi de travailleurs immigrés et de membres de leur familles la poursuite de l'immigration pose aujourd'hui de graves problèmes. Il faut les regarder en face et prendre rapidement les mesures indispensables. La cote d'alerte est atteinte. C'est pourquoi nous disons : il faut arrêter l'immigration, sous peine de jeter de nouveaux travailleurs au chômage. Je précise bien : il faut stopper l'immigration officielle et clandestine. Il faut résoudre l'important problème posé dans la vie locale française par l'immigration. Se trouvent entassés dans ce qu' il faut bien appeler des ghettos, des travailleurs et des familles aux traditions, aux langues, aux façons de vivre différentes. Cela crée des tensions, et parfois des heurts entre immigrés des divers pays. Cela rend difficiles leurs relations avec les Français.

Quand la concentration devient très importante (.), la crise du logement s’aggrave, les HLM font cruellement défaut et de nombreuses familles françaises ne peuvent y accéder. Les charges d’aide sociale nécessaires pour les familles immigrés plongées dans la misère deviennent insupportables pour les budgets des communes ".

Signé : Georges MARCHAIS, Secrétaire Général du PCF 1972/1994 (et habitant de Champigny sur Marne)

Alors, la vérité qui est considéré par les habitants de la communauté comme une Valeur n’est-elle pas ravalée au rang d’une simple opinion ? Rien n’étant stable, aucune valeur n’étant absolue, tout s’installe, finalement, dans le relatif et finit par dépendre d’une appréciation personnelle. Alors, il n’est pas facile de trouver la Vérité, et bien souvent, laissons à l’Autre, le soin de nous la dicter. Et, d’aucun perd de vue qu’un groupe défend des idées particulières et des croyances auxquelles ils se sont identifiées et qu’ils luttent afin de faire triompher le point de vue de leurs préférences idéologiques personnelles, au  nom de la « juste cause » ; la leur. Il est nécessaire de dénoncer que celui qui se croit être dans la plénitude de la « Lumière » ne peut être         « tolérant » vis-à-vis de celui qu’il pense et croit être dans les Ténèbres :   lui a raison donc l’autre est dans le faux, il faut le punir selon la loi, sa loi, à lui. La Tolérance lui apparaît, dans cette logique trompeuse, comme la plus impardonnable duplicité car il sait que la moindre trace d’ombre qui subsiste s’oppose à sa propre vision de la lumière.

L’intolérance de l’homme grégaire, de l’homme prisonnier d’une idéologie politique, d’une obédience, d’une religion particulière ou de toute forme d’organisation particulièrement stricte,  conduit à la violence et au fanatisme inhérent au désir d’IMPOSER cette idéologie, sous couvert d’ouvrir les esprits ignorants. En réalité cet Inuit – ou ce groupe d’hommes - ne cherche qu’à s’imposer lui-même et se sert de ses idées déformées et orientées comme instrument d’expansion et de domination aux dépends de tous et pour sa seule gloire.

 

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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 12:09

~~De 1995 à 2010 la production porcine n’a augmenté que de 9 % en France contre 24% au Danemark et 43% en Allemagne. Le nombre d’élevage porcins, entre 2000 et 2010, a baissé de 39% et a diminué de 54% aux Pays Bas, de 58% en Allemagne et de 69% au Danemark. Quant à la production laitière, la taille moyenne d’un élevage en 2013 était au Danemark de 134 vaches, 75 aux Pays Bas et seulement de 45 en France.

Et oui, nous travaillons encore d’une manière artisanale alors qu’en Europe, nos voisins sont passés à l’ère industrielle. Pourtant la qualité du lait est identique. Alors que le prix de revient de ce litre de lait ou du kg de viande est nettement trop cher en France.

Notre agriculture peine, notre activité de transformation aussi. La part de l’industrie dans la valeur ajoutée et limitée à 11% en France contre 16% dans la zone euro et de 22% en Allemagne.

Dans le monde, seule, la France a adopté les 35 h.

Or la loi Myriam El Khomri veut réformer le code du travail.

Le Chômage repose sur « la conception erronée que les emploi pourraient être éternels, que chaque destruction d’un poste de travail serait un événement anormal, dramatique, qu’il faut éviter à tout prix. Pierre Cahuc et André Zylberberg.

Or nos syndicats ne connaissent pas la loi de Joseph Alois Schumpeter, quel dommage et pourtant, en peu de temps, que de transformation dans nos outils de travail et de loisir qui métamorphose nos vie de tous les jours.

Sur 10 000 destructions d’emploi, 10 000 sont créés par ailleurs. Mais il y a des destructions dans les emplois peu qualifiés ou non adapté à notre nouvelle vie.

On le constate en particulier dans le secteur industriel où existent aussi d’autres raisons. Les sorties d’emplois correspondent à 24% de CDD et 11% de démissions. Les embauches en CDI sont très minoritaires. Pourquoi ? Ce Code du travail dissuade les entreprises d’embaucher par craintes de tracas Prud’homale. Il ne faut pas oublier que la France détient le record des litiges en cas de licenciements : 25% alors qu’en Angleterre 7% seulement, et dans 80% des cas le licencié obtient gain de cause.

En protégeant les salariés par toutes sortes de règlements, on obtient l’effet inverse : recul des embauches et aussi elle accroit la durée du chômage. Elle rend plus difficile l’accès à l’emploi des personnes les plus vulnérables – jeunes pour un premier emploi, personnes de plus de 50 ans, les femmes, les salariés déclassés et non formés aux nouvelles technologies. Ce qui crée un marché très inégalitaire. D’un côté un salarié en CDI protégé par de nombreuses loi, embauché sans limitation de durée, de l’autre le salarié embauché en CDD qui ne présente peu de stabilité et crée chez le salarié un risque de tension qui ne peut s’aggraver à terme : risque de divorce, de maladie, de précarité.

Le CDD a représenté près de 85% des embauches en 2015.

Il ne faut pas compter sur le syndicat pour défendre un chômeur : il ne cotise pas, ne se mobilise pas – en principe - et ne vote pas lors des élections des représentants syndicaux. Pire le chômeur représente une menace pour le salarié en place : rejet des jeunes, rejets des chômeurs surdiplômés, des chômeurs sur- compétents,… « si on embauche celui-là, je risque de me piquer ma place… » qui n’a pas déjà entendu cette réflexion ?

Il ne faut pas compter sur le Politique qui, lui, s’intéresse aux salariés qui travaillent et donc eux votent. Rarement un chômeur va placer son bulletin dans l’urne, qu’elle soit placée dans son ancienne entreprise ou à l’école primaire de son quartier. Pour le politique, il y a plus de suffrages à gagner en s’adressant au 19 millions de salariés (secteur marchand et non marchand) qu’en s’intéressant au sort des 6 millions de chômeurs.

D’ailleurs tous les syndicats sont vent debout devant toute modification, toute réforme du Code du travail.

En France seulement 8% des salariés paieraient leur cotisation syndicale. Le syndicalisme est nettement mieux implanté dans le secteur non marchand – 15% - que dans le secteur marchand 5% et et le reste en particulier dans les grandes entreprises publiques ou ex publiques : Orange, la Poste, Renault…

Le syndicalisme français cultive toujours la lutte des classes, dépassée, et ils ont gardé comme paradigme la charte d'Amiens - qui porte le rapport de forces comme moyen d'actions privilégié dans leur ADN. Le syndicalisme français ne discute pas avec le Patron comment améliorer le C.A, comment répartir au mieux le bénéfice, essayer de trouver des solutions pour améliorer le « gateau » à se départager entre tous les acteurs. Ils sont toujours dans la Bible de Karl Marx dont le raisonnement est parti sur de fausses bases (il n’a pas pris en compte tous les critères à sa disposition et donc le résultat est faussé).

Le syndicalisme hexagonal n'est pas un syndicalisme de services, comme dans certains pays étrangers, notamment nordiques. C'est-à-dire que les centrales françaises se bornent à défendre les droits des salariés et non de leurs seuls adhérents. La multiplication des Centrales rajoute encore de la difficulté car chacune va surenchérir les unes par rapport aux autres ou joueront sur le besoin d’appartenance « soit tu es avec moi soit tu es contre moi » ou en d’autres termes « moi c’est moi et toi tais-toi ».

Il n’en est pas de même dans les pays du nord de l’UE où la représentation syndicale avoisine 70% et où les encartés bénéficies de droit particulier ou supplémentaire par exemple à l'assurance-chômage et où le syndicalisme se préoccupe du reclassement de ceux qui ont perdu leur emploi.

En Italie, pour faire passer la réforme du travail et enfin faire baisser le taux de chômage, le Chef du Gouvernement a refusé d’ouvrir la porte aux syndicats. Résultat une baisse sensible de 1.5% en un an en 2015.

Or la montée en puissance des TPE, de l’entreprenariat, et la montée de l’adhocratie menace le syndicalisme.

La croissance qui s’élevait en France de 5.6% dans les années 60, n’a cessé de ralentir dans les années 80 à 1.9% puis à 0.3% depuis 2010. Nous sommes aujourd’hui dans le peloton de queue en Europe dont la croissance est nettement supérieure à la nôtre.

Depuis l’arrivée de Monsieur Hollande à l’Elysée, la France compte plus de 688 000 demandeurs d’emploi supplémentaire officiel. Elle a perdu 217 000 postes dans le secteur marchand.

Plus haut j’évoquais le personnel le moins qualifié dans le paragraphe Schumpeter, il faut y rajouter « la taxation du travail et de la production qui freine l’investissement affirme Elie Cohen directeur de recherche au CNRS. Il pointe deux mesures prioritaires : 1° baisser le coût du travail en supprimant les 35 milliards d’€ de cotisations familles payées par l’entreprise -5.25% du salaire brut. 2° généraliser d’un allégement dégressif de tous les salaires. Une baisse de 20 milliards d’€ entraînerait une embauche de 250 000 personnes.

Philippe Aghion constate l’absence « de deuxième chance » dans notre système de formation verrouille l’accès à l’emploi. Résultat la France est un des pays de l’OCDE où le chômage des jeunes est le plus élevé – 24%.

Gilbert Cette - « les accords d’entreprise doivent primer sur le code du travail » Le Code du travail contient près de 3700 pages. Pléthorique, complexe, absurde (on y trouve le nombre de vêtements que le salarié peut suspendre au vestiaire, si, si, si). Notre droit social grippe le marché du travail affirme notre Professeur de l’Université d’Aix-Marseille dans un rapport corédigé avec Jacques Bathélémy pour Terra Nova.

17% des jeunes français de 16 à 25 ans ne sont ni à l’école, ni en formation, ni en emploi soit 3 fois plus qu’en Allemagne. Pourquoi ne pas imposer l’apprentissage pour ces jeunes se dit Bertrand Martinot ?

L’employeur a le choix entre recruter en CDD pour 18 mois au maximum et renouvelable 2 fois depuis la loi du 19 aout 2015 ou un CDI avec une période d’essai de deux à quatre mois selon les catégories de salariés, renouvelable une fois. Ce système favorise l’emploi des CDD qui représente 80% des embauches, constate Patrick Artus analyste économique chez Natexis.

Keynes, connu de tous les économistes de Gauche disaient pourtant : « la difficulté n’est pas de comprendre les idées nouvelles mais d’échapper aux idées anciennes. » Je pense que la loi sur la réforme du travail va dans le bon sens et permettra aux Français de retrouver le moral afin de repartir avec une perspective d’avenir plus ouverte.

 

Sources : Le Point, Capital, de mars 2016, Internet.

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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 11:17

Symbole du labyrinthe : Thésée, le fil d’Ariane

et le Minotaure.

Cette antique légende nous vient de Crète. Elle nous apprend qu’autrefois vivait en Crète une créature terrifiante, mi-homme, mi- taureau, que le Roi Minos tenait enfermée dans le Palais de Cnossos. Ce monstre, le Minotaure, était retenu dans le labyrinthe construit par l’architecte Dédale. Il se nourrissait uniquement de chair humaine. Chaque année, Minos exigeait des Athéniens qu’ils lui fournissent sept jeunes gens et sept jeunes filles pour les sacrifier au Minotaure. Thésée, fils du roi d’Athènes, se proposa en offrande. Or sa motivation était de tuer le Minotaure. Minos avait une fille nommée Ariane qui tomba amoureuse de Thésée. Contre la promesse qu’il la prenne pour épouse, elle donna au jeune Thésée une pelote de fil afin qu’il puisse, après avoir vaincu le Minotaure, retrouver son chemin. Ce qui fut fait. Thésée sortit sain et sauf du labyrinthe et quitta la Crète avec Ariane à son bras.

Ce mythe est l’un des plus anciens du monde occidental avec le culte de Mithra. On peut le lire comme une expérience initiatique.

Thésée ne craint pas de pénétrer dans un espace interdit – ou du moins inconnu et donc par ce fait dangereux -, ténébreux, pour y défier le Minotaure, symbole de puissance diabolique puisqu’il dévore tous les humains à sa portée. Or en sortant vainqueur de cette épreuve, Thésée se hisse au rang de héros : il a délivré le peuple et surtout il a osé affronter le mystère, l’inconnu, le danger, la peur. Il s’est mesuré à un être étrange, doté d’une force et de pouvoir inconnus et malgré tout l’a terrassé, donnant ainsi la preuve de sa propre force et de sa confiance projetant ainsi sa propre puissance.

Tous ceux qui s’engagent dans les méandres du labyrinthe ne tuent pas le Minotaure au premier essai.

Comme dans les méandres de tous les labyrinthes où l’homme s’aventure, la seule technique est de procéder par essais successifs – interrogations, réflexions-. Si l’on se trompe, ne pas hésiter à revenir sur ses pas et s’engager dans une autre orientation, un autre chemin, une autre réflexion, une autre étude.

On peut aussi s’aider d’un fil comme Thésée. Les rites initiatiques, comme le mythe du labyrinthe symbolisent le difficile apprentissage de la vie où la connaissance ne s’acquiert qu’au prix d’épreuves et surtout du dépassement de sa propre faiblesse, de sa propre ignorance. Non l’aventure ne se limite pas uniquement à l’exploration du monde. Avant il faut pénétrer au plus profond de soi comme le stipule le célèbre acronyme V.I.T.R.I.O.L. que d’aucuns découvrent dans l’immuable Cabinet de réflexion.

Jung voyait dans le labyrinthe un archétype qui appartient à l’inconscient collectif de l’humanité. D’ailleurs on retrouve ce symbole dans de multiples civilisations – Grecque et aussi au sein de nos Cathédrales.

Le voyage initiatique doit être interprété comme une image du développement personnel, la recherche d’une meilleure connaissance de soi. Dans cette quête, le psychologue peut faire office du fil d’Ariane : il fournit des repères et aide à vaincre les obstacles – les blocages, les interrogations – qui empêche l’individu de progresser dans la découverte de lui-même. A défaut d’un thérapeute, les Parents, l’Ami, l’Initié, le Parrain, le Maître, l’Enseignant, enfin, l’Archétype du Père nous donne, par son exemple et ses conseils, ce fil d’Ariane.

L’investigation du monde obscur que chacun porte en soi est le moyen de trouver sa propre voie et le moyen de se réaliser pleinement. Cette exploration peut prendre différentes formes : observation, interrogation sur le pourquoi le choix de telles paroles ou actions, sur la recherche de la motivation à faire ou être…, sur le qui suis-je ? Sur le pourquoi de ma naissance hic et nunc, dans cette famille, quelle va être mon orientation ? Répondre à ces questions : qui suis-je, d’où je viens, où vais-je et pourquoi ? Quelle est la raison de ma naissance et mon but dans cette vie ? Etc.

Le moyen d’acquérir notre liberté est d’agir en connaissance de cause pour notre bien et aussi pour celui de notre entourage. C’est le moyen d’avoir confiance et donc d’agir avec (con) foi (fiance) dans la vie.

Nous sommes tous des conquérants de l’impossible. Chaque victoire sur nous-même est un coup asséné sur le Minotaure qui représente l’obstacle à notre réalisation. Or nous savons que ce Minotaure est multiforme. Chaque fois que nous vainquons notre ignorance et nos faiblesses, nous recréons en nous-même la puissance de Thésée. A chaque fois que nous cédons à la lâcheté, à l’ignorance, à la peur, à la facilité égoïste, nous alimentons et donc rendons plus fort le Minotaure.

Le choix nous appartient. N’oublions pas que nous sommes notre pire ennemi ou notre meilleur ami.

Nous savons que chaque fois que nous osons regarder la Lumière en face, celle-ci nous révèle les ombres sinueuses de notre obscur labyrinthe intérieur.

Je vous invite à lire « Initiés, symbolisme et lieux magiques » ISBN 2-84461-020-X de Guy Tarade qui fut et est toujours mon fil d’Ariane depuis plus de 50 ans.

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 14:46

~~~~Un socialiste est un chef de meute ou un suiveur, il préconise le collectivisme.

Lorsque j'observe le religieux, le politique - qu'importe la couleur de son drapeau – le chef de meute annonce qu'il a raison, qu'il sait ce qu'il fait et sait comment s'y prendre pour mener ses suiveurs à ce qu’il pense être l’objectif à atteindre, sa victoire.

Il prend son drapeau de ralliement et que tous me suivent, ordonne-t-il : c'est un ordre ! (Regardez notre Président Hollande comme il sait si bien mettre les doigts alignés sur la couture du pantalon, c'est un vrai petit soldat. Il est le chef de tous ceux qui le suivent : lui a raison et personne (en principe) lui conteste son autorité. Si le chef a dit.... donc on fait.

Question : qui sont les suiveurs ? Réponse : les moutons, enfin ceux qui adhèrent à ce qui est décidé par le chef ! 0n retrouve là le principe de la religion catholique, et d’autres organisations politiques. Nous avons une organisation pyramidale à trois étages :

tout en haut, celui qui décide (le Roi , le Pape, enfin tous ceux qui représentent ou symbolisent l’archétype du Père),

puis les cadres (ou les relais organisationnels comme la Franc-maçonnerie et particulièrement le GODF) qui sont dans l’obligation de transmettent le message du « Père » symbolique, et, enfin,

les exécutants qui obéissent ou doigt et à l’œil de leur hiérarchie.

Nous constatons ici le principe repris par les partis politiques, les religieux.. Nous avons donc un management de type vertical, comme sous l'Ancien Régime.

Nous sommes dans un pays démocratique. Régime Politique où la Souveraineté est exercée par le Peuple. Que nous l’acception ou pas, nos démocraties ne nous protègent pas de l’arbitraire, bien au contraire. Sur quels fondements, droit, moral, le Peuple appuie sa raison ? Son Pouvoir ?

• Toute définition objective de la culture d’un Régime Politique est arbitraire donc le régime démocratique l’est. Elle ne peut inférer d’un principe universel et, de ce fait, ne peut être reliée à la nature humaine ou des « choses ».

• La culture démocratique s’appuie sur un pouvoir « arbitraire culturel » qui impose sa vision, sa symbolique.

• Toute catégorie ou Classe Sociale évolue en fonction du rapport de force exercé les uns par rapport aux autres. Cette force peut provenir d’un leader, d’une mode, d’une contrainte guerrière, voire d’une manipulation de masse (média).

• La Classe Sociale est légitimée par l’adhésion de ses éléments, ce qui suppose une prédisposition à accepter sa prédominance sur l’ensemble : on s’allie toujours au gagnant potentiel.

• Toute Classe Sociale dominante fait que chaque constituant contribue à reproduire l’arbitraire culturel qu’elle inculque : c’est l’Action Educative.

• Toute Classe Sociale. dominante qui détient le pouvoir arbitraire se maintient tant que son autorité reste licite, reconnue par tous, surtout par les sous-groupes ou Classe Sociale. dominées, et tant qu’elle se pérennise.

• La reconnaissance de la légitimité de l’arbitraire culturel de la Classe Sociale dominante constitue une force légale qui prospère au détriment de toutes les Classe Sociale dominées interdisant à ces dernières une prise de conscience de leur propre valeur.

• Toute Classe Sociale dominante légitimée impose sa loi et exclut les dissidents (individus ou sous-groupes).

• Notre Démocratie, malgré ses imperfections, autorise ses enfants à jouir d’un important espace de Liberté. Notre système est ouvert même s’il privilégie la classe dominante.

Chacun peut accéder à la Classe Sociale à laquelle il aspire s’il honore les principes démocratiques, c’est à dire, s’il respecte les règles de l’arbitraire culturel et qu’il accepte comme étant bonnes pour lui et la Société.

• Cependant, si l’individu accepte une règle qu’il considère bonne pour lui, le groupe dominant considère la règle comme étant le bien ou le mal par rapport à la ligne qu’il est nécessaire de suivre pour sa propre survie.

N'est-ce pas Gambetta (Franc-Maçon) qui a dit à la Tribune des Députés : "il faut se soumettre ou se démettre ".

- Gambetta adresse ces mots au Président de la République Mac Mahon dans un discours prononcé à Lille le 15 août 1877, lors de la campagne électorale qui conduira à la victoire des Républicains.

C'est la démocratie – le Parti qu’il soit de droite ou de gauche -, qu'il provienne du PS ou du Vatican : le combat reste le même. Chaque individualité choisit son camp et le plus gros l’emporte sur l’autre. Lorsque l'on est encarté dans un Parti on doit obéissance à son Chef qu'importe la couleur du parti.

Ceci-dit peuvent survenir des déviances au sein du groupe. Un sous-groupe voulant alors imposer sa vision au groupe qui l’imposera à tous. C’est le combat politique politicien. Très à la mode sous l’ère du Président Hollande.

 

Alors que dans humaniste on comprend immédiatement que la racine est humaine, il y a Homme. Un homme est un individu qui doit savoir conduire sa vie. Par contre il faut toujours avoir à l'esprit qu'un homme est d'abord un animal qui agit selon l'orientation du troupeau auquel il appartient. La hiérarchie doit être respectée. Devenir humain est une sacré remise en question : c'est accepter sa condition animal d'abord, se connaître et essayer de s'élever de cette condition.

J'ai pour principe cette règle : Je suis le premier juge de mes pensées, de mes sentiments, de mes actes. Et je suis le premier responsable de leurs conséquences. (Pour moi et pour mon entourage ou mon environnement)

J'accepte ma condition animal, ce corps qui est le mien dicte souvent mes actes à mon insu. Je sais aussi que Prométhée a donné un souffle à cet homo sapien. De ce souffle reçu je sais aussi que je suis responsable de ce don. Ce n'est pas toujours facile et parfois je prends des pâtés...... l'erreur est formatrice et d'un mal j'essaie d'en rechercher le bien sous-jacent.

Quelle différence entre ces deux visions : La première fait appel au collectif et c'est la lutte entre deux idées, deux clans, deux groupes et où l’individu s’estompe, disparait. Et ensuite tous les coups sont permis pour que" mon" camp" ait la victoire. Nous l'avons vu durant la campagne présidentielle et nous assistons actuellement au combat des chefs à l'UMP et aileurs.... même scénario..... où chaque groupe et sous-groupe utilisent des armes (ou arguments différents) dans l'un et l'autre scénarii pour s'adjuger la victoire.

La victoire d’un groupe est la victoire d’un l’individu qui incarne ce groupe.

La seconde fait appel à l'individualité. Tout part de cette individualité qui s’exprime et tout retourne à lui. C’est-à-dire tout part de l’humain et tout lui est retourné d’une manière ou d’une autre. Devant un choix chacun doit en mesurer les conséquences pour lui et aussi pour les autres.....

Depuis de nombreuses années nous arbitrons entre l’individu et le groupe. Parfois l’un gagne contre le groupe, parfois le groupe impose sa raison à l’individu. Très souvent le groupe a raison contre l’individu. C’est un duel, un rapport de force perpétuel.

Existe-t-il alors des situations où l’individu et le groupent joue gagnant-gagnant tout une respectant l’autre ? C’est-à-dire où le duo s’impose ?

Oui dans l’adhocratie. Qu’est-ce que l’adhocratie ? L'adhocratie est un néologisme (provenant du terme latin « ad hoc ») utilisé pour désigner une configuration organisationnelle qui mobilise, dans un contexte d’environnements instables et complexes, des compétences pluridisciplinaires et transversales, pour mener à bien des missions précises (comme la résolution de problèmes, la recherche d'efficience en matière de gestion, le développement d'un nouveau produit, etc.). L’adhocratie a d'abord été formulée par Alvin Toffler dans Le choc du futur (1970) puis a été popularisée par Robert Waterman Jr. dans Adhocracy. The power to change (1990). Où le voyons-nous agir ? Dans les nouvelles organisations. Cela a commencé avec le marketing puis dans la médecine.

Ce sont des individualités affirmées et très spécialisées qui mettent leurs compétences en commun pour résoudre un problème. C’est ce que l’on appelle le management horizontal. Ce concept organisationnel s'oppose à la bureaucratie, au collectivisme, au socialisme.

L'expression « ad hoc » indique en effet que les personnes choisies dans l'organisation travaillent dans le cadre de groupes-projets peu formalisés qui bénéficient d'une autonomie importante par rapport aux procédures et aux relations hiérarchiques normalement en vigueur. Au sein d'une équipe adhocratique, le mécanisme principal de coordination entre les opérateurs est l'ajustement mutuel.

Cette caractéristique fait de l'adhocratique un mode de management souple, souvent comparé au fonctionnement normal de la nature. L'adhocratie comme une organisation qui regroupe des experts de différentes disciplines, réunis afin de conjuguer leurs compétences respectives pour réaliser un projet innovant. C'est donc une structure souple, temporaire et possédant une fin déterminée.

Nous avons eu l’ère de l’économie primaire (que Karl Marx n’a pas prise en compte lors de la 1ère Révolution industrielle). Grace à Engels et Marx nous avons eu l’avènement du Socialisme Communisme en URSS – 69 ans pour s’apercevoir de la nocivité de ce régime, reste la Chine où on trouve le plus grands nombre de milliardaires donc qui est devenu le grand pays capitaliste, et la Corée du Nord.

Petit à petit le communisme s’est changé en socialisme en Europe avec l’opposition des riches face à la force ouvrière avec le PCF en France qui dura durant les 30 Glorieuses – 1945 à 1974 –. A partir de cette date le syndicalisme socialiste français qui regroupait plus de 50% d’adhérents salariés, aujourd’hui, le syndicalisme néo socialiste-communiste ne compte plus que 7.7% des salariés, un des plus bas d’Europe continentale. Pour mémoire, il était supérieur à 30% à mi XX°S.

La spécialisation et la performance des entreprises qui souvent externalise les métiers de l’ère tertiaire pour se consacrer à leur cœur de métier fait naitre au début de XXI Siècle, avec l’avènement de la mondialisation et l’avènement de l’informatique une multitudes de disciplines qui vont se connecter entre elles et donner naissance à l’adhocratie sous forme "de l’économie collaborative".

 Les USA résorbe leur chômmage grace à cette nouvelle donne  - et l’économie américaine est à nouveau la 1ère économie mondiale - et l'Europe commence à voir le jour ce nouveau genre.

La grande différence est que cette forme d’économie va vers un management horizontal et quitte le management vertical. Nous quittons la référence socialiste du travail – management verticale – pour une mise en commun des compétences selon les besoins et en en faisant profiter toutes les parties du monde. Le collectivisme survivra encore dans les Administrations pendant quelques années et l’ère des déclarations via internet va, aussi ici, faire fondre l’idée du collectivisme socialiste.

Il faut noter que certaines de ces entreprises sont devenu leader sur le marché mondial et certaines se trouvent en France.

~~~~~~Un socialiste est un chef de meute ou un suiveur, il préconise le collectivisme. Lorsque j'observe le religieux, le politique - qu'importe la couleur de son drapeau – le chef de meute annonce qu'il a raison, qu'il sait ce qu'il fait et sait comment s'y prendre pour mener ses suiveurs à ce qu’il pense être l’objectif à atteindre, sa victoire. Il prend son drapeau de ralliement et que tous me suivent, ordonne-t-il : c'est un ordre ! (Regardez notre Président Hollande comme il sait si bien mettre les doigts alignés sur la couture du pantalon, c'est un vrai petit soldat. Il est le chef de tous ceux qui le suivent : lui a raison et personne (en principe) lui conteste son autorité. Si le chef a dit.... donc on fait. Question : qui sont les suiveurs ? Réponse : les moutons, enfin ceux qui adhèrent à ce qui est décidé par le chef ! 0n retrouve là le principe de la religion catholique, et d’autres organisations politiques. Nous avons une organisation pyramidale à trois étages : tout en haut, celui qui décide (le Roi , le Pape, enfin tous ceux qui représentent ou symbolisent l’archétype du Père), puis les cadres (ou les relais organisationnels comme la Franc-maçonnerie et particulièrement le GODF) qui sont dans l’obligation de transmettent le message du « Père » symbolique, et, enfin, les exécutants qui obéissent ou doigt et à l’œil de leur hiérarchie. Nous constatons ici le principe repris par les partis politiques, les religieux.. Nous avons donc un management de type vertical, comme sous l'Ancien Régime. Nous sommes dans un pays démocratique. Régime Politique où la Souveraineté est exercée par le Peuple. Que nous l’acception ou pas, nos démocraties ne nous protègent pas de l’arbitraire, bien au contraire. Sur quels fondements, droit, moral, le Peuple appuie sa raison ? Son Pouvoir ? • Toute définition objective de la culture d’un Régime Politique est arbitraire donc le régime démocratique l’est. Elle ne peut inférer d’un principe universel et, de ce fait, ne peut être reliée à la nature humaine ou des « choses ». • La culture démocratique s’appuie sur un pouvoir « arbitraire culturel » qui impose sa vision, sa symbolique. • Toute catégorie ou Classe Sociale évolue en fonction du rapport de force exercé les uns par rapport aux autres. Cette force peut provenir d’un leader, d’une mode, d’une contrainte guerrière, voire d’une manipulation de masse (média). • La Classe Sociale est légitimée par l’adhésion de ses éléments, ce qui suppose une prédisposition à accepter sa prédominance sur l’ensemble : on s’allie toujours au gagnant potentiel. • Toute Classe Sociale dominante fait que chaque constituant contribue à reproduire l’arbitraire culturel qu’elle inculque : c’est l’Action Educative. • Toute Classe Sociale. dominante qui détient le pouvoir arbitraire se maintient tant que son autorité reste licite, reconnue par tous, surtout par les sous-groupes ou Classe Sociale. dominées, et tant qu’elle se pérennise. • La reconnaissance de la légitimité de l’arbitraire culturel de la Classe Sociale dominante constitue une force légale qui prospère au détriment de toutes les Classe Sociale dominées interdisant à ces dernières une prise de conscience de leur propre valeur. • Toute Classe Sociale dominante légitimée impose sa loi et exclut les dissidents (individus ou sous-groupes). • Notre Démocratie, malgré ses imperfections, autorise ses enfants à jouir d’un important espace de Liberté. Notre système est ouvert même s’il privilégie la classe dominante. Chacun peut accéder à la Classe Sociale à laquelle il aspire s’il honore les principes démocratiques, c’est à dire, s’il respecte les règles de l’arbitraire culturel et qu’il accepte comme étant bonnes pour lui et la Société. • Cependant, si l’individu accepte une règle qu’il considère bonne pour lui, le groupe dominant considère la règle comme étant le bien ou le mal par rapport à la ligne qu’il est nécessaire de suivre pour sa propre survie. N'est-ce pas Gambetta (Franc-Maçon) qui a dit à la Tribune des Députés : "il faut se soumettre ou se démettre ". - Gambetta adresse ces mots au Président de la République Mac Mahon dans un discours prononcé à Lille le 15 août 1877, lors de la campagne électorale qui conduira à la victoire des Républicains. C'est la démocratie – le Parti qu’il soit de droite ou de gauche -, qu'il provienne du PS ou du Vatican : le combat reste le même. Chaque individualité choisit son camp et le plus gros l’emporte sur l’autre. Lorsque l'on est encarté dans un Parti on doit obéissance à son Chef qu'importe la couleur du parti. Ceci-dit peuvent survenir des déviances au sein du groupe. Un sous-groupe voulant alors imposer sa vision au groupe qui l’imposera à tous. C’est le combat politique politicien. Très à la mode sous l’ère du Président Hollande. Alors que dans humaniste on comprend immédiatement que la racine est humaine, il y a Homme. Un homme est un individu qui doit savoir conduire sa vie. Par contre il faut toujours avoir à l'esprit qu'un homme est d'abord un animal qui agit selon l'orientation du troupeau auquel il appartient. La hiérarchie doit être respectée. Devenir humain est une sacré remise en question : c'est accepter sa condition animal d'abord, se connaître et essayer de s'élever de cette condition. J'ai pour principe cette règle : Je suis le premier juge de mes pensées, de mes sentiments, de mes actes. Et je suis le premier responsable de leurs conséquences. (Pour moi et pour mon entourage ou mon environnement) J'accepte ma condition animal, ce corps qui est le mien dicte souvent mes actes à mon insu. Je sais aussi que Prométhée a donné un souffle à cet homo sapien. De ce souffle reçu je sais aussi que je suis responsable de ce don. Ce n'est pas toujours facile et parfois je prends des pâtés...... l'erreur est formatrice et d'un mal j'essaie d'en rechercher le bien sous-jacent. Quelle différence entre ces deux visions : La première fait appel au collectif et c'est la lutte entre deux idées, deux clans, deux groupes et où l’individu s’estompe, disparait. Et ensuite tous les coups sont permis pour que" mon" camp" ait la victoire. Nous l'avons vu durant la campagne présidentielle et nous assistons actuellement au combat des chefs à l'UMP et aileurs.... même scénario..... où chaque groupe et sous-groupe utilisent des armes (ou arguments différents) dans l'un et l'autre scénarii pour s'adjuger la victoire. La victoire d’un groupe est la victoire d’un l’individu qui incarne ce groupe. La seconde fait appel à l'individualité. Tout part de cette individualité qui s’exprime et tout retourne à lui. C’est-à-dire tout part de l’humain et tout lui est retourné d’une manière ou d’une autre. Devant un choix chacun doit en mesurer les conséquences pour lui et aussi pour les autres..... Depuis de nombreuses années nous arbitrons entre l’individu et le groupe. Parfois l’un gagne contre le groupe, parfois le groupe impose sa raison à l’individu. Très souvent le groupe a raison contre l’individu. C’est un duel, un rapport de force perpétuel. Existe-t-il alors des situations où l’individu et le groupent joue gagnant-gagnant tout une respectant l’autre ? C’est-à-dire où le duo s’impose ? Oui dans l’adhocratie. Qu’est-ce que l’adhocratie ? L'adhocratie est un néologisme (provenant du terme latin « ad hoc ») utilisé pour désigner une configuration organisationnelle qui mobilise, dans un contexte d’environnements instables et complexes, des compétences pluridisciplinaires et transversales, pour mener à bien des missions précises (comme la résolution de problèmes, la recherche d'efficience en matière de gestion, le développement d'un nouveau produit, etc.). L’adhocratie a d'abord été formulée par Alvin Toffler dans Le choc du futur (1970) puis a été popularisée par Robert Waterman Jr. dans Adhocracy. The power to change (1990). Où le voyons-nous agir ? Dans les nouvelles organisations. Cela a commencé avec le marketing puis dans la médecine. Ce sont des individualités affirmées et très spécialisées qui mettent leurs compétences en commun pour résoudre un problème. C’est ce que l’on appelle le management horizontal. Ce concept organisationnel s'oppose à la bureaucratie, au collectivisme, au socialisme. L'expression « ad hoc » indique en effet que les personnes choisies dans l'organisation travaillent dans le cadre de groupes-projets peu formalisés qui bénéficient d'une autonomie importante par rapport aux procédures et aux relations hiérarchiques normalement en vigueur. Au sein d'une équipe adhocratique, le mécanisme principal de coordination entre les opérateurs est l'ajustement mutuel. Cette caractéristique fait de l'adhocratique un mode de management souple, souvent comparé au fonctionnement normal de la nature. L'adhocratie comme une organisation qui regroupe des experts de différentes disciplines, réunis afin de conjuguer leurs compétences respectives pour réaliser un projet innovant. C'est donc une structure souple, temporaire et possédant une fin déterminée. Nous avons eu l’ère de l’économie primaire (que Karl Marx n’a pas prise en compte lors de la 1ère Révolution industrielle). Grace à Engels et Marx nous avons eu l’avènement du Socialisme Communisme en URSS – 69 ans pour s’apercevoir de la nocivité de ce régime, reste la Chine où on trouve le plus grands nombre de milliardaires donc qui est devenu le grand pays capitaliste, et la Corée du Nord. Petit à petit le communisme s’est changé en socialisme en Europe avec l’opposition des riches face à la force ouvrière avec le PCF en France qui dura durant les 30 Glorieuses – 1945 à 1974 –. A partir de cette date le syndicalisme socialiste français qui regroupait plus de 50% d’adhérents salariés, aujourd’hui, le syndicalisme néo socialiste-communiste ne compte plus que 7.7% des salariés, un des plus bas d’Europe continentale. Pour mémoire, il était supérieur à 30% à mi XX°S. La spécialisation et la performance des entreprises qui souvent externalise les métiers de l’ère tertiaire pour se consacrer à leur cœur de métier fait naitre au début de XXI Siècle, avec l’avènement de la mondialisation et l’avènement de l’informatique une multitudes de disciplines qui vont se connecter entre elles et donner naissance à l’adhocratie sous forme "de l’économie collaborative". Les USA résorbe leur chômmage grace à cette nouvelle donne - et l’économie américaine est à nouveau la 1ère économie mondiale - et l'Europe commence à voir le jour ce nouveau genre. La grande différence est que cette forme d’économie va vers un management horizontal et quitte le management vertical. Nous quittons la référence socialiste du travail – management verticale – pour une mise en commun des compétences selon les besoins et en en faisant profiter toutes les parties du monde. Le collectivisme survivra encore dans les Administrations pendant quelques années et l’ère des déclarations via internet va, aussi ici, faire fondre l’idée du collectivisme socialiste. Il faut noter que certaines de ces entreprises sont devenu leader sur le marché mondial et certaines se trouvent en France.

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louis.peyé.over-blog.com - dans économie et social
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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 18:58

L’Homme est un être de désir, de pulsion et d’affect. Le travail ne peut qu’assouvir ses besoins. Rares sont les privilégiés qui réussissent à satisfaire les seconds en répondant aux premiers. Henri Laborit. Les différentes découvertes neurobiologiques nous font découvrir que la seule raison de l’être est d’être, que la fonction du système nerveux est d’agir sur l’environnement afin d’en contrôler les caractéristiques au mieux de son intérêt, de son équilibre biologique afin d’en maintenir la structure. Pour cela, il hérite de l’avoir biologique de ses deux parents – la méiose - selon les lois de Mendel et de l’apprentissage à la vie de son entourage. Ce que l’Homme engramme dans son système nerveux depuis sa naissance, à son insu - parce qu’il ne peut tout savoir et tout décoder -, ce qu’il en fait, en fait un être unique. La seule certitude que l’exploration du comportement humain fait acquérir, c’est que toute pensée, tout jugement, pseudo analyse logique n’expriment que nos désirs inconscients, la recherche d’une valorisation de nous-mêmes à nos yeux et à ceux de nos contemporains. Parmi les relations qui s’établissent à chaque instant présent entre notre système nerveux et le monde qui nous entoure, le monde des autres hommes surtout, nous en isolons préférentiellement certaines sur lesquelles se fixe notre attention ; elles deviennent pour nous signifiantes parce qu’elles répondent ou s’opposent à nos élans pulsionnelles, canalisés par les apprentissages socioculturels auxquels nous sommes soumis depuis notre enfance. Lorsque l’enfant paraît, il ne sait pas qu’il existe. Pourtant son cerveau bien qu’immature possède déjà une structure pulsionnelle répondant à ses besoins primaires fondamentaux et une structure nerveuse qui permettra l’apprentissage des automatismes de son habitus primaire et de l’éthos d’appartenance de ses parents. A sa naissance l’enfant est inculte, il est énergie, un potentiel qui s’ignore. Alors qu’il pourrait se développer à sa guise, l’adulte se préoccupe avec, surtout, l’habitus secondaire de sa mise en “ culture ” conforme à celle définit par l’idéologie dominante environnementale : ce fut le sacre de l’alliance du goupillon et de l’épée pendant près de 2000 ans en France puis la séparation de l’Eglise et de l’Etat, et l’avènement de la laïcité. Cependant reste celle de notre vision judéo-chrétienne. Observons par opposition les habitudes de vies des Américains face à ceux issus des pays de Moyen Orient et des Chinois. Chaque génération de parents va donc enseigner à sa progéniture ce qu’ils pensent être le meilleur pour leur enfant, leur conception, à eux, du bonheur. Par ailleurs nous savons que ce système nerveux vierge de l’enfant à sa naissance, s’il n’est pas mis en contact avec ses semblables ne deviendra jamais un système nerveux humain. Quelques cas d’enfants sauvages ont été relatés par la science et la littérature qui nous démontrent qu’à chaque stade du développement de notre système nerveux, l’enfant doit acquérir des données de l’éducation (propre à la culture de ses parents) et de connaissances intellectuelles propre à son éthos sous peine du rejet à vivre en communauté avec ses semblables ou du moins avec de grandes difficultés. J’ai entendu ces réflexions à propos d’adulte : “ cet individu n’est pas fini - il manque de maturité - il est resté un ado ”. D’autres cas d’enfants observés ayant une origine d’un pays lointain élevés par des parents européens dès leurs plus jeunes âges, acquièrent la mentalité des enfants d’origine européennes. Le programme génétique chez l’Homme aboutit à un système nerveux, instrument de ses rapports avec l’environnement inanimé et animé, instrument de ses rapports sociaux, de ses rapports avec les autres individus de la même espèce peuplant la niche où il va naître et se développer. Dès lors il se trouvera soumis entièrement à l’organisation de cette dernière. Du moins cette organisation, l’éthos dans laquelle il vit, lui servira de cadre. En cas d’exposition à une autre organisation, cet individu risque de marquer un rejet au pire, ou une indifférence au mieux, s’il ne fait pas preuve de curiosité à cette autre culture. (Signe d’un désir d’isolement relationnel qui peut devenir pathologique.) Le système nerveux répond d’abord aux nécessités urgentes qui permettent le maintien de la structure d’ensemble de l’organisme. Ce faisant, il répond à ce que nous appelons les pulsions, principe de plaisirs, de la recherche de l’équilibre biologique. Il permet ensuite, du fait de ses possibilités de mémorisation, donc d’apprentissage, de connaître ce qui est favorable ou non à l’expression de ces pulsions. Les motivations pulsionnelles transformées par le contrôle social, des apprentissages, des automatismes socioculturels seront à l’origine de la mise en jeu de l’imaginaire. L’imaginaire, fonction spécifiquement humaine permet à l’Homme de transformer l’environnement. Ce que nous pouvons admettre est que nous naissons avec un instrument, notre système nerveux qui nous permet d’entrer en relation avec notre environnement et que celui ci est semblable à celui de notre voisin. Ceci est très important, il est nécessaire que chacun en prenne conscience. Rester normal est resté normal par rapport à soi-même et pour cela il faut conserver la possibilité d’agir conformément à nos pulsions, transformées par nos habitus primaire secondaire et notre éthos. Nous rappellerons que la fonction du système nerveux consiste essentiellement dans la possibilité qu’il donne à un organisme d’agir, de réaliser son autonomie motrice par rapport à l’environnement de telle façon que la structure de cet organisme soit conservée. Pour cela deux sources d’informations lui sont nécessaires : l’une le renseigne sur les caractéristiques changeantes de l’environnement qui sont captées par les organes des sens –vue, ouïe, odorat, toucher, et le goût, l’autre le renseigne sur l’état interne de l’ensemble de la communauté cellulaire organique dont il a mission de protéger la structure en en permettant l’autonomie motrice – système neurovégétatif. Les structures les plus primitives du cerveau, l’hypothalamus et le tronc cérébral, suffisent à assurer un comportement simple répondant à un stimulus interne que nous appelons pulsion. Ce comportement inné permet l’assouvissement de la faim, de la soif, et de la sexualité. Chez les premiers mammifères apparaît le système limbique qui autorise les processus de mémoires à long terme. Dès lors toutes expériences avec l’environnement ne se perdront plus et seront mise en réserve et leur évocation à l’intérieur de cet organisme pourra survenir sans relations de causalité évidente avec les variations survenant dans le milieu extérieur. Elles seront enregistrées comme agréables ou désagréables et donc comme permettant le maintien de la structure ou étant dangereuse pour celle-ci. Les premières auront tendance à être répétées – phénomènes de renforcement, les secondes à êtres évitées –phénomène de l’élastique. Ces actions résultent de l’apprentissage. La motivation fondamentale des êtres vivants semble être le maintien de leur structure organique, elle dépendra soit des pulsions en réponse à des besoins innés ou à des besoins acquis par apprentissage. Avec le cortex on accède à l’anticipation à partir de l’expérience mémorisée des actes gratifiants ou nociceptifs (petite lumière rouge qui rappelle un mauvais souvenir), et à l’élaboration d’une stratégie capable de les satisfaire et de les reproduire ou de les éviter respectivement. Il semble exister trois niveaux d’organisation de l’action : 1. Le plus primitif, à la suite d’un stimulus interne ou/et externe organise l’action d’une manière automatique et est incapable d’adaptation : fuite, colère noire etc. 2. Celui-ci organise l’action en prenant en compte l’expérience antérieure grâce à la mémoire limbique. Ce niveau cache souvent la pulsion primitive et enrichit la motivation de tout l’acquis du à l’apprentissage. 3. Ce niveau est celui du désir. Il est lié à la construction imaginaire et anticipative du résultat de l’action entreprise. Cette action se situe dans un espace ou se trouve des objets et des êtres qui permettent un apprentissage gratifiant assurant le renforcement de l’équilibre de l’organisme. L’appropriation de cette espace gratifiant peut devenir source de conflit d’intérêt avec d’autres hommes. Apparaît ici l’établissement d’une hiérarchie de dominance, la notion de dominant et de dominé. L’expérimentation montre en effet que la mise en alerte de l’hypophyse et de la corticosurrénale aboutit si elle dure dans le temps à des pathologies viscérales (ulcère d’estomac, impuissance sexuelle, hypertension artérielle par exemple). C’est souvent du au stress supporté 1. par les dominés 2. par les dominés qui cherchent à asseoir leur dominance 3. par les dominants dont la dominance est contestée et qui tente de la maintenir L’agression est une quantité d’énergie capable d’accroître l’entropie d’un système organisé, i.e capable de le détruire. Il existe les agressions directes (physiques ou chimiques) qui s’en prennent à la personne physique et l’agression psychique qui passe par la mémoire et l’apprentissage de ce qui peut être anxiogène pour l’individu. Si cette agression ne trouve pas de solution adaptée immédiate elle débouche chez l’Homme sur un comportement d’agressivité défensive pouvant aller jusqu’au suicide en passant par l’autopunition en mettant en jeu le système inhibiteur de l’action Animal, l’Homme l’est. Dans l’action nous l’avons vu il agit selon trois niveaux qui lui viennent de ces ancêtres - premier niveau. Il possède la possibilité de mémorisation qui permet l’apprentissage et surtout l’imaginaire qui autorise l’anticipation. Ce qui le différencie de l’animal est la possibilité de transmettre par le langage l’information aux générations suivantes. L’enfant qui naît bénéficie ainsi de l’expérience acquise (habitus secondaire) depuis les premiers âges humains surtout lorsque l’écriture vient compléter la transmission orale facilement déformable. Il ne faut pas oublier que l’écriture stratifie le fait alors que la parole peut évoluer. D’où l’importance de savoir lire sous différents modes : littérale, métaphorique, ésotérique, symbolique. Toute phrase peut selon son mode de lecture apporter un sens très différent. L’Homme est le seul animal qui sache qu’il doit mourir. C’est le seul que l’on connaisse qui enterre ses morts. C’est le seul qui pense – quand on lui en laisse le loisir – à sa mort. Dans notre civilisation, l’Homme est considéré comme une usine à consommer sa propre production (culturelle et matérielle) et tout est organisé pour l’empêcher d’envisager sa décadence, la maladie et sa disparition. C’est dommage car l’angoisse qui en résulte est sans doute une motivation très forte à la créativité. Combien d’Homme souhaite laisser à leur postérité une trace : culturelle, scientifique, politique etc. Si la quarantaine est l’âge du démon de midi – c’est la crainte de la mort qui fait réagir ainsi, arrivé à la cinquantaine, l’homme accepte la mort et veut laisser quelque chose à la prospérité : il veut partir en sachant que l’on pensera à lui dans les livres d’histoire… Ce que laisse l’Homme à la postérité, dont il soit sûr au moins pour une ou deux générations, sont les idées, l’énergie qu’il a émis pendant sa vie. Au moins pour ses enfants et petits-enfants dont il est sûr de survivre grâce à eux. Pour certains, de la somme de ces découvertes scientifiques, philosophiques font ce que nous sommes aujourd’hui, héritage de tous ceux qui nous ont précédés sur cette terre, ils ont laissé leur nom. Alors que l’animal ne semble pas avoir évolué, se conformant depuis la nuit des temps à ses instincts d’animal. Ce qu’il sait, il le communique à sa descendance immédiate qui, elle-même, fait de même. L’angoisse fait partie intégrante de l’Homme, elle est liée à son devenir, à sa capacité d’anticiper l’action. Mais qui de l’angoisse ou de la Foi, fit son apparition la première chez l’Homme ? Il est possible que la première engendre la seconde. Si la première inhibe, la seconde peut fournir une raison d’avancer. Les deux sont de toute façon des facteurs motivationnels. La sublime gratification ne peut s’obtenir que par le risque – calculé – et la victoire sur l’angoisse que cela procure. Empêcher d’action l’Homme met en place l’entropie, la mise en danger de sa vie surtout, plus, si on lui interdit l’imaginaire. La cause première de l’angoisse chez l’homme est l’impossibilité de réaliser l’action gratifiante qui permet le maintien de l’équilibre de l’organisme. Le fait de combattre par l’action l’agression ou le fait de pouvoir fuir dans l’imaginaire sont des moyens d’échapper à l’angoisse. C’est pour cela qu’il lui est difficile de comprendre le pardon. Le déficit informationnel, l’ignorance provoquent l’angoisse et ceux qui en souffrent auront tendance à faire confiance à celui qui dit savoir et qui se prétend compétent. Par paresse, mais aussi par acceptation d’une position de dominé, celui-ci ira se faire paterner par le dominant au lieu de faire sa propre recherche d’informations. A contrario, la surabondance d’informations qui envahie l’Homme sans que celui –ci puisse réagir crée l’angoisse qu’aucun acte gratifiant ne peut sécuriser. C’est pour cela que les réseaux sociaux peuvent devenir anxiogènes. Autre facteur anxiogène pour l’homme est de se rendre compte de l’impossibilité de réaliser l’acte gratifiant envisagé. Cela peut déboucher sur l’agressivité et la violence. Ce phénomène se rencontre souvent chez les jeunes en réaction de l’ordre admis. La raison la plus fréquente qui nous empêche d’agir est le conflit qui s’établit dans nos voies nerveuses entre les pulsions (sources de désirs) et l’apprentissage de la punition, de l’interdit du à l’environnement socioculturel ambiant. Autre source d’angoisse la notion de relativité des jugements : le manque de certitude sur lequel se reposer. C’est cela qui motive l’Homme dans sa quête de sa connaissance de l’inconnu scientifique. Dans un premier temps, le cerveau essaie de contrôler l’objet anxiogène et de le neutraliser (comportement défensif, agressif – les muscles se raidissent, yeux deviennent fixes…) ou, selon, choisit la fuite (évitement actif souvent irraisonné). Le cerveau enregistre le résultat de cette action : succès ou échec. La répétition de cet apprentissage va induire des “ élastiques ” dans le cas d’échec et l’individu deviendra dépendant d’un processus de mémoire qui agira à son insu. Nous avons vu précédemment que nous utilisons le faisceau de la récompense le plus souvent possible. Il existe un processus identique inhibiteur à l’action. Quand un événement survient indiquant que l’individu devrait recevoir un acte gratifiant à son action mais que sa mémoire antérieure (l’apprentissage) lui rappelle qu’en répondant à sa pulsion il sera puni, apparaît l’angoisse. Devant l’interdit, - le Sur-moi de Freud – franchir le « Rubicon » n’est pas toujours aisé. Liberté, quel sens peut-elle avoir ? Si nous discutons avec un nord américain nous nous apercevons vite qu’elle s’arrête au niveau de la ceinture. En France, elle signifie de pourvoir jouir de quelque chose interdit à l’autre. Je fais référence à notre antériorité culturelle remontant en septembre 1620 pour les Américains et 1789 pour les Français. Tout est conditionné par notre inconscient personnel, notre histoire. Nous agissons sans connaître les motifs de notre choix. En 1870, Thiers punit les Communards de leur échec en les exilant à l’autre bout du monde, en Nouvelle Calédonie. Que pouvaient-ils faire une fois sur place ? Aller étudier les mœurs des Kanaks et adopter leur mode de vie ? Elaborer le projet de vie pour lequel ils s’étaient battus ? Non, seuls, loin de leurs repères, ils bâtirent une société identique à celle qu’ils avaient combattue ! En sommes-nous conscient ? Lücher nous le démontre lorsqu’il nous demande de hiérarchiser le choix de 8 couleurs. La combinaison obtenue permet au psychologue de pénétrer l’inconscient du sujet. Alors comment prendre conscience des pulsions qui sont contrôlées par nos automatismes socioculturels ? La grande manipulation de notre civilisation est d’avoir convaincu chacun que la liberté était dans l’obéissance au Droit institué par la Classe Dominante et à sa hiérarchie qui fonde notre Société, respectueux de ce précepte, c’est le seul moyen de s’élever dans la hiérarchie. Churchill disait que de toutes les institutions politiques, la démocratie était la moins pire de toute. Pourtant nous pouvons opposer “ liberté ” et “ déterminisme ”. Le déterminisme implique un principe de causalité linéaire, alors que celui de liberté accepte la dichotomie, sous tendant la part d’aventure qu’a l’Homme à découvrir les lois du déterminisme et à les comprendre. Entre le « oui » et le « non » il y a le « peut-être » pouvant aller jusqu’au tétralemme. Il est curieux de constater combien l’Homme de notre Civilisation est attaché au terme de Liberté. Chez nous, ce concept sécurise. Les grandes surfaces alimentaires ont basé leur fortune sur cette particularité. Nous bâtissons de nos mains notre destinée individuellement, du moins nous en sommes convaincus. Maslow, lui, démontre que nous recherchons à satisfaire notre besoin d’appartenance au groupe qu’il soit familial, professionnel, régional, religieux ou politique etc, pour ce faire, nous allons imiter celui qui est représentatif de ce groupe, faisant cela, nous admettons sa dominance sur nous et acceptons le principe de hiérarchisation.. De ce fait, nous sommes confrontés à la liberté de ceux qui occupent notre environnement. De cette confrontation naîtra le principe de hiérarchisation des individus, des uns par rapport aux autres. Le chef, le leader, le dominant et puis les autres. Dans le concept de liberté, l’individu va trouver le concept de “ responsabilité ”. Celle-ci s’accroît avec le niveau atteint dans la hiérarchie de l’organisation. Mais s’il n’existe pas ou peu de liberté à la décision (celle-ci étant le résultat de nos pulsions inconscientes), peut-il exister une responsabilité ? Ce que l’on peut dire est que l’accomplissement d’une fonction demande un niveau de connaissances techniques et d’informations professionnelles. On comprend mieux pourquoi, le chef peut faire parfois de la rétention d’informations ou bien utilise des moyens de coercitions afin qu’un, qui est moins bien loti que lui, lui fasse de l’ombre et l’oblige ensuite à acquérir des connaissances que son subordonné possède. Pour cela l’individu doit avoir une certaine motivation pour rester dans le coup. Cette motivation à…, il va la trouver dans les mécanismes nerveux central où siège la volonté, celle-ci le poussant à la recherche du plaisir le plus trivial d’être le plus fort, donc d’être toujours un dominant. La remise en cause de cette place dans la hiérarchie peut provoquer, à terme, des dysfonctionnements dans les systèmes nerveux, végétatifs, endocriniens chez l’individu. C’est une question de survie. Ce raccourci nous montre que le concept de Liberté est rarement analysé et favorise l’établissement des hiérarchies de dominance qui sont librement consenti et accepté par tout un chacun. Elle est la base de notre Société. Si nous admettions que le concept “ Liberté ” utilisé dans notre société est une tromperie langagière cela nous permettrait, peut-être, d’accepter et de comprendre la notion de tolérance. Etre tolérant est accepté que, alors depuis notre enfance nous sommes mis sur les rails de la liberté de nous conformer en Homme libre et responsable de vivre dans notre Société telle qu’elle est instituée par la Classe Dominante et acceptée par les dominés, mais certains “ déraillent ” et vont se faire soigner dans des services psychiatriques ou vont en prison calmer leur pulsion inassouvie ou leur désaccord. Les plaisirs ou les pulsions sont des phénomènes qui sont chargés de nous maintenir en vie et sont donc naturellement nécessaire. Sa recherche est le moteur à toute motivation de l’Homme qui dépend d’abord de notre cerveau reptilien mais aussi mammalien et de notre cortex. Le plaisir est lié à l’accomplissement d’un acte gratifiant qui donne un bien-être. L’individu recherche l’assouvissement de cet acte gratifiant, bien qu’il soit passager – il disparaît dès que consommé, mais le bien-être demeure puis lui-même s’estompe. Apparaît un état de manque et réapparition du besoin pulsionnel. La recherche de l’accomplissement du besoin pulsionnel est canalisée par l’apprentissage des codes et valeur en vigueur par l’environnement socioculturel ambiant. Dans notre monde mercantile à dominance hiérarchisante, la recherche de l’acte gratifiant sera orientée vers la production de marchandises, ou la promotion sociale. Ce cycle étudié par KARSKY est la base du phénomène motivationnel. Chez l’homme la récompense ne s’obtient que par l’action sur l’environnement. Néanmoins attention à la sémantique culturelle ambiante. Nos automatismes donnent une connotation négative au terme plaisir auquel on associe souvent la sexualité. Sexualité trop souvent encore perçue au travers de la “ morale ” Chrétienne comme très nocive. Or chez les Juifs, la femme a une image divine supérieure à l’homme, l’image de la sexualité s’en trouve modifiée. Mais cette recherche du plaisir n’est il pas la joie, s’accompagne-t-il pas de satiété, de félicité. N’est-il pas chez l’Homme la recherche d’un acte ou d’une réponse gratifiante ? Pendant deux millénaires, il était de bon ton de souffrir afin de s’élever. « Il nous sera donné au centuple dans l’autre monde. » 1789 renversa tout cela. Les automatismes sont dur à mourir, heureusement pour les dominants qui grâce à l’imaginaire, au respect de la hiérarchie, aux règles établies continuent de perpétuer l’idéologie de la souffrance pour conserver leur statut de dominant sans être obligé de se remettre en question. Seules les satisfactions d’élévation hiérarchiques sont honorables. Cette élévation sera d’ordre numéraire dans une économie libérale, d’ordre d’un grade plus élevé dans une économie socialiste ou dans le monde de la fonction publique. Hors ces deux principes, point de salut. Toute la créativité de l’Homme va, soit se diriger vers l’accroissement de son compte en banque, ou gravir les échelons de la hiérarchie de son organisation pour bénéficier des bienfaits aux autres refusés, soit tout faire pour conserver son état de dominant en se servant de tous les artifices inventés par la religion, l’environnement culturel par exemple. En attendant ce qui est pris dans cette vie là, n’est plus à prendre. Pour beaucoup, ce concept, allié à un refus de la religion, à une philosophie, à une spiritualité, se comportent comme des animaux. En 1954, deux chercheurs américains, Olds et Milner découvrent, au niveau des centres cérébraux des voies neuronales le « médial forebrain bundle » qu’ Henri. LABORIT appellera « faisceau de la récompense » En effet les tests de laboratoire démontre que ce faisceau qui unit les pulsions, la mémoire, l’affectivité, l’asociabilité est mise en jeu entraîne une stratégie aboutissant au plaisir, à la répétition de l’acte gratifiant. Cette recherche de l’action gratifiante fait des envieux. Et pour cause, elle est source du bien être, de notre survie. Il suffit de suivre des chômeurs et des retraités d’office pour s’apercevoir, chez ces publics, où se procurer du plaisirs leur est limité voire interdit – à cause un compte en banque exsangue, ou par une position sociale respectable qu’ils ont du quitté d’office et sans espoir de retour – une déperdition plus ou moins sensible de leur tonus vital, ils vieillissent plus rapidement et sont plus fragiles que la moyenne de leur concitoyens en activité par une production de radicaux libres et autres méfaits biologiques biens connus des médecins. Nous arrivons dans notre société d’hyper consommation, de rentabilité à outrance, de la recherche du grand profit à une concurrence sans merci de la recherche du plaisir, de la satisfaction de nos pulsions. Cette motivation à assouvir ces pulsions iront dans le respect des règles établies par la société ou dans le non respect de ces règles. Ici aucune morale n’entre en considération, c’est du Machiavel tout simplement. Je vis, j’ai des pulsions à satisfaire qui me viennent de mes instincts du cerveau reptilien, de mon éthos, de mes automatismes socioculturelles et comme tout un chacun je mets toute mes intelligences –j’en possède 7 et seulement 4 sont utilisées à l’Ecole -, mon imaginaire, toutes mes forces vives pour les réaliser. Si je suis ainsi, et étant baigné dans cet environnement qui est le tien aussi ami lecteur, il y a des chances pour que toi pareillement, tu réagisses ainsi. Si cette recherche de l’action gratifiante se heurte à l’action gratifiante identique à mon voisin, s’ensuivra une compétition où tout est permis. Nous possédons comme tous les mammifères, nos instincts primaires. Par contre notre avantage est que nous avons la faculté d’apprentissage, la faculté d’engrammer les expériences. Nous vivons en société car cette société nous renvoie l’image de nous même et que, sans elle, nous sommes perdus et donc exclus. Tous nos actes se font en fonction de cette société. Comme dans les troupeaux, il y a un meneur, un dominant, un chef. Dans nos sociétés nous avons aussi des chefs. Dans un groupe d’animaux, la dominance se base sur la force, l’expérience. Dans la communauté humaine, nous avons le même type d’organisation. Sauf que la force pure “ thermodynamique ” est remplacée par quelque chose que l’animal n’a pas. Nous avons la faculté, grâce à notre cortex, d’associer, d’imaginer à partir de notre base de donnée, née de l’expérience, de nouvelles stratégies. Comme tout animal, notre système nerveux nous permet d’entrer en contact avec notre environnement, d’agir sur lui pour notre épanouissement. Dans celui-ci tout ce qui permet notre bien être physiologique, mental existe et s’offre à nous. Cette appropriation donne le plaisirs, le plaisirs apporte bien être et félicité qui répare et entretien l’organisme. Lorsque nous ne pouvons nous approprié le plaisir convoité, nous entrons en lutte pour son acquisition. Soit nous gagnons l’objet et tout va bien, nous sommes un dominant, soit nous ne pouvons le posséder et devrons laisser à l’autre la jouissance de ce bien. Pour éviter les luttes incessantes de dominance, l’organisation inventa la hiérarchie de dominance, le dominant imposant sa loi. Chez les humains, la force fait place à des critères autres. Dans un monde libérale, c’est le montant du compte en banque qui désigne le dominant, le un monde socialiste, c’est la valeur du grade qui l’indique. Lorsque surgit un objet gratifiant désiré par deux individus, celui qui le prend est le dominant, l’autre le reconnaît comme tel. Si cet objet représente une valeur réelle pour un dominé, il y a risque de confrontation qui implique lutte ou fuite. Pour qu’il y ait lutte, il faut que la mémoire n’est pas enregistré une réponse punitive à cet acte en cas d’échec, il faut une motivation forte. Si la lutte n’est pas possible, reste la fuite. Dans certaines situations, lorsque un dominant impose sa loi à un subordonné et que celui ci la réfute, il lui reste à fuir sous peine de subir des dysfionnements organiques. Inhibition est un blocage au passage (au pas sage à…) à l’acte dû soit à la morale ou des règles acceptées, soit d’un apprentissage dû à une répétition, donc apprentissage de l’échec. Chez l’animal, la frustration – diminution de la récompense attendu voire sa suppression – touche les mêmes cellules cérébrales que l’apprentissage de la punition. Chez l’humain, on constate que la suppression de la récompense et semblable à recevoir une punition et inhibe l’action gratifiante espérée. Si nous plaçons un animal dans une situation inconfortable mais qu’il lui est possible de fuir celle-ci ou de pouvoir décharger son agressivité, il ne gardera aucune trace dans sa mémoire et restera alerte et dynamique. Par contre si cette position inconfortable perdure sans qu’il puisse fuir ou décharger son agressivité – par réaction – il va se recroqueviller sur lui même et perdra son dynamisme. Cette agressivité non extériorisée il va la retourner contre lui même et il fabriquera ulcères, hypertension, maladies cardio-vasculaire ou autres maladies psychosomatiques. Lorsque le corps est victime une agression thermodynamique externe, il s’ensuit des lésions plus ou moins importantes qualifiées de primitives. Mais dans l’expérience de l’animal précitée, le stress supporté ne fait pas apparaître la lésion qui n’est pas primitive mais secondaire à la réaction. Cette réaction est la conséquence de l’apprentissage de “ l’inefficacité de l’action ” à contrôler l’environnement. Comme tout apprentissage, elle fait appel à la mémoire. L’entraînement à l’agression verbale, à la déconsidération publique, finit par devenir un désespoir appris et, devant l’absence de réponse à cette agression, une impuissance apprise. Cette impuissance apprise inhibe toute la volition de se surpasser, de progresser. Mais l’interprétation du phénomène d’impuissance apprise va au-delà d’un modèle purement comportemental, pour s’articuler à une dimension cognitive. L’individu ainsi traité acquiert au cours du temps une nouvelle conception de la causalité : à savoir que l’environnement agit sur lui mais que lui ne peut agir sur l’environnement. Agir ou ne pas agir revient au même ! L’impuissance se réinstalle. Un sujet dépressif face à un échec procède à un jugement de causalité internal, global, stable et permanent. C’est à dire qu’il s’attribue toute la responsabilité de l’échec et considère que celui-ci est définitif et qu’il peut s’étendre à tous les domaines de son existence. La colère de tout individu, devant une agression de l’environnement, quel qu’il soit, est en droit de réprouver est légitime et salutaire. Cette attitude, inconciliable avec le rôle de responsable, amène un subalterne à devenir amorphe et non participatif. Le professeur WOLPE propose comme thérapie « l’affirmation de soi » qui permet à l’individu d’apprendre et de se réapproprier des sentiments positifs ou à extérioriser un sentiment négatif (opposition, refus ou colère devant une agression). A tout prendre, cela vaut mieux que les produits chimiques dont les effets à long terme peuvent aggraver le diagnostic dépressif. Cette acceptation par des adultes de « l’impuissance apprise » vécue par des enfants, adolescents ou adulte amène soit à : 1. un suicide pur et simple de l’individu 2. une atonie, un état dépressif permanent voire, plus tard une cassure de la personnalité pouvant amener une faillite psychologique de l’individu 3. une rébellion - Cf. « Moi, Phoolan Devi, reine des bandits » - Edition Fixot, qui en est une illustration - « La Révolution de 1789 en est un autre exemple dans la mesure où la Royauté absolue permettait à la Noblesse et au Clergé de jouir des privilèges aux dépens du Tiers Etat. Quand une source provoque une perte locale ou diffuse de la structure, elle amène une lésion (au niveau cellulaire) Dans le cas d’un stress psychosocial, la lésion n’est pas apparente, ni primitive, elle est secondaire à la réaction. Elle mise en jeu par l’apprentissage et fait appel à la mémoire. La mémoire de l’inefficacité de l’action aboutit à l’inhibition, à l’attente en tension du moment d’agir. Le cerveau essaie de contrôler l’agent anxiogène, de le neutraliser (agressivité défensive) ou de le fuir (évitement actif). Le cerveau enregistre le résultat, succès ou échec de cette action. Cet apprentissage influera le comportement ultérieur de l’individu. Quand le contrôle de l’événement est efficace, on ne constate pas ou peu de perturbations biologiques, comportementales. C’est quand l’individu ne peut plus assurer le contrôle de l’événement anxiogène que les perturbations apparaissent. Le Non-respect de l’autre est destructif. Faisons un test. Faisons trois points sur une feuille de papier écartés d’un centimètre, puis trois autres points sous les trois précédents avec un centimètre d’écart, puis encore trois autres. Cette figure représente un carré où se trouvent neuf points à un centimètre des uns des autres. Il représente ce qui est connu. Maintenant, joignons ces 9 points par quatre droites sans lever le crayon ni repasser deux fois sur un même point. Là, nous sommes la proie d’un dominant si nous sommes dominé, Hors de ce carré, points de repères, qui symbolise notre champ d’action habituel, si ce n’est que celui que nous imaginons être, notre liberté. Si ce carré est absolu, hermétique, si nous ne trouvons pas la solution à notre test, pas de fuite, nous subissons. Si je parviens à trouver une issue, alors je suis libre de rester ou de partir, le dominant n’a plus de moteur. Le système hiérarchique. Refuser allégeance à un groupe, donc refuser son mode de vie, ses valeurs et ses récompenses, est refusé aussi sa protection en cas de danger. C’est refuser d’être reconnu, à être ignoré par tous, d’être critiqué, d’être exclus, de vivre en solitaire. Accepter de mourir pour les autres est accepter de mourir pour soi. Qui, quelle personnalité peut espérer fleurir dans la solitude ? Qui se sent l’âme d’un anachorète ? Le dilemme n’est pas simple à résoudre. Il faut se connaître assez pour faire le choix correspondant à notre personnalité. Parfois, il est nécessaire de franchir le « Rubicon ». Ce besoin d’appartenance est si forte, impérieuse qu’elle est notre talon d’Achille : tu fais ceci ou cela ou bien tu démissionnes, tu t’en vas. Qui n’a entendu ce chantage ? Voilà la base de l’esprit maison souvent recherché par les dominants. Alors que l’entreprise devrait être un champ d’action à la créativité. L’Homme, chez ce producteur, reste un maillon de la production, objet comme la machine qu’il utilise. Cet Homme, s’il veut survivre, doit produire comme la machine qu’il manie. Ce fut la grande gloire des 30 Glorieuses. La plus grande richesse que l’Homme puisse offrir n’est-il pas le plaisir de travailler selon ses désirs, créer ? Si le propre de l’Homme est de créer, quelle énergie va-t-il déployer dans ce domaine pour s’accomplir ! L’entreprise n’est-elle pas une mine de richesse par le capital humain qu’elle possède ? Ce capital humain n’est-il pas un capital de créativité ? On parle de la Recherche et Développement, en France. Regardons en Orient, chacun est créateur et chacun peut apporter une idée. C’est une des forces du management japonais – c’est eux qui ont inventé le concept « Qualité », le « Toyotisme ». Tout être qui est dans cette entreprise, dans cette organisation est une source potentielle de richesse pour tous. Si l’homme se sert de son imaginaire pour accéder au plaisir, il faut se rendre à l’évidence, le plaisir peut être gâché par le système hiérarchique créé par l’Homme. L’action gratifiante de l’un – même s’il sert l’intérêt de tous - ne peut aller à l’encontre du système s’il ne s’accompagne pas du rituel d’allégeance au système. Pour éviter le conflit, l’agressivité non exprimée reste la fuite. Nous savons qu’une montée d’adrénaline favorise la circulation sanguine dans les organes, elle favorise aussi l’anoxie dans les organes abdominale. Trop souvent répétée, cette montée d’adrénaline causera des lésions dans ces organes, et favorisa aussi les situations d’évitement allant à l’encontre des résultats recherchés. Il faut le reconnaître, parfois la hiérarchie est aliénante, source d’angoisse et perte de créativité. Quand un système nerveux ne trouve plus dans son environnement, dans son territoire la possibilité d’effectuer des actes gratifiants, il ne lui reste plus que la fuite, la soumission ou la dépression avec ses conséquences « psychosomatiques ». N’est-il pas temps de changer la vision de nos syndicats tant des salariés que du patronat ? Tous ont à y gagner : l’entreprise et ses salariés. Là peut apparaitre, naître la notion de l’adhocratie qui est une individualisation performante à mettre au service de la collectivité.

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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 18:15

Avant d’aborder une autre vision sur le Caducée, je fais un avant propos explicatif sur la physique cantique. On ne peut comprendre Dion Fortune et son livre « la doctrine cosmique » d’où je vais recopier le passage sur le Caducée si l’on n’a pas une petite idée sur ce qu’est l’énergie. Je n’entrerai pas sur l’explication des lois du comportement des concentrations d’énergie qui structure l’atome et qui eux-mêmes vont se combiner ou se repousser en fonction de certains critères…..Il faut aussi savoir que rien n’est statique et tout est cinétique. Il faut aussi savoir que le Logos est constitué de 12 rayons, de différents plans – 7 – différents anneaux etc. Voilà ce que disent les physiciens : "Notre logique, née dans les solides, disait Bergson, est une logique de solide". Ce qui laisse supposer que les choses nous paraissent intelligibles dans la mesure où elles peuvent être analysées en fonction de nos références familières de valeurs, de poids, de grandeurs. Un mouvement perpétuel œuvre sans cesse dans les objets que nous croyons les plus inertes. L'apparente immobilité extérieure d'une pierre cache en réalité une vie intérieure et silencieuse d'une intensité telle que toute imagination humaine est incapable de la concevoir. Les molécules du diamant, symbole de dureté par excellence, effectuent 19 000 milliards d’oscillation par seconde… et c’est pour chaque objet la même chose si ce n’est à des vitesses différentes selon l’objet. C'est-à-dire qu’entre chaque molécule, il y a des espaces phénoménaux à leurs échelles. Le système décrit ici peut-être comparable à celui des planètes du système solaire. La physique nous enseigne que les vides existent entre les éléments constitutifs de la matière. Si l’on entassait les noyaux d'atomes d'un cube de cuivre d'un mètre de coté, en supprimant les vides qui les séparent, le volume obtenu serait de l'ordre du millimètre cube. Joliot-Curie nous rapporte que si l'on entassait les uns contre les autres, comme des grains dans un boisseau, les noyaux d'atome responsables de la masse d'un homme de 70 kg on aurait en volume la dimension de ces minuscules poussières qui flottent dans l'air et dont la présence ne nous est révélée que par les rayons solaires pénétrant dans une chambre obscure. Ces petits exemples physiques, nous démontrent que le monde matériel est en réalité un grand vide. Allons plus loin. Nous avons tendance à nous imaginer les constituants ultimes de la matière sous forme de minuscules grains sphériques doués de solidité. Or il s’agit là de simple « centre de forces, de zones d’influences, de paquets d’ondes ». Louis de Broglie nous dit que par corpuscule (paquets d’ondes, zones d’influence, centre de forces) « on entend une manifestation d’énergie ou de quantité de mouvements localisée dans un très petit volume et susceptible de se transporter à une distance finie » (voir Matière et Lumière P.62). Aujourd’hui les travaux de Lawrence, Fermi, Chadwick, les frères Broglie, Niels Bohr, Oppenheimer ou notre meilleur montreur de langue, Einstein, nous disent que plus notre investigation tend vers l’intimité secrète de la matière, moins celle-ci nous apparaît matérielle. C'est-à-dire que plus on va dans la connaissance et plus on se dirige vers une réalité non mécanique, non concrète. L’Univers commence à ressembler davantage à une grande pensée, une grande abstraction qu’à une grande machine. « Un peu de science éloigne de Dieu, beaucoup y ramène » écrit Pascal. Cette réalité : « la vie est en nous » a pour complément : « nous sommes la vie et nous l’exprimons ». Nous avons tendance à rechercher en dehors de nous ce qu’à certains points de vue nous sommes déjà. St Jean ne nous dit-il pas : « nous sommes tous des dieux » ? Les physiciens nous font entrevoir l’essence de la matière revêtant un caractère tellement spirituel, qu’il semble que la physique moderne nous achemine irrésistiblement à la création d’un matérialisme spirituel. La physique quantique nous enseigne que rien dans l’Univers n’est jamais stable. Tout est mouvement. De même que nos états de conscience se modifient sans cesse. Les objets se transforment par la main de l’homme ou par dame nature et ils expriment des états en mouvement, comme nos planètes, les étoiles. Nos émotions, nos idées et le « je », notre monde subjectif lui-même se modifient également. Tout est mouvement, tout change, se modifie, évolue. On peut penser que le mouvement est une fonction du temps. L’Univers comprend le phénomène et le noumène (la chose en soi), le manifesté et le non manifesté. Plus les investigations tendent vers l’intimité secrète de la matière, moins celle-ci apparaît matérielle. L’univers commence à ressembler davantage à une grande pensée qu’à une grande machine. Nous nous trouvons en face de paquets d’ondes fuyantes, véritables fantômes de pure lumière doués d’une densité inconcevable en dépit de leur étrange fluidité. James Jeans, éminent mathématicien et astronome nous dit : « La tendance de la physique moderne est de réduire l’univers entier à des ondes et rien qu’à des ondes. Ces ondes sont de deux espèces : ondes captives que nous appelons matière et onde libres que nous appelons rayonnement ou lumière. Ces conceptions réduisent l’Univers entier à un monde de lumière potentielle ou réelle. » Cette réalité est l’énergie fondamentalement UNE et indivisible dont les modes d’expressions sont innombrables. Le Professeur Edouard Leroy de renchérir : « Lorsque l’on demande ce que peut être en soi la matérialité, une thèse de métaphysique domine toute la question : celle qui affirme la nécessité de concevoir le changement comme réalité fondamentale et primitive comme réalité substantielle qui subsiste d’elle-même, sans exiger de support ; la « chose » au contraire n’apparaissant d’elle-même qu’à titre second et dérivé, symbole ou sédiment, figure d’interférence dessinée par la rencontre de flux adverses, ou l’aspect d’un rythme plus lent, regardé en contraste avec un rythme plus rapide. En un mot « substantialité intrinsèque du changement ; nul besoin d’un quelque chose qui change et qui, invariable en ses profondeurs, porterait la mobilité d’un « être » opposé au « devenir » et qui lui serve de soutien. Le changement se suffit à lui-même et seul, au fond, existe véritablement » - Pas à pas, nous approchons d’une meilleure compréhension de ce que nous sommes : une énergie pure qui nous a, insensiblement, approché des mondes psychiques. Où se trouve la frontière entre le monde matériel et le psychique ? Il semble bien que celle-ci n’existe pas. Revenons à la Doctrine Cosmique et regardons ce qu’est la loi de polarité, pour l’auteur de ce livre. ………… « Il est impossible de considérer la Loi de polarité sans considérer les Lois d’Attraction du Centre et celle de l’Attraction de la Circonférence car la polarité y a ses bases. Suivant que l’attraction se produit vers le centre ou vers la circonférence, on observe des aspects de force positive ou négative. L’attraction vers le centre donne l’aspect négatif ; l’attraction vers la circonférence, l’aspect positif ; ce sont ces deux aspects qui par le jeu de la polarité produisent la circulation de la force. Dans l’aspect positif et négatif vous en voyez le prototype qui y correspond. Le symbole en est contenu dans le Caducée de Mercure. Vous y voyez les serpents noirs et blancs des fonctions positives et négatives enroulés autour du bâton. Considérée sous l’aspect de la manifestation, le bâton représente le Rayon, les serpents noirs et blancs les aspects négatifs et positifs de la Vague de Vie. Envisagés par rapport à la forme collective, ils représentent un autre aspect. La conscience d’un groupe constitue une entité d’un type négatif ou féminin. Pour qu’il puisse devenir créateur, il a besoin d’être stimulé par une force positive. Ce qui fonctionne sur un plan plus subtil est positif par rapport à ce qui fonctionne sur un plan plus dense. Si une conscience conçoit les intentions d’un groupe sur un plan supérieur à celui sur lequel le groupe lui-même les conçoit, cette conscience devient positive par rapport à ce groupe et par conséquent peut le rendre fertile. Lorsque cela se produit, chaque individu dans le groupe conçoit en lui-même un nouveau concept et donne naissance à une œuvre créatrice sur le plan physique. Ces individus auront donc conçu ce que le chef de groupe aura procréé ; ils seront donc sur le même plan que le chef de groupe. Ayant conçu le même idéal, ils partageront avec le chef de groupe la même polarité, et il ne sera plus possible à celui-ci d’apporter au groupe un stimulant quelconque. Ceci vous explique les périodes d’activité et de repos que le groupe traverse ; toutefois les périodes de repos ne sont pas nécessairement la mort. Vous observerez que partout dans la vie qui se manifeste la coopération de deux facteurs est essentielle à la construction de toute « forme ». La force, cependant, fonctionne comme une unité en raison du fait qu’elle trouve sa polarité dans le Logos. La conscience du Logos ayant atteint l’équilibre, connaît la perfection et ayant accompli ce qu’elle avait réalisé à l’état de concept, recherche une autre conception et en poursuit la réalisation. Or ce qui est dans le cosmos se manifeste dans la vie. En comprendre ces lois, à travers les symboles, permet de ne pas se limiter et d’approcher une évolution.

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