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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 17:24

Ma liberté d’être.

Ce qui différencie l’Homme de l’Animal est sa capacité à anticiper une action, par le langage et la transmission

1. de son savoir,

2. la transmission au niveau cellulaire (adaptation de notre corps à  la station verticale),

3. l’invention de l’écriture qui permet l’acquisition des connaissances et donne le   pouvoir d’organisation. Wigner (Nobel 1963) digne héritier d’Aristote, concevra une possible action de la pensée sur la matière. La physique quantique affirmera par la suite.

La plus grande découverte de notre époque est que l’homme peut transformer les circonstances de sa vie en changeant ses pensées et ses sentiments.

Les seules certitudes que nous ayons appris de la psychologie depuis Mesmer, Freud, Jung, Pavlov et leurs continuateurs sont :

  1. Que toute pensée, toute action, tout jugement n’exprime que des désirs (pulsions) inconscients,

  2. Que notre système nerveux isole des critères préférentiellement à d’autres dans notre relation avec l’environnement, et de ce fait, notre vision d’un acte sera personnelle, incomplète et partiale.

 3. Qu’il y a recherche de la valorisation de soi vis à vis de soi-même et /ou de son entourage – apprentissage motivationnel.

Alors, compte tenu de ce préambule, je pose cette question : où se trouve ma Liberté ? Puis-je la quantifier ?

Albert JACQUARD, célèbre généticien nous enseigne que nous sommes tributaires de la méiose - l’avoir chromosomique de nos deux parents respectifs. Nous sommes une création unique et indivisible sauf les jumeaux monozygotes – et personne ne pourra être notre copie conforme dans le futur, hormis le clonage humain possible (?) Cette unicité est effective sur le plan cellulaire, donc sur le système nerveux. L’individu va être modelé par notre habitus primaire et l’Ethos socioculturel ambiant. Il va s’ensuivre que nous allons avoir des pulsions émanant de nos inconscients, biologique, culturel et personnel qui reflèteront cette unicité, très dissemblable de celle du voisin et même de celle de nos frères et sœurs.

Ces trois processus agissent à notre insu et nous dirigent. Quel sens peut avoir cette liberté que nous revendiquons tous, dans notre supermarché préféré lorsque notre main choisit telle boite de nourriture ou telle autre ?

Si nous discutons avec un nord-américain, nous nous apercevons vite que sa liberté s’arrête au-dessous de la ceinture. En France, elle signifie de pouvoir jouir de quelque chose ou bien d’un droit interdit à l’autre. Je fais référence à notre antériorité culturelle remontant en septembre 1620 pour les Américains et 1789 pour les Français.

Tout est conditionné par notre inconscient culturel, personnel et notre histoire qui existent dans nos cellules dont nous sommes tributaires par l’A.D.N. Nous agissons sans connaître l’origine de notre choix.

En 1870, Thiers récompensa les Communards de leur échec en les exilant à l’autre bout du monde, en Nouvelle Calédonie. Que pouvaient-ils faire une fois sur place ? Aller étudier les mœurs des Kanaks et adopter leur mode de vie ? Elaborer le projet de vie pour lequel ils s’étaient battus ? Non, seuls, loin de leurs repères, ils bâtirent une société identique à celle qu’ils avaient combattue ! En sommes-nous conscient ?

Lücher nous le démontre lorsqu’il nous demande de hiérarchiser le choix de 8 couleurs. La combinaison obtenue permet au psychologue de pénétrer l’inconscient de l’individu. Alors comment prendre conscience des pulsions qui sont contrôlées par nos automatismes socioculturels ?

La grande manipulation de notre environnement est d’avoir convaincu chacun que la liberté était dans l’obéissance au Droit institué par la Classe Dominante et à sa hiérarchie qui fonde la Société. Nous retrouvons ce processus dans toutes les Organisations humaines, qu’elles soient Publiques, Religieuses, Spirituelles comme dans la Franc-maçonnerie où elle se décline dans toutes les hiérarchies. 

Le concept de liberté va de pair avec le concept de “ responsabilité ”.

Celle-ci s’accroît avec le niveau atteint dans la hiérarchie de l’organisation. Mais s’il existe peu de liberté à la décision (celle-ci étant le résultat de nos pulsions inconscientes), peut-il exister une responsabilité ? On peut dire est que l’accomplissement d’une fonction demande un niveau de compétences acquis grâce aux connaissances, à l’expérience technique et aux informations professionnelles en relation avec le poste occupé.

Malheureusement, nous oublions souvent d'inclure dans nos critères les aptitudes de l'impétrant. Le "seuil de Peter" peut très bien être vite atteint. Cette notion est importante. Elle entraîne des conséquences au niveau du choix d’un des 10 styles de management étudiés ailleurs. 

Quel que soit le style de management adopté par le responsable de l’Organisation, chaque composante de celle-ci va toujours essayer de sauvegarder son territoire de compétences (le cadre connu dans lequel l’employé évolue est appelé « zone de confort ») et qui lui est assigné le jour de l’embauche. Avant toute transformation d’une responsabilité, d’un poste, d’une organisation, on assiste souvent à une force d’inertie de la part des subordonnés. Il est vital de préparer cette évolution pour qu’elle soit comprise et acceptée. Tout responsable de toute Organisation doit être conscient que chaque composante de celle-ci évolue en fonction de l’âge et de son environnement.

L’Organisation est aussi un Etre moral vivant et non physique ayant besoin de se pérenniser. L’Etre physique et l’Ere moral sont complémentaires et ont besoin l’un de l’autre pour croître. S’il y a conflit d’intérêt entre les deux, l’individu fera passer ses propres intérêts au détriment de ceux de l’Organisation. L’Organisation, ou ses représentants, ont la responsabilité de faire en sorte que les intérêts de l’individu soient compatibles avec les intérêts de l’Organisation. Chacun doit jouer gagnant – gagnant. Cette notion n’est pas évidente de prime abord.

Nous pensons agir en Homme libre alors que la Classe Dominante nous installe sur des « rails ». Depuis notre petite enfance nous baignons dans cet inconscient culturel (Catégorie socio-cullturel). Tel qu’il est perçu par notre Société, le concept de liberté est une tromperie. Admettre la polysémie du terme apprend à être tolérant. Certains « déraillent » d’avoir remis en question ce concept admis de liberté et vont se faire soigner dans les services psychiatriques ou en prison pour calmer leur pulsion inassouvie ou leur désaccord.

La liberté est un outil dangereux qui ne se manipule pas aisément.

Cependant nous pouvons opposer “ liberté ” et “ déterminisme ”. Le déterminisme implique un principe de causalité linéaire. La liberté accepte le choix, sous tendant la part d’aventure qu’a l’Homme à découvrir les lois du déterminisme et à les comprendre. Tous les jours, l’Homme est en équilibre instable, dès qu’il a les deux pieds sur le sol, il s’immobilise, il n’avance plus. Il oscille sans arrêt entre des choix opposés et une troisième voie possible. Voilà où se trouve la liberté que chacun se construit, choix après choix, acte après acte, jour après jour en fonction de sa sagesse ou de sa témérité. On sait aujourd’hui que tout Homme a le pouvoir de dire Oui ou Non dans la mesure où il prend conscience des mécanismes motivationnels qui le régissent. Ceci est primordial. Faisons une digression pour expliquer ce fait, seul espace de liberté que peut s’octroyer l’Homme. Le reste du temps, celui-ci avance, souvent à cause d’une paresse intellectuelle, dans la vie agissant en Etre d’habitudes où la mémoire longue tient un grand rôle et où ses croyances déterminent ses comportements.

Chaque effet est, lui-même, cause d’un précédent effet qui sera cause d’un futur effet et ainsi de suite..... Chaque élément influence l’ensemble, lui-même indissociablement lié à chaque élément du tout.

 Nous voilà pris :

soit dans une spirale ascendante (si on est constructif et positif) :

1.   je suis rayonnant, j’attire la sympathie,

2.   j’aimante la sympathie, on me passe des commandes

3.   on me passe des commandes, je gagne bien ma vie,

4.   je gagne bien ma vie, je suis rayonnant......

soit dans une spirale descendante (si on est négatif et destructif) :

1.   je crois que je n’ai pas tout ce qu’il me faut pour travailler, je me recroqueville

2.  je me recroqueville, je me trouve des excuses fallacieuses

3.  je me trouve des excuses fallacieuses, je ne prospecte pas

4.  je ne prospecte pas, j’ai de moins en moins de commandes

5.  j’ai de moins en moins de commandes, on me licencie,

6.   on me licencie..........

Ici c’est le cercle vicieux des enchaînements malheureux. Il apparaît donc, peu opérationnel, de chercher la cause puisque la « chaîne » est sans commencement ni fin......

Nous voilà au cœur de la difficulté.

 Quels sont les messages, cette conviction intime que le sujet retient, nourrit, entretient à longueur de journée, des mois durant ? Voilà installé le triangle dramatique.

 

 

Notre sujet est une victime consentante qui est persécutée par ses propres messages négatifs itératifs. Il a tellement intériorisé cette conviction qu’elle sourde dans son attitude, ses gestes, ses paroles, son raisonnement. Devant ce malaise, notre victime va trouver un sauveteur -lui même - qui va lui conseiller tel ou tel message en fonction de son tempérament profond.

Ces personnages s’inscrivent dans une stratégie de perdant. Si leur personnalité est forte, ils vont tout mettre en œuvre pour emporter la certitude des autres. Pour avoir raison et justifier leurs opinions au gré de leur tempérament, de leur intelligence, ils vont détruire, casser autant que faire se peut, toute tentative de consensus, de récupération d’un groupe, d’une entreprise de reconstruction de la cohésion interne de l’individu - du « colligentes »- Ils peuvent alors appliquer le jusqu’au boutisse.... plutôt que de reconnaître leur erreur qui les remettrait en cause. Il n’en est pas question. Parfois ces personnes fonctionnent ainsi depuis des décennies souffrant mille martyres mais incapable de se regarder dans la « glace » et découvrir ainsi l’origine de leur propre misère.... 

Un individu normalement sain et équilibré sait, inconsciemment, où il se trouve par rapport à lui-même et aux autres dans son environnement : le monde extérieur est souvent l’extériorisation de son monde intérieur, « dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es » affirme la vox populi. Habituellement, si parmi l’entourage de notre homme (ou femme) sain, une personnalité toxique, corrompue travaille, elle la ressent immédiatement. Cette personne peut se poser des questions sur sa propre croyance : « est-ce moi qui ait attiré celle-ci ? ou est- ce moi qui suis ainsi ? » Un peu d’observation de son entourage et un peu d’introspection vont vite lui donner la réponse.

L’antidote : développer et poursuivre une stratégie gagnante, positive et objective :

  • Nous savons par expérience que le cerveau est incapable de dissocier la réalité vécue de l’imagination visualisée. Les psychologues connaissent bien les répercussions des rêves sur la réalité du vécu journalier.
  • Nous savons depuis EINSTEIN que le temps est relatif : qu’hier peut être aujourd’hui égal à demain.
  • Nous savons que les meilleurs moyens pour agir sont avant et après l’action.

Avant on prépare l’action (appel aux souvenirs, à l’imagination, à la projection)

Après permet d’analyser l’action afin d’apporter les correctifs nécessaires pour atteindre le but fixé.

Examiner "après" est une façon de prévoir "avant". Le moment de peser l’action à venir en se remémorant l’avant EST le moment présent. (Ici et maintenant)

L’après va devenir l’avant de l’avant du moment présent de l’action

 

Nous pouvons maintenant transformer le « Triangle dramatique » par le « Triangle de l’Etre »

Nous changeons Persécuteur     par    Pouvoir

Sauveur      par    Savoir

Victime       par    Vouloir

 

   

C’est « je suis » qui, possédant ces trois données, ayant développé son « colligentes », ayant constitué sa cohérence interne, va pourvoir jouer avec l’Avoir, l’Etre et le Faire. 

Il devient acteur de sa propre vie, il agit, il a confiance en lui, il a foi en lui : confiance = avec foi.

Il accepte ce qu’il EST

  • L’acceptation, c’est se dire, à tous moments : que c’est bien d’être ce que Je suis
  • L’acceptation, c’est comprendre pourquoi Je fais ce que Je fais, « Je » se rappelle ce que Je suis. « Je suis » doit dominer les événements.
  • L’acceptation c’est se voir comme une personne en devenir ininterrompu, dont l’environnement, les biens, le corps, les actes, les préoccupations, les émotions, les souvenirs reflètent ce que « Je suis » est en train de devenir.
  • L’acceptation, c’est comprendre que chaque aspect de sa réalité peut servir d’indice révélateur de ses croyances profondes, de son intime conviction, ce sont elles qui, ici et maintenant aident à devenir.

  DESCARTES dit : « Je pense donc je suis » , aujourd’hui, il faut oser dire :

          «  je suis ce que je pense »

Je suis la totalité de mes croyances, la totalité de mes pensées. Il faut être convaincu que l’espace de liberté de l’Homme se situe dans le statut quo ou la remise en cause de ses pensées.

Ici et maintenant, hic et nunc, qu’elle est mon intime conviction ?

  • Est-elle négative ?
  • Est-elle positive ?

Ce ressentir est du domaine des réactions liées à mes émotions.

Est-ce que je ressens : la peur ? la colère ? la tristesse ? ou la joie ?

Suis-je pessimiste ? optimiste ?

Quels sont mes messages préférés ?

  • L’homme est un loup pour l’homme ?
  • La vie n’est pas une partie de plaisir !

ou

  • le succès m’appartient
  • les possibilités m’appartiennent

Le résultat de ma cogitation que j’en sois conscient ou non, se matérialise sur le concret. N’oublions pas la parole du sage :

« ce qui est en bas et comme ce qui est en haut »

Nous prenons conscience que nous sommes dans un courant systémique « cause – effets » qui implique notre responsabilité face à nous-même et à notre environnement.

Il est aussi facile d’apprendre à conduire à gauche qu’à droite. Il est aussi aisé d’adopter une manière de vivre qu’une autre. La différence se trouve dans le résultat : succès ou échec.

Il est aussi facile de se conduire positivement que le contraire, on change aussi naturellement d’attitude en disant oui ou non mais il faut en prendre conscience. Là se trouve notre liberté réelle.

La prise de conscience n’est pas évidente. On ébranle le comportement, la croyance de l’individu, ce pour quoi il vit, parfois par atavisme. On met en cause les fondements de l’Etre, les habitudes instaurées qui peuvent induire un complexe de culpabilité si cette remise en question est mal gérée. 

Concrètement, nous venons de constater que l’individu est un ETRE d’émotions et de ressentis qu’il essaie de s’exprimer plus ou moins adroitement par le truchement de la raison.

Nous pouvons constater, par observation consciente, que si nous décidons que la journée d’aujourd’hui sera mauvaise, elle le deviendra : nous allons repérer, inventorier, comptabiliser tous les aspects négatifs chez nous et les autres inconsciemment ou non (ce qui serait pire), teintant notre humeur de colère, d’agressivité et autres vilenies.

A contrario, si nous décrétons qu’aujourd’hui sera une réussite, elle l’est car nous allons centrer toute notre attention sur ce qui est positif, louable, nos mini-succès et notre humeur rayonnera, comme notre sourire : nous sommes serein et confiant.

Le Savoir est du domaine de la conscience, le Pouvoir est l’action qui annonce le résultat,

Cette décision est de l’ordre du Vouloir, du moteur énergétique de l’individu, du cœur. Attention, si on veut, on ne peut peut-être pas, par contre si on peut, le vouloir est  notre maître.

Selon la description du Pouvoir, on reconnaîtra la qualité du Vouloir, la valeur du Savoir.

Ce raccourci nous montre que le concept de Liberté est rarement analysé et favorise l’établissement des hiérarchies de dominance qui sont librement consenties et acceptées par tout un chacun. Elle est la base de notre Société.

Il est curieux de constater combien l’Homme de notre Civilisation est attaché au terme de Liberté chez nous. Ce concept sécurise. Les grandes surfaces alimentaires ont basé leur fortune sur cette particularité. Maslow, lui nous démontre que nous recherchons à satisfaire notre besoin d’appartenance au groupe, qu’il soit familial, professionnel, régional, associatif etc. Pour ce faire nous allons imiter celui qui est représentatif de ce groupe. En faisant ainsi, nous admettons sa dominance sur nous (pour le meilleur et parfois pour le pire) et acceptons le principe de hiérarchisation.

De ce fait, nous sommes confrontés à la liberté de ceux qui occupent notre environnement immédiat. De cette confrontation naîtront le principe de hiérarchisation des individus, des uns par rapport aux autres et les conflits de pouvoir.

Alors que choisissons-nous ? Etre créateurs d’idées, de richesses gagnant pour moi en tant personne physique et gagnant pour la personne morale qui fait partie de mon environnement ou être sous la dépendance d’un névrotique ?

Les troubles névrotiques sont imprégnés d’une tonalité dépressive que l’individu essaie de compenser à notre dépend. Dans cette optique-là, il est impossible de jouer gagnant-gagnant. Ce jeu devient gagnant pour moi donc perdant pour toi.

Là se trouve notre liberté de choix.

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louis.peyé.over-blog.com
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30 août 2017 3 30 /08 /août /2017 14:49

L’argent est-il sale ?

Aujourd’hui, nous avons trop souvent tendance à voir l’argent (la monnaie, en l’occurrence l’Euro ou le Dollar par exemple) d’une manière négative. Il serait temps de regarder la monnaie comme un trait d’union le plus adapté à l’échange entre deux personnes tant physique que morale.

Avant, au sein des petits groupes humains primitifs où chacun se connaissait, tout le monde se faisait mutuellement confiance. L'échange d'un produit ou d'un service contre un autre était relativement facile. L'échange était la manifestation d'un sens élevé de la solidarité et de l'entraide que nous avons tendance à perdre.

De nos jours, l'association "SEL", dont nombre d’entre nous avons entendu parler, remet le troc au goût du jour. Ce système de troc révèle un état d’esprit où certains acceptent de perdre aux profits d’autres.  C'est vrai, un prêté vaut pour un rendu, et dans la quantité, les disparités s'annulent. Cette philosophie ne peut perdurer qu'au sein d'un groupe de personnes comme aux temps anciens. Si cela se pratique encore, c’est au sein de petits groupes restreints. Par exemple, c’est le service d’une ménagère qui emprunte une bouteille de lait, une baguette et qui demain, cédera une boite de conserve ou une bouteille d’huile manquante. C’est un excellent moyen de resserrer les liens entre voisins.  

Cependant, le troc, l'échange d'un produit contre un autre, est devenu rapidement difficile. En effet, nos ancêtres,  à force d'ingéniosité avaient inventé des techniques nouvelles…

A cause de la spécialisation du travail qu’engendre la fabrication de ces marchandises de plus en plus sophistiquées, l’échange devient une nécessité.

Nous sommes plus à échanger une journée mulet contre un kilo ou deux de patates. Les  produits sont devenus élaborés et surtout il faut plusieurs personnes et souvent plusieurs machines et techniques pour fabriquer un produit tels qu'une voiture ou un avion. A ce niveau, il n’est plus possible de monnayer les produits par du troc. En effet plus la fabrication des produits devient complexe, plus la dépendance de chacun vis à vis de tous les membres d’un groupe de personnes grandit. Il devient alors nécessaire de se spécialiser par production. Le travail se divise, s’organise, tant les techniques s’élaborent, se multiplient (forgeron, charpentier, soudeur…) et avec la production de masse, le Fordisme est né et il connut la gloire de 1920 à 1970, multipliant le nombre de travailleurs nécessaire à l’élaboration d’un produit fini.

Alors, la question se pose :

Comment éviter les discussions sans fin et de sortir des limites imposés par le troc ?  Quelle valeur donnée à un kilo de patates, une journée de prêt du mulet ? Combien vaut le cuissot de chevreuil que le chasseur a mis des heures à traquer ? Combien coûte la flèche qui va tuer le cerf qui nourrira la famille ? Etc., etc.

Alors, parce que nos ancêtres ont trouvé un moyen ingénieux pour pallier aux discussions : la monnaie. Elle prit selon les régions, plusieurs formes.

La monnaie est un bien. J'insiste sur le terme BIEN car choisi d'un accord mutuel et désiré par tous qui permet de diviser le troc en deux opérations distinctes.

  1. Dans un premier temps, on échange contre de la  monnaie les biens que l'on a créé
  2. Dans un second temps on échange de la monnaie gagnée contre d’autres biens dont on a besoin.

La monnaie se présente comme un bien intermédiaire dont la valeur reconnue par tous permet non seulement de décomposer les échanges mais aussi de comparer la valeur des biens entre eux. Par exemple X unités de monnaie = un sanglier ou une hache de bronze.

L’idée est géniale. Ce système est un bien qui est à la fois un moyen d’échange – paiement – et un moyen d’étalon général de mesure. Tel animal vaut X unités de monnaie, tel service X unités de monnaie.

Du coup, tout se monnaie, même son travail, même ses bras, sa créativité, etc. Une heure de mon travail dans telle usine vaut X unités de monnaie avec lesquelles je vais pouvoir acheter des habits, des denrées pour l’entretien de la famille.

Maintenant on peut discuter sur la valeur du travail fait par l'ouvrier d'une usine privée ou de l'ouvrier du secteur public. Là est un autre problème. De la valeur d’une heure de travail fait en France et d’une autre heure effectuée en Chine, ici nous n’y pouvons rien, c’est un fait. Il est certain qu’il y a des disparités. Cependant tout le monde fonctionne sur ce principe. En échange d’une heure de travail, je gagne X unités d’achat d’autres services ou biens matériels.

Cette valeur doit être reconnue valable par les deux parties, cela va de soi. Une fois définie, chacun apportera à l'autre sa part du contrat, si cela n'est plus, moralement cela devient caduc. Tant que nous sommes dans ce cadre, les rapports à l’argent sont sains. La monnaie est bien le trait d’union entre les diverses activités de l’homme. Elle a la même fonction que le sang dans le corps humain, alimentant en « oxygène » toutes les fonctions de ce corps. L’argent, tout comme le sang, doit circuler pour maintenir l’économie en bonne santé. S’il est thésaurisé, la consommation en pâtie et donc la production recule. Celle-ci ralentie et l’entreprise débauche, entraînant ainsi des désordres de toutes sortes. Sur le corps humain cette maladie est appelé gangrène, celle-ci peut atteindre même les plus grands d’entre les grands : Louis XIV par exemple. Sur le niveau de l’argent, la stagnation peut atteindre des pays entiers…. Cela faisant, ce sont les populations, au niveau de l’individu qui en pâtit le premier et, ce, d’une façon parfois tragique.

La valeur d'une monnaie reflète aussi la santé d'une économie tout comme le sang reflète la santé de la personne.

La spéculation change la donne.

Cependant, il existe plusieurs monnaies, et celles-ci peuvent avoir une valeur supérieure à une autre, se vendre ou s'acheter comme tout autre bien, comme une vulgaire salade. Je le rappelle la monnaie est un bien comme une salade qui s’achète sur le marché le dimanche matin. Elle peut donc en subir la concurrence du voisin.

Par exemple, je peux préférer une laitue à une scarole comme je peux favoriser l'Euro au Dollar. Entre les deux monnaies, il existe des disparités qui font que parfois mon baril de pétrole me coûtera plus ou moins cher selon qu’il est acheté dans l’une ou l’autre monnaie. Je peux aussi parier, à terme, que telle monnaie va prendre de la valeur sur telle autre monnaie et en acheter en vue d’une spéculation. Nous ne sommes plus dans le rôle de l’échange, nous avons changé de registre.

La monnaie source de bien devient source de perversion.

Cette monopolisation de l’esprit sur la possession de plus d’argent oblitère toutes autres considérations morales, éthiques et de bon sens. Certaines personnes n’hésitent pas à se mettent au-dessus des Lois ramenant l’homme au niveau de la « guerre du feu ». Combien se déshumanisent pour posséder quelques pépites dans des rivières aurifères ? L’actualité nous rappelle chaque jour que l’argent corrompt les faibles d’esprit attisant leur cupidité.  

La course au capital et ses conséquences…

1.  L’argent donne du Pouvoir à son détenteur. Il lui permet des achats supérieurs à celui qui n'a que ses bras à louer. Comme l’argent permet d’acheter tout ou presque, celui qui en a plus que son voisin devient de ce fait plus puissant.  

2.  Les capitaines d’industries, dont le besoin en capitaux est toujours insatiable pour produire plus et gagner toujours plus, engendrent des dérapages dans la production. Dans ce contexte l’être humain n’a pas plus de valeur qu’un outil. Heureusement le rôle de la concurrence joue ici le rôle de modérateur. Si son rôle est perverti, alors le cataclysme de la crise économique peut survenir.

Pour illustrer, je donnerai deux exemples historiques et qui pourtant se perpétuent :

Le premier exemple remonte aux XVI° Siècle.

L’Espagne part à la conquête des Amériques. Je n’évoquerai pas les justifications fallacieuses, elles étaient bien d’ordres économiques et avaient pour objectifs non avoués l’augmentation du Pouvoir Papal et du Pouvoir temporel des Etats. Grâce à une prise de contrôle de toutes les richesses de ces contrées, l’Espagne eut un pouvoir qu’elle n’aurait pas pu avoir autrement. Le proverbe « malheur au vaincu » était ici appliqué à la règle tant cette politique fut funeste et déshumanisée pour les populations indigènes de ces pays.  

Mais ne soyons pas dupe, hier comme aujourd’hui, sous cette forme, les Droits de l’Homme sont bafoués. En effet si de nos jours la colonisation se fait rare, nous avons encore des entreprises multinationales qui pillent les richesses de pays en voie de développement avec souvent la complicité de leurs dirigeants.

Deuxième exemple. L’esclavage.

L’esclavage existait dans la Grèce antique, tout comme il existait aussi du temps des Romains. Le commerce des esclaves se pratiquait dès le VIII° Siècle sur les Côtes de la Corne africaine.

Mais dans le premier quart du XVIII° Siècle, la demande des colons américains intensifie ce commerce et le prix unitaire d’un esclave noir se négocie 25% plus cher. Ce commerce alors florissant va enrichir les Français et en particulier les Nantais et les Américains au détriment de la population d’Afrique. Et quel enrichissement ! On estime que la déportation s’élève à près de 7 millions d’individus entre 1730 et 1850. On doit à Victor Schœlcher la signature de l’abolition de l’esclavage le 27 avril 1848.

Aujourd’hui, le terme n’est plus « esclavage ». C’est pourtant l’exploitation de l’homme par l’homme qui est toujours en vogue dans certains quartiers de Chinatown, où ailleurs, sur une plus grande échelle. Aujourd’hui « Mademoiselle Li » remplace « Bamboula » …. Quoique, en Afrique, encore aujourd’hui, les travailleurs congolais, dans les mines diamantifères, ne gagnent que l’équivalent d’un dollar par jour.  

Dans le premier exemple, on minore les matières premières qui sont revendus avec un énorme bénéfice au détriment des autochtones.    Dans le second exemple, c’est le travail des individus qui est exploité honteusement et dont le résultat accorde d’énormes bénéfices aux exploitants.

Encore une fois hier comme aujourd’hui, sous ces formes, les Droits de l’Homme sont bafoués.

Comment, aujourd’hui, se fixe le prix d’un bien : l’unité de mesure pour un achat.

Les services commerciaux des entreprises ont inventé une nouvelle science dans les années 50 appelée « mercatique » ou marketing en anglais qui va permettre de connaître le prix qu’un consommateur potentiel est prêt à payer pour s’approprier un bien ou un service.

Pour les adeptes du « Mercator » je reprendrais cette définition : « Le marketing est l’ensemble des méthodes et des moyens dont dispose une organisation pour promouvoir, dans les publics auxquels elle s’intéresse, des comportements favorables à la réalisation de ses propres objectifs ». Nous sommes bien dans l’optique que tout s’achète et tout se vend. Dans « tout », il y a tout ce que l’homme peut s’imaginer, un produit, un service et plus encore. Par exemple Macron est un produit marketing, tout comme La Principauté de Monaco ou le Vatican, voir la ville de Paris qui sait bien vendre sa Tour Effel ou son musée du Louvre.

Dans l’entreprise, le comptable va calculer le prix d'un produit. Celui-   ci est fixé par :

  1. les prix d'achat des matières premières qui entrent dans sa fabrication,
  2. on ajoute les frais occasionnés par cette fabrication, dont le salaire des employés – cadres et PDG compris - de l’entreprise et qui donne le prix de revient,
  3. on ajoute ensuite une marge commerciale (bénéfice brute qui sera partagé entre l’impôt et les actionnaires).

Une partie de ce bénéfice sera prise en compte pour l’amortissement de l’outil de travail. Le salaire des employés est comptabilisé dans les charges et sont donc des frais de fabrication ou de conception.

De ce fait, le prix de vente se balade entre un prix fixé comptablement et d'un prix que le consommateur est prêt à dépenser pour l'acheter. Le prix final dépend bien entendu de l'offre et de la demande sur ce produit.

Pourquoi avoir recours à la science du marketing ?

Actuellement la mondialisation entraîne une baisse des coûts. Riccardo nous l’explique parfaitement. Il faut faire toujours plus de chiffres d’affaires, toujours faire plus de bénéfices : seules raisons d’être de la production, de l’entreprise. Chacun sait qu’il est plus confortable d’être leader que challenger.

Un autre critère entre en jeu : le PIB. (Produit Intérieur Brut) qui permet à la Comptabilité nationale de connaître le niveau de santé économique d’un pays. En effet, ce PIB est calculé à partir de la collecte de la T.V.A. Elle a pour effet de pousser l’entreprise à produire et vendre toujours plus afin d’accroitre son Chiffre d’Affaires à partir duquel est calculé cette fameuse T.V.A. Certaines entreprises n’hésiteront pas à avoir recours à une augmentation des prix en diversifiant les produits, en changeant l’emballage, par exemple. La course vers cet unique but se fait au détriment de toutes autres valeurs qui passent à l’arrière-plan. On ne vit plus, on court. Il faut accessoirement produire de la T.V.A. pour démontrer sa bonne santé. Au niveau individuel, le paraître pousse l’individu à gagner plus que le voisin, au niveau de l’entreprise, le CA donne un classement parmi la concurrence et enfin le PIB mesure la santé d’un pays par rapport à l’autre.

Cette course à la rentabilité est devenue si exacerbée qu’elle déplace la valeur d’échange de la monnaie. A tel point que certains reviennent à un système de troc, ou de marché parallèle : une coupe de cheveux contre un changement de plaquettes de frein. Pourquoi ? Parce que si l’on va chez le concessionnaire, la facture va certainement s’élever à 250 € pour diverses raisons plus ou moins valables. Ce nouveau troc n’est pas du goût des inspecteurs des impôts qui veillent au grain. Si ce système n’entre pas dans le calcul de la comptabilité nationale, elle permet par contre de renouer des contacts humains avec son environnement.

Quelques remèdes :

Le malade est bien un homme car l’argent est un Bien et c’est l’homme qui en perverti l’usage ! Alors si l’on s’occupait de trouver des remèdes humanistes qui ont fait leurs preuves et qui ne bafoue pas l’être humain ?

1.   Je prendrais pour exemple pour trouver du capital ce que l’on appelle  la « tontine ». Certains l’exploitent avec succès. Elle consiste, au sein d’un groupe de personnes, de mettre « au pot » une certaine somme chaque mois. Si l’un d’entre eux a besoin du capital, il l’emprunte avec l’accord de tous sur le projet et les montants du remboursement pendant que tous continuent les versements. Cette méthode a l’avantage de remettre la monnaie à sa place, de développer l’entraide, la confiance, le respect et certainement d’autres qualités humaines non négligeables.

2.  A une époque encore récente d’aucun mettait en vogue les coopératives ouvrières. Et pourtant, qui sait que l’entreprise « Fagor » qui détient et fabrique les produits blancs de la marque Brandt est une coopérative ouvrière ? Qui sait qu’elle est aussi propriétaire d’une banque ? Ces structures ont le mérite de produire des biens comme toute entreprise, d’avoir des règles commerciales, comme toutes entreprises et de payer l’impôt sur les bénéfices. Cependant, dans ces structures, la majorité des employés sont aussi les détenteurs de parts de l’entreprise, c'est-à-dire qu’ils sont chacun propriétaire de l’entreprise et de tous ses biens, succursales et sociétés annexes. Cela change tout : chacun étant responsable de la bonne marche de l’entreprise, tout le monde a intérêt à la bonne santé de celle-ci. C’est vrai que les syndicats sont contre, les capitalistes aussi. Dans ce genre de structure, il est difficile de s’entendre sous table et de monter un scénario de conflit frontal entre le capitalisme pur et dur et le capital humain représenté par un syndicat de connivence. Si les coopératives ouvrières ne sont pas toujours la solution, c’est certainement une voie à explorer. Sur le plan humain, aucun n’ira contre ses intérêts et l’intérêt de l’entreprise ira pour chacun.

Je regrette qu'aucun syndicat (en France du moins), n’ait été capable de défendre la classe ouvrière correctement. Nous avons aujourd'hui BESOIN pour fabriquer nos produits de capitaux machines et du capital humain.  Lorsque le gâteau augmente, c'est grâce aussi bien au détenteur de capitaux qu’au travail des salariers. Il serait donc normal que le bénéfice soit équitablement partagé entre les capitaux humains, les capitaux des actionnaires et le renouvellement de l’outil de travail. La finance est alors remise à sa place comme un moyen d’échange.

J’ai dit.

Louis Peyé. Septembre 2005

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30 août 2017 3 30 /08 /août /2017 11:54

Lire la Bible selon le sens métaphorique change tout.

Ouvrons le Livre.

Si je m’arrête sur le personnage de Jean, il y en a deux ou trois.

Nous avons Jean-Baptiste.

L’expression Jean le baptiste est particu­lière à l’Evangile Selon-Matthieu, qui ne dit Jean-Iôannès tout simplement, que dans la scène du baptême de Jésus par Jean, qu’il démarque du IVe Evangile, que l’on avait au préalable interpelé (Mt : III, 13-17; —  Jn : 1, 29-38).

Selon Marc, Jean le baptiste ou le Baptisant (au génitif lettres grecques), que lorsqu’il refait le récit du Selon ­Matthieu, sur la scène de la décapitation (Mc: VI, 24-25; Mt : XIV, 8).

Quant au Selon Luc, il n’ajoute à Jean l’épithète le Baptiste, qu’une seule fois, dans le récit du message de Jean à Jésus.

Le Christ, Jean, Apollos, Saint-Paul. — En plus des Évangiles, il y a la première Épître aux Corinthiens, les Actes des Apôtres, documents de la fin du II° siècle, qui n’ont été fabriqués que pour sophistiquer l’histoire du Christ et de ses « disciples », aux origines, qui se souviennent, avec un salut en passant à Jean l’apôtre, de la grande figure du Baptiseur Jean. Ils nous content, en effet, l’histoire étrange d’un Juif d’Alexandrie qui exploite le baptême ; il s’appelle Apollos. Bien que « n’ignorant rien du Christ », disent les Actes, cet Apollos baptise-t-il au nom de Jésus ? Aucunement. Il baptise au nom de Jean. Et encore n’est-on pas très sûr qu’il s’agisse expressément du Baptiste dont le qualificatif n’est pas donné. N’insistons pas. Pourquoi Apollos baptise-t-il au nom de Jean, si Jean n’a pas été le Christ ? Ainsi, on aperçoit, dès les Actes des Apôtres et l’Épître aux Corinthiens, bien avant que les Évangiles actuels soient faits, que la vérité historique sur le Christ est contenue dans le per­sonnage de Jean. Et si Paul intervient c’est pour essayer d’effacer cette vérité historique.

Les Évangiles ensuite ont romancé pour Jean, escroqué de son rôle de Christ, une personnalité et une carrière à part, trans­portant le christat de Jean, crucifié par Ponce-Pilate, à un être de fantaisie, Jésus-Christ, fabriqué aux confins des II° et III° siècles, avec la peau de Jean où l’on fait entrer le dieu Jésus.

Quant à Jean, — « car enfin faut-il bien que je sois quelque chose ? » dit Sosie, quand Mercure lui vole son nom avec sa ressemblance, — il rétrograde au rôle de Précurseur.

Change et mystification !

Cette question : « Jean fut-il le Christ ? » que j’ai résolue par l’affirmative dans l’Enigme de Jésus-Christ, dont j’ai fait état dans « l’Enigme de Jésus-Christ » nous dit Daniel Masse.

Que nous disent les dates :

1° L’an 1er est l’an 754 de Rome, d’après les calculs du moine Denys le Petit et admis pour la chronologie, comme étant la date de naissance du Christ. Fausse !

Et l’on peut affirmer que, « en ce temps-là », c’est exactement l’an 15 de Tibère. La seule phrase qui nous reste de l’Évangile de Marcion, la première, dit que « l’an 15 de Tibère, Jésus descendit du ciel ». Dans la chair du Iôannès, évidemment. Ce simple rapprochement permet de comprendre comment on a pu dédoubler ce Iôannès en deux personnages biologiques bien distincts, Jésus et Jean, mais combien il devient difficile alors de faire de l’un le précurseur de l’autre.

3° Seulement, l’an 754, choisi comme date de la naissance du Christ, est erroné. Et cette date, le moine Denys-le-Petit ne l’a choisie que pour jeter une confusion de plus dans l’histoire. A l’époque où il a fait son beau travail (VIe siècle), les Évangiles sont, dans l’ensemble, achevés. Si on les retouche, ce sera seulement pour des variantes. Toujours d’actualité, les discussions sur les deux natures ou hypostase que Jésus-Christ représente en temps qu’ambiguïté, proviennent de ce qu’on a incarné dans le Messie-Juif Iôannès, le Logos ou Verbe, le dieu Jésus.

Nous sommes en 784 de Rome, 30 de l'ère vulgaire. On découvre un Jésus-Christ, âgé d'environ trente ans, qui débute son sacerdoce. Or St Augustin et Lactance – pour l’église - avaient annoncé ce début de sacerdoce 2 ans plus tôt ; quant à Luc, dans son évangile, il le situe 6 ans plus tôt. Reprendre les écrits de Daniel Masse ou de Robert Ambelain pour la suite. La maladresse des scribes ecclésiastiques passe les bornes, le concile de Nicée est encore loin :

  • Si l'on retranche 30 de 784, on obtient 754. Seulement en 754, Hérode le Grand est mort depuis 4 ans, et St Mathieu fait naître le Christ aux jours d’Hérode.
  • Luc, lui, le fait naître au recensement de Quirinus, en 760. Il n'aurait eu en 784, que 24 ans... et non 30 au moment où il commence à être connu.
  • Fausse est donc la date de 754 comme la date de naissance de Jésus, donnée par Denys le petit.  Fausse la naissance à la date de 760 (recensement Quirinus)
  • crucifixion d'un nazaréen en 782 est racontée, en 787, date où Jésus aurait 33 ans, il est mort depuis cinq ans, donc fausse est la date de 782 (consulat des deux Gémirrus) comme date de crucifixion.

C’est donc une succession de faux que nous délivre l'Eglise. Les "Synoptisés", que les scribes religieux ont composés à leur gré, révèlent toute l'imposture.

L’Eglise a arrangé les évangiles. Si le Jésus Christ des évangiles était mort en 782, crucifié comme selon Luc le fait naître en 760, il serait donc mort à 20/22 ans. L’Eglise ne peut se dépêtrer du filet de mensonges qu'elle a tissé.

Quand il a fallu mettre le texte en harmonie avec le dogme de la Résurrection, l'aveu sur la crucifixion eut lieu un mercredi, 14 nisan 788, onzième jour de la lune, jour de la préparation de la Pâque, à la sixième heure (midi) et non pas le vendredi 16 nisan 788, treizième jour de la lune, de sorte que la prétendue résurrection (enlèvement du corps au Golgotha) tombe le vendredi 16 nisan 789 et non le dimanche 18, ainsi que le prétend l'Eglise, d'après les évangiles synoptisés.

Les scènes du jugement, de la crucifixion, de la résurrection dans les synoptisés, ont été manifestement composées dans l'intention de confondre le jour de la préparation de la Pâque, et la Pâque avec la préparation du Sabbat, et le Sabbat pour faire croire que le Christ, mué en Jésus Christ, a célébré et institué la Cène, (que n'a pas le IV° évangile) la veille de la crucifixion, peu avant son arrestation, alors qu'il s'est écoulé 40 jours, qu'il a passé en prison, entre l'arrestation et la crucifixion.

Bon il faut arrêter là si l’on veut trouver quelque chose. Nous le voyons le Nouveau Testament, pourtant très riche en symbolismes, peut remettre notre démonstration en absurdité.

Lorsque le courant est équivoque, il vaut mieux le remonter à la source où l’eau est pure

Prenons par exemple la Prière Dominicale.

Notre Père (idée du Cosmos, de la verticalité)

Déjà, dans ces deux premiers mots, un grand message. « Notre » dit explicitement que nous formons qu’une seule race, notre quintessence est identique à tous. Bien que nous ayons un corps de mammifère, nous avons ce quelque chose que les autres mammifères n’ont pas : un esprit développé, certains diront une étincelle spirituelle. La plupart des Maçons s’accordent à dire que ce quelque chose est le G.*. A.*. D.*. L.*. U.*. Ce que tous les paléontologues confirment d’une part et que Pythagore, 600 Av- JC enseignait déjà. Le Père est donc cet esprit qui nous est commun au tout exprimé. Le Père peut selon les scientifiques que la physique quantique être l’Energie qui se manifeste par les vibrations de différentes façons.

Qui est aux cieux (on reprend ici le symbolisme de l’arbre et de l’ascension vers le ciel)

Pour Jung, il existe un inconscient collectif – qui serait dénommé ici par « cieux » - et nous baignons dedans. Ainsi que le poisson est constitué à 70% d’eau, baigne dans l’élément eau. Ainsi l’homme baigne dans l’élément « esprit » siège de nos pensées trop souvent inconscientes. Chaque détail, chaque incident heureux ou malheureux de notre vie est la manifestation, l’expression de nos pensées. Freud l’a démontré et ses suiveurs sur ce terrain ne l’ont jamais démenti. Il rejoint les grands mythes archétypaux que le Maçon apprend à décrypter par les symboles. Il faut donc être conscient que la manifestation provient de la Cause : la pensée. Chaque Initié sait qu’il peut changer l’orientation de sa vie en changeant ses pensées. Il en a le choix.

Que ton nom soit sanctifié (notion de saint = énergie dont les valeurs nombre sont identiques)

Je ne reviens pas sur le long développement que j’ai donné sur le « nom » dont l’isopséphie nous en donne la synthèse. Nous voyons néanmoins que le nom est sanctifié – saint - c'est-à-dire qu’il est énergie. Nous venons de voir que l’effet est toujours de même nature que la Cause qui le produit. Lorsque le potier, à partir de la glaise, façonne un plat ou un vase, il fait deux objets différents qui, pourtant, ont la même origine. Cette règle psychologique est immuable. Il nous est indispensable de connaître, de nous reconnaître, de savoir qui nous sommes.

A cet effet, le Franc-maçon apprend, par ses propres études, et à travers une exigence de soi exemplaire, qu’il doit pratiquer les 3 principaux principes qui sont des lois et des devoirs - de Tolérance, de Fraternité et d’Amour entre tous les humains, quelles que soient leurs croyances. Pour cela, il doit emprunter son chemin initiatique personnel qui lui ouvre la voie à l’Art Royal, celui de l’art de se bien construire en toute conscience de soi, que tout enseignement nous fait découvrir à partir de ces 3 principes de base :

 -1. Principe de Causalité, en recherchant l’origine de toute chose ;

-2. Principe de Finalité, en recherchant le but ou le sens de toute chose ;

-3. Principe de Raison, en recherchant la raison d’exister de toute chose.

Or, l’avantage de cette Ecole de la Vie est justement d’offrir à l’Initié d’aborder ces questionnements philosophiques qui le poussent à rechercher le sens de sa vie sur Terre. Il commence par prendre conscience qu’« il est là » et que s’il est là, il doit chercher à comprendre « pour quoi faire ? ». Cela signifie bien que la vie est perdue pour celui qui ne cherche pas à comprendre le sens de sa vie : il vient sur Terre et il meurt sans avoir compris pour quoi il a vécu. Naître, paraître, disparaître. Et c’est, malheureusement, le cas de la grande majorité des hommes…

Nous comprenons donc qu’ici, il est de la plus haute importance de comprendre ce que sont ces mythes archétypaux, ce qu’est ce langage symbolique, car, tout, chez l’homme est symbole. En ceci, de la naissance de la psychologie – Freud, Jung etc - qui ne date que d’un siècle rejoint ce que les grandes Civilisations, dont la bibliothèque d’Alexandrie était le dépositaire où venaient s’abreuver tous les grands Initiés.

Que ton règne vienne : que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Il est fait référence au symbole d’Athéna issue du culte chthonien et qui s’élève à la place dominante du culte ouranien.

L’homme, en tant qu’esprit identique au G.*.A.*.D.*.L.*.U.*. , est donc capable de créativité, de manifester celle-ci et qu’il doit le faire. Ce qu’il pense, ce qu’il imagine, ce qu’il suppute, ce qu’il se représente dans sa tête (au ciel) il se doit de le manifester, de l’exprimer, de le concrétiser (sur la terre). C’est son rôle ici-bas. Athéna par le nombre 49 qui le symbolise,  indique que l’Homme vient avec l’esprit de vie – et aussi d’épreuves – qu’il s’en désunit en allant vers la spiritualité, la connaissance de soi et des choses. Nous entrevoyons le message d’Hermès, la Table d’émeraude, «  tout ce qui est en bas est comme tout ce qui est en haut », le symbolisme de l’arbre retourné les racines au ciel et le feuillage en terre. Ce symbole se trouve dans l’Abbaye Saint Victor à Marseille.

Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien.

 Le pain est le symbole de la créativité de l’homme. Il est surtout le symbole de vie issu des éléments terre, eau, air et feu donc des éléments créés par la volonté et l’énergie du créateur ici-bas : l’homme.

Nous connaissons les préceptes Maçonniques : demande et on te donnera, frappe et on t’ouvrira. Oui mais quoi ? Notre esprit est la source de notre créativité, il faut sans cesse le solliciter. C’est dans l’imaginaire, l’étude, la réflexion que l’homme s’affirme, que le « pain » se manifeste. Le pain étant pris ici en termes de production de l’Homme. Toute concrétisation de la créativité est « production ».

Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. (Pardon = amour – l’un et l’autre terme ont le même nombre symbole : 53)

Qui n’a jamais entendu parler des complexes d’infériorités, des complexes de culpabilités ? Qui n’a jamais ressenti un regret de n’avoir pas fait ici et maintenant ce qu’il devait faire ? Qui n’a pas pensé à des actes manqués ? Tout cela cause d’énormes dégâts que notre subconscient enregistre et qui nous manipulent tant que nous n’en sommes pas conscients. Qui n’a jamais entendu parler du lâché prise ? Qui n’a jamais entendu parler du «  tu n’y es pour rien », du « ce n’est pas de ta faute – à toi ». C’est une grande règle de la psychologie que les thérapeutes enseignent à leur patient. C’est souvent dans le pardon qu’à lieu la catharsis. Encore faut-il en prendre conscience.

Ne nous induis pas en tentation ; mais délivre-nous du mal.

Pour celui qui est croyant en la parole du Vatican, cette phrase est ambiguë et porte à la controverse. Si Dieu est saint, que nous sommes identiques à lui comment peut-on être tenté ? Il existe donc plusieurs versions à cette phrase. Là n’est pas son intérêt, comme nous l’avons vu. Le « véhicule », qu’est Jésus, nous enseigne autre chose.

Oui, un grand savoir qui répond à « d’où nous venons » ou du moins « ce que nous sommes », une grande conscience de notre fonctionnement entraîne une grande responsabilité envers nous-même et envers notre environnement. Le premier commandement de l’Homme n’est-il pas : « Je suis le premier juge de mes pensées, de mes paroles, de mes actes et le premier responsable de leurs conséquences ! » ? Notre intuition de la Vérité, si faible soit elle, est un dépôt sacré qu’il ne faut pas trahir. Celle-ci est multiple et cette première acceptation nous permet d’accroitre notre Connaissance. Les anciens mystiques étaient si conscients de ces dangers qu’avec leur don de l’allégorie, ils ont représenté l’Impétrant sur sa route ascendante comme un voyageur arrêté à chaque étape du chemin et soumis à l’épreuve avant d’aller plus loin. Cette sagesse fut transmise sous le « couvert » avec les premières Loges appelées « Dar el Echm » (Maison de la Sagesse) qui comprenaient les trois degrés d’initiation. D’Egypte, ces quelques initiés devinrent un peuple - les Druses - en Syrie et au Liban où se trouvaient déjà de nombreuses Commanderies du Temple.  

Il n’y a rien ici de révélation, seulement une antique sagesse comportementale que le Maçon perpétue par l’étude de lui-même à travers le symbolisme.

Comme nous venons de le voir, il est important de se Reconnaître – naître à nouveau en conscience -  afin de connaître l’Autre, un autre nous-même.

Un des moyens les plus usité est l’étude de la symbolique maçonnique qui a l’heur d’être opératrice. C’est à dire que la compréhension amène à la compréhension du macrocosme et du microcosme : tout est lié. Comprendre le symbole EST se comprendre.

 C’est en étant « SOI » que l’individu œuvre dans et pour son environnement car il est conscient que par son action, l’induction sera bonne pour l’ensemble. N’est-ce pas là la mission du Maçon ?

J’ai dit.

 

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30 août 2017 3 30 /08 /août /2017 11:19

L’initiation

Initiation (lat, initiatio, initiare, initium, « commencement », « entrée »

L’impétrant entre au sein de la Loge. Il croit connaitre, et pourtant tout ce qu’il découvre est l’inconnu. Il ne sait pas où il se trouve, il est dans un endroit intemporel.

 Oui, il est comme le poussin qui vient de casser sa coquille, comme l’enfant qui vient de naître : il découvre un monde nouveau.

L’initiation autorise de passer de l’identité personnelle aux dépens de l’aliénation et à valoriser la quintessence de son être.

N’est-ce pas le passage d’un endroit à un autre, d’une dimension à une autre. L’initiation est une porte vers l’ailleurs. Une fois franchie, on ne peut retourner en arrière. On quitte le connu, la vérité du lieu pour l’inconnu et d’autres vérités. Cet ailleurs fait peur, et pourtant.

La femme connaît biologiquement et donc inconsciemment sur le plan psychologique deux initiations :

a) la petite fille SAIT, une fois passée la surprise des premières menstrues, qu'elle EST femme et donc qu'elle peut procréer ;

b) elle enfante, elle crée la vie, elle a connaissance du contenu et du contenant.

Cependant, cette particularité biologique qui l’initie n’est pas celle qui la fait femme responsable, même si, elle a dans ce domaine une supériorité sur l’homme. Elle joue à la femme, à la maman comme elle a vu faire sa mère et sa grand-mère mais n’en est pas femme non plus pour autant.

Mais pour l'homme, où se trouve son initiation ? Combien d'hommes et de femmes connaissons-nous qui, TOUTE leur vie, reste qu'un ou une enfant,  pire un fœtus par peur de RE naître ? Et qui, jamais, ne sortiront de leur habitude. Combien d’entre nous ne sortent jamais de leur cadre façonné par leur éthos primaire et secondaire. Combien d’entre nous restent toute leur vie dans le « cocoon famille » subie depuis leur plus tendre enfance. Ils font penser aux enfants avalés par Cronos avant que l’initiation – comme Jupiter – ne les délivre.

L'image du Père tout puissant reste et l'archétype évolue dans leur vie - gendarme, chef d'entreprise, tout représentation du Père tutélaire, et que sais-je encore - quand acquière-t-il enfin l’âge de raison ?

Jamais sans doute. L'enfant joue à l'homme mais ne devient jamais un adulte, il reste dans sa caverne à l'abri de ses ombres, dans sa Grotte de Platon à l'abri du meneur qui, lui, est peut-être aussi un enfant qui parle haut et fort pour impressionner.

 Alors comment dire qu'ici dans cette initiation-là, la femme sur le plan biologique ou homme à l’épreuve d’une scarification découvre qui ils sont réellement ?

Lorsque je m’occupais des publics en recherche d’emploi, je leur demandais de faire cet exercice : d’exprimer et de concrétiser sur une feuille de papier :

1.   ce que vous aimez faire.

2.   ce que vous pouvez faire (même si vous le faites d’une manière    occasionnelle).

3.  ce que vous savez faire (même si vous le faites d’une manière occasionnelle).

4.  ce que vous voulez faire à partir de maintenant.

5.  ce que vous ne voulez plus faire à partir de maintenant

L’accouchement était parfois long et difficile, cependant jamais stérile. Chacun découvrait alors, qui ils étaient, eux-mêmes, non un double, mais ce que chacun s’était caché derrière des forces d’habitudes, d’aucun dévoilait l’essence de leur être, le « Je suis ». Il rencontrait aussi un ami ou parfois leur pire ennemi. Mais comment revenir en arrière ? Seul, allez au-devant de soi, et poursuivre l’aventure est salutaire : vaincre sa peur, la sublimer rend libre.

L’initiation est aussi une prise de conscience, un Eureka. De toute façon, après, tout est changé, rien ne ressemble à avant. 

Une autre question obsède certains : qui alimente le « Je suis »….

La première initiation ne survient-elle pas à la naissance. De l’ombre, le fœtus passe à la Lumière. De l’Eden familier du ventre de la mère il passe brutalement au monde réel. Notre parcours d’homme est-il fait pour apprendre à avoir toujours plus, pour avoir davantage d’autorité, de pouvoir, d’argent, à paraître davantage encore pour mieux briller face à la foule ? Posséder ce que toi, Individu, n’a pas et peut espérer avoir ? Sanctifier son « moi-je » et devenir l’homme Mana de Jung ? Ou, au contraire, les épreuves que chacun rencontre au cours de sa vie ne sont-ils pas pour lui un défi qu’il doit sublimer ? Ne sont-elles pas là pour la catharsis, de chacun afin de renaitre en conscience à soi-même ? De faire face en conscience et en confiance au « Je suis » ?

Il n’existe pas de demi-mesure entre l’éveil et le rêve, entre la Lumière et les Ténèbres, entre la liberté et les servitudes. Soudain, se trouve l’étincelle qui éclaire, qui illumine ce qui était au paravent imperceptible et pourtant bien présent, existant, mais invisible à  notre vue, à notre compréhension. Le passage de l’un à l’autre constitue une véritable mutation psychologique, une abréaction fondamentale dans l’évolution de l’individu.

L’Initié – celui qui a réfléchi par lui-même et qui sait ce qu’est être libre -  ne s’identifie plus à aucun système de pensée et est libre de tout attachement personnel à une croyance, opinion, vérité particulière. Il doute et accepte que l’autre puisse avoir une vérité différente de la sienne. Il sait que le regard de l’autre peut lui montrer un aspect de la vérité qu’il ignorait. Il est « mort à lui-même », c'est-à-dire qu’il laisse la Vie prendre le pas sur son mental qui, elle, (que sait-on de l’inconscient, de l’origine des désirs, des actions qu’ils nous imposent et/ou qui nous viennent de précédentes générations ?), est en réelle harmonie avec son essence identitaire et divine. C’est la vie, l’amour qui vient à l’Initié. « Quand l’amour est dans votre cœur, vous ne parlez ni d’organiser la fraternité universelle, ni de croyances, ni de divisions, ni des pouvoirs qui les suscitent, vous n’avez nul souci de réconciliation. Vous êtes tout simplement un être humain sans étiquette, nous rappelle Jiddu Krishnamurti ». La vie n’est donc plus l’inspiratrice, le guide de l’individu, qui se croit, qui pense être initié parce qu’un jour il a subit les Epreuves (le droit d’appartenir au groupe de son Obédience) et qu’ainsi, cela lui suffit. Mais c’est la vision limitée de son ego qui en devient le tyran et indispose la vie subtile. Sans qu’il sans rende compte ce faux ego étriqué s’est laissé phagocyter par le mirage collectif de la lumière artificielle entretenue à l’intérieur de son Atelier, parfois.

La spiritualité vraie se situe au-delà des formes et des symboles, même si ceux-ci ne sont que des outils pédagogiques et de réflexion, oh combien utiles et indispensables.

Qui n’a entendu ce terme V.I.T.R.I.O.L. « Visita Interiora Terrae, Rectificando Invenies Occultum Lapidem » : « Visite l’intérieur de la terre, et en rectifiant tu trouveras la pierre cachée ». Cette pierre que le profane doit trouver n’est autre que la pierre philosophale des alchimistes, et celle-ci se trouve au plus profond de chacun d’entre nous, elle ne se dévoile qu’à ceux qui, par un travail intérieur sincère, sont arrivés au parfait équilibre pour ne faire qu’un : « Omnia ab uno, omnia ad unum », « Tout procède de l’Unité, tout tend vers l’Unité ».

L’unité est en nous et nous en sommes la représentation. « Brille par toi-même, de ta propre lumière » lui dit sa petite voix intérieure, tu n’as nullement besoin des autres, quand il sait l’entendre. Bien souvent nous ne le savons pas, cherchant à l’extérieur dans le décorum ou le théâtre de la vie une représentation de nous-même, bien souvent la plus flatteuse possible. Personnalité = persona = masque !

Ce n’est vraiment que dans le cours de la vie que l’homme peut atteindre la liberté qui lui permettra de se connaître et de se laisser pénétrer de la subtilité vitale de Prométhée sans être brûlé mais pour devenir Phénix. Dans cette réalisation, l’homme ne devient pas quelque chose qu’il n’était pas avant, il n’entre pas dans un monde auquel il n’appartenait pas jusqu’à là, il se réalise tel qu’il est depuis toujours.

Cultiver le doute est le travail de tout homme. La vérité, tout comme le symbole, est dichroïque, et tous deux sont en lui. C’est en perçant leur transcendance que l’homme se comprendra. Nous nous devons, nous avons le devoir envers nous et envers nos compagnons, nos commensaux Sœurs et Frères d’être prudents et vigilants.

Protégeons-nous de tout sectarisme en nous interdisant d’avoir des jugements hâtifs envers un homme, un évènement, une idée, une nouveauté, une interrogation, nos sentiments face à ce qui ne nous est pas habituel. Qui peut se prévaloir de posséder la Vérité se demandait un Frère dans sa R.*. L.*. ? Gardons-nous de suivre le beau parleur.

Sait-il au moins où il nous conduit ?

J’ai dit.

 

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30 août 2017 3 30 /08 /août /2017 10:55

Le besoin d’appartenance : le paralogisme  

Réflexions d’un Inuit sur le syndrome de l’Igloo.

  Pourquoi ce titre ?

Bien que il serait plus exact pour ma démonstration de parler d’habitation de la culture dorsétienne, c’est vrai, mais qui connaît son nom. Alors que l’image de l’igloo est plus vivante dans l’esprit de mon lecteur qui la situe immédiatement dans l’espace. De plus il imagine immédiatement que cette habitation est faite aussi pour un nombre assez important de locataires qui vivent ainsi en autarcie. La caractéristique de l’habitant du Grand nord est la peur. Celle –ci est prégnante de par son l’environnement hostile. Ainsi, cet exemple servira de métaphore à mes propos.

L’igloo abrite l’Inuit de la nuit, du froid et aussi des dangers que représentent, les ours polaires à l’affut de la moindre proie. Il est aussi une divinité qu’il faut respecter et amadouer, il  ne peut être représenté, il est tellement multiple et sait se rendre invisible, imprévisible. L’ours a un flaire pour détecter toutes proies craintives… Il représente le danger, l’esprit du mal. L’igloo est le bien, la sécurité, la vie, la chaleur, la fraternité. C’est l’endroit sacré comme pourrai l’expliquer Mircea Eliade, le « temple » où l’on peut être entre soi. L’endroit où la communauté se façonne, s’enrichie et guérit chacune de ses craintes.

Tout comme pour les habitants de l’Igloo, dans la vie de tous les jours nous avons horreur de l’inconnu. Nous désirons avancer dans l’existence, munis du bouclier de nos certitudes, de nos preuves, de nos assurances. Cela indique à quel point nous subissons l’emprise d’une peur fondamentale. Nous sommes menés par des émotions qui nous viennent d’idées forces et archétypes qui sont porteurs d’un potentiel d’énergie psychique considérable. Ces archétypes sont pensés et repensés et gagnent donc continuellement en puissance. 

Ils trouvent leur cause dans un passé très proche puisque, par exemple, l’archétype de l’autorité est basé sur la représentation du petit enfant a de son père. Il représente le pouvoir de notre Société en tant que force dans le groupe domestique. Cet emblème est si puissant que toute personne investie d’Autorité - professeur, cadre, patron, mais aussi gendarme ou policier, voire le  Curé, l’Iman ou le Rabbin, le Grand Maitre d’une Obédience ou son représentant le V.*. M.*. - d’autant plus importante que le grade pour certains et l’âge pour d’autres est plus élevé, réinstaure cette communication archétypale. Il est source d’institution. Il représente aussi le Soleil, la lumière, celui qui éclaire qui sécurise en chassant la nuit. Sans concéder à l’homophonie, la mère se rattache à la mer, mais aussi à la terre comme étant le réceptacle et matrice de la Vie. L’Archétype est là, sur une seule vie d’homme, qui se renouvelle, sans cesse, de génération en génération. Viennent-ils à manquer et la déviance potentielle, toujours possible, se manifeste.

Puis ces idées forces constituent, dans l’esprit d’aucuns, les suprêmes cristallisations de la Force Cosmique d’habitude sur le plan de l’esprit : ces forces d’habitudes, ces dogmes qui nous rassurent par leurs répétitions.

Or la vie va vers…… demain, sans se soucier du passé. Selon le hasard et la nécessité comme le démontre l’apparition de la vie sur Terre à partir des protozoaires.

Or, sans cesse, nous évoquons le passé, par peur de l’avenir ? Par manque de confiance en soi ? Par manque de connaissances ?  Sans cesse nous évoquons la dualité. Ne lisons-nous pas ici ou là, relaté par des mythes, que l’unité est dans le ciel et la dualité sur Terre ?  Donc nous nous sentons séparés, dissociés de nous-même, prenant le mythe dans son sens littéral : nuit polaire, le froid, l’inconnu, l’ours à l’affut, et face à cette image, l’intérieur de l’Igloo sécurisant, parce que connu ? Bien sûr, tout ce qui est inconnu, donc dans l’ombre, fait naître la peur.

Nous allons chercher dans tout code régissant la vie communautaire, qu’il soit religieux ou public, un comportement doublement contradictoire.

a) il est artificiel parce que spécialement préparé, isolé du processus total de l’Etre. Nous le séparons des réalités naturelles de la vie qui doit tout inclure et rien exclure. Nous avons tendance à rechercher en dehors de nous ce qu’à certains points de vue, nous sommes déjà. N’est-ce pas là le mécanisme de la projection ? N’est-ce pas là ce qui nous fait écho ? Or nous sommes UN, ombre ET lumière, les deux faces d’un même processus, Janus…. Et cependant, nous sommes un, unité, et, malgré l’évidence, depuis la nuit des temps, nous le réfutons.

b) il représente les vestiges d’images mentales d’un passé lointain dont la nature constitue la négation du réel : la vie de tous les jours que chacun réalise en conscience ou pas – trop souvent pas.

Lorsque nous entrons dans « l’Igloo » …… on se retrouve entre soi, cette émotion « religieuse », dans le sens premier du terme (latin « religio » – réunir du latin « unitas » unitarisme, devenir un seul à plusieurs), éprouvée par l’habitant, à l’abri de l’Igloo. Comme l’a élaboré A. Maslow, dans l’évolution dynamique des besoins à satisfaire, nous accédons, ici, à notre besoin d’appartenance à…. notre « Igloo » préféré, quel qu’il soit, entreprise publique ou privée, église, organisation politique ou syndicale, obédience ou Loge franc-maçonne ou tout simplement un club sportif, culturel, etc. Non pour celui qui y vient en visiteur mais bien pour celui qui s’y implique. Certaines personnes sont tellement immergées dans la satisfaction de ce besoin d’appartenance qu’elles sont mortes : elles se sont conformées, intégrées, homogénéisées, insérées âme et corps dans le tissu social, elles ont retrouvé ainsi leur équilibre, la tranquillité, la sécurité. Elles sont devenues des « cadavres ». L’abandon de leur humanité, le mimétisme par habitude, la capitulation devant le milieu, le renoncement à soi-même….font qu’un pourcentage très important sont des « morts » à eux-mêmes. Et le nombre augmente chaque année. Ils sont éteints, nivelés, asservis, ils désirent tous la même chose, ils pensent tous la même chose. Ignoble civilisation de masse. Il y a aujourd’hui des centaines de millions de « cadavres » de par le monde qui travaillent, construisent, inventent et sont heureux et contents. A l’exception d’une microscopique minorité qui leur fait faire ce qu’elle veut, aimer ce qu’elle veut, croire en ce qu’elle veut.

Surgissent alors, cinq facteurs fondamentaux au sein de l’Igloo :

1.  Une recherche sincère, mais malheureusement mal orientée parce que mal informée, ainsi qu’une part d’érotisation inconscience de la pensée et de sublimation du sensualisme du « moi ». Nous allons chercher au dehors, puisque notre vue nous y oblige, ce que nous ne voyons pas et qui se révèlera, pour quelques-uns, la source.

2.  L’efficacité « occulte » ou psychique de la « magie » cérémonielle elle-même, basée sur des considérations esthétiques de formes, d’habillement, de langage codé approprié, de symboles, de couleurs, de musique, de rapports simples propre à chaque groupe constitué et qui répond au besoin d’appartenance à celui-ci, tout en le différenciant des participants d’un autre « Igloo ». Tout cela autorise une l’identification rapide, et donc une  reconnaissance et ainsi de pouvoir identifier celui qui vient face à moi et qui fait partie d’un autre Igloo.

3.  A ces formes s’ajoutent celles inhérentes à la magie cérémonielle précédemment évoquée. (Manipulations d’idées forces attachées à certains symboles). Le milieu psychique ambiant détermine une influence empruntant son pouvoir aux forces psychiques de « dévotions » accumulées. Ces forces psychiques appelées « égrégore » chez certains habitants de l’Igloo, agissent fortement sur les habitants présents de cet Igloo. Ceux-ci ne répondent qu’au besoin d’appartenance à cette Igloo, qui matérialise sa « Tribu », sa « famille » de notre ère moderne qui répond ainsi à son l’instinct grégaire de l’homme des cavernes qu’il est resté par l’éducation et par atavisme. La vie quotidienne, souvent subie d’ailleurs, fait que l’individu va alors rechercher au sein de l’Igloo des idées sécurisantes pour son esprit dans une pratique « rituellique » propre à son groupe : un ensemble de codes comportementaux propre aux membres d’un même Igloo qu’ils partagent et se communiquent à leur insu et qui constitue la toile de fond par rapport à quoi tous les autres événements sont situés. C’est le  prix à payer, pour être reconnu comme tel, par les membres de sa « Tribu ». Ainsi, sans s’en rendre compte puisque accepté, nous acquérons des habitudes qui deviennent des « forces d’habitudes », une seconde nature inconsciente qui prend le pas sur notre Humanité. Combien évoluent ainsi dans une prison virtuelle, s’interdisant, se défendant de sortir de leur habitude de vie ? Il est d’ailleurs notable que la majorité des gens fonctionnent comme des toupies, emportés qu’ils sont par leur élan et qui tournent, tournent, tournent sur eux-mêmes avec la peur au ventre de s’arrêter de la peur de tomber, de la peur de l’inconnu, de la peur de la mort ! L’appartenance au groupe, offre l’initiale séduction d’une rupture, avec un ordre de choses, une vie, dont on n’attend peut-être plus grand chose, d’un renouvellement, une porte vers l’ailleurs, une expérience différente lorsqu’il est recherché par celui qui veut quitter sa routine domestique ou professionnelle. Sa vie de tous les jours, la chasse à sa pitance souvent calquée sur celle de ses parents, d’un leader, où la tradition s’est transformée en dogme.

«C’est ainsi qu’il faut faire, c’est la tradition qui le veut », perpétuant ainsi, de génération en génération, une forme de pratique.

Aller à la recherche de sa pitance est une action pleine de danger où chacun brave sa peur, revenir dans l’Igloo est réconfortant. Et là, en somme, il trouve souvent plus un refuge psychologique qu’autre chose. L’ambiance « magique » l’attrait autour de laquelle on peut à l’infini organiser le rêve et l’utopie, un moment d’harmonie qui (trop) souvent n’a pas d’équivalent domestique, alors on vient, et, on revient envoûté par le céleste et divin mirage. On s’engage dans cette voie prometteuse d’ivresse et d’apaisement, et même si, au fil du temps, l’exaltation originelle se perd, on reste là et l’on devient un fidèle soutien, addicte du « ritualisme », de l’Igloo. Tout en renforçant encore plus ce besoin d’appartenance, à sa « tribu » qui devient mortel s’il est brisé.

4.  Il apparaît vite un phénomène d’autohypnose à la fois individuel et collectif. Le «Frère Inuite» - les habitants de l’Igloo sont tellement soudés entre eux qu’ils se croient en parfaite fraternité, mieux en osmose - étant inconsciemment influencé par les courants psychiques dans lesquels ils baignent, ont tendance à s’imaginer que les états particuliers éprouvés par eux confirment le bien-fondé de leurs pensées. Cette promiscuité est telle que chaque individualité se fond en un corps collectif où l’Humanité perd toute conscience personnelle. Ceci est particulièrement visible dans les organisations politiques, syndicales, églises, et dans certaines Loges Maçonnes qui confondent le Frère Untel de la R.*. L.*. qui est devenue une personne morale au lieu d’un Atelier où la parole de chacun – qui sont des Humaniste conscient {pour certains, non pour tous} - circulent.

5.  Une confusion s’établit entre l’émotion esthétique, provoquée par une mise en scène particulièrement émouvante, et l’émotion « religieuse », due à l’implication de « l’Inuit ». L’idée qu’un endroit a été spécialement consacré : l’Eglise, le Temple, la Cour de Justice (= avec – le pouvoir – du sacré) met également les Inuits dans une attitude favorable à l’acceptation du mirage. Tous pensent et vivent de la même manière ce qui renforce l’appartenance et aussi qu’ils détiennent la vérité.

Il y a un réel danger à la pratique aveugle et irréfléchie  de vivre ainsi :

  • Tendance à dépendre de l’habitude pratiquée pour retrouver une atmosphère pseudo-« religieuse », un ersatz de communion.
  • Tendance à l’inertie de la spiritualité (où se situe sa propre manière de penser, le fonctionnement de son propre esprit, son esprit critique) qui est empruntés « au dehors » par les forces de l’habitude acquises alors qu’il doit être recherché « au-dedans » par un processus individuel, ce que fait l’Humaniste. Et pour cela il faut réfléchir autrement et en dehors des forces d’habitude.
  • Tendance à rechercher de simples sensations à l’extérieur car incapable de percevoir la richesse intérieure qu’il ignore bien souvent.
  • L’Inuit cherche à se « baigner, se fondre et se con-fondre à nouveau encore et encore dans l’atmosphère psychique favorable externe » au lieu de retrouver en lui-même et par lui-même la félicité existentielle et informelle de sa propre nature qu’il ne connaît malheureusement pas. Et si, et si, une lueur de conscience, de doute survenait ? « Non, j’ai tort, puisque les autres sont en vibration, c’est moi qui ne le suis pas, j’ai besoin des autres, de penser comme eux, c’est eux qui ont raison. Le nombre est contre moi…… »
  • Encore le groupe, le collectif ou le socialisme contre l’Humaniste conscient de lui-même, la même dualité.
  • Il faut rassembler ce qui est épars ne dit-on pas. Alors vite rentrons dans le rang, à l’abri du groupe, dans la confortable mouvance de l’Igloo qui protège de la nuit, du froid et de l’appétit de l’ours.

4.  Il ne peut plus se passer de l’Igloo, devenant obsessionnellement addicte, ce dernier fait alors office d’un puissant narcotique hallucinogène spirituel. Une scission inévitable tend alors à s’établir entre la vie, dite « ordinaire », lorsqu’il va chasser au dehors dans le froid et la nuit, envahie par la peur et le danger qu’il sait être là et qu’il ne perçoit pas, et la vie dans l’Igloo que l’Inuit a sacralisé renforçant ainsi sa dépendance à l’ordre actuel en vigueur à l’intérieur de l’Igloo : le désir au retour dans le sein de la mère. Cette peur ancestrale fondamentale de l’extérieur peut lui faire avaler n’importe quelle couleuvre du moment où il sait trouver cet endroit sacré qui va le protéger.

Pour aller au-delà, il faut qu’il surpasse sa peur, ce sentiment virtuel créé et ancré depuis l’enfance. Cette peur-là peut être individuelle ou collective : le nazisme fut une magistrale couleuvre. Il y a là, pour lui, une vie double, alors qu’elle est unique. Il agit alors ici et là, et de manière dissociée, sans tenir compte du fait que la vie elle-même, dans toutes ses manifestations, est sacrée.

5.  Depuis l’enfance, l’homme d’aujourd’hui est, par son éducation, mis sur les rails du respect de la démocratie qui s’appuie sur un pouvoir arbitraire culturel qui impose sa vision, sa symbolique. Il est naturel de constater que la classe dominante légitimée au sein d’un groupe, ou ici dans l’Igloo, impose sa loi et exclut les dissidents (ou considéré, supposés comme tels par celle-ci). Ce phénomène se reproduit tous les jours. Nombre d’Igloos ont subi des dictats des nouveaux « chefs », expulsant, humiliant les Inuits coupables de n’avoir pas eu la majorité des voix lors des votes de renouvellement par les urnes, se faisant, donnant un coup de couteau au sens du terme « Fraternité » et métamorphosant le nouveau chef en synonyme de « Brutus ». En Politique, au moins, c’est franc. Mort au vaincu  et tant pis pour la fraternité de façade ! Tous les membres du groupe, de par leurs mœurs, s’identifient aux symboles inhérents choisis par le leader, et au groupe constitué, en développant un réseau relationnel, établissant une nouvelle hiérarchie.

6.  La diachronie prévisible d’un individu est la résultante de l’action continue des facteurs constituants son « oser être soi » - trop souvent ignoré ou création factice puisque identifié à « moi-je » - lorsqu’il est seul, ses mœurs dans son groupe d’appartenance, l’antériorité historique du groupe dans lequel il évolue. Elles exercent sur son comportement une causalité structurelle inconsciente et est source de réussite ou d’exclusion. L’Igloo impose donc sa loi et tend à renforcer son hégémonie. Celle-ci, que l’on en soit ou non conscient, élabore une « action éducative » où la violence symbolique n’est pas exclue, bien au contraire, pour inculquer, marquer, du sceau de cet Igloo, les jeunes afin de perpétuer, par la reproduction, la tradition de l’Igloo. Il est donc pratiquement impossible pour un Inuit venant de l’extérieur de devenir un Inuit estampillé « Igloo » lorsque cette « tradition » ou « le dogme » est trop rigide.

 Par contre, sur le plan professionnel, le « pierre qui roule n’amasse pas mousse », a tendance à se transformer en « celui qui a roulé sa bosse apporte son expérience à l’entreprise». Evolution en cours ? A un moment, chaque Inuit, s’il en a conscience, se retrouve entre deux systèmes antinomiques et il doit faire un choix, s’il a de la lucidité et du cœur entre ;

a) un concept fait de certitudes simples auxquelles il obéit sans réfléchir (ici j’inclue la symbolique développée dans l’Igloo et aussi, implicitement et pourtant très prégnant, le penchant propre au caractère du « Chef » de l’Igloo qui veut y laisser son sceau, mieux son nom pour l’éternité. Combien de Ministre veulent avoir leur nom au Panthéon, par exemple). Spirituellement la vie de l’homme est esclave des formes dans le lieu qu’il qualifie de « sacré ». L’Igloo, la forme et le rite, la foi et la crédulité sont ses aliments. Le désir ardent d’une révélation par des « intermédiaires », quelle qu’en soit la représentation, est une tentative pour obtenir au dehors ce que l’homme ne peut découvrir qu’en lui-même.

C’est le maintenir en esclavage par la peur de l’exclusion.

Le châtiment du rejet qu’implique la solitude réprobatrice à jamais, sans consolation ou l’appui des Inuits de son propre Igloo, auquel l’homme « appartient » - du latin adpertinere, dépendre de…. –, et la peur de ce châtiment incitent donc cet homme à se tenir dans le chemin sur lequel, implicitement ou explicitement, l’environnement de l’Igloo « sacré » l’emprisonne, le bâillonne, pire l’enchaîne.

b) un concept où l’intelligence, la réflexion, voire le doute ou le refus, sont mis à contribution.

7. Beaucoup de ceux qui prétendent adorer le symbolisme n’adorent en réalité qu’une projection mentale confectionnée par leur esprit : il est plus facile d’offrir aux sens limités des « concrétisations » limitées et subjectives que d’accepter l’objectivité d’une Lumière bien présente bien qu’abstraite et non visible ou perceptible ailleurs que dans l’esprit. Les matériaux de cet édifice artificiel sont empruntés tant au conscient et à l’inconscient individuel qu’à l’inconscient collectif. Ils appartiennent tous à un passé mort sans rapport aucun avec le symbolisme lui-même. Dans ce cadre-là, le « symbole » et toute la vie d’un groupe du type « Igloo » est synonyme de « canne » pour l’Inuit, s’en contentant et heureux de l’avoir : cette canne – fabriquée et offerte par le dignitaire de l’Igloo est acceptée par l’Inuit lors d’une cérémonie - est devenue sa conscience.

En échange de quoi ? D’un besoin de reconnaissance enfin assouvi ? L’Inuit récompensé ne voit pas « la laisse » ainsi confectionné et que le dignitaire manipule à sa guise. Il existe enfin, grâce à elle : « il fait partie des nôtres… ». L’intensité émotionnelle et l’exaltation qu’éprouve - actif ou passif - celui qui assiste à la vie de l’Igloo résultent de la manipulation d’idées forces particulières et d’archétypes de l’inconscient collectif, dans ce cadre-là. L’émotion est un état qui crée une dépendance du sujet à l’égard des objets qui suscitent en lui cet état : médaille, titre, promotion, petit arrangement entre amis, etc. Sitôt éprouvé, qu’il s’agisse d’un être, d’une pratique, cela devient notre tyran, nous en devenons intoxiqués, obsédés….L’attrait du plaisir ressenti est un désir tellement puissant qu’il obsède l’individu et qu’importe d’où vient ce plaisir, il lui faut et va alors le chercher à l’extérieur de lui-même et souvent au dépend des autres… au lieu de l’exprimer de son cœur. Cela ressemble fort à l’addiction occasionnée par la drogue, l’alcool et autres vices.

8. comme le dit Laborie, l’homme est d’abord un être d’émotions avant d’être un être de raison. L’homme sombre dans l’habitude de pratiques routinières, paralysant toute possibilité d’expériences spirituelles réellement vivantes. Le rite et les disciplines ne dépassent qu’exceptionnellement pour ne pas dire jamais les sphères de l’affectif ou du mental à la condition qu’ils soient voilés de  spiritualité. S’imposer une discipline – qui n’est pas la nôtre mais acquise - n’est-ce pas instituer une dualité en soi ? L’individu perd sa personnalité, ce qu’il est réellement, dans la mesure où il se fond dans son Igloo, en compagnie des Inuits qui l’englobent, l’atmosphère sacré qui l’enfume,  annihilent ainsi son libre arbitre.

9.  Que l’on accepte ou pas, consciemment ou pas, puisqu’il faut répondre au besoin d’appartenance, il faut aussi inclure la possession de la Vérité, la sienne propre, particulière avec ses nuances, sinon pourquoi se différencier ? Si je possède la Vérité, toi mon ami Inuit qui ne « voit » pas MA vérité, tu as tort. Même si certains nombre d’Igloo proclament la rechercher : quelle vérité y  trouve-t-on ? Ou quelle vérité va-t-on chercher ?

Alors qu’en est-il de la vie ? Regardons la nature qui nous enseigne. Lorsqu’il pleut et qu’un rayon de soleil traverse les goutes que voyons-nous ? Du rouge, de l’orange, du jaune, du vert, du bleu, du violet. Oui l’arc en ciel qui au travers ces couleurs forme une unité car c’est la diversité qui la compose qui l’enrichit. C’est ce que chacun d’entre nous doit rechercher en soi afin de faire briller son arc en ciel au sein de son groupe afin d’éveiller ses Sœurs

J’ai dit.

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30 août 2017 3 30 /08 /août /2017 10:09

La Gauche adepte du crédit revolving

Juste pour mettre les choses en place, une petite explication pédagogique.

 Lorsqu'un couple veut s'acheter quelque chose pour laquelle il n'a pas les moyens financiers. Il a le choix d'aller à la banque pour faire un prêt et le banquier lui donne X €, lui demande de faire des remboursements de "tant" par mois qui comprennent le remboursement du capital emprunté + les intérêts. C'est ainsi que les banques font de la monnaie et surtout permettent une augmentation de la richesse.

 Je prends cet exemple : j'emprunte 10 000 € pour acheter une voiture, j'en prends pour 4 ou 5 ans et tous les mois, je rembourse X Euros. J'ai une voiture neuve, le fabricant est payé et la « machine » économique tourne correctement........

Ici, nous avons le consommateur, l’industrie et le pouvoir financier qui sont contents et surtout l’Etat qui gagne la TVA et en fin d’année l’Impôt sur les Sociétés. Tout baigne, tout le monde est content, c’est ce que l’on appelle la croissance. L’industrie vendant de plus en plus de véhicules, elle embauche, donc le chômage régresse. Surtout si notre production se vend bien à l’international, notre balance commerciale se trouve alors en excédent. Ce qui est le cas pour notre agriculture, notre industrie aéronautique, ferroviaire, nucléaire, entre autre.

 J'ai aussi le choix de prendre un crédit revolving.

Connerie sans fonds.

J'emprunte 3000 € - c’est les fêtes, je m’offre une télé 3D + des tas de petits cadeaux pour la famille, appareil photo, ipad, ipod, etc. - que je vais rembourser avec un tout petit intérêt – entre 2 et 3% - auquel s'ajoute, tout naturellement pour la sécurité de l'emprunteur (dixit le prêteur) - l'assurance du paiement - regarder combien cela vous coûte par mois et surtout combien de temps il va vous falloir pour apurer la dette..... Comme la société de crédit vous demande moins de 40 ou 50 €  par mois - captal + intérêt + assurance - vous en avez pour de nombreux mois, voire des années pour vous en acquitter. 

Comme notre besoin de capital est accru par les offres de la pub, - nous sommes une génération où il nous faut « tout, tout de suite », on veut jouir immédiatement des joies du progrès,  et l’on paiera plus tard, nous avons toute la vie pour le faire- vous prenez un crédit révolving chez Carrefour, chez Casino - avec leurs paiements différés -, chez "Cetelem", "Sofinco" ou autre "Cofidis" pour les spécialistes du revolving. Auxquels s’ajoutent les crédits à long terme comme l’habitation et la voiture…..

Cette philosophie est tirée des travaux « l’hypothèse de revenu permanent » de Milton Friedman, Prix Nobel de l’Economie en 1976. C’est une hypothèse très intéressante dans la mesure où le secteur marchand ne tombe pas en régression, sinon …la première victime est le consommateur (chômeur potentiel s’il travaille dans le secteur privé ou le fonctionnaire dont son emploi est une garantie pour l’emprunteur) qui s’y laisse prendre.

C'est ainsi que vous vous retrouvez un jour à la Banque de France pour établir un dossier de surendettement.....

Cependant il faut être positif, grâce à cette méthode, vous faites marcher le commerce et la demande intérieure donc l'enrichissement de la nation (?), à moins que vous n’enrichissiez les importateurs des pays émergeants – avec les appareils informatiques par exemple, fabricants d’ordinateurs, de téléphonie, photographiques, etc. Merci beaucoup pour eux ! Au niveau de la consommation, la concurrence est vive. Les produits français font front aux produits du monde entier. Parfois, nous sommes gagnants – le vin par exemple – parfois nous perdons – les produits techniques. Qui se souvient des marques florissantes et exportatrices, jusqu’au début de la décennie 1990, Thomson, Brandt ou Bull « pourtant cette société est encore leader sur son marché, qui la connaît » ?

 Mais que fait l'Etat.

 Bé l'Etat qui est sûr de rembourser puisque chaque état est composé de millions d'individus qui travaillent et produisent de la richesse, va donc emprunter pour ses besoins qui sont colossaux comme chacun sait...... ici je ne dis plus rien..... si ce n'est que ce rappel.

Nous avons à peu près 55% d'actifs qui produisent de la richesse, moins ceux qui sont au chômage et 45% d'actifs qui gagnent leur argent dans les administrations de l'Etat, de la Région, du Département, de la Commune....... N’oublions pas que le secteur privé a une obligation de résultats (sinon c’est la faillite) alors que le secteur public a une obligation de moyens. Il suffit par exemple qu’un professeur ait bac + 5 pour être admis à l’Education nationale sans pour cela qu’il soit un bon pédagogue. Au  moins il occupe une classe. L’honneur est sauf.

Qu’est-ce qu’un actif ? Sont considérés comme actifs les individus âgés de plus de 16 ans (l’école est obligatoire jusqu'à cet âge) jusqu'à l'âge de la retraite, 62/65 ans pour la plupart d’entre-nous. Il est certain que l’on peut entrer dans la vie active bien plus tard et prendre sa retraite aussi plus tard comme le médecin qui poursuit son activité au-delà des 70 ans, ou l’acteur de cinéma qui ne prend généralement pas de retraite, tant qu’il peut se produire sur scène.

Eux aussi participent à la consommation des produits que le monde entier nous donne. Rappelez-vous en 1981, Mitterrand ferme les frontières aux nouveaux produits techniques que tous les français désirent mais que la France ne fabrique pas........ C'est le coup des magnétoscopes arrêtés et parqués à Poitiers....

Pourquoi Poitiers ? Parce qu’en 732, notre bon roi Charles Martel a arrêté les Arabes de l’invasion musulmane à Poitiers.

Malheureusement Mitterrand a été obligé d’accepter..... sans compter les autres produits d'importation d'Europe ou d'autres pays......désirés par le consommateur, ce qui a eu pour résultat tangible d'augmenter le départ des usines hors de France pour produire moins cher et d'augmenter le chômage.......

C’est dommage, car juste avant lui, le Premier Ministre Raymond Barre, à qui l’industrie reprochait l’invasion des voitures japonaises en France, répondait : « vous n’avez qu’à construire des voitures plus performantes ». Message reçu par Renault, qui quelques décennies plus tard, « avala » Nissan.  Raymond Barre était un économiste non n’avait pas un esprit dogmatique.

Revenons au service de la dette. Nous avons un TRES FORT pourcentage d'administratifs - 45% - disséminés ici et là, qu'il nous faut payer à vie... (salaire + retraite) et comme la richesse de la France - bien que correcte, nous sommes la 6° puissance économique mondiale – l’Angleterre nous vient de nous dépasser -, ne suffit pas à couvrir les frais de nos administratifs (n’oublions pas qu’ils n’ont pas d’obligation de résultats, de plus il faut ajouter les frais de fonctionnement. Avez-vous entendu parler des RTT dues pour heures supplémentaires au-delà des 35 h ?).... Nos actifs du secteur privé n’arrivent pas à combler notre déficit commercial alors nous empruntons, empruntons, empruntons...... jusqu'à maintenant à un taux relativement bas - autour de 2% - mais l’Allemagne emprunte à un taux négatif.

 Et comme nous avons toujours besoin de toujours plus d'argent, nous ne pouvons que rechercher les taux les plus bas.... qui malheureusement risquent d’augmenter ces jours-ci.

Nous sommes comme ce client du crédit revolving qui ne rembourse pas le capital emprunté...... seulement, uniquement les intérêts et chaque jour, chaque mois, nous augmentons les intérêts de la dette comme ce consommateur du crédit revolving qui va emprunter à X puis à Y puis à Z puis se casse les dents sur la réalité, comme la Grèce, le Portugal, l'Irlande........

Que nous le voulions ou pas, c’est un principe de vie, lorsqu’il y a consommation, il y a un jour ou l’autre, présentation de la facture. Cette facture est valable sur le plan individuel et aussi pour les personnes morales. Lorsqu’une Société fait de mauvais résultats, elle est sanctionnée par le Tribunal de Commerce. Lorsqu’un Etat fait de mauvais choix budgétaires ou sociaux, il est sanctionné par les Marchés financiers. C’est le cas de la Grèce, l’Irlande, etc….

Ce laisser-aller est révolu. Pour conduire un Pays, il est nécessaire que le Gouvernement s’adapte à son environnement comme toute société marchande s’adapte à sa clientèle. Il devient urgent d’avoir une approche marketing responsable pour diriger un Etat. Il va de soi aussi que les habitants de ce pays doivent s’adapter au nouveau monde. Nous sommes dans l’ère de l’informatique et celle-ci n’existait, pas ou à peine, il y a à peine 20 ans. Les marchés financiers - ceux qui sont capables de nous prêter de l'argent ou de nous acheter de la dette - se posent la question sur notre capacité à rembourser 1° les intérêts, et 2° aussi le capital - qui, lui, est dépendant de notre capacité à produire de la richesse vive et marchande. C'est ce qu'a compris l'Allemagne qui est un des pays les plus actifs à vendre sa production.

Le pays qui emprunte pour investir le futur est maître chez lui, pas celui qui emprunte pour payer les intérêts d’une dette passée, celui-ci est esclave de l’emprunteur, comme l’adepte du crédit révolving est esclave de sa société de crédit.

Non seulement, il faut booster nos entreprises, booster notre ingéniosité à produire, booster notre créativité, booster notre réactivité, adapter notre cadre de vie à l’environnement mondial : c’est notre capacité à vendre notre productivité qui permettra à nos enfants d’avoir une retraite heureuse, non les lois obsolètes (35 h) et les finances en berne.

Mes amis, 2016 s'annonce difficile et je ne vous parle pas des suivantes.

 

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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 11:21

Socialiste ou Humaniste : deux termes antinomiques.

Un socialiste est un chef de meute, un pasticheur du dieu Jupiter.

Lorsque j'observe le religieux, le politique - qu'importe la couleur de son drapeau – le chef de meute annonce qu'il a raison, qu'il sait ce qu'il fait et sait comment s'y prendre pour mener ses suiveurs à ce qu’il pense être l’objectif à atteindre, SA victoire.

Il prend son drapeau de ralliement et que tous me suivent, ordonne-t-il : c'est un ordre ! Il est le chef de tous ceux qui le suivent : lui a raison et personne (en principe) lui conteste son autorité. Si le chef a dit.... donc on fait. Le groupe aliène ses facultés au profit d’un chef qui met de facto le groupe sous tutelle.

Question : Qui sont les suiveurs ? Réponse : les épigones, enfin ceux qui adhèrent à ce qui est décidé par le chef et dont certains espère ainsi avoir un rôle de sous-chef ! Ainsi, et, surtout, bénéficier de prébendes.

0n retrouve là le principe de la religion catholique, chez les Chiite musulmans et d’autres organisations politiques. Nous avons une organisation pyramidale à trois étages : tout en haut, celui qui décide (le Roi , le Pape, certain Président de la République, un chef de Parti politique, enfin tous ceux qui représentent ou symbolisent l’archétype du Père –,  puis les cadres (ou les relais organisationnels : média, associations, les cours de manipulation des masses enseignés à l’ENA, etc…) qui sont dans l’obligation de transmettent le message du « Père » symbolique, et, enfin, les exécutants qui obéissent ou doigt et à l’œil de leur hiérarchie. Très fin, les Catholiques ont le Pape en Blanc, les Cardinaux en rouge, et enfin le Curé en noir Nos socialistes laïcs n’ont pas cette culture et c’est pour cela qu’Engel et Marx n’ont su pérenniser leurs idées) Nous constatons ici le principe repris par les partis politiques, les religieux.. Nous avons donc un management de type vertical, dont le Jacobinisme est l’exemple qui perdure depuis Robespierre. Celui-ci a une grande responsabilité dans le massacre des Vendéens en 1794. Et aujourd’hui, il serait jugé par la Cour Pénal International de la Haye et condamné.

Cependant, comme le signalait justement Churchill, «La démocratie est le pire des systèmes, à l'exclusion de tous les autres.»

Nous sommes dans un pays démocratique. Régime Politique où la Souveraineté est exercée par le Peuple.

Que nous l’acception ou pas, nos démocraties ne nous protègent pas de l’arbitraire, bien au contraire.

Sur quels fondements, droit, moral, le Peuple appuie sa raison ? Son Pouvoir ?

  • Toute définition objective de la culture d’un Régime Politique est arbitraire donc le régime démocratique l’est.

Elle ne peut inférer d’un principe universel et, de ce fait, ne peut être reliée à la nature humaine ou des « choses ».

  • La culture démocratique s’appuie sur un pouvoir « arbitraire culturel » qui impose sa vision, sa symbolique.

  • Toute catégorie ou Classe Sociale évolue en fonction du rapport de force exercé les uns par rapport aux autres. Cette force peut provenir d’un leader, d’une mode, d’une contrainte guerrière, voire d’une manipulation de masse (média).

  • La Classe Sociale est légitimée par l’adhésion de ses éléments, ce qui suppose une prédisposition à accepter sa prédominance sur l’ensemble : on se rallie toujours au gagnant potentiel.

  • Toute Classe Sociale dominante fait que chaque constituant contribue à reproduire l’arbitraire culturel qu’elle inculque : c’est l’Action Educative.

  • Toute Classe Sociale. dominante qui détient le pouvoir arbitraire se maintient tant que son autorité reste licite, reconnue par tous, surtout par les sous-groupes ou Classe Sociale. dominées, et tant qu’elle se pérennise.

  • La reconnaissance de la légitimité de l’arbitraire culturel de la Classe Sociale dominante constitue une force légale qui prospère au détriment de toutes les Classe Sociale dominées interdisant à ces dernières une prise de conscience de leur propre valeur.

  • Toute Classe Sociale dominante légitimée impose sa loi et exclut les dissidents (individus ou sous-groupes).

  • Cependant, si l’individu accepte une règle qu’il considère bonne pour lui, le groupe dominant considère la règle comme étant le bien ou le  mal par rapport à la ligne qu’il est nécessaire de suivre pour sa propre survie. Celle-ci peut être différente du bon ou du mauvais pour l’individu.

N'est-ce pas Gambetta (Franc-Maçon) qui a dit à la Tribune des Députés : "il faut se soumettre ou se démettre ". - Gambetta adresse ces mots au Président de la République Mac Mahon dans un discours prononcé à Lille le 15 août 1877, lors de la campagne électorale qui conduira à la victoire des Républicains.

 C'est la démocratie – le Parti qu’il soit de droite ou de gauche -, le combat reste le même. Chaque individualité choisit son camp et le plus gros l’emporte sur l’autre.

Lorsque l'on est encarté dans un Parti on doit obéissance à son Chef qu'importe la couleur du parti. Ceci-dit, peuvent survenir des déviances au sein du groupe. Un sous-groupe voulant alors imposer sa vision au groupe qui l’imposera à tous. C’est le combat politique politicien.

Comme nous le constatons, dans ce mode de fonctionnement, les places au soleil sont rares et nous sommes dans le processus que le meilleur gagne. Certains diront ici que l’Homme est un loup pour l’Homme.

Alors que dans l’Humaniste on comprend immédiatement que la racine est humaine, il y a homme. Un Homme est un individu qui doit savoir, une fois, majeur conduire sa vie. S’il sait comment il a été élevé par son environnement de jeune adulte, il se doit, face à lui et son environnement d’en faire la critique : choix entre ce qu’il croit être bon ou mauvais pour lui et son environnement. C’est sa deuxième naissance, il sait que maintenant, en fonction de son être il doit prendre une direction qui est la sienne et non celle dictée durant sa jeunesse.

Pour cela il doit savoir et avoir fait la connaissance du V.I.T.R.I.O.L. et avoir eu le courage de sortir de sa Grotte de Platon.

Devenir humain est une sacrée remise en question : c'est accepter sa condition animal d'abord, se connaître et essayer de s'élever de cette condition afin de devenir un humain qui réfléchit par lui-même et offrir à la collectivité ce qu’il pense être bon pour tous. L’Humaniste recherche par lui-même une solution à un problème donnée sans l’imposer au groupe. L’Humaniste recherche à faire briller sa propre lumière intérieure et à donner l’exemple. L’Humaniste cherche à exprimer la lumière qui l’éclaire et en faire bénéficier son environnement, il respecte l’Autre.

 J'ai pour principe cette règle :

Je suis le premier juge de mes pensées, de mes sentiments, de mes actes. Et je suis le premier responsable de leurs conséquences.

En tant qu’Humaniste, je sais aussi que Prométhée a donné un souffle à cet homo sapien. De ce souffle reçu je sais aussi que je suis responsable de ce don.

 Ce n'est pas toujours facile et parfois je prends des pâtés...... l'erreur est formatrice et d'un mal on trouve toujours le bien sous-jacent.

Ici je suis dans la production de richesses tant intellectuelles, scientifiques, culturelles, sociologiques, économiques etc, grâces à mes compétences et les aptitudes. Ces talents différents chez chacun enrichissent tout le monde par leur exploitation.

 Quelle différence entre ces deux visions :

 La première fait appel au collectif et c'est la lutte entre deux idées, deux clans, deux groupes et où l’individu s’estompe, disparait. Et ensuite tous les coups sont permis pour que mon "camp" ait la victoire. Je suis dans la pyramide de Maslow qui quantifie les besoins dont chacun essaie de satisfaire – et en particulier les besoins primaires. La victoire d’un groupe est la victoire de l’individu qui incarne ce groupe. Mort au vaincu. Dans certaines tribus d’Océanie, existaient la coutume où le perdant servait de nourriture au vainqueur. Symboliquement, en France, nous venons d’en vivre sa réalité.

 La seconde fait appel à l’Homme – masculin et féminin ensemble. Tout part de cette individualité qui s’exprime et dont tout retourne à lui – tout le bien et tout le mauvais, comme un boomerang. C’est-à-dire tout part de l’humain et tout lui est retourné d’une manière ou d’une autre, « j’exprime une idée et celle-ci me revient en concrétisation ». Devant un choix chacun doit en mesurer les conséquences pour lui et aussi pour les autres..... L’Homme s’exprime par ses pensées,  paroles, ses actes envers son environnement ou son vis-à-vis qui lui va ou pas réagir. Si cet homme est Humaniste, tout le monde en profite et s’enrichi sur tous les plans, tant moral que sur les réalisations concrètes.  C’est ainsi que l’homme qui a connu la famine lorsque la terre n’était peuplée de moins de 3 milliards d’hommes et depuis l’avènement Humaniste les populations qui manquaient de nourriture ont diminué cruellement ont diminué de plus de 30%.

Oui ce n’est pas le cas dans les contrées où sévit l’esprit socialiste décrit plus haut.

Depuis de nombreuses années nous arbitrons entre l’individu et le groupe. Parfois l’Humain gagne contre le groupe et le progrès bénéficie à tous, parfois le groupe impose sa raison à l’individu, et le peuple en subi les conséquences – guerre, maladie, malnutrion etc. C’est un duel,  un rapport de force perpétuel. Et parfois, l’individu crée une nouvelle vision : Galilée, Einstein et combien d’autres que le groupe n’acceptait pas hier.

L’Humain crée, la collectivité consomme.

Existe-t-il alors des situations où l’individu et le groupent joue gagnant-gagnant tout une respectant l’autre ? C’est-à-dire où le duo s’impose et non la guerre et ses ravages ?

Oui, dans l’adhocratie, car elle fait confiance à l’Humain.

Qu’est-ce que l’adhocratie ? L'adhocratie est un néologisme (provenant du terme latin « ad hoc ») utilisé pour désigner une configuration organisationnelle qui mobilise, dans un contexte d’environnements instables et complexes, des compétences pluridisciplinaires et transversales, pour mener à bien des missions précises (comme la résolution de problèmes, la recherche d'efficience en matière de gestion, le développement d'un nouveau produit, etc.). L’adhocratie a d'abord été formulée par Alvin Toffler dans Le choc du futur (1970) puis a été popularisée par Robert Waterman Jr. dans Adhocracy. The power to change (1990).

Où le voyons-nous agir ? Dans les nouvelles organisations. Cela a commencé avec le marketing puis dans la médecine. Ce sont des individualités affirmées et très spécialisées qui mettent leurs compétences en commun pour résoudre un problème.

C’est ce que l’on appelle le management horizontal.

Ce concept organisationnel s'oppose à la bureaucratie. L'expression « ad hoc » indique en effet que les personnes choisies dans l'organisation travaillent dans le cadre de groupes-projets peu formalisés qui bénéficient d'une autonomie importante par rapport aux procédures et aux relations hiérarchiques normalement en vigueur. Au sein d'une équipe adhocratique, le mécanisme principal de coordination entre les opérateurs est l'ajustement mutuel. Cette caractéristique fait de l'adhocratique un mode de management souple, souvent comparé au fonctionnement normal de la nature.

L'adhocratie comme une organisation qui regroupe des experts de différentes disciplines, réunis afin de conjuguer leurs compétences respectives pour réaliser un projet innovant. C'est donc une structure souple, temporaire et possédant une fin déterminée.

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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 16:08

 

Dans la Génèse 1, « Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. La terre était vide et informe et l’obscurité emplissait tout.»

Voici un extrait du Chant du monde, une légende des Indiens Pimas de l’Arizona : « Au commencement, l’obscurité était partout.  Il n’y avait que la nuit et l’eau. Les ténèbres s’amoncelaient par endroits, se pressaient puis se séparaient, puis se pressaient, puis se pressaient à nouveau et se reséparaient…

Voici ce que nous apprennent les Upanishad hindous : « Au commencement, seul existait le Grand Être dont le reflet avait la forme d’une personne. Comme il ne réfléchissait que lui-même, ses premières paroles furent : « Voici ce que je suis »

Puis poursuivant son œuvre, Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme.

Dans la Genèse 1 : « Et Dieu vit que tout ce qu’il avait fait était bon ».

Un extrait des Upanishad : « Alors il se dit que tout était véritablement bon dans cette création puisqu’elle sortait de lui-même. C’est de cette façon qu’il devint lui-même cette création. En vérité, celui qui sait cela, devient un créateur par sa propre création »

La Genèse nous instruit : «  Avez-vous mangé du fruit de l’arbre dont je vous avais interdit de manger ? Adam répondit : « Cette femme que tu m’as donnée pour compagne m’a donné du fruit de l’arbre et j’en ai mangé. Alors le Seigneur dit à la femme : « Qu’as-tu fait ? » et la femme répondit : « le serpent m’a tentée et j’ai mangé le fruit du serpent. »

Poursuivons par la légende des Bassaris (Population d’Afrique de l’Ouest – Sénégal) : « Un jour le serpent dit : Nous aussi devrions manger de ce fruit. Pourquoi devrions-nous avoir faim ? Alors l’Homme et la Femme en prirent et le mangèrent. Unumbotte (le Dieu créateur des Bassaris) descendit du ciel et demanda : « Qui a mangé de ces fruits ? Ils répondirent : « nous en avons mangé. Unumbotte demanda : « qui vous a dit que vous pouviez en manger ? Ils répondirent : le Serpent nous l’a dit ».

On retrouve le même mythe.

Le Serpent est le symbole de la vie qui rejette le passé et continue sa course. C’est le pouvoir de la vie qui permet au serpent de muer,  d’abandonner sa vieille peau comme la lune abandonne son ombre. Le serpent renait après sa mue comme la lune sort de l’ombre. Ces deux symboles sont proches, ce sont des symboles voisins. Le serpent est parfois représenté par un cercle qui se mord la queue. Ce mythe est présent partout et est connu sous le nom d’Ouroboros. C’est l’image de la vie. C’est le symbole des naissances et des morts qui se renouvellent sans cesse. Le serpent représente l’énergie immortelle et la conscience engagées dans un cycle incessant de morts et de renaissances à travers l’éternité. Le serpent porte en lui à la fois la fascination et la peur de la vie.

Le serpent représente la première fonction de la vie : la vie tue, la vie dévore. Pour vivre, il faut manger d’autres créatures. Lorsque l’on mange, même si l’on n’y pense pas, on dévore quelque chose qui était en vie peu de temps auparavant. Le serpent nous donne le premier choc dont on prend conscience : il est la vie dans sa nature primitive. On ne discute pas avec l’animal. La vie rejette la mort comme une dépouille et renait comme la lune la nuit tombée. Le serpent représente le pouvoir de la vie à travers l’infini du temps et de la mort et pourtant éternellement vivant. Le monde visible ou apparent n’est que son ombre, sa dépouille. Certains iront jusqu’à dire que l’homme est un loup pour l’homme lorsqu’ils restent dans leur état primitif. Ceux-là n’ont pas encore pris conscience de ce qu’ils sont et s’imaginent vivre comme un serpent. Ils ignorent encore qu’ils sont des humains mais qui n’ont pas encore pris conscience d’eux-mêmes convaincus qu'ils sont, de leur bestialité primaire.

Pour les chrétiens, le serpent est le tentateur. Dans la tradition biblique, la vie est corruption et toutes impulsions naturelles de l’homme sont des sources de péchés, à moins qu’il ne soit circoncis ou baptisé. Le serpent est celui qui a introduit le péché dans le monde et la femme celle qui a offert la pomme à l’homme. Cette identification de la femme, du serpent avec le péché est une déformation du mythe biblique de la Chute. Pour les chrétiens Dame Nature n’est que corruption, le sexe n’est que corruption et la femme – symbole du sexe et de la nature – ne peut être que corruption. Or le fruit défendu n’est pas n’importe lequel, c’est une pomme qui symbolise la connaissance et l’immortalité. Elle nous renvoie à la lettre G qui est l’introduction à l’Étoile Flamboyante (il n'est qu'à observer avec justesse la disposition des pépins une fois la pomme coupée horizontalement). Elle est bien l’inspiratrice dont l’homme, plus terre à terre, a besoin pour se réaliser avec elle.

Pourquoi Dieu aurait-il refusé à Adam et Eve la connaissance du bien et du mal ? Sans cette connaissance l’être humain n’est qu’un nourrisson jouant dans le jardin d’Eden. Et ils ne participent pas à la vie. Il est protégé et reste comme un petit animal, subordonné et tributaire de son créateur, comme le bébé de ses parents. C’est la femme qui donne la vie en ce monde. Ève est la mère du monde temporel. Autrefois le jardin d’Eden était représenté comme un jardin de rêve, un paradis où le temps, la naissance et la mort n’existaient pas, où il n’y avait pas de vie en somme. Le serpent qui meurt et qui renait qui revit en se dépouillant de sa peau est le seigneur de l’Arbre de Vie où le temps et l’éternité sont indissociables. Or il est dit que Dieu créa l’homme à son image c’est-à-dire que l’homme est aussi un créateur.

Mais alors pourquoi cette différence d’image entre celle-ci et celle du serpent donnée par la Genèse ?

Pour comprendre, il faut remonter sur l’arrivée des Hébreux dans le pays de Canaan et leur domination sur ce peuple. Les gens de Canaan avaient pour divinité principale une déesse accompagnée d’un serpent, symbole du mystère de la vie. Par contre les Hébreux adoraient un dieu mâle et donc la rejetèrent. L’’histoire du jardin d’Eden n’est qu’un rejet de la Déesse Mère. La femme représente la vie où l’homme n’entre dans la vie, sur terre, que par son intermédiaire. C’est par elle que l’homme accède au monde de la souffrance et de la dualité et…. de sa potentielle prise de conscience de la réalité. Alors l’homme instinctif qui ignore ce potentiel peut effectivement lui en vouloir d’être né.

En effet, avant la pomme, l’homme et la femme ne savent pas qu’ils sont différents. Il n’y a pas de différence entre Dieu et l’homme. Puis intervient le serpent et, là, l’homme et la femme comprennent leur différence : l’élément mâle est différent de l’élément femelle. Ils découvrent que Dieu est opposé à eux, et Dieu est opposé au mal. 1 ére opposition : le sexe, 2 éme  opposition : Dieu et ses créatures, 3 éme opposition : le bien et le mal. Donc Adam et Eve sont rejetés du Jardin d’Eden parce qu’ils ont découvert la dualité. Pour vivre dans notre monde il faut tenir compte des éléments opposés. Tout ce qui est bon pour l’un peut être mauvais pour l’autre. Et parfois, pour plier son bras, il est nécessaire qu’un muscle se contracte et que l’autre s’étire.

Cependant, pour la première fois, Adam et Eve s’approprient, ensemble, le « Je suis celui qui suis ». Trois mots en hébreu qui recèlent tout le mystère de la nature divine. Le hasard fait d’ailleurs que la référence de ce verset dans la Bible est l’Exode 3,14, or « 3,14 », c’est le nombre Pi – nombre d'or jusqu'en architecture - et comme Pi est la clé du calcul du cercle, Exode 3,14 est la clé de toute la Bible. Clin d’œil à Ouranos.  On peut aussi traduire le « Eheyé » qui est la parole d’un Vivant en libre devenir:« je suis celui qui était, qui est, et qui sera ». C’est ce qu’a compris l’Apocalypse, qui appelle Dieu ainsi. L’idée est bonne : tout dans « ce monde est passager, un jour n’était pas et un jour ne sera plus ». Mais tout ne peut pas être passager. Qu’est-ce que l’intemporel ? Ce qui demeure, la structure du monde, l’absolu, la transcendance ? C’est cet absolu que nous appelons Dieu. C’est d’ailleurs de là que vient le nom d’YHWH (Yahvé, ou Jehova) que les Maçons appellent le GADLU. Dieu, c’est l’intemporel par définition : ce qui est hors du temps, hors de tout processus de genèse et de corruption. Et croire au GADLU, c’est s’attacher à l’éternel, fonder sa vie sur l’intemporel, sur l’absolu et le transcendant.

Il faut néanmoins accepter qu’avancer est douloureux. L’homme courageux est celui qui, malgré la peur, pose un pied devant l’autre, sans savoir – lorsqu'il commence - vers où il se dirige. Il est comme le bébé qui nait : le monde qu’il entrevoit est différent de celui qu’il vient de quitter. Il prend conscience du premier sentiment humain : la peur ? « Qui suis-je ? Où vais-je ? On peut se dire, dans cette vie je ferai… ceci ou cela. Et tout choix est une souffrance car c’est accepter d’abandonner une chose au profit d’une autre alors que l’on aimerait conserver les deux. Accepter est difficile. Souvent nous acceptons à la condition que.. Et pourtant il nous faut accepter ce qui est présent devant nous : à prendre ou à laisser. L’acte de vivre est accepter de donner la mort à une bête, à couper des salades, à cueillir des fruits qui ne repousseront plus et ne pourront donc plus continuer de vivre. On retrouve ici, l’enfant devenu lui-même le Vivant en devenir qui quitte le « jardin d’Eden » parental pour s’assumer. Parfois quitter est le fait d’un choix dont l’un des protagonistes a de la peine, et pourtant celui-ci l’accepte, comme avant lui ses parents avaient accepté ce choix. Maintenant, « toi » qui nous quittes que vas-tu faire de ta vie ? demande Dieu à Adam et à Eve en se détournant d’eux.

Prendre conscience de « JE SUIS », c’est prendre conscience de savoir, de vouloir et de pouvoir en ayant constitué sa cohérence interne, « Adam et Eve » va pouvoir jouer avec l’Avoir, l’Etre et le Faire. Il devient acteur de sa propre vie, il agit, il prend confiance en lui, il a foi en lui : confiance = avec foi.

Il accepte ce qu’il est :

  • L’acceptation c’est de dire à tout moment : que c’est bien d’être ce que je suis.
  • L’acceptation, c’est comprendre pourquoi JE fais ce que JE fais. « Je » se rappelle ce que je suis. « Je suis » doit dominer les événements.
  • L’acceptation c’est se voir comme une personne en devenir ininterrompu, dont l’environnement, les biens, le corps, les actes, les préoccupations, les émotions, les souvenirs reflètent ce que je suis en train de devenir.
  • L’acceptation c’est comprendre que chaque aspect de ma réalité peut servir d’indice révélateur de mes croyances profondes, de mon intime conviction, ce sont elles qui, ici et maintenant, m’aident à devenir.

Ici et maintenant, quelle est mon intime conviction ? Mes actions reflètent ce que je suis.

Et là nous sommes tous des héros car celui qui participe à cet acte de mort (afin d’assurer sa propre survie en répondant à ses besoins primaires) avec courage et probité, avec naturel et sans sentiments d’amertume, de déception ou de vengeance personnelle, vit. Il vit dans le temporel dans le « ici et maintenant », du bien et du mal. (Quoique je préfère avoir le choix entre le bon et le mauvais pour soi, au bien et au mal qui correspond au besoin d’appartenance à un groupe défini, à une Tribu, à une famille). L’action de l’Homme sur terre n’est pas dans la transcendance. Manger le fruit de la connaissance est découvrir le bien et le mal et aussi la femme et l’homme, le paradis et l’enfer, la droite et la gauche, la lumière et l’ombre, l’avant et l’après, l'arrière et l’avant ; la mère et le père. Le temporel c’est la mort et la vie, l’être et le non-être. Il y a là une double polarité, bio-organique et psychique. C’est-à-dire que les couples notionnels sont le siège d’une dualité de force initialement en rapport avec la symbolique du corps humain. C’est le royaume de la guerre contre celui de l’amour, c’est Eros et Thanatos. L’Être c’est être vivant, c’est accomplir des choses temporelles. L’homme et la femme forment le couple ultime.

Seulement ?....

Le mystère de la vie dépasse les notions humaines. Tout ce que nous savons peut être rangé dans la terminologie des concepts de l’être et du non être. Nous pensons toujours en termes d’opposition mais le GADLU, qui est la suprême réalité, est au-delà de la dualité. Tout ce qui est soumis au temps et à l’espace est soumis à la dualité. L’homme et la femme sont les deux aspects d’un même principe. L’incarnation fait de nous un homme ou une femme et chacun de nous est l’incarnation du GADLU et chacun de nous naissons sous un seul aspect de notre dualité métaphysique, homme ou femme.

Adam et Eve en mangeant le fruit défendu ont pris conscience qu’en enfreignant l’ordre ils sont devenus responsable de leur propre vie. La vie a commencé véritablement avec cet acte d’émancipation. Et ce n’est pas tout puisque cette prise de conscience va plus loin. Ils découvrent que Dieu et sa création ne font qu’un et que si Adam ou Ève sont l’une de ses créatures, ils comprennent que Dieu est en eux et de par le fait aussi dans l’homme ou dans cette femme qui se font face. C’est-à-dire que toute création de l’homme est de lui, tout comme l’homme et la femme sont le concepteur de leur propre création.

Et aussi à cause de leur désobéissance – est-il écrit - que dieu s’est éloigné d’eux. La Bible semble nous suggérer de trouver un moyen de reprendre contact avec lui ?  C’est faux, il ne s’est pas détourné d’eux, il les laisse prendre leur chemin de vie à leur convenance sans intervenir. L’Impétrant le sait une fois sorti du Cabinet de Réflexion.

Ramakrishna (mystique bengali hindouiste du XIX) recommande de s’identifier à nos aspects positifs plutôt qu’au négatif. L’idée de péché nous maintient toute notre vie dans une condition servile. Depuis, la psychologie a démontré cette évidence.

Chaque religion renferme une part de vérité. Elle est vraie lorsqu’on l’interprète de façon métaphorique, sinon dans son sens littéral, la religion se fige et on ne comprend plus rien, elle nous soumet à celui qui a le complexe de Jupiter. Ce Maître ou représentant de Dieu – Jupiter – qui, en fait, a un complexe d’infériorité qu’il compense par une domination sur autrui – et qu’importe le moyen mis en œuvre – a besoin de satisfaire un besoin de dominance sur son semblable. Et donc, de ce fait aliène les cœurs, laissant ses subordonnés profondément insatisfaits.

Maintenant Adam et Eve, sont matures, ils vont, puisqu’ils le savent, pouvoir créer et transformer leur environnement. Le pouvoir de créer, de « faire » œuvres matérielles, littéraires et ou scientifiques dans la lignée de l’affirmation de soi.

Cependant sa créativité n’est pas seulement un pouvoir d’Adam et Eve, elle est un désir profond de leur nature qui repose sur le désir de comprendre les choses et les gens. Ce désir indique qu’Adam et Eve s’emparent de la chose en la connaissant, qu’ils lui extraient son secret. Savoir est aussi le pouvoir de maîtriser les choses. C’est atteindre la Liberté.

Celle-ci est au sommet de cette valorisation de Soi, selon le mode humain de concevoir des concepts, des ébauches, des idées. Ne plus dépendre, ne plus être assujetti.

Adam et Eve nous apprennent qu’il nous faut faire attention à ne pas écraser tout désir de liberté. Il n’y a pas de progrès sans une certaine émancipation, sans une transformation des modes d’appartenance et de sujétion. Tout responsable détenteur de l’Autorité ne doit pas condamner ou broyer les désirs d’initiative, mais aider leurs collaborateurs et subalternes à travailler dans un climat de confiance réciproques. La liberté de créer est un bien qui favorise les bonnes relations. Cependant elle suppose aussi que les individus qui y aspirent sachent contrôler leurs instincts, qu’ils s’imposent ce que l’on ne leur imposera plus par la force.

Adam et Eve, nous avertissent que l’Homme libre est le premier juge de ses pensées, de ses paroles, de ses actes et le premier responsable de leurs conséquences.

Donc que cette liberté ne peut être confondue avec la liberté des instincts, des impulsions par lesquelles l’homme se corrompt et se dévore. La liberté s’acquiert que par une victoire sur soi, sur ses désirs dominants, sur des convoitises ou jalousie envers l’autre puisqu’il sait qu’il est lui-même un créateur. De ce fait, il est dans la donation libre faite à autrui qui invite la réciprocité.

Le sommet de la valorisation de soi n’est donc pas une liberté quelconque, un simple affranchissement de toutes les dépendances, il est dans une maîtrise et possession de soi par l’esprit qui s’accompagne d’une libre communication, d’échange et donation de soi à autrui. Se posséder pour se donner est en vérité s’enrichir à nouveau par le don. La donation libre est féconde libère de l’égoïsme. Avoir sans donner réjouit moins que donner de ce qu’on a, surtout s’il s’agit de ces biens qu’on peut communiquer sans les perdre. L’amour gratuit en est le type achevé.

J’ai dit.

18 août 2017

 

 

 

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14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 16:27

Prise de conscience.

D’où venons-nous ? Que faisons-nous ? Qui sommes-nous ?

Examinons la matière.

  • Nous avons l’obscurité, puis
  • La lumière, puis nous voyons
  • Les couleurs, puis entendons
  • Le son et enfin
  • La forme des choses concrètes

Nous savons que l’obscurité est moins dense que la Lumière. Par contre nous ne savons pas répondre à : que se trouve-t-il au-delà de l’obscurité ? On peut supposer que là se trouvent les univers spirituels… mais c’est quoi pour un esprit cartésien ?

Nous pouvons penser néanmoins que l’obscurité est une énergie. Cependant bien difficile à expliquer dans notre vision espace-temps quantifiable. Or, au-delà de notre univers nous franchissons un univers où l’espace-temps n’existerait plus. C’est difficile à imaginer. Alors au lieu de remonter ce que nous ne pouvons expliquer, allons dans la direction du visible et de l’explicable.

Sortons de l’obscurité et regardons la lumière. Nous savons depuis Newton qu'elle est faite de couleurs et de vibrations.

C’est dans l’obscurité de notre sommeil que nous voyons souvent dans nos rêves les plus belles couleurs et que nous avons aussi les flashs d’intuition.

Ensuite nous percevons le son dont le niveau vibratoire se situe juste au-dessous de celui de la couleur.

Nous savons, grâce aux travaux de scientifiques, que le son est capable de modifier l’homogénéisation comme l’eau et l’huile. Le son est capable d’en modifier la structure moléculaire.

On sait que les différentes vibrations sonores peuvent dessiner, modeler, mouler les corps encore gazeux. Je prends comme exemple les nuages gazeux qui sortent des volcans.

Là nous rejoignons la  Bible : « Au commencement était le Verbe ».  Le Verbe  qui est égale aux séquences vibratoires qui font passer les particules énergétiques du monde invisible en monde visible et leur donnant une forme.

Tout ce que le regard humain est capable de voir ne s’arrête pas à la seule forme de l’objet ou de la couleur. Au-delà de la couleur, certains sont capables de voir ce que d’autres ignorent. Les peuples des contrées nordiques qui n’ont pas de lumière durant leurs longs mois d’hiver sont capables de voir dans la nuit noire et perçoivent des formes impossibles à distinguer aux autres humains vivant plus au sud.

Des scientifiques russes – Sennyon et Valentina Kirlian ont fabriqué des instruments permettant de voir et d’enregistrer de très fines radiations électromagnétiques qui enveloppent tout objet. Ils les appellent des « enveloppes éthériques ».

Maintenant évoquons la vitesse des vibrations ou de la lumière. Lorsque nous invoquons le terme Soleil, nous voyons immédiatement dans notre tête cette boule de feu. Pourtant entre le Soleil et la terre, les rayons mettent plus de 8 minutes pour parvenir sur notre Terre. Il y a là quelque chose de paradoxal : il suffit d’imaginer le Soleil ou la Lune pour les voir apparaitre dans notre imaginaire alors que leur rayonnement mette plusieurs minutes pour atteindre notre pupille. On peut expliquer cette « anomalie » espace-temps par l’acceptation que l’homme est en permanence en contact avec l’Univers dans sa totalité et ce sans qu’il en soit conscient. Il existe un autre paradoxe difficilement explicable lorsque Madame « Irma » lors d’un tirage de Tarot explique le futur alors que nous ne sommes pas encore demain et qu’il se réalise. Le consultant est prisonnier d’un espace-temps, alors que madame Irma (s'il s'agit d'une vraie médium) est déjà dans sa prédiction faisant partie d'une autre dimension.

Cependant si l’individu prend conscience de cet ailleurs, alors quelque chose peut modifier sa conduite. Suivons Teilhard de Chardin qui accorde une grande importance à la pensée constructive. Le phénomène humain. On le sait, l’individu peut se départager en 4 quarts :

a) le physique qui est le corps et qui nous limite,

b) les sentiments ou les émotions,

  1. les différentes intelligences... et rarement – trop – on pense au quatrième quart, c’est-à-dire le

d) « d », qui est cette dimension (ces vibrations qui  nous parviennent mais restent invisibles et discrètes) qui nous relie à l’Univers, l’intuition, et nous pousse par la motivation à …

L’homme est trop pris par ses besoins primaires, ses besoins de sécurité, ses besoins d’appartenance (à sa Tribu, sa famille, son environnement professionnel etc), son besoin de reconnaissance et puis au-delà ? L’homme reste souvent dans le paraître sans comprendre comment il peut aller au-delà. Beaucoup ne veulent pas sortir de leur zone de confort car - même si cette zone est délétère -  ils ne veulent pas sortir de cet univers connu. Ils sont comparables aux habitants de la Grotte de Platon.

Th. de Chardin nous rappelle que chacun d’entre nous est responsable des images qu’ils projettent dans son propre devenir, celui de son entourage et celui de sa descendance.

Par contre l’Homme qui veut choisir, construire, être positif, alors celui -là peut modifier son environnement. Chacun a la possibilité de choisir l’orientation de sa vie. D’aucun sait que s’il regarde dans une direction et avance, il rencontrera des événements et des personnes qui se trouvent dans cette direction. S’il fait demi-tour et qu’il avance dans une autre direction, les événements rencontrés seront tout différentes. La découverte est comparable à la création. Ici, cet homme est comparable à Adam, maître d’œuvre de son devenir, tout lui est possible en fonction de ses talents. Nous sommes le seul responsable pour choisir ou pas la direction où nous voulons aller. À la naissance, nous arrivons dans une famille ayant des caractéristiques spécifiques – richesse, éducation, histoire etc… - qui nous invitent à poursuivre vers cette direction. Nous avons le choix, arrivés à l’âge adulte, de changer d’orientation si celle-ci ne nous convient pas.

Ce choix est le fruit d’un travail long et difficile. Il peut être mené à bien si nous coopérons avec les Forces universelles dont nous ne sommes qu’une infime partie et, néanmoins, une représentation. Il nous appartient de redécouvrir en s’appuyant sur elles, les grandes énergies primaires, qu’elles soient chthoniennes ou ouraniennes, c’est-à-dire ces forces qui nous viennent de notre terre et celles qui nous viennent du Cosmos. Ces vibrations cosmiques ne cessent de nous bombarder, à chaque seconde. Malheureusement nous avons cessé d’être accordées avec elles parce que notre vision corporelle et notre esprit cartésiens nous limitent à notre espace-temps limité : naissance, vie, mort. Voilà la vie de la plupart d’entre nous : naissance, paraître et disparaître. Je pense à l’armée des âmes mortes de Buzzati. Et à tous ceux qui n’atteindront jamais le GRAAL car ils l’ignorent..

L’Homme a la liberté totale de refuser les lois de la nature et de la vie,  ou, a la liberté de les étudier, d’apprendre à les connaître afin d’essayer de les utiliser à des fins personnelles et égoïstes (?), la liberté de nous y abandonner sans résistance ni panique afin de suivre la voie de l’évolution au bout de laquelle se trouve le salut. Il faut attendre 1744 et Euler (Mathématicien Suisse 1707 - 1783) qui nous démontre une autre symétrie dans les calculs de probabilités lourde de conséquences : « Toute évolution est gouvernée conjointement par une cause efficiente sise dans le passé et une cause finale sise dans le futur ». En 1967, Wigner (Physicien US, spécialiste des solides, Prix Nobel de physique en 1963), affirme qu’au niveau élémentaire la réversibilité soutenue par le disciple d’Aristote, Ibn Rush, l’acquisition des connaissances/pouvoir d’organisation amène à concevoir une action de la pensée sur la matière. Qui sera vérifiée par la physique quantique.

Qui peut nous guider pour comprendre ? Si notre connaissance technique d’aujourd’hui nous subjugue, elle ne nous enseigne pas la Sagesse. Qui peut alors nous l’enseigner ? Je pense qu’il nous faut reprendre les Mythes, les écrits des Livres saints, les Anciens. Cependant leur lecture n’en est pas simple comme nous l’enseigne Dante : « N’y-a-t-il pas dans l’Épitre XII (Épisode - œuvre complète – pages 794 à 795) plusieurs niveaux de compréhension ou de lecture (le sens  littéral, le sens allégorique, le sens moral et le sens ésotérique). » Et parfois nous avons aussi la langue des Oiseaux qui n’est pas accessible au premier venu : « Le tarot contient 22 lames ses leçons » qui devient le « Tarot qu’on tient devin de lames, c’est le son » ou encore « voici un message secret disant les mots » qui devient « vois si un met sage se crée dit sans les mots ». On rencontre souvent dans la langue française des polysémies.

Il est incontestable que Hippocrate, Pythagore, Socrate, Platon nous ont laissé des traités de psychologie, tout comme la Bible l'est.

Pythagore nous parle des 4 éléments que l’on retrouve dans le zodiaque qui est composé de trois signes dans chacun des 4 éléments. Ce zodiaque que l’on retrouve dans l’Égypte Ancienne ou aujourd’hui dans les cathédrales. À ces 4 éléments il faut ajouter le 5° qui est l’éther.

Certains savent, trop peu, que tout Homme est rattaché à ce 5° élément et trop peu s’en servent. Tout le monde connait l’anecdote d'Archimède qui, plongé dans son bain, s'écria «Eurêka !» et découvrit ainsi le fameux principe qui porte son nom. Mais la part de l'imagination et de l'intuition dans le monde des sciences et des découvertes est bien réelle. Ou encore celle de Newton et de la chute d’une pomme qui lui aurait brusquement ouvert les yeux sur la gravitation universelle. Avec à la clé, une certitude, estime Pierre Léna astrophysicien français : «La réalité découverte a toujours dépassé ce que l'imagination avait conçu.»

Comment sommes-nous reliés avec le 5° élément ?

Nous savons que la lumière est composée de couleurs plus ou moins accentuées. Le spectre en est infini et nos yeux n’en perçoivent qu’une partie infinitésimale. Puis, nous sommes sensibles aux formes. Chacun sait sans doute, que le psychologue Max Lüscher, grâce à son test des couleurs, entre en communication avec la psyché du patient. Tout expert en communication joue aussi bien avec les couleurs qu’avec les formes. La symbolique opérative nous le démontre. Savoir la décrypter ouvre le Compas de l’Impétrant.

Faisons un petit tableau sur l’influence des formes et des couleurs.

Couleur

Signification

Forme

influence

Gris

Est une frontière

Dodécaèdre 12 faces = l’Univers

L’épiphyse = âme

Bleu foncé

Calme total

Tétraèdre 4 faces = le Feu

Hypophyse = équilibre

Vert

Volonté dans l’action

Octaèdre 8 faces = l’air

Thyroïde = motricité et l’ouïe

Rouge

Amour ou guerre

Plexus cardiaque

Le diaphragme = sensation + émotion

Le cœur = Soleil

Refoulement = la lune

Jaune

Besoin de communiquer, de briller

Icosaèdre 20 faces = eau

Glandes surrénales = l’imaginal

Violet

Besoin de charmer, alliance du concret ou union mystique

Hexaèdre 6 faces = la terre

Sacrum = évolution

Marron

Sensation corporelle

 

 

Noir

Expression du néant, la négation

 

 

« Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas » nous enseigne Hermès Trismégiste et c’est corroboré par la physique quantique aujourd’hui. Cela nous fait comprendre le sceau de Pythagore, que l’on peut comparer au cœur humain.

 

 

 

 

Ces quatre lettres forment le nom ABBA qui est le Père. Le serpent, animal protecteur, veille jalousement sur le trésor enfoui « dans le jardin du Père ». Lorsque Gautama le Bouddha parvient à la Connaissance suprême, il réveilla en lui le serpent de la Kundalini. Ce qui nous évoque l’Arbre de Vie Séphirotique.

Platon a attiré notre attention sur l’influence des éléments, les rapports étroits entre la Terre et l’Univers et le rôle capital que jouent dans nos vies les énergies des mondes invisibles. Hippocrate a schématisé les bases psychosomatiques – (rappel : Les types  nerveux, bilieux, lymphatique, sanguin ; émotif, actif, primaire, secondaire) -  à partir desquelles toutes femmes, tous hommes et tous enfants fonctionnent. Il est certain que ces schémas sont des orientations qu’il serait stupide de prendre à la lettre.

Les quatre types humains d’Hippocrate, ainsi que les autres éléments, s’associent également deux à deux :

  • La Terre et l’Eau, on les rencontre dans les mondes d’en bas et sont associés aux signes Taureau, Vierge et Capricorne pour l’élément Terre et aux signes Cancer, Scorpion et Poisson pour l’élément Eau.
  • Le Feu et l’Air sont légers et montent. Ils sont associés aux signes du Bélier, Lion et Sagittaire pour l’élément Feu et aux signes des Gémeaux, Balance et Verseau pour l’élément Air.

Le symbolisme attire notre attention sur les polarités complémentaires que l’on retrouve partout dans l’architecture universelle dont le zodiaque est l’image.

Tout comme les cavités du cœur, l’homme et la femme sont intimement liés et sont les moitiés complémentaires d’un être unique.

La femme a, beaucoup plus que l’homme, la tête dans les « nuages » ou dans les étoiles. Ses domaines sont ceux de l’intuition, de la sensibilité et de la recherche spirituelle. C’est pourquoi le triangle féminin A B se présente la pointe C en bas. A et B doivent descendre dans le monde de la matière dense pour être confrontée aux problèmes concrets, aux valeurs terre                                                                                                                                                                                                                                                      A                         B

sur lesquels repose toute vie sociale et humaine.                                

A représente « l’essence de l’être », A est purement cosmique

 ou spirituel. B représente l’incarnation de cette  spiritualité              C

dans un corps de chair et d’os. La ligne A B représente le travail de condensation des énergies lorsqu’elles passent des mondes invisibles A au monde visible B.  A et B sont complémentaires l’un de l’autre et doivent travailler en harmonie afin d’œuvrer concrètement dans la vie de tous les jours.

C’est bien différent dans le monde masculin. Le pôle énergétique - B (matière visible incarnée) est plus accentuée qu’il ne l’est chez la femme. Par contre le pôle A énergie cosmique libre est plus faible. La ligne mâle B à A indique parfaitement cette inversion.                                                                                                                                                      C

                                                                   

 

                                                                           B                       A

Il suffit de prolonger les lignes comme nous l’avons fait chez la femme pour converger sur C. Et nous voyons que le triangle masculin a la pointe en haut. Ce qui signifie que l’homme, concret de nature, axe sur les valeurs matérielles et est à l’aise dans les problèmes de la vie quotidienne. Cependant il doit s’élever pour retrouver sa spiritualité originelle.

L’être humain achevé est, du point de vue de la Tradition, celui qui a réalisé en lui l’union complémentaire de l’homme et de la femme. Cette soudure psychique, cet enlacement des deux grands principes énergétiques est représenté par le sceau de Salomon au milieu d’un cercle.

 

Il ne faut pas oublier que le triangle symbolise la stabilité. C’est le profil des pyramides égyptiennes. Il symbolise la stabilité horizontale et verticale. Dans la religion catholique, il représente la Trinité.

Qu’est-ce que le mariage ?

C’est l’union de deux  éléments séparés. À l’origine, il y avait unité. Maintenant, S’il y a une dualité physique apparente, il y a une identité spirituelle du couple. C’est de cette identité que témoigne le mariage.

Rien à voir avec une liaison. C’est tout à fait différent, il s’agit d’un autre plan mythologique.

Se marier est la reconnaissance d’une identité spirituelle. L’homme et la femme forme un couple qui ne sont, en réalité, qu’une seule personne, les deux faces d’un même principe.

Ils sont les moitiés complémentaires d’un être unique. La femme est intuitive, sensible et sa recherche est spirituelle. Alors que le pôle masculin est concret de nature et il est axé sur les valeurs matérielles. Il est plus à l’aise avec les questions matérielles et les questions de la vie quotidienne.

Si je regarde un visage, je perçois deux yeux. Chacun d’eux a une perception spécifique. Il en est de même avec les oreilles ou le nez. Par contre, nous n’avons qu’une bouche. Avec le couple chacun perçoit des impressions différentes et pourtant lorsque les deux personnes parlent et échangent leurs impressions, ils ne parlent que d’une seule voix. C’est là, tout le moins, la vision initiale d’un couple équilibré et harmonieux.

Le mariage est une épreuve qui consiste à sacrifier son ego à une relation qui transforme deux individus en un seul. Le vrai mariage est celui qui naît de la reconnaissance de l’autre et l’union physique n’est que le sacrement qui le confirme. Ce n’est pas l’attirance physique qui se spiritualise. Combien de divorces se traduisent par cette prise de conscience. Non, le point de départ est un choc spirituel de l’amour. La vie est le sens de la vie, c’est l’essentiel.

Oui, un regard, une parole est souvent un déclencheur. Mais qui es-tu toi ? Pourquoi je ressens une vibration ? Que se passe-t-il dans ma tête ? Nous le savons, peut-être, autour de nous se trouve une « aura » qui nous enveloppe. Et entre ces deux auras quelque chose se passe. La communication interpersonnelle est « allumée » et nous avertit. Soit ça passe, soit ça ne passe pas. Nous le savons en tant que commercial, les premières 30 secondes sont cruciales lors d’une première visite – je fais ou pas confiance, je suis ou non réceptif au visiteur.

Ensuite, vient l’introspection, la reconnaissance en l’autre de qui nous sommes en l’écoutant. On l’entend dire ce qui est, depuis des années dans notre jardin secret, et il exprime qui nous sommes. Chacun découvre en l’autre ce qu’il est lui-même. Il n’y a pas de conflit entre la tête et le cœur. C’est l’écho constructeur. Le Mythe de l’Androgyne de Platon se vérifie.

Le triangle permet dans le zodiaque de placer tous les signes d’un même élément : feu, terre, air, eau.

La Pyramide qui comprend 4 faces triangulaires dont les bases correspondent aux 3 signes d’un même élément. Toutes dirigée vers la pointe qui communique avec le GADLU.

 

   

                                             Côté AB = éléments Feu

                                             Côté BC = éléments Air

                                             Côté CD = éléments Terre

                                             Côté DA = éléments Eau

 

C'est ainsi qu'en réunissant 2 groupes nous obtenons le fameux sceau de SALOMON et le TAO (Yin-Yang) des asiatiques, avec 3 groupes nous obtenons le TRIPLE TAU et en réunissant les 4 groupes des éléments une ÉTOILE DE VIE ou le QUADRUPLE TAU en relation avec les Signes et les Astres.

Fils du roi David, Salomon dont le nom dérive de Shalem, nom originel de Jérusalem, fit de cette ville une capitale de justice et de paix. Détenteur des deux vertus cardinales du souverain - l’intelligence et la science, qui permettent de distinguer le bien du mal - il sait appréhender l’univers.

La légende du Sceau de Salomon, de ce sceau miraculeux confié au monarque par Dieu, est commune aux traditions juive, chrétienne et musulmane. Ancré dans la terre mais atteignant les cimes paradisiaques, le sceau de Salomon symbolise l’harmonie des contraires, reflète l’ordre cosmique, les cieux, la trajectoire des astres, le flux perpétuel entre le ciel et la terre, entre l’air et le feu. Il incarne la sagesse surhumaine.

À travers ce symbole et ses multiples significations, cette exposition explore les interactions culturelles entre les sciences et les techniques, la cosmologie, la médecine, l’architecture et la musique. Elle nous fait découvrir un univers d’une grande richesse et d’une grande beauté, et vient compléter un cycle d’expositions temporaires destinées à rehausser la place de Jérusalem en tant que carrefour de civilisations. Le sceau de Salomon est le symbole privilégié des échanges culturels entre l’Occident et l’Orient, un symbole de concorde au-delà des divergences ponctuelles entre langues et religions.

Pour ceux qui aiment les chiffres. Lorsque nous observons le Sceau de Salomon, il comporte 3 fois 6 angles c’est-à-dire le nombre 666.

Que représente-t-il ? Le chiffre du Diable ou bien celui de l’Homme ? Est-ce une réminiscence du mythe d’Adam et Ève exclus du Jardin d’Eden ? Nous savons qu’un angle de 60° entre deux planètes sur le zodiaque indique un aspect bénéfique.

Il fait partie des rares nombres parfaits (il est égal à la somme de ses diviseurs). En effet : 6 = 1 + 2 + 3, mais aussi, 6 = 1 x 2 x 3 (doublement parfait). C’est aussi un nombre triangulaire que l’on peut représenter par un triangle équilatéral. On peut aussi écrire,

6 = 2 + 2 + 2.

Cette relation au triangle est le grand secret du 666. En effet, le théorème de Pythagore cache un grand secret. Pythagore a découvert la formule du calcul de l’hypoténuse en se référant au triangle Isiaque Égyptien (triangle d’Isis) de l’Égypte ancienne qui symbolise la trinité et la création : le père, la mère et le fils.

Le nombre impair symbolise l’homme et pair la femme. La diagonale quant à elle, est appelée diagonale d’Horus. Pythagore a ainsi découvert que : [5]2 = [3]2 + [4]2

Mais, il a caché soigneusement le secret suivant : [3] 3 + [4]3 + [5]3 = [6]3

Donc, 27 + 64 + 125 = 216 = 6 x 6 x 6. Nous y voilà. Mais il existe d’autres explications.

Ainsi, les Babyloniens utilisaient un système sexagésimal donc : 600 + 60 +6 = 666.

Quant aux peuples étrangers sous l’autorité du roi Salomon, ils étaient obligés de payer des impôts : « Le poids de l’or qui arrivait à Salomon chaque année était de 666 talents d’or. » (Bible, 1 Rois 10.14).

L’étoile de David était d’ailleurs surnommée le sceau de Salomon car elle symbolisait le nombre 666. Elle possède ainsi 6 triangles, 6 pointes, 6 angles au centre (hexagone). Il faut noter que les angles de chaque triangle mesurent 60°, soit : 60 x 6 = 360° ce qui symbolise le cercle, le soleil. Il existe d’ailleurs une relation forte entre le triangle et le cercle, nous y reviendrons. Comme par exemple, le zodiaque et en son centre la Pyramide.

On retrouve chez les Romains ce nombre secret puisque leur système de numération fonctionnait de la façon suivante :

DC + LX + VI soit 600 + 60 + 6 = 666.

Mais, 666 est un nombre particulier qui possède des caractéristiques hors du commun. Il est en effet la somme de ses chiffres plus le cube de ses mêmes chiffres:

666 = 6 + 6 + 6 + 6³ + 6³ + 6³

La somme des carrés des 7 nombres premiers donne 666:

666 = 2² + 3² + 5² + 7² + 11² + 13² + 17²

Plus incroyable encore (on retrouve la suite des 9 premiers chiffres dans l’ordre et dans le désordre):

666 = 1 + 2 + 3 + 4 + 567 + 89 = 123 + 456 + 78 + 9 et 666 = 9 + 87 + 6 + 543 + 21.

Donc, le couple qui a réussi cette union, se comprend sans nécessairement se parler, un simple regard, un toucher de main leur suffit pour se mettre en phase.

L’Univers leur parle et ils savent lui répondre par leur comportement.

J’ai dit.

14.08.2017

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 14:50

Initiation

(lat, initiatio, initiare, initium, « commencement », « entrée »

L’impétrant entre au sein de la Loge. Il croit connaitre, et pourtant tout ce qu’il découvre est l’inconnu. Il ne sait pas où il se trouve, il est dans un endroit intemporel.

 Oui, il est comme le poussin qui vient de casser sa coquille, comme l’enfant qui vient de naître : il découvre un monde nouveau.

L’initiation autorise de passer de l’identité personnelle aux dépens de l’aliénation et à valoriser la quintessence de son être.

N’est-ce pas le passage d’un endroit à un autre, d’une dimension à une autre. L’initiation est une porte vers l’ailleurs. Une fois franchie, on ne peut retourner en arrière. On quitte le connu, la vérité du lieu pour l’inconnu et d’autres vérités. Cet ailleurs fait peur, et pourtant.

La femme connaît biologiquement et donc inconsciemment sur le plan psychologique deux initiations :

a) la petite fille SAIT, une fois passée la surprise des premières menstrues, qu'elle EST femme et donc qu'elle peut procréer ;

b) elle enfante, elle crée la vie, elle a connaissance du contenu et du contenant.

Cependant, cette particularité biologique qui l’initie n’est pas celle qui la fait femme responsable, même si, elle a dans ce domaine une supériorité sur l’homme. Elle joue à la femme, à la maman comme elle a vu faire sa mère et sa grand-mère mais n’en est pas femme non plus pour autant.

Mais pour l'homme, où se trouve son initiation ? Combien d'hommes et de femmes connaissons-nous qui, TOUTE leur vie, reste qu'un ou une enfant,  pire un fœtus par peur de RE naître ? Et qui, jamais, ne sortiront de leur habitude. Combien d’entre nous ne sortent jamais de leur cadre façonné par leur éthos primaire et secondaire. Combien d’entre nous restent toute leur vie dans le « cocoon famille » subie depuis leur plus tendre enfance. Ils font penser aux enfants avalés par Cronos avant que l’initiation – comme Jupiter – ne les délivre.

L'image du Père tout puissant reste et l'archétype évolue dans leur vie - gendarme, chef d'entreprise, tout représentation du Père tutélaire, et que sais-je encore - quand acquière-t-il enfin l’âge de raison ?

Jamais sans doute. L'enfant joue à l'homme mais ne devient jamais un adulte, il reste dans sa caverne à l'abri de ses ombres, dans sa Grotte de Platon à l'abri du meneur qui, lui, est peut-être aussi un enfant qui parle haut et fort pour impressionner.

 Alors comment dire qu'ici dans cette initiation-là, la femme sur le plan biologique ou homme à l’épreuve d’une scarification découvre qui ils sont réellement ?

Lorsque je m’occupais des publics en recherche d’emploi, je leur demandais de faire cet exercice : d’exprimer et de concrétiser sur une feuille de papier :

1.   ce que vous aimez faire.

2.   ce que vous pouvez faire (même si vous le faites d’une manière    occasionnelle).

3.  ce que vous savez faire (même si vous le faites d’une manière occasionnelle).

4.  ce que vous voulez faire à partir de maintenant.

5.  ce que vous ne voulez plus faire à partir de maintenant

L’accouchement était parfois long et difficile, cependant jamais stérile. Chacun découvrait alors, qui ils étaient, eux-mêmes, non un double, mais ce que chacun s’était caché derrière des forces d’habitudes, d’aucun dévoilait l’essence de leur être, le « Je suis ». Il rencontrait aussi un ami ou parfois leur pire ennemi. Mais comment revenir en arrière ? Seul, allez au-devant de soi, et poursuivre l’aventure est salutaire : vaincre sa peur, la sublimer rend libre.

L’initiation est aussi une prise de conscience, un Eureka. De toute façon, après, tout est changé, rien ne ressemble à avant.

Une autre question obsède certains : qui alimente le « Je suis »….

La première initiation ne survient-elle pas à la naissance. De l’ombre, le fœtus passe à la Lumière. De l’Eden familier du ventre de la mère il passe brutalement au monde réel. Notre parcours d’homme est-il fait pour apprendre à avoir toujours plus, pour avoir davantage d’autorité, de pouvoir, d’argent, à paraître davantage encore pour mieux briller face à la foule ? Posséder ce que toi, Individu, n’a pas et peut espérer avoir ? Sanctifier son « moi-je » et devenir l’homme Mana de Jung ? Ou, au contraire, les épreuves que chacun rencontre au cours de sa vie ne sont-ils pas pour lui un défi qu’il doit sublimer ? Ne sont-elles pas là pour la catharsis, de chacun afin de renaitre en conscience à soi-même ? De faire face en conscience et en confiance au « Je suis » ?

Il n’existe pas de demi-mesure entre l’éveil et le rêve, entre la Lumière et les Ténèbres, entre la liberté et les servitudes. Soudain, se trouve l’étincelle qui éclaire, qui illumine ce qui était au paravent imperceptible et pourtant bien présent, existant, mais invisible à  notre vue, à notre compréhension. Le passage de l’un à l’autre constitue une véritable mutation psychologique, une abréaction fondamentale dans l’évolution de l’individu.

L’Initié – celui qui a réfléchi par lui-même et qui sait ce qu’est être libre -  ne s’identifie plus à aucun système de pensée et est libre de tout attachement personnel à une croyance, opinion, vérité particulière. Il doute et accepte que l’autre puisse avoir une vérité différente de la sienne. Il sait que le regard de l’autre peut lui montrer un aspect de la vérité qu’il ignorait. Il est « mort à lui-même », c'est-à-dire qu’il laisse la Vie prendre le pas sur son mental qui, elle, (que sait-on de l’inconscient, de l’origine des désirs, des actions qu’ils nous imposent et/ou qui nous viennent de précédentes générations ?), est en réelle harmonie avec son essence identitaire et divine. C’est la vie, l’amour qui vient à l’Initié. « Quand l’amour est dans votre cœur, vous ne parlez ni d’organiser la fraternité universelle, ni de croyances, ni de divisions, ni des pouvoirs qui les suscitent, vous n’avez nul souci de réconciliation. Vous êtes tout simplement un être humain sans étiquette, nous rappelle Jiddu Krishnamurti ». La vie n’est donc plus l’inspiratrice, le guide de l’individu, qui se croit, qui pense être initié parce qu’un jour il a subit les Epreuves (le droit d’appartenir au groupe de son Obédience) et qu’ainsi, cela lui suffit. Mais c’est la vision limitée de son ego qui en devient le tyran et indispose la vie subtile. Sans qu’il sans rende compte ce faux ego étriqué s’est laissé phagocyter par le mirage collectif de la lumière artificielle entretenue à l’intérieur de son Atelier, parfois.

La spiritualité vraie se situe au-delà des formes et des symboles, même si ceux-ci ne sont que des outils pédagogiques et de réflexion, oh combien utiles et indispensables.

Qui n’a entendu ce terme V.I.T.R.I.O.L. « Visita Interiora Terrae, Rectificando Invenies Occultum Lapidem » : « Visite l’intérieur de la terre, et en rectifiant tu trouveras la pierre cachée ». Cette pierre que le profane doit trouver n’est autre que la pierre philosophale des alchimistes, et celle-ci se trouve au plus profond de chacun d’entre nous, elle ne se dévoile qu’à ceux qui, par un travail intérieur sincère, sont arrivés au parfait équilibre pour ne faire qu’un : « Omnia ab uno, omnia ad unum », « Tout procède de l’Unité, tout tend vers l’Unité ».

L’unité est en nous et nous en sommes la représentation. « Brille par toi-même, de ta propre lumière » lui dit sa petite voix intérieure, tu n’as nullement besoin des autres, quand il sait l’entendre. Bien souvent nous ne le savons pas, cherchant à l’extérieur dans le décorum ou le théâtre de la vie une représentation de nous-même, bien souvent la plus flatteuse possible. Personnalité = persona = masque !

Ce n’est vraiment que dans le cours de la vie que l’homme peut atteindre la liberté qui lui permettra de se connaître et de se laisser pénétrer de la subtilité vitale de Prométhée sans être brûlé mais pour devenir Phénix. Dans cette réalisation, l’homme ne devient pas quelque chose qu’il n’était pas avant, il n’entre pas dans un monde auquel il n’appartenait pas jusqu’à là, il se réalise tel qu’il est depuis toujours.

Cultiver le doute est le travail de tout homme. La vérité, tout comme le symbole, est dichroïque, et tous deux sont en lui. C’est en perçant leur transcendance que l’homme se comprendra. Nous nous devons, nous avons le devoir envers nous et envers nos compagnons, nos commensaux Sœurs et Frères d’être prudents et vigilants.

Protégeons-nous de tout sectarisme en nous interdisant d’avoir des jugements hâtifs envers un homme, un évènement, une idée, une nouveauté, une interrogation, nos sentiments face à ce qui ne nous est pas habituel. Qui peut se prévaloir de posséder la Vérité se demandait un Frère dans sa R.*. L.*. ? Gardons-nous de suivre le beau parleur.

Sait-il au moins où il nous conduit ?

J’ai dit.

 

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